Valdoie

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Valdoie
Photo du pont traversant la Savoureuse et du clocher gris de l'église, visible au fond à droite
Photo du pont traversant la Savoureuse et du clocher gris de l'église, visible au fond à droite
Blason de Valdoie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Canton de Valdoie
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Michel Zumkeller
2011-2014
Code postal 90300
Code commune 90099
Démographie
Gentilé Valdoyens
Population
municipale
5 233 hab. (2011)
Densité 1 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 02″ N 6° 50′ 33″ E / 47.6672, 6.8425 ()47° 40′ 02″ Nord 6° 50′ 33″ Est / 47.6672, 6.8425 ()  
Altitude Min. 360 m – Max. 429 m
Superficie 4,66 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-de-valdoie.fr

Valdoie est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté. Chef-lieu du canton de Valdoie, elle appartient à l'agglomération belfortaine. Ses habitants sont appelés les Valdoyens.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la sortie nord de Belfort, sur la route de Giromagny et du Ballon d'Alsace. La ville est le point de confluence de la Rosemontoise, qui termine sa course à Valdoie, et de la Savoureuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sermamagny Éloie Rose des vents
Évette-Salbert
Belfort
N Offemont
O    Valdoie    E
S
Belfort

Toponymie[modifier | modifier le code]

Wedo (1350), Vaydhoye (1617), Vaidoye/Vaidhoye/Vaidhoy/Vauldoye/Vaudoye (1621-1655), Valdoye (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Le nom de Valdoie (Val d'Oye, Wedaw, Waido, Vaydoie...) viendrait, selon J. Liblin, du latin vadum (guè, endroit guéable) et du celtique Oye (eau, rivière) qui aurait alors désigné la rivière La Savoureuse. Ce gué permettait à la voie romaine secondaire de Mandeure à Auxelles-Bas de franchir la rivière, du moins en période d'étiage. Valdoie n'est citée dans les écrits qu'à partir de 1350. Le village était partie de la Seigneurie du Rosemont à ses origines et a été rattaché aux domaines autrichiens comme le comté de Ferrette de 1347 à la fin de la Guerre de Trente Ans en 1648. Fin décembre 1674, Turenne a bivouacé à Valdoie avant d'aller en Alsace remporter la victoire de Turckheim.
Le village a été rattaché à la paroisse de Belfort jusqu'en 1778. Après avoir été pendant quelques années dépendante de Belfort, Valdoie est devenue une paroisse autonome en 1780. À la fin du XVIIIe siècle les villages de Cravanche et de Salbert lui ont été rattachés. L'église Saint-Joseph du début du XXe siècle a été construite à l'emplacement d'un premier bâtiment érigé en 1780.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Valdoie

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'argent à la bande ondée d'azur, accompagnée de deux fleurs de lys de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Valdoie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Georges Baume    
1793 1794 François Poyvet    
1794 1794 François Rady    
1794 1802 Alexis Courtot    
1802 1804 Jacques Besançon    
1804 1818 Jean-Claude Bardot    
1818 1830 Nicolas Juster    
1830 1845 Jean-Claude Bardot    
1845 1848 Jacques Colinart    
1848 1871 François Henriot    
1871 1875 Constant Barberot    
1875 1878 Béat Tisserand    
1878 1892 Constant Barberot    
1892 1897 Edmond Chaudelpage    
1897 1902 Eugène Tscheiller    
1902 1904 Georges Charpentier-Page    
1904 1906 André Larger    
1906 1908 Emile Marchegay    
1908 1912 Emile Romond    
1912 1914 Charles Dreyfus    
1919 1925 Edouard Hengy    
1925 1941 Georges Merckle    
1941 1945 Oscar Ehret    
1945 1953 Georges Merckle    
1953 1958 Charles Guldemann    
1958 1971 Victor Frahier    
1971 1977 Paul Kiffel PS  
1977 1986 Daniel Pierquet PS  
1986 12 avril 2004 Yves Ackermann PS  
13 avril 2004 21 mars 2008 Robert Bolle Reddat PS  
21 mars 2008 en cours Michel Zumkeller UMP puis UDI Député

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1999, les Valdoyens étaient 4 843, soit 20 fois plus qu'en 1803. L'évolution a été importante entre 1872 et 1901 avec l'arrivée nombreuse d'Alsaciens optant pour la nationalité française ; la population a été mutipliée par 5 en moins de trente ans passant de 523 à 2 575 habitants. L'industrie s'est fortement développée avec cette main d'œuvre qualifiée : construction mécanique (Page, 1852) et industrie textile (Dollfus et Noack, 1898).

En 2010, elle était la troisième commune du département par nombres d'habitants loin derrière Belfort et ses 50 078 habitants, un peu moins loin de Delle avec 5 916 habitants et tout juste devant Beaucourt et ses 5 060 habitants.


En 2011, la commune comptait 5 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
301 272 281 328 387 413 385 416 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
433 522 537 523 732 1 156 1 371 1 665 1 985
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 575 2 725 3 166 3 121 3 266 3 580 3 380 3 295 3 538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 986 3 983 4 466 4 572 4 314 4 843 5 000 5 044 5 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire Paul Kiffel
  • École élémentaire André Chenier
  • École élémentaire Paul Kiffel
  • École élémentaire Victor Frahier

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège René Goscinny (collège public)

Lycée[modifier | modifier le code]

  • Lycée professionnel agricole Lucien Quelet (lycée public);Centre de Formation Agricole pour Adultes; Centre de Formation Agricole pour Apprentis

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Naturel[modifier | modifier le code]

La Forêt de Valdoie[modifier | modifier le code]

La Savoureuse (fleuve)[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le Fort de Valdoie[modifier | modifier le code]

Construit entre 1889 et 1891, et aussi connu sous le nom de Fort du Monceau. Il s'agit d'une ancienne caserne militaire. Aujourd'hui, la forêt a repris ses droits sur cet édifice.Il reste en bon état malgré les quelques tags qui recouvrent certains murs. Un projet prévoyait de le restaurer pour l’ouvrir au public, mais il est resté sans suite. Il appartient à la commune depuis 2010.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011