Saverne

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Saverne
Château des Rohan, Saverne.
Château des Rohan, Saverne.
Blason de Saverne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Saverne
(chef-lieu)
Canton Saverne
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la région de Saverne
Maire
Mandat
Stéphane Leyenberger
2014-2020
Code postal 67700
Code commune 67437
Démographie
Gentilé Savernois(es)
Population
municipale
11 685 hab. (2011)
Densité 449 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ N 7° 21′ 46″ E / 48.742222, 7.362777 ()48° 44′ 32″ Nord 7° 21′ 46″ Est / 48.742222, 7.362777 ()  
Altitude Min. 177 m – Max. 463 m
Superficie 26,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saverne.fr

Saverne (Zabern en allemand, Zàwere en alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Savernois.

Elle a le statut de sous-préfecture.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saverne est situé dans le Bas-Rhin, à l'ouest de ce département, près de la limite Alsace/Lorraine.
La ville est située à environ 40 kilomètres au nord-ouest de Strasbourg, sur le tracé de la D1004 (RN 4) et à environ 15 kilomètres de Wasselonne. Elle est traversée par la Zorn et le canal de la Marne au Rhin. Le chemin de halage du canal est emprunté par le grand itinéraire cyclable Eurovélo 5 (EV5 Via Francigena de Londres à Rome/Brindisi).

La ville occupe une position stratégique sur le col de Saverne, un des passages naturels du plateau lorrain à la plaine d'Alsace à travers les Vosges. Elle est traversée par le GR 53-5 qui relie Wissembourg à Masevaux par la crête des Vosges.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ottersthal Ottersthal / Monswiller Monswiller Rose des vents
Phalsbourg / Danne-et-Quatre-Vents N Monswiller / Waldolwisheim
O    SAVERNE    E
S
Haegen / Gottenhouse Otterswiller Schwenheim / Furchhausen

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis 22 siècles, les grands courants historiques et culturels ont marqué la ville de leur empreinte.

De l'époque de la cité gauloise, devenue camp romain, dénommée "Tres Tabernae" jusqu'à nos jours, Saverne conserve les traces de son rôle historique, de sa vie passée, vestiges du mur d'enceinte romain, mur médiéval, église romane, cloître, maisons anciennes remarquables, la ville se présente sous tous ses attraits dans un site naturel exceptionnel, au pied des montagnes boisées, couronnées de châteaux-forts qui l'entourent, comme autant de sentinelles superbes et éternelles.

  • Occupation dès le Ier siècle de notre ère en trois points dont celui situé sur le point culminant sera privilégié et formera la ville haute qui sera entourée d'une enceinte au IIIe siècle ; les évêques de Strasbourg sont maîtres de la ville de 1236 à la Révolution ; en 1394 devient résidence épiscopale ce qui favorise le développement de la ville et les nombreuses constructions ; la ville s'étend en dehors de l'enceinte romaine : la ville basse s'établit au delà de la porte dite Mitteltor et est précédée de l'autre côté de la Zorn par Kleinstadt ; au sud extension du faubourg ; le long de la Zorn moulins et tanneries ; reconstruction après les incendies dus à la guerre de Trente Ans ; à partir du milieu du XVIIe siècle doivent être construites dans le même alignement et être de même hauteur ; au début du XVIIIe siècle le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan facilite la construction du quartier entre la porte haute et la rue des Bains ; grand essor démographique au XVIIIe siècle ; extension du faubourg et de la communauté juive ; vers 1860 développement de l'activité industrielle ce qui contribue à la fondation de la communauté protestante ; ultérieurement formation de nouveaux quartiers à l'ouest et au sud
  • Il y a le Château des Rohan qui, avec son immense façade néoclassique, rappelle la gloire des Princes-Évêques et témoigne du rôle historique de Saverne, siège de l'Évêché pendant plusieurs siècles.
  • Les anciennes maisons à colombages, si particulières à l'Alsace, sont représentées notamment par La maison Katz (XVIIe siècle) qui est certainement l'une des plus intéressantes. Son oriel triangulaire et ses poutres apparentes richement sculptées surplombent la zone piétonne toujours animée.
  • L'église des Récollets (XIVe siècle) et son cloître gothique en grès rose. Un orgue Dubois y a été édifié en 1763.
  • L'église paroissiale Notre-Dame de la Nativité, aux vitraux magnifiques, et sa puissante tour-porche de style roman témoignent de l'histoire épiscopale de la ville.
  • La tour CagliostroCagliostro se serait livré à ses obscures expériences plus proches de l'alchimie que de la science. De son autre nom Joseph Balsamo, il fut également impliqué dans la fameuse "Affaire du collier de la reine".

