Hagondange

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Hagondange
Tour de guet du XIIe siècle
Tour de guet du XIIe siècle
Blason de Hagondange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-campagne
Canton Maizières-lès-Metz
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Jean-Claude Mahler
2014-2020
Code postal 57300
Code commune 57283
Démographie
Gentilé Hagondangeois, Hagondangeoise
Population
municipale
9 384 hab. (2011)
Densité 1 706 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 18″ N 6° 10′ 07″ E / 49.255, 6.1686111111 ()49° 15′ 18″ Nord 6° 10′ 07″ Est / 49.255, 6.1686111111 ()  
Altitude Min. 154 m – Max. 209 m
Superficie 5,5 km2
Localisation

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Hagondange

Hagondange est une ville du nord-est de la France située dans le département de la Moselle entre Thionville et Metz. Les habitants sont les Hagondangeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans une zone minière fortement industrialisée, elle est un des principaux centres d’une vaste agglomération, incluant notamment Amnéville, Rombas, et, en Meurthe-et-Moselle, Briey, Jœuf, Homécourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D’un nom de personne germanique Ingoald[1] ou Ingold[2] suivi du suffixe -ing francisé en -ange.

Hagelinga en 795, Angoldenges en 1128 (VTF 318)[1], Angodange en 1179, Engeldingen (1473), Dagondenges (1484), Angeldinges (1528), Angeldinghen (1537), Angeldingen (1544 et 1614), Ingeldingen ou Angeldingen (1583), Ingeldingen (1622–1628), Engoldinge (1704), Angoudange (1708), Agodanges et Angodenges (1748), Hautgondange (1772-74).

En lorrain roman : Augondange[3] et Hagandanche, en francique lorrain : Hoendéngen/Hoendéng[4], en allemand : Hagelingen[3], Hagendingen (1871-1918 & 1940-1944).

Le patronyme Engeldinger serait originaire de la commune[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village dépendait de l’ancienne province des Trois-Évêchés, plus précisément du Val de Metz. Alors possession du chapitre de la cathédrale de Metz, le village d’Hagondange fut revendiqué par le Luxembourg qui l’incendia, le pilla et le dévasta en 1517. La commune fut ensuite luxembourgeoise jusqu’au traité des Pyrénées de 1659. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi les armoiries du duché de Luxembourg figurent sur le blason de la commune.

En 1817, Hagondange comptait 275 habitants répartis dans 45 maisons.

Comme les autres communes de l’actuel département de la Moselle, Hagondange est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Hagondange est rebaptisée Hagendingen. C’est une période de prospérité pour la commune qui connaît un véritable essor industriel et démographique à partir de 1910. Si en 1900, la population est de 350 habitants, elle est de 1 727 habitants dix ans plus tard[6]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes Mosellans tombèrent au champ d’honneur sous l’uniforme allemand, principalement sur le Front de l’Est. Les habitants d’Hagondange accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Hagendingen (en allemand) redevient Hagondange.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l’Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune sera libérée dès le 7 septembre 1944[7] par la IIIe armée de Patton, échappant aux derniers bombardements américains.

Économie[modifier | modifier le code]

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

En 1911, Thyssen fonde les Forges et aciéries d’Hagondange avec un projet initial comprenant quatre hauts-fourneaux. Mais très vite, la décision est prise d’en ériger six, mis à feu entre 1912 et 1914. À partir de 1920, l’Union des consommateurs de produits métallurgiques et industriels (UCPMI) exploite cette usine.

Les six hauts-fourneaux font l’objet de réfections : en 1923 (HF5), en 1934 et 1937 (HF4 et HF1), en 1941 (HF3), en 1950 (HF6). En 1951, le haut-fourneau 2, mis hors feu en 1949 pour démolition, est en cours de reconstruction totale.

La production atteint alors 600 000 tonnes de fonte, puis 820 000 tonnes en 1961.

