Hayange

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Hayange
Vue générale d'Hayange.
Vue générale d'Hayange.
Blason de Hayange
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Hayange (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Maire
Mandat
Fabien Engelmann
2014-2020
Code postal 57700
Code commune 57306
Démographie
Gentilé Hayangeois, Hayangeoise
Population
municipale
15 730 hab. (2011)
Densité 1 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 48″ N 6° 03′ 46″ E / 49.33, 6.0627777777849° 19′ 48″ Nord 6° 03′ 46″ Est / 49.33, 6.06277777778  
Altitude Min. 176 m – Max. 344 m
Superficie 12,23 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-hayange.fr

Hayange est une commune du Nord-Est de la France, chef-lieu de canton du département de la Moselle, en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Hayangeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 12 km au sud-ouest de Thionville[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Hayange
Nilvange Thionville Florange
Knutange Hayange Serémange-Erzange
Neufchef Ranguevaux Fameck

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Konacker, Marspich, Saint-Nicolas-en Forêt.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Fensch, un affluent de la Moselle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Hayange.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par :

Voie ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare d'Hayange est desservie par la ligne de Mohon à Thionville.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transports en commun de Thionville Fensch

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hayange[modifier | modifier le code]

Hayange est attesté sous les formes anciennes : Hainges[2] ou Haingas[3] en 875; Haenges et Heinga en 1067[3]; Haingas en 1139[4]; Heinga en 1161[4]; Heenges en 1181[4]; Heiinga en 1225[4]; Heingen en 1237[4]; Haienges en 1241, 1260[4] et 1363[3]; Heyngen en 1255[4]; Heingen en 1403[5],[4],; Heyngen en 1528; Hayinga, Heinga, Heyenga, Heynga en 1544[3]; Heyingen en 1572[3]; Heyngin en 1605[3]; Hayengen en 1762[3]; Hayingen au XVIIIe siècle[3].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] expliquent le premier élément Hay- par l'anthroponyme germanique Hago, alors qu'Ernest Nègre[2] y voit le nom de personne germanique Haius en en latinisant la désinence.

Le second élément semble être le suffixe germanique -ing(en) qui marque la propriété. Il a été romanisé en -ingas, d'où les formes en -anges dans la région, puis -ange[6].

Dans le Bade-Wurtemberg (Jura Souabe), près de Stuttgart, existe également une localité du nom de Hayingen.

Konacker[modifier | modifier le code]

  • Counacker (XVIIIe siècle), Kounakre (1817), Kounaker (1825).
  • de Kunacker en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Statue de la Vierge d’Hayange.

L’histoire d'Hayange remonte à l’époque des Mérovingiens. En effet, un cimetière mérovingien a été découvert par des mineurs de fer dans la vallée d’Hamévillers, à la sortie de la ville. La voie romaine entre Metz et Reims épousait d’ailleurs le tracé de la vallée. À l’époque franque, . Le fer était déjà exploité puisque des « loupes de fer » datant des temps romains ont été retrouvées.

Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville est daté de 821, sous le règne de Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, empereur d’Occident et roi des Francs.

Domaine royal jusqu’à la Révolution de 1789, Hayange est partagée, au Moyen Âge, entre le duché de Bar et le duché de Luxembourg (dont on retrouve les armoiries sur le blason communal). L’exploitation des mines de fer remonte à cette époque, puisqu’au XIIIe siècle, Thierry, seigneur d'Hayange autorise Thiébaut Ier, comte de Bar à extraire du minerai de fer sur ses terres. Le développement d'Hayange est dès lors lié à l’extraction du minerai de fer et à la création de petites forges pour la traiter. Mais, les ravages de la guerre de Trente Ans sont particulièrement néfastes à Hayange et empêchent son développement.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Ancien Château des De Wendel.

À l’aube du XVIIIe siècle, apparaît la famille Wendel qui a marqué profondément l’histoire de la ville comme en témoignent dans l’église Saint-Martin, des vitraux représentant l’épouse de Henry de Wendel avec ses trois fils, l’épouse de Robert de Wendel et ses deux enfants. Cette église de style Renaissance italienne, construite en 1884 pendant la période allemande, sur le modèle de la Trinité à Paris comporte également d’intéressants vitraux de sainte Barbe (protectrice des mineurs), et de saint Éloi (patron des ouvriers d’usine). La plupart de ces vitraux sont l’œuvre de Laurent-Charles Maréchal[réf. nécessaire], un des peintres verriers les plus importants de France dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Deux peintures ornent le transept, dont l’une est l’œuvre du peintre-verrier Casimir de Balthazar[réf. nécessaire], originaire d'Hayange.

