Longuyon

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Longuyon
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Longuyon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Longuyon
Intercommunalité Communauté de communes du Longuyonnais
Maire
Mandat
Jean-Pierre Jacque
2014-2020
Code postal 54260
Code commune 54322
Démographie
Gentilé Longuyonnais
Population
municipale
5 559 hab. (2011)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 52″ N 5° 36′ 05″ E / 49.4478, 5.601449° 26′ 52″ Nord 5° 36′ 05″ Est / 49.4478, 5.6014  
Altitude Min. 203 m – Max. 389 m
Superficie 29,7 km2
Localisation

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Liens
Site web longuyon.fr

Longuyon [lɔ̃gɥijɔ̃][1] est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Longuyonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Longuyon est située au confluent de la Chiers et de la Crusnes à 18 km de Longwy.

La commune est délimitée à l’extrême nord par la frontière belge qui la sépare de la province de Luxembourg, juste au sud du village belge de Grandcourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cette commune doit son nom à un « long gué » (du latin longa guada) qui permettait de traverser la Chiers à l'époque romaine.
  • Longagio (634), Longio (973), Longione (973), monasterri longagionis (Xe siècle), Longion (1030), Longuion (1209), Longuio (1756).
  • Longjon en Luxembourgeois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Longuyon était[Quand ?] composé des hameaux de Villancy et de Noërs, des fermes de Basseval, Fossieux, Fontaine-Saint-Martin, Moncel, Froidcul et la forge de Dorlon.
  • La première mention de son nom date de 634. Il s'y trouve déjà une chapelle, dédiée à Ste-Agathe, qui est transformée en collégiale en 1120, et sert de caserne aux soldats français en 1636.
  • Le Château de Mussy, mentionné dès 1144, est rasé en 1670 par les troupes d'occupation françaises sur ordre de Louis XIV.
  • Longuyon qui compte 2300 habitants en 1914 est dévastée les 23 et 24 août de la même année par l'infanterie prussienne et 86 habitants, hommes, femmes et enfants, sont passés par les armes.
  • L'histoire contemporaine de la ville, au confluent de la Crusnes et de la Chiers est longtemps intimement liée à celle des chemins de fer. Longuyon est un important carrefour ferroviaire, entre le trafic du minerai de fer (bassin de Briey) et celui du charbon du Nord.
1914 1st Worldwar
  • Dans les années 1950 et 1960, l'armée canadienne occupe la résidence se trouvant sur la route de Noers. Cette résidence est encore appelée de nos jours la « résidence canadienne ». Des rues portent des noms tels que Toronto, Montréal.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

