Squash

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Squash
Picto
Fédération internationale Fédération internationale de squash (WSF)
Licenciés 30 000 (France)
Pratiquants 250 000 (France)
30 000 000 (Monde)
Professionnels Association professionnelle de squash (PSA) et Association internationale des joueuses de squash (WSA)
Champion(ne)(s) du monde en titre masculin Drapeau : Angleterre Nick Matthew
féminin Drapeau : Angleterre Laura Massaro
Image illustrative de l'article Squash

Le squash est un sport de raquette qui se joue sur un terrain de jeu entièrement entouré de murs ou éventuellement de paroi(s) entièrement vitrée(s) pour permettre la présence de spectateurs lors des tournois internationaux. Il consiste à frapper une petite balle noire en caoutchouc, de telle sorte que son adversaire ne puisse pas la reprendre. Le but est donc d'éloigner le plus possible le joueur adverse du « T » central (là où se situe le joueur au short blanc sur l'image). À durées égales, le squash est l'un des sport les plus dépensiers en calories[1],[2]. L'autre particularité de ce sport est que les deux joueurs partagent et défendent alternativement la même surface de jeu. Cette spécificité met parfois les deux joueurs en interférence, on dit qu'il y a alors une situation de let.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce sport naquit au XIXe siècle (vers 1850) à l'école privée de Harrow à Londres, en Angleterre. Les étudiants de l'école, en attendant d'utiliser les courts de tennis, commencèrent à frapper sur l'un des murs de l'immeuble avec leurs raquettes et c'est ainsi que le squash fut inventé. Le premier court de squash fut créé en 1883 à Oxford. Petit à petit, ce sport se développa dans les écoles et les universités, mais ne devint populaire qu'à partir du début du XXe siècle. Les États-Unis furent la première nation à former une association et à codifier ce jeu en 1907 (aujourd'hui appelé le Hardball squash (en), à ne pas confondre avec le racquetball) ; en même temps, la Fédération anglaise de tennis et de raquettes formèrent un sous-comité de squash pour gérer ce sport. Les règles seront adoptées en 1924 et en 1928 fut créée l'Association de squash anglaise qui en reprit la gestion. Aujourd'hui, ce sport est géré par la Fédération internationale de squash, le squash masculin professionnel par l'Association professionnelle de squash (PSA) et le squash féminin professionnel par l'Association internationale des joueuses de squash (WSA). En 1930 fut créé le tournoi le plus prestigieux : le British Open. Il se dispute tous les ans depuis 1930 pour les hommes et depuis 1950 pour les femmes.

Le squash continua de se développer dans l'aristocratie et dans la haute classe jusque dans les années 1950, mais le jeu prit véritablement son envol à partir de la construction de courts publics (grâce à des opérations de marketing) et devient le sport le plus populaire au début des années 1980 en Angleterre, dans le même temps le squash se développa aussi très vite dans les anciennes colonies anglaises (Pakistan, Canada, Australie entre autres) ; pour preuve, ce sport fut dominé pendant vingt ans par deux pakistanais : Jahangir Khan et Jansher Khan, mais il faudra attendre 2004 pour qu'un non-ressortissant de l'Angleterre ou des anciennes colonies anglaises atteigne le premier rang mondial chez les hommes : le français Thierry Lincou.

Hommes[modifier | modifier le code]

Court vitré utilisé lors de l'US Open 2011.
2 points lors de la demi-finale entre James Willstrop et Nick Matthew en 2011 [3],[4].

1981 - 1996 : Domination pakistanaise[modifier | modifier le code]

Le squash fut dominé pendant ces quinze années par deux Pakistanais : Jahangir Khan et Jansher Khan. Qamar Zaman, un autre Pakistanais, fit partie des plus grands joueurs de sa génération dans les années 1970-1980. Atteignant par quatre fois la finale de l'Open World sans jamais s'imposer, face notamment à son grand rival de l'époque, l'australien Geoff Hunt, il fut le précurseur de la suprématie pakistanaise des années 1980.