Hayange compte d’autres témoins de cette époque faste, notamment la statue de la Vierge qui surplombe la ville, la chapelle, ou encore le plus grand des orgues de Moselle.

Linguistiquement la commune était germanophone (luxembourgeoise) jusqu'au XVIIIème siècle. Par la suite le français et le lorrain roman ont fini par dominer.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les Cinq musiciens, œuvre de Shelomo Selinger, (1969), Hayange.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Hayange, rebaptisée "Hayingen" est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C'est une période faste pour l'industrie sidérurgique. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Hayingen redevient Hayange.

Avec l’arrivée massive des émigrants italiens, polonais, espagnols, cette communauté humaine du fer a vu tout à la fois son identité particulière se transformer et perdurer à travers une communauté de valeurs : l’espoir, la solidarité, le travail, ou le respect, valeurs chères au Front populaire.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Les usines ne sont pas épargnées par l'aviation américaine. La ville est libérée le 10 septembre 1944[8].

Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Maghrébins qui ont intégré la communauté ouvrière d'Hayange. En 1954, Hayange comptait douze mille habitants dont près du quart d’origine étrangère, ce qui a fait de notre ville l’une des plus cosmopolites de Moselle.

Hayange, ville active et en expansion, s’est enrichie dans les années 1970, de plusieurs quartiers : Marspich, Le Konacker et Saint-Nicolas-en-Forêt. Grâce aux efforts de la commune pour créer des passerelles entre les quartiers existants et le centre historique, Hayange forme aujourd’hui une ville à part entière.

Marspich[modifier | modifier le code]

Mentionné Marxbach en 821, Marspich au XVIIIe siècle, — en patois Maaspich — étymologiquement de bach / bich, « ruisseau » et merich / mersch, « marécage » changé en mass.

En 1817, Marspich, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés avait pour annexes les fermes de Leyrange et Konacker. À cette époque il y avait 285 habitants répartis dans 45 maisons. En 1960, on compte 2 924 habitants. Le dernier maire avant la fusion avec la commune d’Hayange en 1971 a été Maurice Cometto. Le blason représente un lion emblème des seigneurs de Florange, qui possédaient Marspich. La bordure, symbole de Sainte-Glossinde, rappelle le patronage qu’exerçait sur l’église l’abbaye messine. L’église paroissiale de 1892 a été construite par la famille de Wendel.

Saint-Nicolas-en-Forêt[modifier | modifier le code]

Depuis 1971[9], Saint-Nicolas-en-Forêt est un quartier de la commune d'Hayange.
Le lieu fut nommé St-Nicolas-en-Forêt en hommage au patron des Lorrains et des travailleurs du métal.

La cité de Saint-Nicolas-en-Forêt a été construite sur le plateau de Morlange, à 290 mètres d'altitude, parcelles de Fameck et de Ranguevaux. C'est en 1952 que la première famille s'est installée dans un des 475 logements commandés. Au commencement, les habitants étaient d'ailleurs dépendants de ces deux communes, sur 475 logements, 25 étaient à Fameck et 450 à Ranguevaux. Très vite, les autorités se sont rendu compte que la situation était trop compliquée, les gens ayant peu de véhicules, ils étaient trop éloignés des deux villages. C'est ainsi que l'idée de créer la commune est née, en 19531954, à la suite de nombreuses pétitions créées par les habitants. En effet, à cette époque, il y avait plus d'habitants à Saint-Nicolas qu'à Fameck et Ranguevaux. La création de Saint-Nicolas-en-Forêt s'est faite le 1er janvier 1958 sur une superficie de 104 ha[réf. nécessaire]. La commune était alors peuplée de 1999 habitants. Le 27 février 1958, le premier conseil municipal de Saint-Nicolas-en-Forêt était mis en place. Une première année marquée par un drame ; le 2 juillet un avion F100 américain s'écrase près de la place Sainte-Rita, tuant deux enfants qui faisaient des courses à proximité et blessant plusieurs personnes. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car une école maternelle était à proximité.

Saint-Nicolas-en-Forêt a été créé pour loger les ouvriers des usines Sollac de la vallée de la Fensch. Durant l'urbanisation de la cité, entre 1954 et 1962, des personnes de tous horizons ont emménagé à Saint-Nicolas-en-Forêt, ce qui offre une richesse interculturelle très importante. Au début des années 1960, sur 450 familles, 128 venaient du Nord, 87 de l'est de la France, 39 de l'Île-de-France, 29 du Midi, 18 du Centre et 33 de pays étrangers, notamment l'Italie, la Pologne, l'Algérie et le Maroc. En 1964, des familles espagnoles sont arrivées. Cette année-là, 7 % des familles Nicoforestière étaient étrangères et 5 % naturalisées françaises.

