Lorraine

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Lorraine
Détail
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Détail
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Metz
Départements Meurthe-et-Moselle (54)
Meuse (55)
Moselle (57)
Vosges (88)
Chefs-lieux Nancy
Bar-le-Duc
Metz
Épinal
Arrondissements 19
Cantons

Communes
157

2 337
Conseil régional Conseil régional de Lorraine
Président Jean-Pierre Masseret (PS)
2010-2015
Préfet Nacer Meddah
ISO 3166-2 FR-M
Démographie
Gentilé Lorrain
Population 2 356 600 hab. (2012)
Densité 100 hab./km2
Langues
régionales
Français de Lorraine
Francique lorrain (dialectes germaniques : luxembourgeois, francique mosellan, francique rhénan lorrain)
Lorrain (dialecte roman)
Géographie
Superficie 23 547 km2
Localisation
Localisation de Lorraine
Liens
Site web http://www.lorraine.eu

La Lorraine (Louréne en lorrain roman et Lothringe(n) en francique lorrain et rhénan) est une région du Nord-Est de la France, dont le nom est hérité de son premier roi, Lothaire II de Lotharingie[1].

La Lorraine regroupe quatre départements : la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle et les Vosges et compte 2 337 communes[2]. La préfecture de région est Metz.

Ses habitants sont appelés les Lorrains et étaient au nombre de 2 356 600 au 1er janvier 2012[3].

La superficie de la Lorraine est de 23 547 km2, chaque département ayant approximativement la même superficie (environ 6 000 km2). Son point culminant est le Hohneck à 1 364 mètres ; son point le plus bas est de 115 mètres au niveau de la rivière Saulx.

La région a été formée entre autres à partir des anciens duchés de Lorraine et de Bar, des Trois-Évêchés de Metz, Toul, Verdun, des comtés de Vaudémont et de Créhange, des principautés de Salm et de Commercy et de la partie sud du duché de Luxembourg (région de Thionville). Le comté de Sarrewerden, d'abord rattaché à la Moselle, puis au département du Bas-Rhin en 1793[4]. Car sa population était en majorité protestante.

Géographie[modifier | modifier le code]

Occupation des sols.
Article détaillé : Géographie de la Lorraine.

La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est par ailleurs voisine de trois régions françaises : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté.

Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la mégalopole européenne, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan. Cet avantage n'a pas toujours été exploité : comme le notait François Reitel, « La France a conscience de n'avoir qu'une fenêtre ouverte sur les pays allemands, l'Alsace rhénane »[5].

Son code ISO 3166-2 est FR-M.

Carte de Lorraine
 v · d · m 

Géologie[modifier | modifier le code]

Géologie de la Lorraine.
  •      Alluvions récentes
  •      Alluvions anciennes
  •      Crétacé
  •      Jurassique supérieur
  •      Jurassique moyen
  •      Jurassique inférieur
  •      Trias supérieur
  •      Trias moyen
  •      Trias inférieur
  •      Granites hercyniens
  •      Paléozoïque et antérieur

La Lorraine est formée de plusieurs entités géologiques :

  • Le massif des Vosges date dans sa partie Sud de l'ère primaire : c'est une partie des plissements hercyniens qui a été relevée au moment de la formation des Alpes. Le massif des Vosges du Nord est au contraire constitué d'un monoclinal incliné vers le nord-est et formé essentiellement de grès du Buntsandstein (grès bigarré datant de 245 à 230 millions d'années)[6]. Les Vosges du Nord ont également connu les effets de l'orogénèse alpine qui a fracturé le grès, créant de nombreuses failles, ainsi que de l'action de l'érosion fluviale qui a entaillé le monoclinal et formé des vallées profondes. Les Vosges constituent la bordure Est de la région.
  • Le plateau lorrain qui constitue pratiquement le reste de la région. Il est dans son ensemble rattaché au bassin parisien dont il forme la partie orientale. Sa formation géologique remonte à plus de 250 millions d'années. Il est entrecoupé de lignes de côtes successives : l'Argonne, les côtes de Meuse et les côtes de Moselle.
  • Au nord-est la boutonnière du Warndt formée également de grès du Buntsandstein, est creusée dans un anticlinal et rend accessibles les couches de charbon : elle correspond à peu près aux limites du bassin houiller lorrain.

Au nord de la région sont situés le bassin minier ferrifère lorrain du le bassin minier lorrain du charbon. Ils ne sont plus exploités, à la différence des gisements de charbon de Sarre (voir par exemple la mine d'Ensdorf). De Sarralbe jusque dans le Lunévillois se trouvent les gisements de sel.

Article détaillé : Houillères de Lorraine.

Au sud, on trouvera également des sous-sols constitués de bans de grès (roches sédimentaires de l'ère primaire) : forêt de Darney, vallée de l'Ourche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique lorrain est essentiellement tributaire de la mer du Nord, s'articulant autour de la Moselle et de ses affluents, Madon, Meurthe, Seille, Sarre, et de la Meuse. La Saône et ses affluents (Gras, Ourche, Côney) fait exception (bassin rhodanien), ainsi qu'un peu moins de la moitié ouest du département de la Meuse qui fait partie du bassin hydrographique de la Seine (Aire, Ornain, Saulx…)

Les lacs naturels les plus importants sont le lac de Gérardmer, le lac de Longemer, le lac de Retournemer et le lac des Corbeaux. Ils sont moins étendus que les trois retenues utilitaires, le réservoir de Bouzey, le lac de Madine et le lac de Pierre-Percée (appelé également lac du Vieux Pré).

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Climat[modifier | modifier le code]

Le versant ouest du Hohneck est le point culminant de la Lorraine.

Le climat lorrain est qualifié d'océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais, en fonction des vents dominants, peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale).

Par exemple pour la ville de Nancy : la température moyenne au mois de janvier est de 1,2 °C (Nice : 7,6 °C, Brest : 6,3 °C) tandis qu'elle atteint 18,3 °C en juillet (Nice : 22,9 °C, Brest : 16,2 °C).
Les précipitations sont dans la moyenne nationale : 740 mm/an sur 163 jours, Nice : 767 mm en 88 jours, Brest : 1 178 mm en 211 jours).

Le massif des Vosges est beaucoup plus humide (1 780 mm/an à Gérardmer), ce qui provoque un fort enneigement en hiver. Il arrive régulièrement que cet enneigement s'étende à toute la région pendant une période plus ou moins longue de l'hiver. Le département des Vosges (sud Lorraine) est également plus froid l'hiver (en altitude) mais aussi plus chaud l'été, les pointes de chaleurs estivales en Lorraine sont souvent enregistrées sur le flan sud-est de la région, situé sous une limite Remiremont-Gérardmer, Cette zone appelée en Région Lorraine "La pointe Sud" à la particularité de se situer dans une zone plus ensoleillée que le restant Nord de la Lorraine, cette zone, au-delà de la pointe sud qui la caractérise le mieux, s'étend à tout le territoire Lorrain situé en gros sous le 48e Parallèle (de Isches à La Bresse) mais principalement marqué tout de même sur le sud-est de la région (de Bains-les-Bains à La Bresse). Cette mince zone ou l'ensoleillement est donc le plus élevé lui à valu le surnom de "Midi de la Lorraine". À juste titre, cette dénomination s'étend parfois à l'ensemble du département des Vosges qui représente la partie méridionale de la Région.