1997 - 2006 : Absence de suprématie[modifier | modifier le code]

Malgré la présence de Peter Nicol, numéro 1 mondial près de 24 mois pendant cette période, une nouvelle ère arrive à cette époque. Des joueurs de tous les continents arrivent à se démarquer. Comme par exemple le canadien Jonathan Power champion du monde en 1998, les australiens Rodney Eyles (plus en fin de carrière) et David Palmer tous deux champions du monde respectivement en 1997 et 2002 puis 2006. Et l'arrivée du français Thierry Lincou, champion du monde 2004, montre que la suprématie du squash n'est plus forcément réservée aux nations anglophones.

2006 - aujourd'hui : Domination égyptienne et anglaise[modifier | modifier le code]

Deux grandes nations dominent le squash. L'Égypte avec deux légendes Amr Shabana quatre fois champion du monde et no 1 mondial pendant plus de deux ans et Ramy Ashour deux fois champion du monde. L'autre nation dominatrice est l'Angleterre avec notamment Nick Matthew deux fois champion du monde et James Willstrop. Très souvent, ces deux nations comptent au moins sept à huit joueurs parmi le top 10 mondial.

Femmes[modifier | modifier le code]

1983 - 1992 : Domination néo-zélandaise[modifier | modifier le code]

Le squash fut dominé pendant ces dix années par un grand nom du squash féminin : Susan Devoy (Nouvelle-Zélande), 4 fois championne du monde et numéro 1 mondiale pendant plus de 8 ans. Il succéda a 2 grandes australiennes dominatrices de la discipline dans les années 1970 : Heather McKay (en) (vainqueur de 14 British Open, le record) et Vicki Cardwell (en).

1993 - 2005 : Domination australienne[modifier | modifier le code]

En 12 ans, trois femmes ont dominé le squash : Michelle Martin, Sarah Fitz-Gerald et Rachael Grinham. Elles comptabilisent en cumulé neuf ans et demi au poste de numéro 1 mondiale, neuf titres de championnes du monde et douze titres du British Open.

2005 - aujourd'hui : Nicol David[modifier | modifier le code]

À partir de la fin 2005, le squash féminin voit arriver une jeune malaisienne très talentueuse : Nicol David. Deux fois championne du monde junior en 1999 et 2001. Elle reprend la place de numéro 1 mondiale en août 2006 qu'elle n'a toujours pas perdue depuis. Elle compte à elle seule sept titres de championne du monde (un record), cinq titres du British Open et plus de huit ans en tant que numéro 1 mondiale. Elle est l'une des personnes les plus populaires dans son pays.

Règles[modifier | modifier le code]

Cette section s'appuie sur les règles de jeu officielles de la Fédération française de squash[5].

Comptage des points[modifier | modifier le code]

Un match se joue chez les hommes comme chez les femmes au meilleur des cinq jeux (match en trois jeux gagnants). Le comptage pour les hommes et les femmes se joue en 11 points directs (avec 2 points d'écart) depuis 2009. Auparavant, un jeu se jouait en 9 points. Il fallait avoir le service pour prendre le point. À 8-8 le receveur choisissait de jouer le jeu en 9 ou 10 points, en annonçant clairement cette intention.

La période entre le moment où un joueur devient serveur et le moment où il devient receveur est appelé main. Les balles au-dessus des lignes qui longent le mur en haut sont fautes. Le service au squash, que ce soit en compétition ou en loisir, est rarement un point gagnant. Les « aces » sont très rares. L'objectif du service est de mettre l'adversaire en difficulté, souvent en envoyant la balle mourir dans le coin adverse, sans que celle-ci ne ressorte du mur.

Service[modifier | modifier le code]

Un revers au squash.

Chaque échange commence par un service (le premier serveur de la partie est tiré au sort). Au début de chaque jeu et à chaque changement de service, le serveur doit choisir son carré de service, et utiliser alternativement les deux carrés de service pour chaque service à chaque fois qu'il gagne le point successivement.