En 1957, l'Immobilière Thionvilloise (I.T.) qui avait en charge une partie des logements de Saint-Nicolas-en-Forêt, avec une société de HLM, constitua la Société civile immobilière de construction de la place Sainte-Rita en collaboration avec des commerçants qui disposent chacun d'une part de la société. L'établissement comportait huit commerces, tenus par les commerçants actionnaires et d'autres venus par la suite. La société Les Trois Vallées fit construire d'autres magasins. Saint Nicolas avait sa pharmacie, sa banque, son épicerie, ses magasins d'alimentation, sa papeterie, son débit de tabac, son marchand de journaux, son salon de coiffure, son café-restaurant, son dépôt de pain, sa mercerie, etc. Ces commerces ont fermé leurs portes durant les années 1990, seuls le Tabac-Presse et le bureau de Poste ont survécu jusqu'au milieu des années 2000. Désormais, la Pharmacie est le seul point de convergence des Nicoforestiers. Un médecin et une infirmière sont également actifs sur le quartier de Saint-Nicolas-en-Forêt.

Au printemps 1956, la construction des « Domofers », des immeubles collectifs dont le matériau principal est l'acier, débute. Elle s'étend jusqu’à l'automne 1957. Vingt Domofers sont construits. Ils forment la rue du Plateau (devenue rue Pablo-Picasso), le boulevard de la Tour-Neuve, la rue Charles-Gambier et on en trouve également sur le boulevard du Jura.

Cet ensemble de Domofers permet à 288 familles supplémentaires de venir s'installer à Saint-Nicolas-en-Forêt. Les logements comportaient trois, quatre ou cinq pièces. Le dernier Domofer a été détruit en novembre 2006.

Charles Krebs avait succédé à M. Libouben à la mairie de St-Nicolas-en-Forêt, de 1961 jusqu'à la fusion avec Hayange le 1er janvier 1971. Il est à l'origine de nombreuses améliorations de la commune.

Afin de célébrer les cinquante ans de la naissance officielle de Saint-Nicolas-en-Forêt, en 1958, une exposition rétrospective a été présentée les 7 et 8 juin 2008 à l'annexe-mairie du quartier avec un historique complet, des photographies d'archives, etc. Dans la foulée, un site Internet consacré à St-Nicolas a été lancé.

Le début des années 2010 marque un renouveau pour la Place Bonnet avec la construction d'une maison de retraite, inaugurée le 19 novembre 2010, et l'édification d'une résidence privée "Les Terres de Haut" qui accueille plusieurs dizaines de nouvelles familles en 2012. Un pôle commercial doté d'un Tabac / Presse, d'une épicerie et d'un dépôt de pain était prévu en 2011, une installation préfabriquée fut installée sur le boulevard des Vosges, pour accueillir le commerce provisoire (dépôt de pain, pizza), mais le projet n'a pas abouti. Il devait prendre place à l'ancienne annexe mairie construite en 2005. La Place Bonnet a été entièrement rénovée en 2014 avec la création de parking et la plantation de nouveaux végétaux.

Lotissement des Grandes-Terrasses[modifier | modifier le code]

[évasif] Au statut de quartier même, le lotissement des Grandes-Terrasses sera construit en 2006 selon un arrêté municipal. Le quartier est donc relativement récent, même si de nombreux travaux fait pour l’agrandir ainsi que pour l’améliorer ont déjà été effectué (et sont encore d'actualités aujourd'hui). Comme la cité voisine (se trouvant à 1 km du lotissement), le lotissement accueille beaucoup de personnes mais uniquement dans des maisons. À côté de celui-ci se trouve le stade, qui, anciennement détaché de toute communauté, est aujourd'hui administrativement sous le contrôle du lotissement.

Récemment, une pétition a été créée par des enfants pour la construction d'un terrain où vélo et skates pourront circuler comme ils le souhaitent.

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

Les hauts-fourneaux.

