Saint-Dié-des-Vosges

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Saint-Dié-des-Vosges
Cathédrale Saint-Dié
Cathédrale Saint-Dié
Blason de Saint-Dié-des-Vosges
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Deux cantons, Est et Ouest
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
David Valence
2014-2020
Code postal 88100
Code commune 88413
Démographie
Gentilé Déodatien(ne)s
Population
municipale
21 361 hab. (2011)
Densité 463 hab./km2
Population
aire urbaine
45 708 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 06″ N 6° 57′ 00″ E / 48.285, 6.9548° 17′ 06″ Nord 6° 57′ 00″ Est / 48.285, 6.95  
Altitude 343 m (min. : 310 m) (max. : 910 m)
Superficie 46,15 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-die.eu

Saint-Dié-des-Vosges, appelée Saint-Dié jusqu'en 1999, est une commune française, chef-lieu de la Déodatie et d’arrondissement du département des Vosges, en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Déodatiens.

Chef-lieu d’un ban mérovingien à un coude remarquable de la vallée de la Meurthe, la ville de Saint-Dié-des-Vosges s’est pérennisée par de prestigieux monastères et sanctuaires chrétiens, accueillant pèlerins et malades. Si au XIIe siècle, l’église Saint-Dié, érigée en chapitre et ses chanoines essaient de fonder une ville autour de leur collégiale et commencent à l’entourer de murailles et de tours, c’est au siècle suivant que la ville basse lorraine naît véritablement par une association entre le duc de Lorraine et la collégiale.

Après l’incendie du 27 juillet 1757 au centre-ville, la grand’rue est reconstruite sous Stanislas, duc de Lorraine à titre viager ; un urbanisme français rectiligne promeut artères et ponts, ainsi la rue Stanislas, la rue des Trois-Villes, le Grand Pont… La ville se développe avec la route des autorités françaises. Centre de subdélégation, elle rassemble administrations forestières, justices et surtout évêché érigé en 1777.

La commune a connu un essor industriel entre 1830 et 1890. Elle est connue pour sa braderie à la fin septembre, héritière de ses foires d’automne. Le Festival international de géographie a été fondé en 1989 par une association privée, présidée par le maire. Il s’agit de fêter début octobre la discipline « géographie » avec salons, conférences, manifestations et des prix de reconnaissance, en particulier le prix Vautrin-Lud couronnant une carrière de chercheur et des classements de participation à l’exposition des posters scientifiques.

La ville tient son nom du chrétien saint Dié, fondateur de ban et moine chorévêque de rite colombanien (de Saint Colomban, moine irlandais), dénommé en latin Deodatus, en français Déodat ou Dieudonné, abrégé par l’usage en Dié. La base latine persiste dans le gentilé. Longtemps dénommée Saint-Dié[1], la commune a pris officiellement son nom actuel de Saint-Dié-des-Vosges (parfois abrégé avec l’acronyme SDDV) à compter du 29 décembre 1999[2]. L’ancien nom, plus court, est cependant communément employé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Dié-des-Vosges se situe dans la vallée alluviale de la Meurthe, entre Sainte-Marguerite en amont et en aval Saint-Michel-sur-Meurthe en rive gauche, La Voivre en rive droite. La ville s’est développée entre les jonctions de la Meurthe en amont avec la rivière de la Fave, venant de Remomeix et en aval, avec le Taintroué, ruisseau de la vallée de Taintrux passant par Rougiville[3]. La commune jouxte sur les premières collines de l’Ormont Nayemont-les-Fosses puis, au-delà de la chaîne de l’Ormont, Ban-de-Sapt et Saint-Jean-d'Ormont, encore plus à l’ouest Denipaire et Hurbache. Aux sommets de la Madeleine, elle rejoint la forêt de Mortagne. Le Kemberg et ses abords sont partagés avec Taintrux et Saulcy-sur-Meurthe.