La Lorraine est globalement une région fraîche du nord-est de la France, mais si la pointe sud-est de la Lorraine offre le climat le plus clément de la région l'été, c'est principalement du à son micro-climat, en effet dans cette zone trois grands climat exercent leur influence, d'abord le climat océanique dégradé responsable de la forte humidité l'hiver mais qui cesse quasiment l'été, puis surtout le climat montagnard et continental qui chacun apporte une influence qui offre, l'été, un ensoleillement nettement plus conséquent qu'au Nord de la Lorraine, la clémence estivale est d'autant plus marquée que les principales villes de la pointe sud (Rupt-sur-Moselle, Le Thillot, Saint-Maurice-sur-Moselle, etc.) sont situées en fond de vallée adoucissant alors encore plus les nuits d'été. À noter que de manière plus générale, sans évoquer le micro-climat, l'ensoleillement est tout de même plus important au sud qu'au nord : Metz (Nord Lorraine) : 1 640 h/an ; Nancy (Centre Lorraine) : 1 652 h/an ; Épinal (Sud Lorraine) : 1 734 h/an.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La côte de Meuse vue depuis la côte Saint-Germain (butte-témoin)

Avec 840 000 ha de forêts, et un taux de boisement de 36 %, la Lorraine est l'une des régions les plus boisées de France métropolitaine[7].

Elle compte 42 % de forêts des collectivités (361 200 ha), 32 % de forêts privées et militaires et 26 % de forêts domaniales (218 600 ha). La surface des forêts affectées au ministère de la Défense est de 5 600 ha [7]

Le département des Vosges est le troisième département français le plus boisé après les Landes et le Var avec un taux de 48 %. La Meuse 36 % ; la Meurthe et Moselle 31 % ; la Moselle 28 % (source IFN).

Certaines forêts comme la forêt de Darney sont réputées nationalement pour la qualité de leurs chênes et de leurs hêtres.

Peut-être pour partie à cause de la Première Guerre mondiale, et pour des raisons pédogéologiques, c'est aussi la région où le sol est en France métropolitaine le plus riche en ADN selon l'inventaire national de la biodiversité microbienne des sols[8].

Régions naturelles de la Lorraine[modifier | modifier le code]

Cette variété fait sa richesse : forêts de plaine ou forêts de montagne, pelouses sèches, lacs et zones humides sont des écosystèmes qui additionnent leurs richesses.

Faune[modifier | modifier le code]

Le loup gris, de retour en Lorraine depuis 2011
Le lynx, animal réintroduit en 1983 en Lorraine

Les forêts de plaine abritent des cerfs, des chevreuils et des sangliers, parfois en trop grand nombre. Le milieu agricole voit une plus petite faune : lièvres, renards, perdrix, corbeaux… et les villages accueillent des hirondelles et des martinets.

Les étangs de Moselle et de Meuse sont un lieu de passage pour les animaux migrateurs et le refuge de nombreuses espèces : canards, hérons, cincles, crapauds, le cormoran. Le castor a été réintroduit en 1983.

La montagne vosgienne est traditionnellement associée au grand Tétras, menacé par les activités humaines. On y rencontre aussi des cervidés et des sangliers. Le chamois, introduit en 1956, a conquis les chaumes des Vosges alors que le lynx boréal, réintroduit en 1983, reste discret. Pouvant mesurer jusqu'à 75 cm au garrot, le lynx boréal est la plus grande espèce de lynx.

Le loup gris avait disparu de la région au début du XXe siècle. En 1994 un loup a été abattu dans les Vosges, il s'agissait vraisemblablement d'un loup apprivoisé, abandonné par la suite. Le loup est toutefois revenu naturellement dans le canton du Jura en Suisse, il y est présent depuis 2004 et a été aperçu à plusieurs reprises aux alentours de Montavon et de Coeuve[9] à quelques kilomètres de la frontière alsacienne. On s'attendait ainsi à une confirmation rapide de sa réapparition naturelle dans le Jura alsacien et les forêts sundgauviennes, ce qui devait ouvrir la possibilité de son retour ultérieur dans le massif vosgien. Il fallut attendre sept ans pour que le loup fasse officiellement son retour dans les Vosges, le 8 juillet 2011, dans le secteur du Ventron et du col du Bonhomme[10]. Le suivi hivernal 2011-2012 a confirmé l'existence de la Zone de Présence Permanente des Hautes-Vosges s'étendant sur les départements du Haut-Rhin, des Vosges et de la Haute-Saône[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La Lorraine tient son nom de son premier roi : Lothaire II (Lothar en allemand | Lotharius en latin).

Ce qui a donné Loth(a)r+ingen en allemand et Lotharing+ia en latin.

Le terme Lotharingie est utilisé en français pour désigner la Lorraine historique.

  • D'abord Lotharii regnum « royaume de Lothaire », terme devenu au Xe siècle « Lotharingia ».
  • ducem Lothoringiae (1187), de Lorenne/de Lorainne (1214), de Lohereigne (1250), de Lohorranne (1259), de Loyierengne (1267)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Lorraine.
1000 Carte de la Lorraine dans l'Empire romain germanique[13]
Première carte connue de la Lorraine et du Westrich (vers 1508). Le nord est en bas.

De l'Âge du fer à la Lotharingie[modifier | modifier le code]

Durant l'Âge du fer, l'actuelle Lorraine est occupée par les Trévires au nord, les Médiomatriques dans la Basse-Moselle, les Leuques dans la Haute-Moselle, les Lingons à l'extrême sud-ouest[14] et les Séquanes à l'extrême sud-est[15].

C'est ensuite l'un des foyers d'apparition des Celtes (Civilisation de Hallstatt) dont on retrouve de nombreux sites archéologiques (Camp celtique de la Bure, Colline de Sion…)

Lors de la conquête romaine de la Gaule, la Lorraine est incluse dans la Gaule belgique. Lors de la paix gallo-romaine les principales cités sont : Metz (Divodurum Mediomatricorum), Verdun (Verodunum), Toul (Tullum). Après le déferlement des Huns d'Attila, les Francs conquièrent la Gaule belgique. Ils créent en particulier un royaume dont la capitale est Metz (1er roi : Thierry, fils de Clovis) et qui deviendra peu après l'Austrasie. La Lorraine telle que nous la connaissons aujourd'hui est un vestige du royaume créé pour le Carolingien Lothaire II, la Lotharingie, alors que ses frères recevaient les royaumes d'Italie et de Provence.

Terre du Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

En 880, la Lotharingie sera intégrée à la Francie orientale, qui deviendra le Saint-Empire romain germanique.Initialement, le Duché de Haute-Lotharingie s'étend autour du bassin de la Moselle dont la métropole est la riche cité épiscopale de Metz. Les villes épiscopales que sont Metz, Toul et Verdun, héritières des privilèges carolingiens, s’octroient immédiatement une indépendance de fait. Ainsi l'autorité ducale se retrouve à la tête de vastes possessions, sans véritable ville importante. Rapidement les Ducs établissent un château au centre de leurs possessions, autour duquel un bourg, puis enfin une cité, Nancy deviendra la capitale politique et administrative de leur duché. Tout en étant très liés, les sorts des Trois-Évêchés, et des Duchés de Lorraine et de Bar seront désormais très différents.

État membre du Saint-Empire romain germanique, la Lorraine est au contact direct du Royaume de France (la frontière linguistique partage le duché de Lorraine entre le domaine roman et le domaine germanique), elle bénéficie ainsi d'une double influence culturelle.

Au fil des siècles, le royaume de France n'aura de cesse de prendre le contrôle des territoires lorrains. Déjà en 1301 le comte de Bar voisin a été contraint de prêter hommage au souverain français pour la rive gauche de la Meuse. Le comté de Bar comme celui de Luxembourg sera élevé au rang de duché en 1354 par l'empereur Charles IV du Saint-Empire, lequel promulguera deux ans plus tard à Metz la Bulle d'or qui réglementera jusqu'en 1806 les modalités de l'élection de ses successeurs à l'empire.

En 1420, Charles II de Lorraine consacre la paix en mariant sa fille et héritière Isabelle Ire de Lorraine à l'héritier du Duché de Bar, son voisin et ennemi, un prince français René Ier d'Anjou. Le traité de Foug stipule que les deux duchés seront désormais gouvernés par le même souverain mais conserveront leurs droits, coutumes et indépendance respectives. Quelques années plus tard, il reçoit à Nancy une jeune fille qui souhaite "bouter les Anglais hors de France", Jeanne d'Arc, qui lui conseille de renvoyer sa maîtresse et de reprendre son épouse légitime.