Un service « correct » consiste à envoyer la balle à l'aide de la raquette contre le mur frontal au-dessus de la ligne de service, en ayant au moins un pied à l'intérieur des limites du carré de service. Une partie du pied sur la ligne du carré de service est une faute. Un service incorrect équivaut au gain de l'échange pour le receveur.

Après avoir rebondi sur le mur au-dessus de la ligne de service, la balle devra rebondir au sol dans le quart de court opposé au carré de service à moins qu'elle ne soit « volleyée » par le receveur. Entre le rebond sur le mur au-dessus de la ligne de service et le rebond au sol dans le quart de court opposé au carré de service, la balle peut rebondir sur un ou plusieurs des murs.

Échange[modifier | modifier le code]

Les joueurs renvoient alternativement la balle contre le mur frontal jusqu'à ce que l'un d'eux en soit incapable. Son adversaire est alors considéré comme vainqueur de l'échange.

Un renvoi incorrect équivaut au gain de l'échange pour l'adversaire. Si la balle se dirigeant vers le mur principal touche l'adversaire, le renvoyeur gagne également l'échange (anglais : stroke). Cependant, si la balle rebondissant sur un mur latéral et se dirigeant vers le mur frontal touche l'adversaire, le point est rejoué (anglais: let) seulement dans le cas où le renvoyeur estime que sa balle pouvait atteindre le mur principal.

Gêne[modifier | modifier le code]

Le joueur dont c'est le tour de renvoyer la balle ne doit pas être gêné par son adversaire. Si le renvoyeur s'estime gêné, celui-ci demande le let. Si cette demande est accordée par l'arbitre, le point est rejoué. Cette décision est donnée soit parce que le joueur est gêné pour aller jouer la balle soit par sécurité (parce que l'adversaire se trouve juste derrière le renvoyeur). Si le joueur qui vient de jouer la balle se trouve dans la raquette du renvoyeur ou s'il est placé entre la balle et le mur frontal au moment où le joueur est prêt à jouer la balle, l'arbitre accordera un stroke. Le joueur ayant arrêté l'action remporte l'échange. Enfin, si l'arbitre juge que la balle est de bonne qualité et que le joueur ne serait pas capable d'aller la jouer, il peut ainsi donner un no let et le joueur ayant fait appel perdra le point.

Pauses[modifier | modifier le code]

Entre chaque jeu, les joueurs n'ont droit qu'à 90 secondes de pause pour récupérer (2 minutes lors des tournois internationaux). En cas de blessure, l'arbitre peut accorder un délai de 3 minutes au joueur blessé pour se soigner, voire plus suivant la nature de la blessure.

Sanctions[modifier | modifier le code]

L'arbitre peut sanctionner un joueur s'il juge que son comportement n'est plus acceptable et pourra donner, suivant la gravité des faits :

  • Un avertissement
  • Un point de pénalité
  • Un jeu de pénalité
  • Un match de pénalité

Court[modifier | modifier le code]

Court international de squash individuel.
Légende :
1 Mur frontal - 2 Mur de côté - 3 Sortie - 4 Ligne de service - 5 Carré de service - 6 Ligne médiane - 7 Tôle/Tin.

La surface de jeu est appelée court et doit respecter les dimensions suivantes :

  • Longueur intérieure : 9 750 mm
  • Largeur intérieure : 6 400 mm
  • Hauteur du mur frontal : 4 570 mm
  • Épaisseur des lignes : 50 mm
  • Hauteur du Tin : 430 mm

Équipement[modifier | modifier le code]

Raquette[modifier | modifier le code]

Une raquette et une balle de squash.

Autrefois en bois, les raquettes sont aujourd'hui composées soit d'aluminium, un long tube plié dont les deux extrémités se retrouvent dans le manche, soit moulées avec renforts en fibres (en anglais « graphite »). Ainsi les raquettes métalliques pèsent un peu moins de 200 g ; elles peuvent aussi être dénommées « composite » c'est-à-dire en métal recouvert de fibre pour ressembler à une raquette moulée (il suffit de mettre le cadre sur la joue et percevoir le froid pour déterminer si elles sont métalliques ou non).