Communes limitrophes de Saint-Dié-des-Vosges
La Voivre
Saint-Michel-sur-Meurthe
Denipaire
Hurbache
Saint-Jean-d'Ormont
Ban-de-Sapt
Mortagne Saint-Dié-des-Vosges Nayemont-les-Fosses
Taintrux Saulcy-sur-Meurthe Sainte-Marguerite


La commune de Saint-Dié-des-Vosges, d’une superficie de plus de 46 kilomètres carrés, s’étend principalement sur un bassin géologique permien, composée en alternance de couches de grès rouges -rotliegende sandstein des anciens géologues allemands- et de nappes d'argiles avec parfois de fines couches de dolomie, exceptionnellement de la fluorine. Ce sont plus souvent des roches détritiques à base calcaire, caractéristiques d’une transgression qui se remarquent[4]. Les sommets au-delà d'altitudes variables suivant les massifs, de 550 mètres au nord-est à moins de 400 mètres au sud-ouest, appartiennent à l’époque triasique, c’est-à-dire au début de l’ère secondaire. La dépression est ainsi entourée de reliefs en grès rose chapeauté par du conglomérat sur l’Ormont et des couches compactes de grès bigarré, en haut des buttes massives du Kemberg au sud et de la Madeleine à l’ouest.

Panorama depuis la Roche Saint-Martin.

Au nord, derrière l’Ortimont et son sommet en grès vosgien à 469 mètres, une ligne de crête vers le nord-ouest d'abord plus basse surplombe un moutonnement de collines des couches permiennes entre Marzelay et Robache avant de s'élever sur le grès vosgien du Rittempierre culminant à 611 mètres et d'atteindre la Roche des Corbeaux à 669 mètres. Ici entre le col de la Crenée et le col du Bon Dieu est atteinte une ligne de crête différente et orientée en grès vosgien. À l'ouest s’évase la profonde cuvette du Bois de la Bure, formée en fer-à-cheval entre le Rittempierre et le petit plateau de la Bure se terminant par la Tête du Villé à 575 mètres, surplombant au sud la Pêcherie et à l'ouest le Villé[5]. Un massif plus haut à l’est, aux formes ramifiées et effilées s’oriente au-delà du col des Raids de Robache et de l'Hortimont, promontoire arrondi de 571 mètres d'altitude. C’est l’Ormont dont la partie occidentale s'étend massive et haute avant de s'échancrer entre le Haut des Molières vers 600 mètres, la Roche du Chapeau à 769 mètres et la Roche des Fées à 751 mètres, points de vue de plus en plus au sud et ouverts. L'Ormont occidental et ses prolongements vers les anciens hauts fermages forment le pittoresque versant de la vallée de Robache et barrent la vue au nord-est de la ville de Saint-Dié. Le territoire communal s’échelonne de 310 m en fond de vallée à 901 m d’altitude, le point culminant sur l’Ormont sur la roche du Sapin Sec en conglomérat.

La géologie du bassin permien ne permet nullement de comprendre à la fois les grandes cassures tectoniques qui orientent le relief depuis l'ère tertiaire, dans les grandes lignes soit parallèlement soit perpendiculairement au graben ou fossé d'effondrement alsacien. Le bassin de Saint-Dié est une zone de subsidence importante qui a attiré depuis le Permien les flux d'eau temporaires ou permanents. Ses zones basses sont surtout caractérisées aujourd'hui par les apports alluviaux de la Meurthe et de la Fave, actuellement rivières modestes, mais aux puissants flots il y a plus de huit mille ans pendant les phases ou saisons de déglaciation des hauteurs vosgiennes. Les matériaux fluvio-glaciaires charriés et délaissés en terrasses successives ont été accumulés sur des hauteurs impressionnantes avant d'être déblayés ou érodés, ainsi il en reste les reliques que sont le Haut d'Anould au-dessus de Richardville, le soubassement de l'habitat de la Roche des Fées, le dessus de la côte Callot menant sous le quartier de l'Orme, le haut de la côte de l'hôpital et du bois de Grattain culminant au-dessus de l'héliport de l'hôpital à 421 m d'altitude, soit 80 m au-dessus de la Meurthe actuelle en contrebas.