De grands personnages ont séjourné dans la cité savernoise, comme Goethe et Victor Hugo.

Fin 1913, la ville est le théâtre d'évènements aux retentissements internationaux connus sous le nom d'incident de Saverne.

En 1922, le 10e bataillon de chasseurs à pied, le « bataillon du drapeau » prend garnison, puis est dissous après la défaite.

Saverne est libérée par la 2e division blindée du général Leclerc le 22 novembre 1944, avant que ne soient libérés la plaine d'Alsace et Strasbourg.

Histoire du Faubourg Sainte-Madeleine, Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Faubourg Sainte-Madeleine, Saint-Nicolas. Occupation dès le Ier siècle de notre ère ; abandon au IIIe siècle lors de la construction de la citadelle de la ville haute ; au XIIe siècle construction d'une léproserie en dehors des murs ; au XIIIe siècle d'une chapelle proche ; en 1301 d'une maison de recluses la close à laquelle on annexe la chapelle Sainte-Madeleine proche ; le couvent est remplacé en 1456 par la chapelle Saint-Nicolas entourée d'un cimetière en 1596 ; présence de tuileries et de la place de la foire après l'incendie allumé par les troupes d'Ernst von Mansfeld en 1622, reconstruction des maisons ; en 1636 nouvel incendie dû aux troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar ; le faubourg reste inhabité jusqu'à sa reconstruction en 1673 grâce à l'évêque François-Egon de Furstenberg ; en 1675 mis en cendres par les troupes françaises qui se servent ensuite des matériaux pour la construction des nouvelles fortifications et notamment des bastions du faubourg ; reconstruction quelques années plus tard avec l'aide de l'évêque et du magistrat de la ville ; la route de la côte de Saverne construite entre 1728 et 1737 communique alors avec le faubourg par la route de Paris sur laquelle s'établit une poste aux chevaux en 1737 et de nombreuses hôtelleries s'ajoutent à celles qui existaient depuis le XVIe siècle le long de la grande rue et sur le terrain occupé par la place de la foire ; au début du XVIIIe siècle la partie du faubourg entre la porte de Strasbourg et le Pfliegerst Or n'étant pas bâtie, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan favorise sa construction en faisant niveler et paver la rue

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la bande de sable chargée d'une licorne bondissante du champ, accornée et onglée d'argent[1].
Commentaires : La licorne des armes a été empruntée à un sceau de la ville datant du XIVe siècle[2]. Elle est représentée aujourd'hui en statue sur la place de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1914 Louis Knoepffler Zentrum Député
1918 1918 Louis Knoepffler    
1956 1977 Marie Joseph Paul Wolff    
1977 2001 Adrien Zeller UDF Député
2001 2008 Thierry Carbiener UDF  
mars 2008 mars 2013 Émile Blessig[3] UMP  
mars 2013 en cours Stéphane Leyenberger UMP  
Les données manquantes sont à compléter.
  • Sous-préfecture
  • Présence d'une brigade de douanes depuis 1993.
  • Palais de justice (Tribunal de Grande Instance) Tribunal de Saverne
  • Compagnie de gendarmerie
  • Police municipale et rurale
  • Hôtel des impôts
  • ASSEDIC - ANPE (Fusion depuis janvier 2009 )

Jumelages[modifier | modifier le code]

À l'occasion du 45e anniversaire de son jumelage avec Donaueschingen, les blasons des deux villes ont été mis sur le rame TGV POS 4403, le 28 novembre 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Saverne a connu une croissance modérée du nombre de ses habitants depuis la Seconde guerre mondiale. La hausse du prix des logements conduit aujourd'hui à construire un habitat plus dense, d'immeubles de taille moyenne sur les terrains encore vacants.