En métal, elles sont plus vibratiles, plus lourdes et plus rigides. Une raquette de meilleure qualité est donc moulée, obtenue par injection de résine dans un moule avec des renforts en fibres de carbone, kevlar, fibres tissées ou non, avec fil d'aluminium et titane (titanium), le but étant d'alléger (de 130 à 160 g hors cordage et hors grip), de renforcer contre les chocs ou pour une plus grande tension du cordage, de rendre plus souple ou plus rigide, etc.. Moulées, elles sont donc plus agréables à jouer, plus confortables et plus performantes dans leur capacité à restituer les effets et surtout la puissance des coups.

Outre le choix de matériaux, il existe deux types de tamis : soit longues cordes, soit avec pontage. Les tamis à longues cordes procurent plus de vitesse de balle, de contrôle et de précision si et seulement si l'on sait bien centrer au milieu du tamis. Les tamis avec pontage pardonnent davantage les erreurs de centrage de balle et sont donc plus tolérants, faciles à jouer et plus confortables.

Dimensions d'une raquette 
  • Longueur maximale : 686 mm
  • Largeur maximale : 215 mm
  • Longueur maximale de l'intérieur du tamis : 390 mm
  • Surface maximale du tamis : 500 cm2
  • Largeur minimale de toute partie structurelle du cadre : 7 mm
  • Épaisseur maximale de toute partie structurelle du cadre : 26 mm
  • Poids maximal : 250 g

Balle[modifier | modifier le code]

Balle de squash à deux points jaune.

La balle de squash, faite de deux demi-sphères creuses de caoutchouc noir (parfois blanc pour les matches sur court vitré) collées ensemble, mesure entre 39,5 mm et 40,5 mm de diamètre et pèse entre 23 grammes et 25 grammes.

Elle est marquée d'un ou de plusieurs points de couleurs, dénotant son dynamisme :

  • Deux points jaune - Extrêmement lente (rebond très bas). C'est la balle utilisée lors des compétitions officielles.
  • Un point jaune - Très lente (rebond bas).
  • Un point blanc (ou vert) - Lente (rebond moyen) similaire à point rouge dans la plupart des marques
  • Un point rouge - Moyenne (rebond haut)
  • Un point bleu - Rapide (rebond très haut)

Les joueurs expérimentés tendent à utiliser des balles rebondissant moins, tandis que les joueurs débutants utilisent des balles rebondissant beaucoup, celles-ci étant plus faciles à renvoyer. Par ailleurs, au cours du jeu la balle s'échauffe, la rendant plus dynamique.

Compétitions de squash[modifier | modifier le code]

Championnats[modifier | modifier le code]

Le squash de compétition a vu principalement des champions britanniques, anglo-saxons non européens ou d'anciennes colonies britanniques.

Autres compétitions[modifier | modifier le code]

Grands noms de la discipline[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de joueurs de squash.

Hommes[modifier | modifier le code]

Femmes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « forbes.com/2003/09/30 », [[Forbes (magazine)|]],‎ 30 septembre 2003 (consulté le 11 décembre 2014).
  2. (en) « Forbes magazine reveals: The healthiest sport in the world » (consulté le 11 décembre 2014).
  3. Log in om een reactie te plaatsen., « Squash : Nick Matthew v James Wilstrop : 2011 Delaware Investments U.S. Squash Open », YouTube,‎ 2012-02-12 (consulté le 2013-04-18)
  4. Log in om een reactie te plaatsen., « Squash : Nick Matthew v James Wilstrop : 2011 Delaware Investments U.S. Open Squash », YouTube (consulté le 2013-04-18)
  5. « Règles du jeu officielles du Squash en simple » [PDF] (consulté le 11 décembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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