La forêt communale était encore dans les années 1950 une des plus grandes de France[6]. Les sentiers balisés par le Club vosgien peuvent suivre les sommets aux roches sculptées par l’érosion à mi-pente ou rester sur la ligne de faîte. De nombreux points de vue sont accessibles. Un belvédère aménagé, visible de la gare, est celui de la roche Saint-Martin au début du massif du Kemberg.

La Meurthe capricieuse a vu son parcours contraint.

Climat et pollution de l’air[modifier | modifier le code]

La base climatique peut être assez bien résumée par l’alternance de climat frison (plafond nuageux maussade, pluie et frimas au moins tous les trois jours, fraîcheur humide) et de climat continental bavarois (ciel clair, soleil en journée, fort refroidissement thermique nocturne).

La topographie et les flux atmosphériques dominants génèrent un microclimat. Il est marqué par des vents descendant des reliefs méridionaux sensiblement plus chauds et plus forts à basse altitude, ainsi que par la rareté des brouillards de fond de vallée hivernaux en comparaison avec ceux de la vallée de la Meurthe en aval ou en amont. Les précipitations annuelles à 360 m d’altitude (près de la gare) oscillent entre 800 mm et 950 mm d’eau. Elles peuvent être plus que doublées sur les sommets, 500 mètres plus haut.

La pollution, même en centre-ville, est très modérée. Les versants sous le vent descendant de la Madeleine ou les combes reculées du Kemberg-Saint-Martin, largement au-dessus de la voie rapide, inhabités, ont une eau et un air de très grande pureté.

L’amplitude thermique annuelle est toujours importante. On a relevé, depuis mi-2003, un record de froid de -17,9 °C le 1er mars 2005 et un maximum de 37,2 °C le 13 août 2003[7].

Relevé météorologique de Saint-Dié-des-Vosges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 2 4 8 12 13 13 10 7 3 1
Température moyenne (°C) 2 3 7 9 13,5 17,5 18,5 18,5 15,5 11 5,5 3,5 10,4
Température maximale moyenne (°C) 4 6 12 14 19 23 24 24 21 15 8 6
Précipitations (mm) 101 91 89 82 103 98 82 84 83 98 105 110 1 126
Source : Le climat à Saint-Dié-des-Vosges (en °C, moyennes mensuelles) Météo MSN [2]
Météo-France, station de Sainte-Marguerite : précipitations en mm (1971-2000)


Faune et flore[modifier | modifier le code]

La modification des biotopes est considérable en parfois moins d’un siècle, induisant des modifications spectaculaires de la flore et de la faune. Les prairies irriguées de la Meurthe, les zones humides des vallons autrefois aménagées, les champs et les prés de fauche des collines ont disparu. Ces milieux anthropisés depuis des millénaires ont souvent été abandonnés à des friches broussailleuses ou forestières ou carrément repris par la forêt, mais aussi et surtout de manière visible à un zonage urbain dévoreur d’espace sous forme de lotissements ou de quartiers résidentiels accessibles par des routes goudronnées. La flore ripisylve, celle des bosquets secs et des haies des collines subsistent toutefois sous une forme relictuelle dans les espaces vagues, oubliés par le plan dirigiste de l’aménageur.

Tilleul planté dans le quartier canonial vers 1350, mais surtout hiérophanie immémoriale près de la pierre hardie.

