Centrale nucléaire de Nogent
| Centrale nucléaire de Nogent | |||
|---|---|---|---|
Vue des aéroréfrigérants de la centrale de Nogent et d’une ligne à 400 kV |
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| Administration | |||
| Pays | |||
| Région | Champagne-Ardenne | ||
| Département | Aube | ||
| Commune | Nogent-sur-Seine | ||
| Coordonnées | |||
| Opérateur | EDF | ||
| Année de construction | 1981 | ||
| Date de mise en service | 1988 et 1989 | ||
| Réacteurs | |||
| Fournisseurs | Areva NP, Alstom | ||
| Type | REP | ||
| Réacteurs actifs | 2 x 1 300 MW | ||
| Puissance nominale | 2 600 MW | ||
| Production d’électricité | |||
| Production totale | 305 TWh | ||
| Divers | |||
| Source froide | Seine | ||
| Site web | EDF : Nogent-sur-Seine | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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La centrale nucléaire de Nogent est située dans la commune de Nogent-sur-Seine, sur la rive droite de la Seine, à l'ouest du département de l'Aube (région Champagne-Ardenne). Elle se situe à 50 km à l'ouest de Troyes et à 110 km au sud-est de Paris[1].
Sommaire |
[modifier] Présentation
Les deux réacteurs nucléaires développent une puissance unitaire de 1 300 MW. Chaque réacteur dispose de sa tour de refroidissement de 165 m de haut. Le terrain, d'une superficie de 212 ha et situé à une altitude de 63 m[2], était prévu, à l'origine du projet, pour pouvoir supporter quatre tranches similaires.
Mises en service en 1988 et 1989[3], les 2 tranches produisent en moyenne 18 milliards de kWh (18 TWh) par an, soit un tiers de la consommation annuelle d'électricité de la région Île-de-France. La centrale nucléaire de Nogent emploie près de 700 personnes.
Les prises d'eau en Seine pour le refroidissement sont de la plus haute importance pour la sûreté de l'installation. Le contrôle de l'activité de l'air environnant est effectué par l'exploitant. La surveillance de l'eau aval fait l'objet d'un double contrôle par le laboratoire CRECEP (Eau de Paris).
[modifier] Caractéristiques des réacteurs
Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes :[4]
| Nom du réacteur | Modèle | Capacité [MW] | Exploitant | Constructeur | Début constr. | Raccord. au réseau | Mise en service comm. | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Thermique (MWt) | Brute (MWe) | Nette (MWe) | |||||||
| Nogent-1[5] | P'4 REP 1300 | 3 817 | 1 363 | 1 310 | EDF | Framatome | mai 1981 | oct. 1987 | fév. 1988 |
| Nogent-2[6] | P'4 REP 1300 | 3 817 | 1 363 | 1 310 | EDF | Framatome | jan. 1982 | déc. 1988 | mai 1989 |
[modifier] Risque incendie
Le site compte 4 800 détecteurs incendie[2].
Au cours de l'exercice réalisé à la centrale nucléaire de Nogent par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 2 octobre 2001, il a été constaté[7] que plus de 50 minutes se sont écoulées entre le moment du déclenchement de l'alerte incendie et l'arrivée sur place de l'équipe de deuxième intervention. Quatre mois après cet exercice, une nouvelle inspection permet de constater que plus de 45 minutes sont encore nécessaires, les mesures prises entre-temps par EDF s'étant avérées insuffisantes. L'ASN a donc prononcé en avril 2002 une « mise en demeure »[8] au site de Nogent pour qu'il améliore les conditions de lutte contre un incendie.
[modifier] Incidents
[modifier] Août 1999 : assemblage bloqué
Le 19 août 1999, l'un des 193 assemblages[9] est resté accroché aux internes supérieurs[10] lors des opérations de déchargement du combustible nucléaire du cœur du réacteur no 1. Le bâtiment réacteur a été évacué et interdit d'accès pendant un mois, durée qui s'est avérée nécessaire pour étudier et construire un mécanisme permettant de décrocher l'assemblage. L'incident a été reclassé au niveau 1 de l'échelle INES par l'Autorité de sûreté nucléaire[11].
[modifier] Février 2006 : inondation des salles des machines
Le 18 février 2006, un incident classé niveau 1 ayant conduit à l'arrêt des réacteurs no 1 et 2 et le déclenchement du plan d'urgence interne (PUI) s'est produit. La rupture d'une canalisation de retour d'eau de la tour d'aéroréfrigération, d'un diamètre de 3,2 m et située sous l'usine électrique, a occasionné un écoulement d'eau dans le sol inondant le niveau -4 m, en zone non nucléaire, puis le niveau -6 m, noyant les câbles électriques d'alimentation de la voie A, menaçant d'entraîner une perte du refroidissement à l'arrêt alors que le refroidissement principal était déjà hors-service. Cet incident aurait pu conduire à une perte totale du système de refroidissement[12],[13].
[modifier] Décembre 2011 : intrusion de neuf antinucléaires
Le 5 décembre 2011, neuf militants de l'organisation non gouvernementale Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Nogent et deux d'entre eux ont pu atteindre le sommet du dôme d'un réacteur nucléaire[14].
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Commission locale d'information de Nogent-sur-Seine
- Association antinucléaire Stop Nogent-sur-Seine
- [PDF] Rapport 2007 au titre de la loi du 13 juin 2006 sur la transparence et la sécurité nucléaire
- La centrale nucléaire sur google maps
[modifier] Notes et références
- EDF, « Nogent-sur-Seine ». Consulté le 21 mai 2009
- D'après documentation EDF.
- ASN, « Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ». Consulté le 23 décembre 2009
- (en) Reactors in operations, 31 dec 2009 sur www-pub.iaea.org/. Consulté le 28 avril 2011
- (en) Nuclear Power Reactor Details - NOGENT-1 sur www.iaea.org. Consulté le 28 avril 2011
- (en) Nuclear Power Reactor Details - NOGENT-2 sur www.iaea.org. Consulté le 28 avril 2011
- http://www.asn.gouv.fr/data/information/14_2002_nogent.asp
- [PDF] http://www.asn.gouv.fr/data/information/14_2002_med_nogent.PDF
- Un « assemblage combustible » est une structure qui pèse 750 kg et contient plus de 600 kg de dioxyde d'uranium.
- Les « internes supérieurs » sont une structure alvéolée comprenant une plaque de maintien des assemblages combustibles par leurs pions de centrage. Ces éléments situés dans la partie haute du réacteur doivent être retirés de la cuve du réacteur avant de pouvoir procéder aux opérations de déchargement du combustible.
- Incident à Nogent-sur-Seine - dissident-media.org, 1999
- Avis d'incident, « Réacteurs 1 et 2 Inondation des salles des machines » sur www.asn.fr, Autorité de sûreté nucléaire, 13 mars 2006. Consulté le 15 décembre 2011
- Claude Boyer, « Nouvel incident grave à Nogent » sur [ http://www.dissident-media.org], 2006. Consulté le 15 décembre 2011
- Le Nouvel Observateur, Des militants de Greenpeace s'introduisent dans une centrale nucléaire, 5/12/2011