En 2011, la commune comptait 11 685 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 849 3 980 4 163 4 595 5 106 5 352 5 226 5 738 6 407
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 348 5 331 5 489 5 900 6 201 6 605 6 936 7 341 8 322
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 498 8 937 9 153 7 316 7 916 8 436 9 141 8 869 8 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 056 9 682 10 170 10 327 10 278 11 201 11 907 11 685 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Armoiries de Saverne par l'entreprise Kuhn.
  • Kuhn : entreprise de matériel agricole.
  • Brasserie de Saverne, appartenant au groupe Karlsbräu
  • hager : entreprise de fabrication de matériel électrique.
  • Laboratoire d'Etude des Matériaux (LEM)
  • Haemmerlin : Fabrication de brouettes.
  • Télésecrétariat - Centre d'affaires.
  • Plate-Forme Technologique Extrusion : plate-forme de recherche et de développement en plasturgie.
  • Eurofins Analyses pour l'Environnement (laboratoire d'analyses environnementales sur Eaux, Sols et Air)

Transports & voies de communication[modifier | modifier le code]

Voies ferrées : Saverne est située sur la voie ferrée Paris - Strasbourg, à la sortie de la vallée de la Zorn, construite dans les années 1850. La gare de Saverne est aujourd'hui une gare TER importante pour les mouvements pendulaires avec Strasbourg. Saverne est un arrêt du TGV Est Européen. Elle bénéficie de deux allers retours quotidiens vers Paris, le meilleur temps de parcours étant de 1h56. Dans le cadre de la seconde phase de la LGV Est-européenne, un tunnelier de 2 200 t creuse (d'août 2010 à 2013) le tunnel de Saverne (4 km de long, nécessitant environ 7 mois de creusement par tube, à raison d'une avancée moyenne de 22,50 m/jour, jour et nuit, en travail posté) pour une mise en service prévue en 2016[6]. Cette voie mettra Paris à 1h50 de Strasbourg[6] tout en supprimant les effets de fragmentation écologique induit par les voies TGV non-enterrées. Ce tunnel traverse un sous-sol marno-calcaire (à l'Est) ou gréseux, faillé dans une zone centrale d’environ 500 m[6]. Il nécessitera 307 000 m3 excavés par tube ; 31 000 voussoirs ; 60 000 m3 de béton de structure et de remplissage ; 614 000 m3 de marinage dont 320 000 m3 réutilisés sur place ; 8 200 t d’acier[6].

Canaux : canal de la Marne au Rhin traverse Saverne en entrant dans la ville par une double écluse (anciennement deux écluses N°30 et 31 - la différence de niveau entre l'amont et l'aval est de 5,10 m). Un port de plaisance situé au centre de l'agglomération, en face du majestueux château des Rohan, accueille une base de location bateaux.

Vélo, véloroutes et voies vertes : Saverne est une étape sur le parcours cyclable long distance Eurovélo 5 EV5 (Via Romea Francigena). Ce parcours emprunte le chemin de halage aménagé du canal. Il est revêtu sur toute sa longueur entre la sortie du tunnel d'Arzviller et Strasbourg, où il rejoint l'EV15 (Véloroute Rhin) qui relie Rotterdam à Andermatt en Suisse.

Sentier de grande randonnée : le GR53 Wissembourg - Donon traversant les Vosges du Nord transite par Saverne.

Sports[modifier | modifier le code]

Un cyclo-cross se déroule sur le chemin de halage aménagé du canal ; il a été le support de deux manches du Challenge la France Cycliste de Cyclo-Cross en 2010 et 2012.