La disparition des prairies humides a éradiqué un grand nombre de prédateurs typiques de ce biotope, comme les grenouilles, les couleuvres, les cigognes et la loutre. Elle a fortement réduit maintes espèces autrefois abondantes de poissons ainsi que les crapauds et les tritons. Les crapauds des vallons, qui laissent un grand nombre de victimes écrasées par les roues automobiles, continuent imperturbablement leur migration printanière et automnale. Les oiseaux des champs ouverts comme la pie-grièche, les insectes des prairies comme les grillons des prés ont été victimes en grande partie de l’abandon des anciennes cultures.

Les grands vainqueurs sont les animaux favorisés par le mitage des espaces et le couvert forestier[8]. Ainsi, à la nuit tombée, il n’est pas rare de croiser le hérisson longeant un mur chaud près d’un jardin, la martre se faufiler vers les grands arbres, le renard sur la route qui entreprend son périple nocturne vers la ville, les pipistrelles voleter près des lampadaires happant au passage insectes ailés et papillons attirés par la lumière. La chouette hulotte qui niche dans les parcs ou jardins urbains survole banalement la ville à la recherche de rongeurs pour nourrir son petit. En journée, quelques chevreuils, parfois des hardes, pâturent à proximité des habitations, la buse surveille soit sur un haut perchoir soit avec son vol planant caractéristique ou le faucon pèlerin pourchasse par surprise les bandes d’oiseaux familiers des maisons. Lors de nuits automnales, des bandes de sangliers lancent à la périphérie de la ville leurs folles équipées marquant çà et là la terre de leurs pattes et de leurs groins.

Voirie communale, routes et désenclavement[modifier | modifier le code]

La voirie communale est très développée. Ce réseau de chemins atteste de la vitalité des hameaux montagnards que la ville a progressivement englobés.

La commune est le point de rencontre de deux axes routiers, de Nancy vers Colmar et d’Épinal vers Strasbourg. Nancy est à 85 kilomètres, Strasbourg à 89 kilomètres par le col de Saales, Colmar à 57 kilomètres par le col du Bonhomme, Gérardmer à 29 kilomètres par le col de Martimpré et Épinal à 49 kilomètres par le col du Haut Jacques. La ville a bénéficié après les années 1980 d’un désenclavement routier, une voie de contournement l’évite. Mais le dispositif à quatre voies reste confiné localement malgré les améliorations de 2010 en direction de Nancy. L’ouverture du TGV Est en juin 2007 met Saint-Dié-des-Vosges à h 20 de Paris (un aller-retour quotidien).

Panorama vu des hauteurs du Kemberg.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Déobus et Connex.

La reprise de la STAHV (Société de Transport des Hautes-Vosges) par Connex a eu lieu en 2004. Ce nouvel acteur envisage de modifier le paysage des réseaux de transport urbain des Vosges. Les réseaux d’Épinal, de Saint-Dié-des-Vosges et de Remiremont ont connu des modifications. À Saint-Dié-des-Vosges, le réseau urbain auparavant dénommé TUD (Transport Urbain Déodatien) est devenu Déobus. Il est exploité par BusEst, une filiale commune de Connex et Piot qui gère de nombreux réseaux dans l’est de la France. De nouvelles lignes ont été créées et le parc d’autobus a été étendu et modernisé avec la mise en service de minibus et autobus à plancher surbaissé (Mercedes Sprinter et Irisbus Agora Line). Les véhicules possèdent la nouvelle livrée DéoBus.

La gare SNCF en 2006.
  • Une déviation de la RN 59 à l’aide d’une voie rapide longeant les contreforts du massif du Kemberg a permis de réduire le trafic routier au centre-ville.

Depuis plus de dix ans, l’effet de cet équipement routier est visible. Par un effet d’appel, il a valorisé les zones accessibles depuis la voie rapide, favorisant l’installation et le développement rapide des zones d’activités et de services. Ainsi le désengorgement du gros trafic poids-lourds a été réussi et l’essor de l’activité sur la prairie d’Hellieule s’est effectué au détriment d’un centre-ville qui a longtemps été le poumon marchand de la cité.

