Altenach

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Altenach
L'église.
L'église.
Blason de Altenach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Dannemarie
Intercommunalité Communauté de communes de la porte d'Alsace
Maire
Mandat
Jean-Luc Lamere
2014-2020
Code postal 68210
Code commune 68002
Démographie
Gentilé Dannemariens
Population
municipale
380 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 26″ N 7° 06′ 45″ E / 47.6072222222, 7.1125 ()47° 36′ 26″ Nord 7° 06′ 45″ Est / 47.6072222222, 7.1125 ()  
Altitude Min. 313 m – Max. 386 m
Superficie 6,18 km2
Localisation

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Altenach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Largue
  • La Lutter
  • La Rigole

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentionné sous la forme Altnach en 1397. D'un probable *Altanacum, nom de domaine gallo-romain en -acum, précédé du nom de personne gallo-roman Altanus ou d'un nom de personne germanique équivalent, hypocoriste d'Alto, basé sur le thème ald (vieux). Homonymie avec Authenay (Altenaio v. 1168). On trouve une variante non attestée *Altanius, dans les noms du type Autigny, Autignac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Altenach est mentionné pour la première fois en 1302, appartenant alors aux comtes de Ferrette. Wernher et Jean, deux membres parmi les nobles d'Altenach, sont cités en 1343 et 1345. Vassaux du comte, leurs descendants successeurs règnent sur le village jusqu'à l'extinction du dernier héritier Richard, en 1520. Le domaine passe ensuite aux mains des nobles de Brinighoffen. Puis en 1601, le château est racheté par Richard Kloetzlin, originaire de Hindlingen, et qui prend le nom de Kloetzlin d'Altenach. Sa famille s'allie en 1660 aux Kempf d'Angreth. Le village possédait aussi un moulin aujourd'hui disparu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Altenach

Les armes d'Altenach se blasonnent ainsi :
« De gueules au tranchoir d'argent posé en bande le manche en pointe. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Luc Lamere    
1971 mars 2001 Rémy With DVD-SE Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 380 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293 305 313 405 444 452 438 390 384
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
401 397 414 411 359 366 351 330 343
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362 351 348 304 288 294 288 278 278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
265 247 285 306 360 344 382 387 380
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sylvestre[modifier | modifier le code]

L'édifice primitif comprend une nef et une tourelle en charpente maçonnée, bâtie sur un pignon qui abrite le clocher. Le 21 juillet 1821, la foudre frappe l'église, cause d'importants dégâts matériels et tue un jeune garçon qui sonne le tocsin. Deux nouveaux autels et une chaire, confectionnée par Joseph Antoine Feuerstein d'Arlesheim, sont installés en 1823 et 1824. Le clocher, qui s'était fendu sur toute sa hauteur, est reconstruit en 1850 pour 22 000 francs. Le maître-autel réalisé par Meigret, sculpteur à Belfort, date de 1868. Le chœur comporte un chemin de croix en bois, œuvre de l'Allemand Johann Jakob Buffler. Le 24 novembre 1944, un camion allemand chargé de mines explose sous les tirs français, faisant deux victimes dont le père Runner, et dévastant la toiture de l'église, ainsi que les vitraux.

Chapelle Sainte Barbe[modifier | modifier le code]

Cette chapelle est mentionnée dès 1302 en tant qu'église paroissiale. Fondée probablement par les seigneurs d'Usuel, elle constitue un lieu de pèlerinage très fréquenté en raison de la source Sainte-Barbe, dont les eaux sont réputées guérir certaines maladies de la peau et des yeux. La chapelle est pillée vers 1774 par les Bourguignons, puis endommagée au cours de la guerre de Trente Ans, le bâtiment est progressivement abandonné. Le parvis est composé de deux pierres tombales provenant du cimetière de l'ancienne église, dont l'une est dédiée aux époux Dietrich.

Puits artésiens[modifier | modifier le code]

Maison de la nature du Sundgau[modifier | modifier le code]

[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]