Le HF6 est arrêté en juin 1963. En 1967, pour la première fois depuis 1948, trois hauts-fourneaux seulement suffisent à assurer la production. En 1973, les cinq hauts-fourneaux, de 6 mètres de diamètre au creuset, ont une capacité de 1 000 000 tonnes de fonte. Le HF2 est arrêté en 1974, suivi des HF1 et HF3 en 1977 et 1978. Les deux derniers hauts-fourneaux (HF4 et HF5) sont éteints le 23 juin 1979.

Démographie[modifier | modifier le code]

Château Curel.

Cette agglomération, couramment nommée Hagondange-Briey, avait plus de 130 000 habitants dans les années 1970, mais est tombée à 112 000 en 1990. Désormais, elle ne fait plus qu’une seule agglomération avec celle de Metz.


En 2011, la commune comptait 9 384 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1861 1866 1871 1875 1880 1885
218 222 226 329 312 319 341 359 350
1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936
372 382 548 819 1 727 5 016 5 495 6 424 7 003
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
8 114 9 238 10 073 10 567 10 048 9 091 8 222 8 675 9 053
2006 2010 2011 - - - - - -
9 137 9 414 9 384 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Environnement[modifier | modifier le code]

Étang artificiel de la Ballastière
  • Parc et étang artificiel la Ballastière.

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne motte castrale et logis XVIe siècle du château bâti pour Ernest de Curel.
  • Parc de l’ancien château.
  • Fontaine ferrugineuse.
  • Cimetière israélite créé en 1970.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne église rue Jeanne-d’Arc (détruite), la tour du guet lui servant de clocher.
  • Tour du guet, clocher roman du XIIe siècle de l’ancienne chapelle romane Saint-Paul.
  • Église du Cœur-Immaculé-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du Centre, 1952 : vitraux de Simminger représentant le chemin de Croix.
  • Église Saint-Jacques-Majeur d’Hagondange-Cité, 1950 : sculpture de Kaeppelin.
  • Temple protestant réformé, impasse du Temple construit en 1913.
  • Synagogue rue Henri Hoffmann, construite en 1952, aujourd’hui désaffectée.

Dans Hagondange, des sculptures ont été élevées à « la Ballastière » et au parc municipal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1966 Paul Lamm PCF  
1966 avril 1979 Ferdinand Lodi PCF Conseiller général du canton de Maizières-lès-Metz

(1973-1979)

mai 1979 juin 1987 Claude Lamm PCF Conseiller général du canton de Maizières-lès-Metz

(1979-1992)

juillet 1987 juin 1995 Marcel Buchmann PCF  
juin 1995 en cours Jean-Claude Mahler Divers droite Conseiller général du canton de Maizières-lès-Metz (1992-1998) - Député suppléant de François Grosdidier 2002 à 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis le 1er janvier 2004, la communauté de communes du Sillon mosellan regroupe les environs d’Hagondange. Les six communes membres sont : Gandrange, Hagondange, Hauconcourt, Mondelange, Richemont et Talange.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Sidérurgie.
  • Cimenterie.

Transports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eduard Isken (1918-1997), As de la Luftwaffe, né à Hagondange.
  • Geneviève Mulmann, dite Geneviève de Fontenay, a vécu à Hagondange-cité.
  • Thierry Lentz (né en 1959), historien et directeur de la Fondation Napoléon, a habité Hagondange de 1959 à 1979 (rue de la gare, puis rue Joffre)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, vol. 2, p. 787.
  2. Pierre Miquel, Petite histoire des noms de lieux, villes et villages de France.
  3. a et b Ernest Bouteiller, Dictionnaire topographique de l’ancien département de la Moselle, 1868.
  4. Zesummegestallt vum Henri Leyder (Lëtzebuerger Marienkalender 1997; iwwerschaft 3/2011)
  5. Autorenarchiv für Cristian Kollmann - 2011 - Infolux
  6. Friedrich Bull, Statistischen Landesamt für Elsass-Lothringen, Strasbourg, 1912.
  7. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain lorrain, Metz, 1994 (p. 14).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011