Personnalités célèbres nées dans la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Paul Acker.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fortification[13]. L'enceinte de la ville haute date de l'époque romaine ; elle fut construite vers 310 en réutilisant les matériaux d'une forteresse du IIe siècle (vers 236) ; restaurée en 357 par Julien (empereur romain) ; subsiste dans la partie inférieure de l'enceinte médiévale qui en a conservé la trace et les nombreuses tours ; selon la tradition au VIIIe siècle elle aurait eu 52 tours ; rasée par l'évêque Wigéric de Metz en 923 et restaurée par Henri Ier de Germanie ; elle est à nouveau restaurée avant 1193 ; l'enceinte de la ville moyenne daté du XIVe siècle ; et fit l'objet de restaurations en 1344 ; l'enceinte de la ville basse serait de 1316 ; à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle le système défensif est renforcé par des bastions ; en 1592, le front nord-ouest de la vile basse est renforcé par une citadelle et différents ouvrages ; au XVIIe siècle importantes destructions et restaurations : en 1650 les bastions et la citadelle sont démolis en application du Traité de Münster de 1648 ; ils sont remis en état par Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne en 1674 ; en 1677 François Michel Le Tellier de Louvois ordonne la destruction des murs ; en 1683, Louis XIV ordonne la reconstruction qui eut lieu en 1684 ; la citadelle fut restaurée en 1702 et abandonnée en 1733.
  • Arsenal, construit dans la 2e moitié du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle d'après les éléments d'architecture ; servit d'arsenal à la ville jusqu'en 1631 ; endommagé en 1678 lors de la destruction des fortifications et reconstruit ; distribution intérieure remaniée mais la cave voûtée et l'escalier du XVIIe siècle subsistent ; remplois : portail de la maison 78 grande rue, fontaine.
  • Ancien Fort Matthias Gallas (détruit). Après avoir pris Saverne en 1635 le comte Matthias Gallas fait construire un fort au delà du col de Saverne ; pris en 1636 par les troupes de Bernard de Saxe-Weimar ; retranchements remis en état par le maréchal François de Neufville de Villeroy en 1704.
  • Grange aux dîmes, construite en 1609 par le prieur du chapitre Notre-Dame comme grange dîmière qui servira jusqu'à la Révolution ; agrandissement vers l'arrière en 1720 : le mur pignon postérieur porte l'inscription attestant le droit de surbâtir ; vendue comme bien national en 1791, elle appartient ensuite à des brasseurs qui l'utilisent comme séchoir à malt.
  • Ancien Hôtel de ville, un premier hôtel de ville avait été édifié près de l'église ; en 1467 construction d'un nouvel hôtel de ville en style gothique, près de la porte de la ville moyenne ; endommagé en 1636 pendant la guerre de Trente Ans ; en 1755 suppression du 2e étage trop vétuste ; projet de reconstruction en 1772 par Le Roy, en 1773 par Salins de Montfort, dernier projet au XIXe siècle, aucun ne fut réalisé ; destruction en 1803.
  • Relais de poste, après le raccordement du faubourg à la route du col en 1737, le maître de la poste aux chevaux construisit un relais pouvant abriter une trentaine de chevaux qui périclita après la mise en service du chemin de fer ; vendu aux enchères l'édifice est acheté en 1858 par la ville de Saverne qui l'aménagea en gendarmerie d'après un projet de l'architecte Louis Furst de 1859 ; les bâtiments furent vendus en 1899 à la congrégation des pères du Saint-Esprit qui en firent une école ; de l'ancien relais ne subsiste que le corps de logis.
  • Puits, dont l'origine aurait remonté aux Romains, remis en état par la commune en 1543 dans le style de la Renaissance ; peut être mis en rapport avec celui commandé à Denis Roritzer pour la place devant l'hôtel de ville.
  • Moulin municipal[14], construction d'un nouveau moulin municipal intra muros en prévision d'un siège des Armagnacs ; après avoir détruit l'ancien moulin épiscopal on commença en 1444 la construction qui fut achevée en 1445, date sur une porte ; il fit l'objet d'adjonctions successives au cours des siècles et des vestiges étaient englobés dans des bâtiments modernes ; jusqu'à la Révolution, les boulangers de Saverne avaient l'obligation d'utiliser le moulin municipal ; canal d'alimentation comblé en 1966 ; destruction après inventaire en 1969 ; vestiges conservés au musée de Saverne ; marque de tâcheron, inscription.
  • Moulin à Kreuzfeld, fondé par l'évêque de Strasbourg vers 1700 ; le bâtiment principal date du XVIIIe siècle ; a servi comme restaurant ; le bâtiment d'exploitation est de 1829.
  • Hospice Sainte-Catherine, hôpital d'hospitaliers, premier hospice construit extra muros dans la ville basse, XIIe siècle ou XIIIe siècle par les frères hospitaliers ; 1511 : construction nouvelle hospice pour miséreux ; 1573 : importants remaniements à la chapelle ; début XVIIe siècle l'hospice à trois corps de bâtiments ; 1636 : destruction lors de l'incendie de la ville basse ; 1653 : reconstruction bâtiment supérieur, 1659 : bâtiment inférieur, 1662 : chapelle Sainte-Catherine ; 1747 : destruction et reconstruction immédiate sur plans de Joseph Massol avec remplois provenant de la Bergkirche et des bastions ; pendant la Révolution la chapelle désaffectée sert de magasin puis de logement jusqu'en 1835 ; en 1885 et 1886 construction nouvelle aile et installation nouvelle chapelle dans bâtiment préexistant actuellement à l'abandon ; ancienne chapelle détruite vers 1968, destruction de l'hôpital en 1968 après inventaire ; parties déplacées au musée de Saverne escalier et quatre statues de l'ancienne chapelle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