Article détaillé : Aérodrome de Saint-Dié-Remomeix.
  • Saint-Dié fait partie des destinations du TGV Est Européen depuis le 10 juin 2007. À cette occasion, la ligne entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges a été électrifiée et la gare a été rénovée (installation d’un système d’information en ligne, quais adaptés au handicapés, espace de vente SNCF reconstruit, etc.). La vitesse du TGV de Lunéville à Saint-Dié est quasiment la même que celle de l’omnibus, pour des raisons de sécurité liés à la structure du réseau. Le confort et le prix du billet sont par contre plus élevés.
Article détaillé : Gare de Saint-Dié-des-Vosges.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'architecte urbaniste en chef de la Reconstruction est Jacques André. Celui ci démissionnera , en raison de la pression politique et médiatique de l'intervention de Le Corbusier à Saint Dié comme urbaniste-conseil, en octobre 1945, et l'architecte Paul Malot reprendra ses plans. Ses plans s’adaptent à la situation désastreuse de l’économie du bâtiment et à la lenteur de la Reconstruction d’après-guerre. Tout en laissant des vides, plus tard aménagés ou recevant parfois jardins et arbres, l’architecte, promu urbaniste par les aléas, a lentement redessiné la ville actuelle, telle qu’elle est vue du ciel ou des belvédères de roches. Notamment il a contribué à créer des perspectives et des alignements géométriques. En particulier, l’axe gare-cathédrale provient du réajustement des perspectives souhaitées par l’architecte. Cet axe a ensuite été affiné par les réalisations les plus récentes.

Nombreux sont les esthéticiens ou amateurs d’arts graphiques à regretter l’abandon du projet du ministère de la Reconstruction[réf. nécessaire], confié à Le Corbusier. Cette époque avant 1948 où les communistes participent de plein droit au gouvernement national est un théâtre d’enjeux symboliques sous-jacents et violents : le plan grandiose et ambitieux, a été abondamment décrit et souvent loué par une grande partie de la presse nationale soucieuse d’un consensus de façade, quelques observateurs craignaient toutefois une nouvelle cité modèle soviétique, dont l’organisation centralisée aurait vite réservée à terme les datchas sur les collines aux favorisés du régime[réf. nécessaire]. L’industriel Jean-Jacques Duval confie à Le Corbusier la reconstruction de l’usine Claude et Duval, quai du Torrent et surveille le chantier et la qualité des matériaux qu’il paye de ses deniers. Cette usine privée montre ce qu’aurait pu être le visage de la ville.

La population, plongée dans ses préoccupations concrètes, semble avoir fait un choix valable par défaut[réf. nécessaire]. D’autres architectes de valeur ont œuvré sur commande de l’État et laissé leur griffe plus tard : mentionnons Jean Prouvé pour l’ensemble scolaire Paul-Elbel, école primaire en particulier, Aldo Travaglini pour le nouvel hôpital et Henri Ballereau pour l’érection du quartier Kellermann.

La rénovation de la rue Thiers a été la préoccupation constamment renouvelée, quasi-obsessionnelle des différents équipes qui dirigèrent la municipalité[réf. nécessaire]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La toponymie actuelle conserve la trace d’une multitude de lieux, hameaux, et de fermes près de la petite ville de Saint-Dié. L'immense majorité des toponymes séculaires, en dehors des repérages concrets des droits d'usages coutumiers, d'installations ou de propriétés anciens sont des toponymes gallo-romains du Ier siècle, à l'instar des contrées rurales environnantes.

