Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle)

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Mont-Saint-Martin
L’église Saint-Martin.
L’église Saint-Martin.
Blason de Mont-Saint-Martin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Mont-Saint-Martin
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Serge de Carli
2014-2020
Code postal 54350
Code commune 54382
Démographie
Population
municipale
8 026 hab. (2011)
Densité 908 hab./km2
Population
aire urbaine
10 273 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 28″ N 5° 46′ 48″ E / 49.5411111111, 5.7849° 32′ 28″ Nord 5° 46′ 48″ Est / 49.5411111111, 5.78  
Altitude Min. 260 m – Max. 398 m
Superficie 8,84 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-montsaintmartin.fr

Mont-Saint-Martin est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine. Elle fait partie de l'agglomération urbaine de Longwy.

La commune a longuement tiré sa richesse et sa notoriété de par l'industrie métallurgique et sidérurgique qui s'est arrêtée dans cette région à la fin du XXe siècle avec la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain.

Elle a pour particularité d'être située le long de deux frontières françaises : celle avec la Belgique et celle avec le Grand-duché de Luxembourg. Le tripoint transfrontalier se situe au nord-est de la commune, jouxtant Athus (province de Luxembourg, Belgique) et Rodange (canton d'Esch-sur-Alzette, Grand-duché de Luxembourg).

Mont-Saint-Martin fait d'ailleurs partie de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement, qui reprend les communes des trois pays de cette région.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie politique[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l’ouest et au nord par la frontière belge, ainsi qu’à l’est par les frontières belge et luxembourgeoise où se trouve le tripoint Belgique-France-Luxembourg, sur le cours de la Chiers, un affluent de la Meuse.

Communes limitrophes de Mont Saint Martin
Aubange (B) dont Athus
Mont Saint Martin Pétange (L) dont Rodange
Cosnes-et-Romain Longwy Longlaville

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le Centre

Partie Centrale de la ville. Comportant la gare, les écoles Jules Ferry et Paul Bert, la vieille Église Romane du XIIe siècle, les anciens lavoirs, l'église Saint-Barthélemy.

Le Val-Saint-Martin

Partie basse de la ville. Il s'agit du nouveau quartier de la ville, le Val-Saint-Martin abrite l'hôtel de ville, le centre commercial et de nombreuses infrastructures comme notamment la salle des sports, ou le centre commercial des Bleuets. Localement appelée « La ZUP », car constituée principalement de logements sociaux construits en début des années 1970 dans le cadre d'une "Zone à Urbaniser en Priorité".

Le Plateau

Partie haute de la ville. Le Plateau est un petit quartier connu pour son complexe sportif (Les Terres de Mercy), ainsi que pour son « Parcours de Santé » situé en forêt.

Piedmont

Commune rattachée à Mont-Saint-Martin, Piedmont se situe sur des collines, et est principalement constituée de pavillons. Le quartier de Piedmont est dominé par un viaduc de la N52 portant le même nom, reliant Nancy/Metz (autoroute A30) à la Belgique et au Luxembourg.

Le Pôle Européen de Développement (P.E.D.)

Mont-Saint-Martin, en tant que ville frontalière, partage cette zone avec les localités voisines d'Athus (Belgique) et de Rodange (Luxembourg), nommée le Pôle Européen de Développement le long de l'avenue de l'Europe. Cette zone est très fréquentée notamment grâce à la présence d'un grand centre commercial (Auchan-Pôle Europe), ainsi que de nombreuses boutiques, de quelques restaurants, etc.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuestas de Lorraine.

L'église Saint Martin dont la ville tient son nom se trouve sur une butte-temoin remarquable.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La Chiers passe juste en dessous de Mont-Saint-Martin (Longlaville et Longwy). La partie occupée aujourd'hui par le Val Saint Martin était autrefois marécageuse et pouvait recevoir la Chiers en crue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

À la période gallo-romaine, Mont-Saint-Martin se trouvait au carrefour des deux voies romaines menant respectivement aux camps du Titelberg et de Virton.

Prieuré fondé au VIe siècle par le duc Martin, à qui l'on attribue la construction du château de Longwy.

Le village avait pour annexes le village de Piedmont, les fermes de la Folie et de Bellevue et l'ancien ermitage de Saint-Remy. Piedmont fut rattaché à Mont-Saint-Martin en 1812.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

En juin 1880, les principaux maîtres de forge du bassin de Longwy, Messieurs Labbé, d'Adelsward, Raty, d'Huart et de Saintignon, se regroupent pour fonder l'usine de Mont-Saint-Martin et constituent ainsi la Société des Aciéries de Longwy. Cette société regroupe les usines de Port Sec et du Prieuré (1865), comprenant chacune trois hauts-fourneaux : sept à Mont-Saint-Martin situés de part et d'autre de la voie ferrée Longwy-Luxembourg au Port Sec (numérotés 1 à 3) et au Prieuré (numérotés 4, 5, 6 et 8), ainsi que deux à Moulaine (numérotés 7 et 9).

Arrêtée pendant la Première Guerre mondiale, la production reprend dès juillet 1919 avec la remise à feu du premier haut-fourneau de Moulaine, puis de quatre autres à Mont-Saint-Martin. Le haut-fourneau no 6 est réactivé en 1923 (ou 1924), le haut-fourneau no 1 en 1925. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la société dispose toujours d'un groupe de neuf hauts-fourneaux.