René II de Lorraine restera dans l'histoire comme celui qui a préservé l'indépendance des duchés. Enclavée dans les territoires du duc de Bourgogne, la Lorraine était le maillon manquant de la continuité territoriale entre Bourgogne et Flandres. Envahie en 1475, elle fut vaillamment défendue par son jeune duc. Charles le Téméraire trouva la mort et la défaite lors de la Bataille de Nancy le 5 janvier 1477. C'est la fin de l'État bourguignon, qui profite surtout au roi de France, Louis XI, et l'un des événements qui clos le Moyen Âge.

Entre Saint-Empire et royaume de France[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, à la rivalité France-Bourgogne succède la rivalité France-Autriche. Le duc Antoine de Lorraine cherche à conserver la neutralité de ses duchés et de bonnes relations avec ses voisins. Son frère François de Guise combat pour la France tandis que son fils François, filleul de François Ier de France, épouse une nièce de Charles Quint. Peu avant sa mort, par le traité de Nuremberg, la Lorraine est déclarée "État libre et non incorporable" par l'empereur. Son successeur François Ier meurt après 363 jours de règne. Il laisse un fils de 2 ans Charles III de Lorraine et la régence partagée entre son épouse Christine de Danemark, favorable à l'empereur et son frère Nicolas de Lorraine, francophile.

En 1552, après avoir passé un accord avec les protestants allemands, le roi Henri II de France, au cours de son « voyage d'Allemagne », annexe successivement les trois villes épiscopales de la région Metz, Toul, Verdun qui seront unies sous le vocable "Trois-Évêchés". À cette occasion, il séjourne à Nancy. Il donne la régence au seul prince Nicolas et soustrait l'éducation du jeune duc à sa mère en l'emmenant à Paris. Le jeune duc ne reviendra en Lorraine que 7 ans plus tard nanti d'une épouse française, Claude de France, fille cadette du roi. Les Trois-Évêchés ne seront officiellement réunis à la France qu'en 1648 par les traités de Westphalie qui mettent fin à la Guerre de Trente Ans, qui fut très durement vécue par les Lorrains.

En effet, en Lorraine, le XVIIe siècle commence par un conflit de succession. Le duc Henri II de Lorraine meurt en 1624 en ne laissant que deux filles. D'abord promise à Louis XIII de France, l'aînée, Nicole de Lorraine, a été mariée à son cousin Charles de Lorraine-Vaudémont. Le testament du duc stipule que les époux règneront conjointement, Charles tenant son pouvoir de Nicole. Charles réussit à évincer Nicole du pouvoir mais sa politique fantasque et son opposition ouverte à la France causeront le malheur de ses États et de ses sujets.

Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar (1703)

Le duché de Lorraine est occupé par la France sous Louis XIII et Louis XIV de France mais retrouve son indépendance (surveillée) en 1697 avec le duc Léopold Ier, qui entreprend de restaurer ses États. Pour bien montrer sa détermination, il fait construire le château-résidence de Lunéville que Stanislas Leszczynski s'appropriera quelques années plus tard. Estimé de tous, le duc meurt en 1729 laissant le trône à son fils François III qui, élevé à Vienne, est le fiancé potentiel de l'héritière de l'empereur. La France ne saurait accepter que l'influence de l'Autriche, qui possède alors l'actuelle Belgique et le Luxembourg, s'étende jusqu'à Bar-le-Duc.

Stanislas Leszczynski, souverain imposé par la France

En 1738 l'empereur Charles VI obtint l'acceptation par la France de la Pragmatique sanction en échange des duchés de Lorraine et de Bar. Ces deux duchés appartenaient à celui qui deviendra en 1745, l'empereur romain du saint empire, François Ier du Saint-Empire. Les duchés seront donnés, à titre viager, au roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV de France qui avait épousé sa fille Marie Lesczynska. À la mort de Stanislas en 1766, la France reçut les duchés qui devinrent des provinces du Royaume de France "à l'instar de l'étranger", ce qui signifiait que les taxes douanières sur les produits passant de Lorraine en France étaient maintenues. Le duc de Lorraine recevait la Toscane et épousait la fille de l'empereur. Il sera le père de Marie-Antoinette d'Autriche qui, devenue reine de France, sera condamnée à mort lors de la Révolution française.

Stanislas Leszczyński, homme affable, chassé deux fois du trône de Pologne par son rival Frédéric-Auguste Ier de Saxe, abandonna immédiatement la réalité du pouvoir à un intendant nommé par la France. Il fut à Nancy un acteur important des Lumières. Après les destructions ayant suivi les guerres de Louis XIII et Louis XIV, il dota la ville d'un ensemble architectural exceptionnel, la Place Royale conçue à la gloire de son gendre Louis XV (qui le méprisait). Cet ensemble urbain est inscrit depuis 1983 au titre du patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco[16]. Il se distingua par des initiatives sociales en avance sur son temps : écoles, hôpitaux et bibliothèques publiques, greniers collectifs, secours aux plus démunis, et obtint le surnom de "Bienfaisant" tandis que l'intendant français Chaumont de La Galaizière remplaçait les administrateurs lorrains par des Français, imposait la langue française dans les actes de justice (alors qu'une partie de la Lorraine était de langue germanique) et envoyait les récalcitrants aux galères royales.

Province française de l'Est[modifier | modifier le code]

En 1769, l'université fondée en 1572 à Pont-à-Mousson, est transférée à Nancy par édit royal de Louis XV. En 1777, Nancy devient le siège d'un nouvel un évêché[17]. La même année, Saint-Dié - où résidait le primat de Lorraine avant l'annexion - devient une ville épiscopale[18]. Le premier évêque du diocèse de Saint-Dié est un des fils de l'intendant haï.

Carte de la région Lorraine avec ses quatre départements, montrant les États et provinces qui existaient sur son territoire au XVIIIe siècle.

En 1790, durant la Révolution, quatre départements sont créés : Meuse, Meurthe, Moselle et Vosges. Les derniers territoires sont rattachés à la France : Salm et Créhange en 1793, Lixing en 1795.
À cette même époque (1790), des députés lorrains ont demandé la création d'un département de "Lorraine allemande", cela par exemple pour que les citoyens germanophones ne soient pas administrativement obligés d'aller dans les communes francophones, mais cette proposition fut refusée[19].

L'histoire de la Lorraine se confond avec celle de la France jusqu'en 1871.

Entre Empire allemand et République[modifier | modifier le code]

En 1871, le traité de Francfort attribue à l'Empire allemand les territoires lorrains correspondant à une partie du département de la Moselle et du département de la Meurthe : géographiquement cela recouvre la Moselle actuelle qui forme avec l'Alsace le Reichsland Elsaß-Lothringen jusqu'en 1918 ; l'arrondissement de Saint-Dié dans les Vosges est également amputé des parties anciennement rattachées à l'Alsace, c'est-à-dire des cantons de Saales et Schirmeck, dès lors rattachées au Bas-Rhin. Les habitants des territoires annexés sont contraints de choisir entre l'Empire allemand, s'ils veulent rester, ou la France. Beaucoup d'« optants » choisissent de migrer vers la France, en particulier vers Nancy, dont la population double rapidement.

La Première Guerre mondiale marque profondément la Lorraine qui voit ses habitants s'affronter sur son sol sous des uniformes ennemis.

La majorité des Mosellans, sujets loyaux de l’Empire allemand, se battent pour l'Empereur. Entre 1914 et 1918, si 18 000 Alsaciens et Mosellans s'engagent dans l'Armée française, 380 000 Alsaciens-Lorrains, soit plus de 95% des conscrits, se battent pour l'Empire jusqu’à la fin de la guerre[20], souvent jusqu'à l'ultime sacrifice. Leurs tombes sont aujourd'hui entretenues par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge. La bataille de Verdun, l'une des plus longues et les plus meurtrières, se déroule en 1916 dans la Meuse. Plusieurs villages, entièrement détruits par les combats, ne seront jamais reconstruits. Cette région dévastée, appelée zone rouge, comporte d'importants mémoriaux, dont le plus fameux est l'ossuaire de Douaumont. Le traité de Versailles de 1919 restitue l'Alsace-Lorraine à la France. Le droit local en Alsace et en Moselle, contenant notamment le régime concordataire abrogé en France en 1905 et le régime de sécurité sociale Bismarkien, fut maintenu dans ces territoires après 1918.