Les contrées de la rive sud de la Meurthe entouraient le faubourg du Vieux-Marché, autrefois au cœur de la paroisse saint Martin : La Bolle, Foucharupt, Hellieule, Le Faing Sainte-Marguerite, Les Moîtresses, Périchamps, La Prairie, Les Tiges. Elles jouxtaient les fermes : La Rouge Pierre, Cerisiers, Chartreuse, Chenal, Le Bihay, La Balonne, La Ménantille, Monplaisir, La Goutte du Rupt, Le Haut du Mont…

Les contrées sur la rive nord de la Meurthe environnaient la ville de Saint-Dié, autrefois ceinte de murailles et entouré de faubourgs tels Saint-Charles et Saint-Éloi : les Behouilles, le Breuil, Dijon, les Jardins (zone du Beaujardin), Grattain, La Fontenelle, Trois-maisons (au-delà du faubourg Saint-Éloi), Varcosée. Les fermes dont un grand nombre existe déjà au XIIIe siècle, étaient : Les Jardins, Le Haut Jardin, Vigne-Henry, Paradis, Purgatoire, Enfer, la Behouille, Bois-Basselin, Tour Bayard devenue Tour Malakoff

Les Trois Villes, doyenné donné en compensation de dommages de guerre par le duc de Lorraine au chapitre de Saint-Dié en 1225, sont un domaine de trois contrées (Marzelay, Le Villé, La Pêcherie), qui ont toujours gardé ensemble une forte individualité. Elles ne semblent nullement appartenir au ban saint Dié à sa fondation[9].

L'Orme : Saint-Dié montagnarde ?

Enfin, Robache était une vieille mairie du ban saint Dié, indépendante sous l’Ancien Régime, comprenant les écarts de Rétimont, Robache, des Raids de Robache et de La Culotte avec ses fermes : Les Behouilles, La Goule, Le Gouteau, Le Gouti, Ortimont, Saint-Roch (chapelle), Tour Bayant… Des lieux-dits porteurs de chapelottes, c'est-à-dire de petites statues de la Vierge ou de saints locaux, ont marqué la toponymie depuis l'époque médiévale. Le quartier de l'Orme provient d'un ou de plusieurs ormes à chapelottes. À proximité il y avait un sentier du sapin de la Vierge, un autre du chêne de la Vierge. La préservation des noms d'arbres n'est pas exceptionnelle dans la toponymie vosgienne, mais elle est limitée à des lieux sacrés très anciens repris tardivement par le christianisme.

Les quartiers officiels ont repris une grande part de ces toponymes.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom d'Ormont[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Saint-Dié-des-Vosges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L’hôtel de ville vu de la Tour de la Liberté.

L’ancien hôtel de ville, reconstruit après l’incendie de 1757, se situait à l’angle de la rue Thiers et de la rue Stanislas. Son ancien fronton est toujours visible dans le parc Jean-Mansuy, près de l’espace François-Mitterrand.

Le nouveau bâtiment fait désormais face à la Tour de la Liberté.

Le maire de Saint-Dié-des-Vosges est David Valence (UDI), qui a succédé au socialiste Christian Pierret en 2014. La liste emmenée par David Valence (Saint-Dié Avenir) a été élue au second tour des élections municipales du 30 mars 2014 lors d'une triangulaire (après le retrait de la liste soutenue par Véronique Kher). La liste Saint-Dié Avenir été élue avec 47,94 %[11] des voix devant la liste de Union Pour Saint-Dié (UPS) de Serge Vincent ayant obtenu 41,95 % des voix et la liste Front National emmenée par Nathalie Tomasi avec 10,55 % des voix.

Cantons de Saint-Dié-des-Vosges[modifier | modifier le code]

Saint-Dié-des-Vosges est divisée depuis 1982 en deux cantons dont elle est le chef-lieu :

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Dié-des-Vosges est jumelée avec[12]:

Le long de la Meurthe, un parcours boisé et aménagé porte le nom de « Promenade des villes jumelées ».

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 361 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
5 111 5 346 6 251 6 823 7 707 7 906 8 336 8 782 9 006
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9 554 10 472 12 317 14 511 15 342 17 145 18 136 21 396 21 481
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
22 136 23 108 20 315 19 389 19 695 20 315 15 637 20 952 23 108
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
25 117 25 423 23 759 22 635 22 569 21 642 21 361 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Entre 1990 à 1999, le solde migratoire est négatif de 785 habitants, malgré un solde naturel cumulé positif de 719 habitants : les naissances ne suffisent pas à compenser les départs.