Deux forges ont existé sur Longuyon, celle dite de Longuyon, et celle de Lopigneux. La forge de Longuyon daterait de la fin du XVIIe ou des premières années du XVIIIe siècle (1679 ou 1705) et semble s'être arrêtée aux alentours de 1887. La forge de Lopigneux, construite en 1670, comprenait, sans doute, tout comme celle de Longuyon, un haut-fourneau à deux affineries, une chaufferie, une platinerie et une renardière. En 1783, elle est rattachée aux Forge, Fonderies et Platineries de Longuyon-Lopigneux et Vézin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Crusnes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1907 1908 Jean-Baptiste Vernier    
1908 1914 Paul Marie    
1914 1919 Hippolyte Finot    
1919 1927 Paul Marie   Conseiller général du canton de Longuyon (1913-1927)
1927 1939 Jules Constant   Conseiller général du canton de Longuyon (1927-1931)
1939 1940 Victor Gauche    
1940 1941 Jules Chrétien    
1941 1944 Henri Gousset    
1944 1945 Jules Chrétien    
1945 1947 Napoléon Cochart    
1947 1959 Henri Gousset    
1959 1965 Jean Cochart    
1965 mars 1977 Robert Drapier DVG Conseiller général du canton de Longuyon (1958-1976)
Député (1973-1978)
mars 1977 mars 2014 Pierre Mersch DVG puis SE Conseiller général du canton de Longuyon (depuis 1976)
mars 2014 en cours Jean-Pierre Jacque SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 559 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
1 789 1 268 1 544 1 597 1 703 1 773 1 836 1 840 1 830
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
2 524 2 618 2 750 2 618 3 245 3 350 3 243 3 810 4 824
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5 442 5 983 6 630 4 833 5 926 8 266 6 460 7 404 6 993
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
6 064 5 876 5 782 5 754 5 620 5 559 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Totem de Longuyon.
  • Une nécropole du bas Empire fut fouillée au Magé en 1843.
  • Plusieurs sites gallo-romains furent fouillés en 1934 : on y trouva des vestiges de substructions et des fragments d'enduits peints.
  • Château fort de Mussy. Attesté dès 1109, le château a appartenu à la famille de Mussy jusqu'au XIVe siècle. En 1454, René d'Anjou, duc de Bar, autorise Henri Beyer de Boppard à construire une maison forte avec tours, fossés, ponts-levis et autres défenses. Endommagé en 1477 pendant la guerre avec Charles le Téméraire. Rétabli, il sera définitivement rasé par le maréchal de François de Créquy en 1670.
  • Hôtel de Ville. Maison achetée en 1755 par la municipalité entre la rue de la Halle et la rue de la Place pour y installer l'hôtel de ville et transformée de 1773 à 1775. Reconstruite totalement entre 1866 et 1868, elle constitue un bel exemple d'architecture officielle sous le Second Empire[5].
  • Cimetières militaires français et allemands (14/18).
  • Musée de la Ligne Maginot et Fort de Fermont (fort faisant partie de la Ligne Maginot).
  • Totem amérindien offert par l'Aviation royale du Canada en 1967.
  • Ensemble scolaire Sainte-Chrétienne.
  • La Grotte de la Vierge construite en 1900[6].
  • la caserne Lamy, nommée en l'honneur de François-Joseph-Amédée Lamy.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Collégiale Sainte-Agathe église paroissiale. Mentionné pour la 1re fois en 634 dans le testament du diacre Adalgisel Grimo, le monastère Sainte-Agathe est transformé en collégiale en 973 par l'archevêque de Trèves puis en prieuré bénédictin à la fin du XIIe siècle, avant d'être définitivement rétabli en collégiale au début du XIIIe siècle. Église paroissiale depuis la Révolution. Église construite fin XIIe ou début XIIIe siècle, la base de la tour paraissant légèrement antérieure. Fortifiée au XVIe siècle (présence d'une bretèche au-dessus du portail occidental). Éléments défensifs.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, lieu-dit : Noërs. En 1720, les habitants de Noers obtiennent du suffragant de Trèves, Jean Matthias, l'autorisation de construire une chapelle en raison de l'éloignement de l'église mère de Longuyon. Bénite à la fin de l'année 1721. Détruite au début du XXe siècle en raison de son exiguïté et remplacée en 1906 par l'église Notre-Dame située plus à l'est.
  • Église paroissiale de la-Sainte-Vierge, lieu-dit : Noërs. Construite en 1906, aux frais de M et Mme Labbé, en remplacement de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours située une centaine de mètres plus à l'ouest, sans doute devenue trop petite. Rachetée en 1984 par les habitants du village, alors que des menaces de destruction pesaient sur elle.
  • Chapelle Saint-Jean Baptiste de la Salle ou Chapelle des Frères

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Comte de Gorcey-Longuyon gouverneur de Basse Autriche chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer.
  • Docteur Henri Gousset : maire pendant la Seconde Guerre mondiale, a sauvé sa ville de représailles nazies en se proposant comme otage. Son mandat fut reconduit après la guerre.
  • Jacques de Longuyon, XIVe siècle : poète médiéval dont l'œuvre principale est Les Vœux du Paon (1312) qui met en situation les Neuf Preux, trois chrétiens, trois juifs et trois païens que l'on retrouve sur les jeux de cartes.
  • Richard Gotainer, chanteur et humoriste français, né à Longuyon en 1948.
  • Bernard This, psychanaliste né à Longuyon en 1928.
  • François Dosé, homme politique né en 1947 à Longuyon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 104.
  2. Zesummegestallt vum Henri Leyder, Lëtzebuerger Marienkalender 1997; iwwerschaft 3/2011
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Site officiel de la ville de Longuyon - Mairie de Longuyon
  6. Longuyon - La grotte de la vierge
  7. a et b Site officiel de la mairie de Longuyon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Burnand, Longuyon, église Sainte-Agathe, dans Congrès archéologique de France. 149e session. Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, p. 153-157, Société Française d'Archéologie, Paris, 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]