Hombourg (Haut-Rhin)

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Hombourg
Vue générale du château
Vue générale du château
Blason de Hombourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Illzach
Intercommunalité C.C. Porte de France Rhin Sud
Maire
Mandat
Thierry Engasser
2014-2020
Code postal 68490
Code commune 68144
Démographie
Population
municipale
1 147 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 35″ N 7° 30′ 22″ E / 47.7597, 7.506147° 45′ 35″ Nord 7° 30′ 22″ Est / 47.7597, 7.5061  
Altitude Min. 222 m – Max. 238 m
Superficie 15,32 km2
Localisation

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Hombourg

Hombourg est une commune française de la région mulhousienne, située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace.

La commune fait partie de la communauté de communes de la porte de France Rhin Sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pays de la région mulhousienne regroupe des communes issues de trois régions naturelles alsaciennes: l'Ochsenfeld, le nord Sundgau et la Hardt. Hombourg est majoritairement située sur cette dernière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Hamberg (1227), Hanberg (1303), Honburg (XVe siècle), Homburg (1722), Hombourg (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Hombourg

Les armes d'Hombourg se blasonnent ainsi :
« D'azur à la lionne en pied d'or allaitant deux lionceaux de même. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Gilbert Rusch    
mars 2008 2014 Josiane Zimmermann   Femme au foyer
mars 2014 en cours Thierry Engasser   Régisseur d'exploitation agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Castandet (France) depuis 1982

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 147 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
358 380 479 580 588 526 540 528 564
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
556 543 552 456 426 425 423 385 361
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 366 369 301 311 298 332 276 1 926
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
769 695 647 840 798 863 888 965 1 097
2011 - - - - - - - -
1 147 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas

Le domaine de Hombourg[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le château de Butenheim est abandonné.

La famille d’Andlau s’installa alors à Hombourg où elle construisit un nouvel édifice. Mais elle émigra à Bellingen (Allemagne) lors des troubles révolutionnaires et, en 1792, le château fut pillé et incendié.

Le bien passa ensuite à la famille Mérian de Bâle, puis, dans les années 1820, à l’industriel mulhousien Nicolas Koechlin. Ce dernier fit construire une betteraverie ainsi qu’un pavillon de chasse dans le parc. Il fit également construire une ferme (encore visible de la route à ce jour) pour l’exploitation de ses terres en bordure de la forêt de la Hardt. Il fit des essais de plantation de mûrier puis de betteraves sucrières, les premières en Alsace (1re année de production en 1829). La petite distillerie destinée à la production de sucre existe encore dans le jardin de la ferme.

Vers 1850, le comte de Maupéou hérita de la propriété. Le pavillon de chasse fut agrandi par l’adjonction des ailes nord et sud en 1880 et 1901, puis à nouveau remanié au début du XXe siècle.

En 1922, la famille Burrus, producteur de tabac, acheta le bien et continua l’exploitation du domaine.

Le château[modifier | modifier le code]

Le Château d'Hombourg
Le Château Burrus

Construit en béton armé tout comme la ligne Maginot qui date de la même époque (1930), cet édifice néo-gothique reprend les plans du château médiéval de manière « idéalisée » : le corps central est flanqué de quatre tours rondes ; le tout est crénelé et entouré d’un fossé d’eau : enfin l’accès se fait par deux faux ponts-levis. Il s’agit en réalité d’une étable très moderne à l’époque, qui pouvait abriter 150 vaches, avec abreuvoirs automatiques, fenil à l’étage, et 4 tours d’angles rondes destinées à l’ensilage des grains. Cette construction originale reflète la passion pour l’histoire et pour l’archéologie de Maurice Burrus, à la fois industriel et homme politique, mécène, philatéliste mondialement connu et collectionneur d’œuvres d’art. Les armes de la famille Burrus, en écu orné d’un taureau, figurent au-dessus des deux portes d‘entrée, accompagnées de la devise « Mille ans avant Milan, Burrus avait déjà mille ans ». Aujourd’hui, la famille s’investit dans la production de chocolat, après le rachat en 1968 de la marque « Schaal » puis, plus récemment, des produits « Marquise de Sévigné ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est occupé par Karl Buck (de), commandant le camp de Schirmeck. Il y fait travailler des prisonniers polonais[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales du Haut-Rhin
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Valérie Wackenheim, « De la Pologne à l'Alsace, Valérie Fuhro raconte sa guerre », Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ 19 mai 2013, p. 18 (lire en ligne).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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