Pyramide des âges à Saint-Dié-des-Vosges en 1999[14] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
Avant 1924
0,9 
2,6 
1905-1924
5,5 
5,7 
1925–1939
8,3 
8,1 
1940-1954
8,9 
10,1 
1955-1969
10,2 
10,8 
1970-1984
10,4 
9,6 
1985-1999
8,8 


Selon l’INSEE, l’unité urbaine de Saint-Dié englobe six communes voisines : Sainte-Marguerite, Saint-Michel-sur-Meurthe, Taintrux, Nompatelize, Remomeix et Coinches. La population en était de 27 392 unités en 1962 et de 29 443 en 1999. Son aire urbaine, composée de 34 communes, en comptait 40 231 et 45 708 à ces mêmes dates. Son bassin de vie en 2012 compte 43 communes, il s'étend des Arrentès-de-Corcieux à Saales[15].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le taux d’illettrisme urbain est supérieur à 10 % et l’analphabétisme gagne[16]. La qualité de l’enseignement public a également chu. Certains lycées ou collèges encore reconnus dans les années 1970 parmi les meilleurs de Lorraine et en conséquence attractif au loin ont aujourd’hui régressé[17].[réf. nécessaire] L’inscription d’élèves issus de la vallée de la Bruche, réminiscence des limites départementales d’avant 1871 et de la frontière linguistique, avait d’ailleurs perduré jusqu’aux années 1980. Le secteur privé, plus réticent à la valse des réformes, a gardé la qualité des années quatre-vingt et attire maintenant les jeunes écoliers des familles soucieuses d’éducation de l’arrondissement, accentuant par contrecoup les possibilités de redressement entreprise par les établissements publics.[réf. nécessaire]

La commune, chef-lieu d’arrondissement, bénéficie d’une gamme élargie d’institutions scolaires, d’enseignements secondaires ou techniques ou, très récemment, supérieures. Ces entités forment un pôle éducatif au service de l’arrondissement. L’État et, à moindre raison la commune de Saint-Dié par des aides aux déplacements, accordent aussi leurs soutiens aux structures privées, bien représentées au sein de la ville.

IUT de Saint-Dié-des-Vosges.
  • Quatre lycées publics et deux lycées privés :
    • Lycée Jules-Ferry
    • Lycée général et technologique et lycée professionnel Georges-Baumont
    • Lycée professionnel Jacques-Augustin
    • Lycée privé du Beau-Jardin
    • Lycée professionnel privé Notre-Dame de la Providence
  • Trois collèges publics et deux collèges privés :
    • Collège Jules-Ferry, partageant les locaux avec le lycée
    • Collège Joseph-Souhait
    • Collège Vautrin-Lud
    • Collège privé Notre Dame de la Providence
    • Institution Sainte-Marie
  • Une antenne de l’École supérieure des sciences et technologies de l'ingénieur de Nancy : le CIRTES
  • Un Institut universitaire de technologie, IUT Saint-Dié des Vosges
  • Une école d’ingénieurs, l’Institut supérieur d’ingénierie de la conception (INSIC)
  • Un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville se proclame capitale mondiale de la géographie.
Près de la statue de Jules Ferry, une danseuse et des tambourinaires du Ballet national rwandais Urukerereza lors du 22e Festival international de géographie.

Le Festival international de géographie, abrégé en FIG, est organisé depuis 1990. Le comité directeur du Festival en accord avec la municipalité a retenu les quatre derniers jours de la première semaine d’octobre. Les délibérations scientifiques préparatoires ont souvent lieu à Paris. Au terme de la semaine festivalière est décerné notamment le prix Vautrin Lud, reconnu par la communauté scientifique internationale des géographes comme le « prix Nobel de géographie ». En particulier, le salon d’exposition de travaux scientifiques est depuis 1995 un des rares hauts-lieux de rencontres de chercheurs géographes au plan national.