synagogue
  • L'Église et cloître des Récollets[15], [16].
  • L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Saverne ou église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy[17], [18]. Le clocher-porche et les murs latéraux du vaisseau central remontent au milieu du XIIe siècle; dans la 2e moitié du XIVe siècle surhaussement de la tour et transformation de la nef : reconstruction de l'extrémité orientale de la nef lors du remplacement vers 1380 du chœur roman ; chœur, voûte en 1420 et 1440 ; église paroissiale sous le vocable de saint Barthélémy attesté depuis 1285 ; devient en 1485 église collégiale des chanoines séculiers du couvent des augustins, d'où l'érection d'un jubé ; en 1493 construction d'une chapelle consacrée en 1496 à la Vierge et destinée à la sépulture de l'évêque Albert de Bavière, principal commanditaire des grands travaux d'agrandissement de l'église ; en 1494 construction ou remaniement du collatéral ; entre 1493 et 1501 nouvelle transformation de la nef : toit surhaussé et construction d'une voûte ; en 1503 nouvelle consécration à la naissance de la Vierge ; construction de la sacristie à la fin du XVe siècle ; en 1619 construction par Conrad Dancker et Wolf Kohler d'une salle capitulaire dite Ritterstube ; détruite en 1875 ; en 1691 et 1694 restauration de la tour et de la voûte du collatéral ; en 1717 déplacement du jubé contre le revers de la façade, sa balustrade sera déposée en 1826 et partiellement rétablie entre 1874 et 1876 ; en 1760 la flèche gothique de la tour est remplacée par un toit en pavillon par François Pinot ; suppression du campanile du chœur en 1842 ; mise à jour en 1983 de peintures murales dans le chœur, portant la date 1494, et dans la nef, portant la date 1596.
  • Couvent de sœurs de la congrégation de Notre-Dame Saint-Jean-Baptiste. En 1658 les sœurs de la congrégation Notre-Dame de Dieuze installent leur couvent et une école dans un bâtiment racheté au seigneur de Birkenwald ; agrandissement par la construction de nouveaux bâtiments grâce à une donation de l'évêque en 1663, le couvent comporte alors trois corps de bâtiments avec sur la porte d'entrée un relief représentant les armes de l'évêque François Egon de Furstenberg, actuellement déposé au musée ; en 1716 le couvent acquiert l'auberge de la Couronne qui est attenante et en 1736 un terrain de l'autre côté de la rivière afin d'y implanter un jardin relié par un pont ; en 1752 remplacement de la chapelle trop petite par une église sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, entourée d'un cimetière pour les religieuses ; en 1778 construction d'un bâtiment pour le logement des pensionnaires ; couvent supprimé en 1792 ; bâtiments partagés entre différents acquéreurs ; vestiges dans des façades de la grand rue et à l'angle de la rue de la Gare ; église démolie.
  • Église paroissiale Saint-Germain[19], puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche. Ancienne église paroissiale Saint-Germain située extra muros sur la hauteur de la Bergschanz ; date de construction inconnue pouvant remonter au Xe siècle ou au XIe siècle; en 1484 elle est rattachée à l'église Saint-Barthélémy transformée en église collégiale et dédiée à la Nativité de la Vierge, mais elle continue à être régulièrement desservie ; lors de la construction de la citadelle en 1581, elle sert de corps de garde et de caserne puis est réconciliée ; abandonnée en 1714 et détruite en 1747 ; les matériaux sont réemployés dans la construction de l'hôpital.
  • Église paroissiale Sainte-Croix[20]. Église du village disparue de Kreuzfeld, fondée au XIIe siècle; restaurée ou reconstruite en 1626 ; fermée car délabrée après 1758 ; le cimetière qui l'entourait apparaît encore sur le cadastre de 1825 où le bâtiment est mentionné comme bergerie, le plan de l'église est conservé dans le logis actuel ; vestiges au musée de Saverne ; marque de tâcheron.
  • Chapelle Saint-Nicolas. Élevée en 1456 à l'emplacement du couvent des béguines et de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine ; détruite par la foudre en 1515, elle est reconstruite en 1529 par l'évêque Guillaume III von Hohnstein (1506 - June 29, 1541)  ; en 1596, le terrain environnant est transformé en cimetière ; détruite en 1622 dans l'incendie du faubourg ; ses matériaux servent à la construction de la chapelle Sainte-Catherine de l'hôpital ; reconstruite en 1673 par Jean Georges Wurmel, elle abrite dès lors les sépultures de cette famille jusqu'en 1755 ; en 1839 le cimetière est transformé en place ; la chapelle est détruite en 1849 après la construction de la nouvelle chapelle du cimetière.
  • Chapelle Saint-Vit (Chapelle de Pèlerinage)[21]. Construction fin XVe siècle ou début XVIe siècle ; restaurations fin XVIe siècle et début XVIIe siècle ; transformée en exploitation agricole en 1793 et construction d'une grange avec cave voûtée en berceau qui subsiste ; le tout brûla en 1865 ; grotte mentionnée en 1338, abritant une petite chapelle dénommée chapelle inférieure en 1542 ; elle était dédiée à Sainte-Aurélie aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle ; en 1818, le culte de Saint-Vit y fut transféré avec l'ancien autel de la chapelle supérieure ; l'aménagement actuel date de 1947 ; les statues sont conservées au musée et à l'église paroissiale ; maison de l'ermite mentionnée des 1520 ; reconstruite en 1590 ; agrandie en 1781 ; détruite dans l'incendie de 1865.
  • Chapelle de Protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[22]. Construction en 1843, consécration en 1849 ; en 1957 le collatéral gauche est transformé en chapelle réservée aux protestants ; construction du clocheton en 1958.
  • Église protestante. La première église fut édifiée rue du Zornhof entre 1845 et 1847 et démoli en 1898 ; il fut remplacé par l'édifice actuel construit en 1896.
  • Synagogue. La 1re synagogue de Saverne se réduisait à une salle dans une maison du quartier juif ; construction d'une 1re synagogue en 1779 grâce à des dons ; en 1835 construction d'une nouvelle synagogue plus spacieuse dans la rue de l'ancienne synagogue ; détruite par un incendie en 1850[23], [24].
  • Ancienne chancellerie épiscopale bâtie en 1738 sur l'enceinte ; transformation de l'avant-corps central et rénovation de l'escalier entre 1888 et 1900.