Durant l'entre-deux-guerres, la Lorraine voit l'édification de la ligne Maginot, qui va se révéler stratégiquement inutile. La Moselle est de nouveau annexée en 1940. À partir d'août 1942[21], cette annexion de fait permet à l'Allemagne nazie d'incorporer de force les jeunes Mosellans dans les armées du Troisième Reich[22]. La libération de la Lorraine se fait par étapes à partir du 31 août 1944[23] et se termine le 19 mars 1945. La première phase de la campagne de Lorraine, menée par la IIIe armée américaine, se termine par la victoire des Alliés dans les secteurs de Nancy, Lunéville, Épinal, Saint-Dié, Thionville, Sarrebourg et Metz, où les opérations durent trois mois. La seconde phase de la campagne, menée par la VIIe armée américaine, voit la libération des territoires mosellans encore occupés après décembre 1944. L'opération Undertone marque la fin des combats dans cette zone du front, permettant la libération de Forbach le 13 mars 1945, de Bitche le 16 mars, et de Sturzelbronn le 19 mars 1945.

Lorraine, région européenne[modifier | modifier le code]

L'après-guerre se révèle une période prospère pour la région disposant de réserves de matières premières quasi intactes. De nombreux immigrants, principalement d'Italie et de Pologne, viennent s'y installer. Ceci a pour conséquence un accroissement de la population et fait progresser la Lorraine au rang de 3e pôle économique français. Depuis la fin des Trente Glorieuses, la Lorraine, comme d'autres régions industrielles qui ont fait la richesse nationale, est touchée par d'importantes restructurations[24].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Lorraine.
Smart ForTwo, voiture fabriquée à Hambach en Moselle

La Lorraine a été une région fortement marquée par l'activité industrielle. Avec le déclin de l'activité minière, une réorientation est en cours et on assiste à l'implantation de sociétés dans des domaines des nouvelles technologies (énergie, électronique…). La région profite, tout comme l'Alsace, des échanges frontaliers avec le Luxembourg et l'Allemagne.

Administration[modifier | modifier le code]

Départements[modifier | modifier le code]

Département Code Insee & postal Préfecture Superficie Population (2009) Densité
Meurthe-et-Moselle 54 Nancy 5 246 731 019 139
Meuse 55 Bar-le-Duc 6 211 194 003 31
Moselle 57 Metz 6 216 1 044 898 167
Vosges 88 Épinal 5 874 380 192 65

Région[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil régional de Lorraine.

Le siège du Conseil régional ainsi que du Conseil économique social et environnemental de Lorraine se trouvent à Metz. L'histoire a fait que Metz et Nancy ont tour à tour assumé des rôles prédominants en Lorraine, rôles parfois complémentaires ou parfois antagonistes. Il en a résulté une certaine rivalité que la région tente aujourd'hui de faire disparaître avec le développement harmonieux du « Sillon lorrain » (dit aussi « sillon mosellan » les deux villes se développant dans le bassin versant de cette rivière).

Par ailleurs, la chambre régionale des comptes de Champagne-Ardenne, Lorraine se trouve à Épinal.

Le poids de l'histoire se fait également sentir, la Moselle actuelle (obtenue en démembrant les anciens départements de la Moselle et de la Meurthe), ayant été annexée entre 1871 et 1918 et de nouveau de 1940 à 1944 voire 1945 pour certains villages, la Meurthe absorbant alors la quasi-totalité du Pays-Haut (partie de l'ancienne Moselle non annexée) pour devenir la Meurthe-et-Moselle. De nombreux Mosellans ont eu ainsi le choix à l'époque de résister en restant en Moselle et devenir allemands (pour maintenir une présence française dans ce département annexé) ou bien de partir dans un autre département français pour marquer leur opposition à l'annexion et rester français. Il en subsiste des particularités, comme le droit local, dans le régime des cultes ou le fonctionnement de la Sécurité sociale et des associations.

Dans le domaine de l'éducation, la Moselle, autrefois rattachée à l'académie de Strasbourg, est aujourd'hui intégrée à l'académie de Nancy-Metz. Il en est de même pour les universités, réunies en Pôle universitaire européen.

Au premier janvier 2012, l’Institut national polytechnique de Lorraine, les universités de Metz, Nancy-I et Nancy-II fusionnent pour créer l’université de Lorraine[25].

Au niveau européen[modifier | modifier le code]

La région Lorraine est également membre de la coopération inter-régionale transfrontalière « Saar-Lor-Lux » qui regroupe outre la Lorraine, le Luxembourg, le Land allemand de la Sarre auxquels sont associés au sein de la Grande Région[26], la Rhénanie-Palatinat et la Région wallonne en Belgique.

La Lorraine gaumaise est née dans le cadre d'un projet interreg IV-A Grande Région en 2012. Elle rappelle qu'historiquement la Lorraine s'étendait au-delà des frontières nationales actuelles.

Transports[modifier | modifier le code]

Les axes de transport de Lorraine se sont structurés sur une direction nord-sud, suivant le cours de la Moselle. Elle est traversée par la route de l'ambre vers l'Ouest méditerranéen, puis la voie romaine Lyon-Cologne. S'y ajoutaient des perpendiculaires, permettant de relier Seine et Rhin comme les voies romaines Reims-Toul ou Verdun-Metz.

Encore aujourd'hui, l'axe majeur de transport en Lorraine est le sillon mosellan, appelé également « sillon lorrain » (Épinal, Nancy, Metz, Thionville) qui traverse la partie est de la région, en provenance du massif Vosgien au sud et s'ouvre au nord sur le Luxembourg, la Belgique et l'Allemagne. Sur la majeure partie de cet axe se côtoient l'autoroute A31 (Dijon-Luxembourg), les canaux à grand gabarit et les voies ferrées.

Il est complété par la Magistrale européenne Paris-Budapest, emprunté par la LGV Est, l'autoroute A4 et la RN4.

Route[modifier | modifier le code]

L'autoroute A31 traverse la région du nord au sud. Dans les années 2000 elle pose aujourd'hui des problèmes de saturation et il a été envisagé de la délester en construisant l'autoroute A32 ; ce projet a été abandonné au profit d'aménagements de l'A31 en juillet 2010.

Les axes transversaux principaux sont l'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg en passant par Metz et la route nationale 4 qui relie Paris à Strasbourg via Nancy. L'autoroute A4 permet une liaison avec Sarrebruck en Allemagne (par l'A320) et avec Strasbourg. La RN4 est l'axe le plus court entre Paris et Strasbourg ; elle n'est cependant pas à deux fois deux voies sur toute sa longueur et permet donc une liaison Paris-Strasbourg moins directe que via Metz par l'autoroute A4.

Les liaisons avec l'Alsace sont moins aisées dans le sud de la région, malgré le col de Bussang et la réouverture du tunnel Maurice-Lemaire qui améliorera le trafic.

Les liaisons avec la Franche-Comté et le Territoire de Belfort sont relativement bonnes via les Routes Nationales 57 (actuellement -2012- en travaux pour un passage en 2x2, et dont la mise en service est prévue à l'été 2013 [27]) et 66.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

TER Lorraine (Métrolor) en gare de Nancy-Ville

Le premier train de l'histoire de la Lorraine relia Metz à Nancy le 10 juillet 1850 en 2h15. Cette première ligne fut prolongée en 1852 vers la Prusse[28].

Les voies ferroviaires sont en pleine expansion avec notamment la construction (grâce aux décisions et à une très importante prise en charge financière par les Lorrains eux-mêmes, justifiée par le profit conséquent qu'en tire la région[29]) de la LGV Est européenne dès juin 2007 reliant Paris à Metz, Nancy ainsi que deux nouvelles gares TGV : gare de Meuse TGV et la gare de Lorraine TGV. La région dispose aussi de bonnes liaisons par le train via le TER Lorraine (Métrolor).