Les usines d'Hayange ont disposé de deux divisions de hauts-fourneaux. La plus ancienne, dénommée Fourneau Hayange, a connu au cours de la période moderne quatre hauts-fourneaux désignés F1 à F4 et respectivement mis à feu en 1898, 1899, 1923 et 1924. En 1971, cette division est constituée de quatre hauts-fourneaux : les hauts-fourneaux 3 et 4, à chargement manuel par cambuses qui sont alors en réserve, et les hauts-fourneaux 1 et 2 reconstruits en 1967 et 1968. Ce même site disposait de huit hauts-fourneaux XIXe siècle.

La division Patural, située à un kilomètre de la division Fourneau, vers l'aval de la Fensch, et sensiblement plus vaste, a connu six hauts-fourneaux (P1 à P6) construits au début de ce siècle entre 1907 et 1913. Trois d'entre eux l'ont été sur le modèle américain. Ces hauts-fourneaux sont reconstruits entre 1952 et 1960. En 1975, la division compte quatre hauts-fourneaux (P3 à P6), les trois plus gros faisant l'objet dans les années suivantes d'une mutation profonde avec, en particulier, l'installation d'un gueulard Paul Wurth.

En 1993, l'abandon de la minette lorraine au profit de minerais plus riches amène la « mise sous cocon » du P4. Mais en l'absence de perspective de redémarrage, ce haut-fourneau est aujourd'hui promis à la démolition. En octobre 2011, les hauts fourneaux sont fermés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancien Tribunal.

Hayange a fusionné avec les communes de Saint-Nicolas-en-Forêt en 1970, de Konacker, et de Marspich en 1971. La commune de Ranguevaux lui fut aussi rattachée en 1972, mais se sépara à nouveau en 1987.

Hayange est le centre d'une communauté d'agglomération qui associe 10 communes de l'ouest de l'agglomération de Thionville. Créée en 2000 sous le nom de Val de Fensch, cette communauté est composée de : Algrange, Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Neufchef, Nilvange, Ranguevaux, Serémange-Erzange, Uckange.

Le canton d'Hayange compte trois communes : Hayange, Ranguevaux et Serémange-Erzange.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la libération
Période Identité Étiquette Qualité
17 nov. 1944 30 sept. 1945 Léon Wonner   Docteur
1945 1946 Joseph Bour PCF  
1946 1965 Jean Engler UNR Conseiller général
1965 1971 Charles Schneider SE  
1971 1977 Alphonse Bourgasser SE  
1977 1987 Yves Jambel PS Conseiller général
1987 mars 1995 Alphonse Bourgasser apparenté UDF Conseiller général, député, président de l'Association des maires des arrondissements de Thionville
mars 1995 1997 Jean-Pierre Masseret PS Secrétaire d'État aux anciens combattants
1997 2014 Philippe David PS Conseiller général
2014 en cours Fabien Engelmann FN Ouvrier territorial
Les données manquantes sont à compléter.

Léon Wonner est nommé par le préfet président de la « commission municipale » après la libération de la ville par les troupes américaines au mois de septembre 1944.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Hayange est jumelée avec[10]:

Placée sous le signe de la fraternité et de la construction européenne alors en cours, la charte de jumelage entre Hayange, Diekirch, Arlon et Bitburg a été signée officiellement le 24 juin 1962 à Diekirch, en présence des différentes délégations communales et de représentants d’associations locales. Les quatre villes tenaient ainsi à souligner leur appartenance (au Moyen Âge) à la juridiction comtale du Luxembourg et leur long passé commun jusqu'au traité des Pyrénées (1659)[11].

Le maire d’Arlon et le maire de Diekirch ont rompu le jumelage avec Hayange en avril 2014, à la suite de la décision du nouveau maire FN de faire retirer le drapeau européen des édifices publics.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 730 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
803 807 891 1 020 1 296 1 508 2 860 3 896 4 004
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
4 690 4 990 5 893 6 163 6 830 8 510 10 068 11 482 10 641
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
11 758 12 607 10 736 10 358 11 060 11 009 10 305 19 638 17 087
1990 1999 2006 2011 - - - - -
15 638 15 227 14 889 15 730 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château du Tournebride ou « Guy de Wendel ».
  • éperon barré du bois des Chênes[14] , site fortifié de l’âge du fer (de 700 à 50 av. J.-C.) ;
  • traces d’un établissement gallo-romain ;
  • nécropole mérovingienne dans la vallée d’Hamévillers ;
  • château XIIIe siècle, détruit en 1521 et 1642, remanié à plusieurs reprises, colombier 1767. En 1704, Jean-Martin Wendel acquiert les forges délabrées de la « Rodolphe ». Il fait reconstruire le château lequel est achevé vers 1720. Le château comprend alors un rez-de-chaussée et deux étages. La chapelle Sainte-Trinité est édifiée en 1727. Puis il s’agrandit au rythme de l’empire industriel. Il a été restauré et modifié par Humbert de Wendel (1876†1954). Les bâtiments d’origine ont été en partie démolis en 1935 et reconstruits dans le style néoclassique[15],[16] ;
  • cimetière israélite, premier rue du général De Gaulle, construit en 1866, deuxième rue Louise Michel, construit en 1953.
  • grands bureaux Wendel, 1892 ;
  • fresques murales du peintre Gawra ;
  • maison Priscal, 1501 ;
  • maison Molitor ;
  • hôtel Terminus, 1900 ;