En 1960, il n'existe plus que deux hauts-fourneaux en état de marche à Mont-Saint-Martin (les 2 et 3) ; ils sont équipés de 5 appareils Cowpers et l'ensemble a une capacité mensuelle de 27 000 tonnes de fonte Thomas. En 1966, le haut-fourneau no 2 s'arrête, suivi du haut-fourneau no 3 en 1967[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin
Blason de Mont-Saint-Martin Blason Blasonnement : écartelé : au premier d'azur aux deux bars adossés d'or accompagnés de quatre croisettes pommetées au pied fiché d'argent, au deuxième d'argent au mont de trois coupeaux de sinople, celui du milieu sommé d'une église de sable, ouverte et ajourée du champ, accostée de deux étoiles de gueules, au troisième de sinople au haut-fourneau d'or flamboyant de gueules sur une nuée d'argent, posé sur une terrasse du même chargée d'une coulée aussi de gueules et accosté de deux roues d'engrenage aussi d'argent, au quatrième d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, côtoyée de deux filets ondés d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Mont-Saint-Martin a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[2].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 juin 2003 Frédéric Brigidi PCF Conseiller général du canton de Mont-Saint-Martin (1976-2001)
juin 2003 en cours
(au 16 avril 2014)
Serge De Carli PCF Conseiller général du canton de Mont-Saint-Martin (depuis 2008)

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village ne comptait encore que 232 habitants en 1790 et 746 en 1846 ; il ne devint centre d'une paroisse qu'en 1824.


En 2011, la commune comptait 8 026 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
230 232 235 603 760 743 715 928 1 202
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 337 1 682 1 678 1 863 2 440 2 956 3 290 4 558 4 410
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5 770 6 182 5 010 4 280 5 811 7 034 10 035 11 556 10 419
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
8 660 8 241 8 099 8 078 8 026 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Piedmont sous la neige.

Une inscription gallo-romaine du IIIe siècle est encastrée dans le chœur de l'ancienne église.

Un château d'industriel, dit « château Dreux », fut construit en 1890 pour Alexandre Dreux, directeur général de la société des aciéries de Longwy, puis racheté par la mairie de Mont-Saint-Martin en 1987 pour y faire une maison de retraite. La maison de retraite n'a jamais été réalisée et le château a été revendu à la famille Delposen.

À l’ouest se trouve le viaduc de Piedmont sur lequel passe la RN52 qui va à Metz.

La commune abrite l'hôpital de l'agglomération de Longwy.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Montecopiolo en Italie.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Une église existait probablement dès le VIe siècle.

Le prieuré Saint-Martin et l’église paroissiale de bénédictins, de jésuites. Mentionnée pour la première fois en 1096, l'église fut reconstruite au milieu du XIIe siècle et voûtée ou revoûtée vers 1200. Le prieuré de bénédictins, dépendant de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun, donné en 1599 aux jésuites de Verdun, fut reconstruit en 1753 (date portée) et repercé au XIXe siècle. Une sacristie fut ajoutée dans la seconde moitié XIXe siècle. L’église fut restaurée à plusieurs reprises, en particulier de 1895 à 1898, de 1898 à 1904 et en 1928, puis désaffectée au profit de l'église paroissiale Saint-Barthélémy sans doute peu après la construction de celle-ci en 1929.

L’église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption fut construite en 1959 (date portée par la pierre de fondation), l'abbé Bettinelli étant curé. Elle a remplacé une chapelle construite en 1952 derrière l'école Notre-Dame-de-l'Assomption (l'abbé Bettinelli étant déjà curé), située dans le nouveau quartier du plateau créé à partir de 1936 avec des cités-jardins et considérablement accru au lendemain de la guerre 1939-1945, en raison de la proximité des usines sidérurgiques de Mont-Saint-Martin et de Longwy. La construction de la nouvelle église a été cofinancée par les paroissiens, l'évêché de Nancy et l'usine Lorraine Escaut, qui a fourni une subvention pour l'achat du terrain. L'ensemble des verrières en dalles de verre ont été réalisées par les ateliers Th. Flamant d'Annet-sur-Marne, sur des cartons signés Gillen. Sa démolition a commencé en 2014[5], le diocèse de Nancy-Toul voulant la remplacer par une « maison pastorale » pour un coût de 750 000 euros.

L’église paroissiale Saint-Barthélémy fut construite en 1929 aux frais de la société des aciéries de Longwy.

L'ancien cimetière autour de l'église prieurale servit aux habitants de Longwy jusqu'en 1638.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour approfondir : En 1955 une grande enquête sociologique sur l'évolution du travail dans la sidérurgie a été réalisée à Mont-Saint-Martin sous la direction de Jean-Daniel Reynaud et d'Alain Touraine. Sur l'histoire de cette enquête voir : Gwenaële Rot et François Vatin "L'enquête des Gaston ou les sociologues du travail. Jacques Dofny et Bernard Mottez à la tôlerie de Mont Saint-Saint-Martin en 1955", Actes de la recherche en sciences sociales, no 175, vol.5, 2008
  2. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. http://www.patrimoine-religieux.fr/rubriques/gauche/edifice-menace/edifices-menaces/les-habitants-sont-contre-la-destruction-de-leglise-saint-martin-a-mont-saint-martin
  6. La Sainte Genevieve à Longwy - Républicain Lorrain du 29/12/2012. Consulté le 13/12/2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]