Pour le trafic voyageur, ce sont les liaisons vers le sud qui sont les plus difficiles. La ligne Luxembourg - Dijon présente un tracé peu favorable et est fortement utilisée par les convois de fret.

Par ailleurs la quasi absence de liaisons ferroviaires vers la Franche-Comté est à déplorer. Dans le cadre de la mise en service du TGV Rhin-Rhône, il est donc envisagé de poursuivre l'électrification de la ligne Blainville-Damelevières - Lure au-delà d'Épinal pour améliorer les liaisons ferroviaires vers Belfort[30].

Les autres projets sont le second tronçon de la LGV Est européenne, le probable déplacement de la gare de Lorraine TGV à Vandières et l'amélioration de la Ligne Lérouville - Sarrebruck utilisée par les TGV Paris-Francfort[31].

La Lorraine est également traversée par plusieurs grands axes de fret[32]. Avec un important centre de triage à Woippy, ce trafic fret domine : il a concerné 44 % des circulations en 2002, contre 29 % pour le TER, 20 % pour les acheminement de matériel et 7 % pour les grandes lignes. La région représente ainsi a elle seule 22 % du chiffre d'affaires fret de la SNCF[33].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le transport fluvial est aussi très présent à la fois par la Moselle canalisée et avec un réseau relativement dense de canaux. La Lorraine est en effet traversée par de nombreux canaux. Le Canal de la Marne au Rhin, créé en 1853, relie d'importantes villes de Lorraine comme Bar-le-Duc, Toul et Nancy, et permet de rallier la région parisienne à une extrémité et l'Alsace et le Rhin par l'autre. Le Canal de l'Est comprend deux branches : l'une appelée branche Nord permet de rallier le Benelux et les ports de la mer du Nord, tandis que la branche Sud permet la communication avec la Saône et le Rhône. Enfin, par le canal des Houillères de la Sarre qui draine l'est mosellan, on peut réaliser la jonction avec Sarrebruck. Tous ces canaux sont, contrairement à la Moselle canalisée, au gabarit Freycinet (péniche de 38,5 m chargeant au maximum 250 tonnes à 1,80 m d'enfoncement).

25 % des échanges internationaux de la Lorraine passent par voie d’eau. La Moselle canalisée accueille déjà un trafic très important : 10 millions de tonnes par an de marchandises sont chargées et déchargées sur ses ports soit plus de 95 % du trafic fluvial en Lorraine. L’augmentation de la hauteur libre entre Metz et la frontière luxembourgeoise par le rehaussement des ponts a été réalisée par le Conseil régional afin de garantir le passage de bateaux chargés de trois couches de conteneurs.

Au total, la région compte 700 km de voies navigables et quatre grands ports fluviaux commerciaux : Le nouveau port de Metz (premier port céréalier de France et le septième port fluvial français[34]), le port de Nancy-Frouard, le port de Metz-Mazerolle et le port d'Illange (à proximité de Thionville). La région présente également de nombreux ports de plaisance.

Un canal à grand gabarit entre la Moselle et la Saône est en projet. D'une longueur d'environ 250 km, il irait de Neuves-Maisons jusqu'à Saint-Jean-de-Losne en Bourgogne[35].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Tour de contrôle de l'aéroport M.N.L

L'Aéroport Metz-Nancy-Lorraine a été ouvert en 1991. Il est situé sur le site de Louvigny (Moselle) à 27 km au sud de Metz et 32 km au nord de Nancy. L'aéroport n'a pas eu le succès escompté et n'occupe aujourd'hui que la 27e place des aéroports de province français.

Des vols réguliers directs desservent Lyon, Nice, Marseille, Toulouse, Ajaccio et Bastia, ainsi qu'Alger et Constantine. En période estivale seuls des vols internationaux desservent l'Italie, le Maghreb, l'Égypte, la Grèce[36].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Nicolas-de-Port
Les remparts à Longwy, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre du Réseau des sites majeurs de Vauban
Manderen : château de Malbrouck
Le château de Lunéville
Hôtel de Florainville à Bar-le-Duc
Article détaillé : Tourisme en Lorraine.

Le tourisme en Lorraine est une activité déjà très ancienne et qui connait actuellement un regain. Axés autrefois principalement sur le thermalisme (Plombières, Contrexéville…), les pèlerinages (basilique de Saint-Nicolas-de-Port, basilique du Bois-Chenu de Domrémy, Basilique Saint-Pierre-Fourier de Mattaincourt, Basilique Notre-Dame de Sion et basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold…) et le tourisme militaire (Verdun, la ligne Maginot), la région tente de diversifier ses atouts. La Lorraine n'est que la 15e région française en termes de part de marché sur l’ensemble des séjours touristiques. Cependant la région a su mettre en valeur un patrimoine riche, mais aussi divers et varié. Les principaux centres touristiques sont les parcs naturels, les musées, les sites militaires, les monuments (châteaux et sites historiques), la gastronomie et les métiers d'art. S'y rajoute le tourisme industriel, secteur en plein développement.

La région grâce au massif des Vosges dont une partie est classée réserve mondiale de biosphère par l'UNESCO bénéficie aussi de visites touristiques sportives hivernales, l'été étant plutôt consacré à la visite des espaces naturels et historiques, des édifices religieux des principales villes et du développement de l'artisanat notamment en Meurthe-et-Moselle et en Moselle. Le Pays du Verre et du Cristal regroupe plusieurs communes qui ont accueilli l'art verrier. On peut noter les villages de Meisenthal (qui abrite aujourd'hui encore le Musée du verre et du cristal ainsi que la Halle Verrière de Meisenthal réhabilitée en un lieu de création et de diffusion culturelle), Goetzenbruck (où l'art des vitraux et l'industrie du verre à lunette sont encore présents), Lemberg ou encore Saint-Louis-lès-Bitche et Baccarat (où les célèbres cristaux sont toujours fabriqués). La lutherie d'art reste quant à elle liée à la région de Mirecourt dans le département des Vosges.

D'autres manufactures prestigieuses continuent d'exercer. Ces manufactures séculaires travaillent pour le monde du luxe et fabriquent pour Pierre Frey textile, Kenzo, Sir Elton John, Tiffany & Co de New York, The American Friends of Versailles… et produisent des collections propres que l'on retrouve aux quatre coins du monde. Toutes ces entreprises sont accessibles aux visiteurs sur rendez-vous, et le siège de l'une d'entre elles, la faïencerie de Niderviller fondée en 1735 en Moselle est classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Vous pouvez aussi découvrir la cristallerie de Portieux fondée en 1705 dans les Vosges, la cristallerie de Vallérysthal fondée en 1707 en Moselle et les manufactures Royales de Faïence de Lunéville & Saint-Clément fondées en 1730 & 1758 en Meurthe-et-Moselle.

Depuis le début de la fermeture des mines de Lorraine, le tourisme industriel est en plein développement. Le musée de la mine à Neufchef présente les différentes installations du début jusqu'à la fermeture des mines de fer de Lorraine.

Il en va de même pour le parc du haut fourneau U4 à Uckange. Symbole fort du patrimoine industriel de la vallée de la Fensch sauvegardé grâce à son inscription à l’inventaire des monuments historiques, le U4 est le dernier des six hauts-fourneaux de l’usine d’Uckange ; il est aujourd’hui l’un des rares vestiges de la sidérurgie du XXe siècle conservé en France.

Dans l'ancien Bassin Houiller à Petite-Rosselle, le Musée du carreau Wendel est le seul site minier français invitant à partir à la découverte des différentes techniques d'exploitation du charbon, utilisées jusqu'à la fermeture de la dernière mine française en 2004.