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, construite en 1883, l’ancienne église datant de 1771 se révélant trop petite. La première pierre est posée le 12 juin 1883. Elle est consacrée par Mgr François-Louis Fleck en 1884. On y trouve l’orgue Opus 100 de la firme Dalstein-Haerpfer, plus grand orgue de Moselle[17], [18] .
  • Église Saint-Sixte Marspich XIXe siècle
  • Chapelle au Konacker XXe siècle
  • Chapelle Saint-Nicolas à Saint-Nicolas-en-Forêt XXe siècle
  • Ancienne chapelle sépulcrale des Wendel, néogothique 1854. Dédiée à saint Joseph, patron de la bonne mort. Jusqu’alors, les défunts de la famille étaient inhumés dans l’église paroissiale. Le caveau comprenait vingt-six fours. La première inhumation, celle de Victor François de Wendel, eut lieu en 1850, et la dernière, celle de Maurice de Wendel, en 1961 ;
  • Chapelle de la Sainte-Trinité à l'ancien château De Wendel XVIIIe siècle
  • Chapelle des mineurs, Cités Gargan XXe siècle
  • Temple protestant réformé, rue Clemenceau, construit lorsque Hayange devint paroisse autonome en 1891[19]
  • La synagogue rue de Verdun, construite en 1957, remplaçant l'ancienne de 1861[20].
  • Église Néo-Apostolique rue Foch XXe siècle
  • Temple de la Congrégation Chrétienne en France XXe siècle
  • Statue de la Vierge qui surplombe la ville. Construite de mai 1903 à octobre de la même année. La seule statue coûta 12 000 francs (soit 1 819 euros). En fonte coulée dans les usines locales, d’un poids de six tonnes et demie, elle dresse ses sept mètres sur un piédestal de granit haut de quatorze mètres.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Hayange

Les armes d'Hayange se blasonnent ainsi :

Écartelé aux 1 et 4 burelé d'argent et d'azur de dix pièces au lion de gueules à double queue, armé, lampassé et couronné d 'or, aux 2 et 3 d'azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux bars adossés de même. Sur le tout deux marteaux de sable en sautoir[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Hayange[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Hayange[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viamichelin.fr
  2. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, Volume 2, Librairie Droz 1991. p. 786.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Burkhard Dietz - Griff nach dem Westen: die "Westforschung" (2003)
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 346.
  6. À noter la forme romanisée en -ingos qui a donné les terminaisons en -ans plus au sud et à l'ouest.
  7. a et b Zesummegestallt vum Henri Leyder (Lëtzebuerger Marienkalender 1997; iwwerschaft 3/2011)
  8. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14)
  9. Hayange sur le site Cassini de l'EHESS.
  10. Jumelages
  11. Source : plaquette bilingue, illustrée de nombreuses photos, éditée à l’occasion de la cérémonie de jumelage.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Notice no PA00107047 », base Mérimée, ministère français de la Culture Site archéologique : Eperon barré du bois des Chênes
  15. « Notice no PA00106781 », base Mérimée, ministère français de la Culture Immeuble dit le Bureau central ; le colombier ; grilles d'entrée du domaine inscris par arrêté du 24 juillet 1987
  16. « Notice no PA00106780 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne chapelle sépulcrale des De Wendel inscrite sur l’inventaire supplémentaire des MH le 25 septembre 1980
  17. « Notice no PA57000031 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Martin, inscrite sur l’inventaire supplémentaire des MH le 12 mars 2008
  18. « Notice no PM57000525 », base Palissy, ministère français de la Culture C’est un des premiers instruments à traction pneumatique de Moselle (classé au titre des objets mobiliers pour sa partie instrumentale
  19. Hayange, paroisse réformée
  20. Hayange, Histoire de la communauté juive
  21. genealogie-lorraine.fr