Annexes[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté en 24 mai 2009)
  2. Site généalogique
  3. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. a, b, c et d Brève Batiactu, Sébastien Chabas Charlotte voit le bout du tunnel de Saverne (avec diaporama)(15/06/2012)
  7. « Notice no PA00084953 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château des Rohan
  8. « Notice no PA00084952 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château de Hohbarr ou Haut-Barr
  9. « Notice no IA00055462 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort Saint Nicolas, de la-Sainte-Trinité dit Château du Haut Barr
  10. « Notice no IA00055449 », base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, château du Griffon ou de Greifenstein
  11. « Notice no PA00084951 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château Greifenstein
  12. Fossé des Pandours
  13. « Notice no IA00055636 », base Mérimée, ministère français de la Culture Fortification d'agglomération
  14. « Notice no IA00055412 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin municipal
  15. « Notice no PA00084955 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien couvent des Récollets et église Saint-Antoine-de-Padoue
  16. « Notice no IA00055457 », base Mérimée, ministère français de la Culture Couvent de récollets Notre-Dame-de-l'Annonciation, Saint-Antoine de Padoue, de Jésuites
  17. « Notice no PA00084954 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
  18. « Notice no IA00055464 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale de chanoines de Saint-Augustin dite Notre-Dame-de-la-Nativité, puis Saint-Barthélémy
  19. « Notice no IA00055791 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Saint-Germain, puis église de la Nativité-de-la-Vierge dite Bergkirche ou Dietkirche
  20. « Notice no IA00055408 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Sainte-Croix
  21. « Notice no IA00055448 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Vit (Chapelle de Pèlerinage)
  22. « Notice no IA00055452 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle de Protestants Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  23. « Notice no IA00055453 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  24. « Notice no IA00055786 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière de juifs