Nancy jouit de nombreux atouts culturels qui en font une ville d'art et d'histoire remarquable. Le classement sur la liste du patrimoine mondial l'UNESCO de l'ensemble architectural du XVIIIe siècle de la Place Stanislas, place d'Alliance et place de la Carrière en font une destination de premier choix. Nancy connait également un fleurissement des arts à la Renaissance (palais des ducs de Lorraine, hôtels particuliers de la Ville Vieille, George De La Tour…). Nancy fut également la capitale française de l'Art Nouveau au début du XXe siècle avec la création de l'École de Nancy (Gallé, Daum, Majorelle…) et la construction de plus de 50 immeubles et maisons art nouveau désormais classés.

À Metz, le Centre Pompidou-Metz, musée d'art moderne, est devenu une attraction nationale et même internationale depuis sa construction (exposition Sol Lewitt inaugurée en mars 2012[37]). Son célèbre Marché-aux-Puces est le second de France. Depuis 2007, la ville de Metz a initié une démarche visant l'inscription au Patrimoine Mondial par l'UNESCO de son Quartier Impérial. La ville s'enorgueillit aussi de sa célèbre cathédrale Saint-Étienne de Metz non seulement la cathédrale de France ayant la plus grande surface vitrée (près de 6 500 m2) mais également celle qui présente les plus grandes verrières gothiques d’Europe.

Amnéville-les-Thermes a développé un centre touristique et de loisirs dans le bois de Coulange, doté d’une cité thermale et d’un casino. de nombreux équipements permettent des divertissements variés, notamment avec l’un des plus beaux zoos d'Europe[réf. nécessaire], la première piste de ski indoor de France[réf. nécessaire] : le snow hall d'Amnéville, un aquarium, un musée de la moto et du vélo (collection Maurice Chapleur), une piscine-patinoire…

Verdun, haut lieu historique et capitale mondiale de la Paix depuis 1966, ainsi que ses champs de bataille, proposent aux touristes des parcours diversifiés. Depuis 1994, son ancien palais épiscopal abrite le Centre mondial de la paix.

Labellisée « Ville d’art et d’histoire », Bar-le-Duc est située au cœur de la Lorraine Champenoise. Sa ville haute constitue un des ensembles urbains de style et d'époque Renaissance les plus remarquables de France.

La Lorraine gaumaise est un espace culturel et touristique transfrontalier formé par le pays de Montmédy (Meuse) et la partie méridionale de la Gaume (territoires de Florenville et de Virton). Au niveau architectural, les sites majeurs de la Lorraine gaumaise sont la Citadelle de Montmédy, la Basilique d'Avioth, la Cité renaissance de Marville, le château de Louppy-sur-Loison, l’abbaye d’Orval, le château d’Herbeumont et le château de Montquintin. Sa situation géographique, entre le massif ardennais et les cuestas lorraines, explique la diversité de ses paysages.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Lorraine.

Villes et métropoles lorraines[modifier | modifier le code]

Les deux principales aires urbaines de Lorraine sont respectivement celle de Nancy, première aire urbaine régionale regroupant 434 900 habitants en 2010, et Metz, dont l'aire urbaine comptait 389 851 habitants la même année. Ces deux agglomérations sont suivies par Thionville avec 130 000 habitants. Si la conurbation de Forbach ne compte que 100 000 habitants en Moselle, elle se prolonge dans la Sarre pour former Sarrebruck-Forbach qui totalise plus de 700 000 habitants. Épinal est la principale ville des Vosges avec 90 000 habitants et Verdun celle de la Meuse avec 20 000 habitants.

Malgré les conséquences de l'histoire récente[38] sur le découpage départemental et les enjeux de pouvoir entre Metz et Nancy, les outils de la statistique comme de la sémantique peinent à résoudre les contradictions de définition et de hiérarchisation des aires géographiques à travers les modèles territoriaux existants de « métropole », « agglomération », « zone d'emploi » sur lesquels toute politique nationale ou européenne puisse opérer. Dans les années 1970, l'OREAM-Lorraine a tenté de promouvoir la réalisation d'une métropole lorraine bipolaire continue (Metz-Nancy), restée à l'état d'utopie tant le développement urbain en Lorraine (pôles anciens, importantes conurbations des bassins industriels, dynamiques transfrontalières, etc.) est un phénomène complexe et multipolaire[39].

Metz[modifier | modifier le code]

Au confluent de la Moselle et de la Seille, préfecture régionale et chef-lieu du département de la Moselle, Metz, la Divodorum gallo-romaine, au passé trois fois millénaire, possède un riche patrimoine urbain allant des époques antique (Musées de la Cour d'Or), médiévale (Place Saint-Louis), renaissance (hôtels particuliers) et classique (Place d'armes, Opéra-théâtre) à l'époque actuelle (église sainte Thérèse, Centre Pompidou-Metz).

La cathédrale Saint-Étienne est la troisième de France en hauteur de nef (après Amiens et Beauvais), et possède la plus grande surface de vitraux de France (près de 6 500 m2 de vitraux). L'une de ses tours appelée tour de la Mutte abrite une imposante cloche d'origine médiévale pesant onze tonnes et mesurant 2,32 m de diamètre. La cathédrale Saint-Étienne fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 février 1930[40].

Le quartier impérial, édifié pendant la période allemande (1871-1918), a été proposé pour classement au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

La ville est surnommée « ville jardin » du fait de la présence continue de l’eau et de jardins intégrés à la ville.

En 2010, a ouvert le Centre Pompidou-Metz, annexe décentralisée du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou de Paris consacré à l'art contemporain.

La ville de Metz abrite une université créée en 1970[41], et située à Metz. Elle porte le nom de Paul Verlaine depuis 2005, poète né à Metz en 1844 où il vécut plusieurs années. Elle accueille en 2010 plus de 14 460 étudiants et 1 300 stagiaires en formation continue[42].

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Nancy[modifier | modifier le code]

Ancienne capitale des ducs de Lorraine, située sur la Meurthe, aujourd'hui chef-lieu du département de la Meurthe-et-Moselle, la ville possède un riche patrimoine urbanistique, d'une part via la ville médiévale et la ville Renaissance, mais surtout par les célèbres place Stanislas et ses places voisines de la Carrière et d'Alliance, toutes les trois classées au patrimoine mondial de l'UNESCO[43]

La ville possède également un riche patrimoine préservé par l'intermédiaire d'un vaste secteur sauvegardé de 166 hectares, englobant le centre historique, et notamment le Palais Ducal et les hôtels particuliers de la Renaissance ou de la période Classique. En effet, l'urbanisation de Nancy est originale  : au cœur initial de la ville édifiée au Moyen Âge fut jouxtée, à la Renaissance, la ville-neuve, un projet urbanistique particulièrement innovant pour l'époque. Ces deux villes étaient fortifiées, ainsi la ville conserve huit portes fortifiées dont la plus ancienne est la fameuse porte de la Craffe, datant du XIVe siècle. L'ensemble fut relié ensemble au XVIII° siècle par le complexe urbanistique édifié sous le règne de Stanislas. Le palais des Ducs de Lorraine ainsi que l'église des Cordeliers, lieu de sépulture des ducs de Lorraine furent classés dès 1840, sur la première liste des Monuments Historiques.

La ville est également connue comme un centre important de l'Art nouveau grâce au mouvement artistique de l'école de Nancy, dont la ville conserve de nombreux bâtiments classés.

Ce riche passé artistique et historique a fait de Nancy une ville de musées avec le Musée Lorrain, le Musée des Beaux-Arts, le Museum-Aquarium, le Musée de l'école de Nancy et le Musée de l'histoire du fer.

Avec 40000 étudiants, Nancy est aussi la 5e ville universitaire de France[44]. En effet, elle est héritière de l'Université de Pont-à-Mousson, créée en 1572, dont l'Université de Lorraine est l'aboutissement. La ville possède ainsi de nombreuses facultés et écoles d'ingénieurs.

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Épinal[modifier | modifier le code]

Préfecture du département des Vosges, située sur la Moselle, Épinal possède un intéressant quartier historique situé sur la rive droite de la Moselle, où nombreux édifices religieux, publiques et places le compose.

Le château d'Épinal et les ruines de l'ancienne forteresse dominent la ville à 387 m d'altitude avec un parc animalier en plein air gratuit.

La cité vosgienne est aussi connue pour son imagerie (Images d'Épinal) que l'on peut redécouvrir à travers un musée. Pistes de ski de Gérardmer et La Bresse etc.

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Musée de l'imagerie Pistes de ski vosgiennes

Bar-le-Duc[modifier | modifier le code]

Préfecture du département de la Meuse, ancienne capitale du duché de Bar, la ville se situe sur l'Ornain et est divisée en deux parties : La ville haute (ville historique) de style renaissance avec notamment le château des ducs de Bar et ses nombreux hôtels particuliers qui en faut l'un des ensemble civil de la Renaissance des plus importants[45]. La ville basse, de part et d'autre de l'Ornain qui fut le lieu initial de fondation de la ville par les Romains.

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Verdun[modifier | modifier le code]

Siège d'un diocèse épiscopal, la ville est riche en édifices historiques et religieux divers et malheureusement méconnus. Sa Cathédrale Notre-Dame de Verdun, à la fois romane, gothique et Classique est classée monument historique par arrêté du 30 octobre 1906. Le cloître est classé monument historique par arrêté du 13 juillet 1907[46]. Sa synagogue ainsi que l’ancienne maison du rabbin, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 2002[47]. Verdun abrite le Centre mondial de la paix depuis 1994. Son Mémorial de la Paix accueillait à lui seul environ 500 000 touristes en 2005.

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Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Lorraine.

De par sa position géographique, et de par son bilinguisme - on y parle le Lorrain roman et le francique lorrain - la Lorraine fut un lieu d'échanges privilégiés entre la culture romane puis française et les cultures germaniques. C'est ainsi que de nombreuses innovations ont fait leur entrée en Lorraine avant de se répandre dans le reste de la France (musique, gastronomie, etc.) ou inversement vers l'Allemagne et l'Europe centrale. Un des exemples peut être l'armoire lorraine, en France les armoires n'ont pas de rangements horizontaux en bas de l'armoire, en Allemagne, il y en a généralement un assez gros, en Lorraine, il y en a deux petits.

À l’époque mérovingienne la Lorraine a été un centre politique mais aussi un foyer culturel important. Ses nombreux monastères et leurs scriptoriums jouèrent un grand rôle dans la conservation du savoir et le développement des enluminures (École de Metz). La Lorraine, au cœur de l'empire fondé par Charlemagne fut également l'un des centres de la renaissance carolingienne avec des personnalités majeures comme Chrodegang qui introduisit entre autres le chant grégorien par l'intermédiaire des moines de l'abbaye de Gorze.

Le Moyen Âge fut également marqué par l'édification d'églises et de cathédrales audacieuses : à la période romane, la cathédrale de Verdun deviendra la source d'inspiration des cathédrales rhénanes, tandis qu'au XIIIe siècle, la Cathédrale de Toul, également héritière d'un plan carolingien, fera la synthèse des influences Françaises et Impériales. Quant à la cathédrale de Metz, elle devient l'un des fleurons du gothique avec son impressionnante élévation et son importante surface vitrée.

L'Europe se pacifie considérablement après la bataille de Nancy, en 1477, qui éradique la possibilité d'émergence d'un d'état puissant entre Royaume de France et Saint-Empire. Cette période de paix est favorable à la création artistique, c'est à ce moment qu'apparait une première Renaissance Lorraine (Palais Ducal de Nancy...) dont l'âge d'or sera le règne du Duc Charles III de Lorraine avec la création de l'Université de Pont-à-Mousson ainsi que l'édification de la ville-neuve de Nancy, œuvre urbanistique étonnante puisqu'elle établi une nouvelle-ville à côté de la ville médiévale. La Renaissance Lorraine prendra fin avec la guerre de Trente Ans (1618). Le rayonnement culturel lorrain à la Renaissance voit la reconnaissance d'artistes majeurs comme Ligier Richier pour la sculpture, Georges de La Tour en peinture, Jacques Callot pour la gravure. Après la guerre de Trente Ans, un nouvel âge d'or artistique eut également lieu à la période classique, avant d'être le berceau de courants culturels originaux dont le plus fameux est assurément l'art nouveau, porté en France par l'École de Nancy.

La Lorraine est également riche de nombreux artistes et musiciens professionnels. Ainsi la Région Lorraine célèbre chaque année une grande Fête de la Musique le 21 juin en invitant des musiciens de toute la Région ainsi que des facteurs d'instruments qui ont fait la valeur de la région (luthiers, facteurs d'orgues, etc.).

Depuis 2007, une Fête de l'Excellence est organisée tous les ans dans différents villages de Lorraine : à Bruley en 2007[48], à Marly en 2008[49] et à Gérardmer en 2009[50]. La manifestation rassemble au cours d'un week-end les artisans régionaux en métiers d'art et gastronomie, qui viennent présenter leurs savoir-faire au grand public.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

La flèche du Palais Ducal de Nancy
  • Le Blason de la Lorraine est d'or, à la bande de gueules[51], chargée de trois alérions d'argent. À l'origine c'est celui de la maison d'Alsace, les comtes de Basse-Alsace portent de gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même et que ceux de Haute-Alsace portent de gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe, les ducs de Lorraine ont choisi d'or à la bande de gueules. En raison de leurs liens avec le Saint Empire Germanique et la maison de Hohenstaufen, ils placèrent des petites aiglettes sur la bande, qui finirent par être stylisées en alérions. Les 3 oiseaux se présentent en brochette car les Ducs de Lorraine prétendent descendre de Godefroy de Bouillon. Godefroy, en croisade devant Jérusalem, transperce, dit-on, 3 pigeons d’un seul coup de flèche. Comme le pigeon n’est pas un symbole assez prestigieux, les Lorrains le remplacent par un aigle.
  • Le chardon lorrain est d'origine angevine. René Ier de Naples l'introduisit en Lorraine et il fut adopté par la suite. René II de Lorraine y ajouta la légende : « Ne toquès mi, je poins » (Ne me touche pas, je pique) qui devint : « Qui s'y frotte, s'y pique ».

La plupart de ces symboles sont représentés sur la flèche du Palais Ducal de Nancy (ci-dessus), notamment les célèbres Alérions du Blason, le tout étant surmonté de la couronne princière.

En 2010, une pièce de 10 € en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Lorraine. Elle représente le drapeau armorié et la carte de la région. Elle a cours légal dans toute la France.

Gastronomie[52][modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cuisine lorraine et Vignoble lorrain.

Comme dans beaucoup de régions de France, la gastronomie tient une place importante. Réputée pour sa quiche lorraine, la Lorraine a également une cuisine riche en plats traditionnels.

La région propose des spécialités culinaires de haute réputation. La Moselle, le Bayonnais et le Xaintois sont connus pour leurs recettes à base de mirabelle (tarte, eau de vie…). La vallée de la Fensch a aussi sa spécialité, la wagotine. Nancy est réputée pour ses macarons et ses bergamotes, mais est aussi la ville où furent inventés le baba au rhum et la bouchée à la reine, le Lunévillois pour le pâté lorrain, Boulay-Moselle également pour ses macarons, Verdun pour ses dragées, Metz pour sa tarte au me'gin, Commercy et Liverdun pour leurs madeleines, Rambervillers pour sa tête de veau, Vittel pour ses grenouilles, La Bresse pour ses confiseries et le miel de sapin des Vosges, Le Val d'Ajol pour son andouille. La potée lorraine est un plat paysan à base de pommes de terre, de chou et de viande de porc provenant des milieux agricoles de la région.

La Mirabelle de Lorraine détient même une IGP étendue aux mirabelles surgelées depuis 2009[53].

Personnalités lorraines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lorrains célèbres.

De nombreuses personnalités sont originaires de Lorraine ou ont marqué la Lorraine de leur empreinte. La liste de ces personnalités étant trop longue, nous ne retiendrons qu’un seul nom: Saint Nicolas, personnage emblématique de la région, patron de la Lorraine et des Lorrains. L'Église Saint-Nicolas-des-Lorrains de Rome lui est dédiée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La région Lorraine a conclu en 1996 un accord de coopération avec la Moravie-Silésie [54].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Bastien, Histoire de la Lorraine, avec illustrations de Jean Morette, Metz : éditions Serpenoise, 1993, 223 p. - ISBN 2-87692-088-3
  • Lorraine, le petit livre des idées reçues, Jérôme Estrada et François Moulin, illustré par Philippe Delestre, Éditions de L'Est Républicain, 160 pages, 2010.
  • Les noms de famille en Lorraine, Daniel Bontemps et Martine Bontemps-Litique, avec la collaboration de Nelly Benoit, Virginie Legrand et Jean-Pierre Thiollet, Archives et Culture, 222 pages, 1999 [55].
  • Michel Hérold, Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d’Alsace, Paris, CNRS Éditions et Ministère de la Culture et de la Francophonie, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France,‎ mai 1994, 330 p. (ISBN 2-271-05154-1)
    Recensement des vitraux anciens (Corpus vitrearum, publié sous la direction du Comité international d'histoire de l'art et sous le patronage de l'Union académique internationale. France, série complémentaire, Recensement des vitraux anciens de la France, volume V
  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X)
    Inventaire national des orgues
  • Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cuisenier, Le guide du patrimoine rural, Besançon, Les guides de la manufacture,‎ 1991, 382 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    400 musées, écomusées, collections d’agriculture présentés par l’association française des musées d’agriculture : Deuxième édition revue et actualisée. Ouvrage publié avec le concours de la Direction des Musées de France (D.M.F.) : 13. Lorraine, pp. 215 à 228

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lothaire: Lothar en allemand, Lotharius en latin. (Pierre Riché:Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1983)
  2. .Insee
  3. Population estimée au premier janvier 2012 par région Insee
  4. Notice communale de Sarrewerden
  5. François Reitel, La Lorraine, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ 1982, 125 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-13-037369-0), p. 18
  6. Loïc Duchamp, Les complexes tourbeux acides du Parc naturel régional des Vosges du Nord, Coll. « Tourbières », Ann. Sci. Rés. Bios. Trans. Vosges du Nord-Pfälzerwald no 15, 2009-2010, pages 14-27
  7. a et b Directive régionale d’aménagement de la Lorraine, ONF, mai 2006.
  8. Inventaire et cartographie nationale de la biodiversité microbienne des sols INRA, consulté 2010 06 13
  9. Le loup aux portes du Sundgau - Article de Loup.org
  10. Thomas Pfeiffer, Alsace, le retour du loup, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 2011 (ISBN 9782716507967)
  11. Site conjoint Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement et du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire - Suivi des populations de loups - Bilan du suivi hivernal 2011-2012
  12. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume II
  13. http://de.wikipedia.org/wiki/Oberlothringen
  14. Limites de la Province lingonnaise, Mémoires de la Société historique et archéologique de Langres, t.2, Musée de Langres / 1862 (lire en ligne)
  15. Musée Lorrain, Nancy
  16. Patrimoine mondial, places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy
  17. Le diocèse de Nancy deviendra le diocèse de Nancy-Toul après le Concordat de 1801.
  18. Lettres patentes du Roi, confirmatives de la bulle d'érection de l'évêché de Saint-Diez en Lorraine, données à Versailles au mois d'août, registrées en Parlement le 5 septembre 1777, P. G. Simon, Paris, 1777
  19. Jean-Louis Masson - Histoire administrative de la Lorraine: des provinces aux départements (1982)
  20. 1914-18 : La grande guerre sur memorial-alsace-moselle.com.
  21. Une première ordonnance de Bürckel, instituant le service obligatoire dans la Wehrmacht pour les Mosellans, est promulguée le 19 août 1942. Dix jours plus tard, une seconde ordonnance, portant sur l'octroi de la nationalité allemande à l'ensemble des Mosellans, rend immédiatement applicable leur incorporation.
  22. Les conscrits sanglants, in Jacques Lorraine (pseudo. d'Edmond Huntzbuchler [1]): Les Allemands en France, L'Alsace et la lorraine, Terre d'épreuve, éd. du Désert, Alger-Oran, 1945 (p. 277-294).
  23. La libération de Verdun et de Bar-le-Duc par la IIIe armée américaine, les 31 août et 1er septembre 1944 est acquise dès le début des opérations militaires en Lorraine.
  24. Région Lorraine: Lorraine 2020, octobre 2011
  25. Décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l'université de Lorraine
  26. Site de la Grande Région (Saar-Lor-Lux)
  27. RN 57 : reprise des travaux à hauteur de Plombières-les-Bains
  28. André Schontz, Le Chemin de Fer et la Gare de Metz, Éd. Serpenoise, 1990, p. 212
  29. Bruno Bourg-Broc, « Rapport autorisant l’approbation du protocole d’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg relatif au raccordement du Grand-Duché de Luxembourg au TGV Est-européen », sur Assemblée Nationale (consulté le 12 juin 2007)
  30. L’arrivée de la grande vitesse ferroviaire dans l’Est de la France : une solution au désenclavement de la Haute-Saône et aux problèmes de saturation de l’axe nord-sud ? Jean-Louis Mignot in les Cahiers Scientifiques du Transport no 48, 2005
  31. Conseil Économique et Social de Lorraine, Avis du 18-12-2007 de la commission « Mobilités – transports durables »
  32. Fret : Les Grands Axes
  33. Schéma régional des infrastructures et des transports: Éléments de diagnostic du système lorrain des transports Conseil régional de Lorraine 2005
  34. Metz métropole, communauté d’agglomération : Les liaisons fluviales
  35. Le projet Moselle-Saône n’est plus tout seul Républicain Lorrain, 23 juillet 2009
  36. Aéroport de Metz Nancy Lorraine
  37. Sol LeWitt, le minimalisme au Centre Pompidou Metz
  38. Suite à la première annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine par l'Allemagne, la cohérence première du découpage départemental au nord n'a pu être conservée, avec pour conséquence que Briey et Longwy sont plus éloignées de leur préfecture (Meurthe-et-Moselle) que de celle de la Moselle riveraine
  39. Les métaphores de l’axe — qui évite d'avoir à en déterminer le début et la fin, et qui n'a qu'une seule dimension contrairement à l’aire, ont fleuri depuis les prémices de la politique de régionalisation française en Lorraine, pour tenter d'appréhender le phénomène urbain régional. Ainsi on parle de « sillon mosellan ». La délimitation des aires métropolitaines. Représentations et enjeu politique Bruno Moriset Annales de Géographie année 1997 no 595 p. 243-262
  40. « Notice no PA00106817 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Selon le décret no 70-1174 du 17 décembre 1970 portant érection d’universités et instituts nationaux polytechniques en établissements publics à caractère scientifique et culturel. Consulter le texte publié au Journal officiel du 18 décembre 1970, p. 11624, sur Legifrance
  42. Source : Université de Lorraine, Chiffres clés
  43. Places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy
  44. site de l'épitech
  45. Centre National de Documents Pédagogiques - Bar-le-Duc
  46. « Notice no PA00106656 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Notice no PA00106670 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Fête de l'Excellence à Bruley en 2007
  49. Fête de l'Excellence à Marly en 2008
  50. Fête de l'Excellence à Gérardmer en 2009
  51. La bande rouge part du coin gauche en haut vers la droite en bas, contrairement au logo de la région.
  52. Carte gastronomique de la Lorraine Carto-mondo.fr
  53. http://www.mirabelles-de-lorraine.fr/un-fruit/igp-et-qualite/
  54. Coopération Internationale décentralisée /Partenariats Région de Moravie-Silésie
  55. http://catalogue.bnf.fr/servlet/biblio?idNoeud=1&ID=37096524&SN1=0&SN2=0&host=catalogue

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