Au-delà de la manifestation populaire soutenue par les plus hautes instances représentatives des géographes, le comité d’organisation a fait reconnaître le prix Vautrin-Lud qui couronne les travaux d’un géographe émérite comme la plus haute distinction en matière de géographie, discipline pour laquelle il n’existe pas de prix Nobel. Cette manifestation a été réduite d'une journée pour sa 25e édition pour des raisons économiques.

Tous les ans, du 7 au 13 juillet, a lieu la Semaine de la Liberté organisée par la municipalité et articulée autour de multiples manifestations dans les rues de la ville ou sur des scènes montées sur place. Elle a été remplacée par "Les Arts en Liberté" se déroulant chaque année du 9 au 13 juillet. En 2014, elle a été réduite une journée (du 10 au 13 juillet )

Depuis 2006, la ville accueille le festival Drop'n Rock. Suivant les années, il est organisé au mois de juin ou de juillet au Parc des Sports.

En 2008 se déroule au Géoparc, du 21 au 22 juin, la troisième édition des Aérofolies, manifestation aérienne qui a pu rassembler plus de 13000 personnes[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport déodatien fut longtemps placé sous une égide associative unique, les Sports réunis déodatiens ou SRD. Baptisée primitivement Stades réunis déodatiens, elle est née de la nécessité, au cours de la période d’après-guerre, de concrétiser une solidarité entre tous les sportifs, en premier lieu pour maintenir l’accès au plus grand nombre, en second lieu pour partager au mieux les équipements disponibles et minimiser les coûts de gestion. Cette structure collégiale, à l’exception notable du tennis et de quelques autres sports individuels, a disparu en 1996.

Installations[modifier | modifier le code]

Une vingtaine d’installations sportives ont été mises en place ou rénovées au cours des quatre dernières décennies, ce qui a permis l’apparition de multiples manifestations. Certaines de ces installations ne sont pas aux normes sportives actuelles.

Les équipements disponibles ou aménagés sous le contrôle des associations sportives permettent la pratique des principaux sports collectifs et des disciplines phares de l’athlétisme, mais aussi de gymnastique rythmique, de natation, de trampoline, de tennis de table, d’escrime et de tir, de judo et sports de combat style aïkido, karaté, lutte gréco-romaine, d’haltérophilie pour débutants et de saut à cheval sur parcours réduit…

Le club de tennis gère de nombreux cours à l’air libre ou en version abritée. Les golfeurs disposent de quelques trous aménagés et de lieux d’exercice.

En dehors des équipements municipaux ou élaborés avec un partenariat municipal, il existe des structures privées. Le Géoparc est un complexe sportif et nautique privé. Il existe des salles de billard et de bowling.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1970, l’équipe de football des SRD accéda à la division 2 en 1976/77. S’ensuivit un déclin rapide aux cours des années 1980. Actuellement, les sponsors de l’arrondissement supportent l’équipe de Raon-l’Étape qui bénéficie d’un accord de proximité avec le club nancéien.

En 2007, le club de basket-ball et le Rugby club ont été rétrogradés en divisions inférieures. Le Rugby Club sous la direction du président Collet avait réussi une ascension au-delà du niveau régional. Mais après son retrait, le Rugby Club n’a pu se maintenir.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Fédération française de volley-ball, la ville héberge l’équipe de France féminine de volley-ball. Son équipe dirigeante, en raison de précédents résultats fort modestes, ne pouvait honorer au début du millénaire les hausses de locations d’équipement en banlieue parisienne. Les amateurs de volley d’Alsace et de Lorraine ont pu voir quelques matchs et tournois internationaux. La ville a notamment accueilli en 2005 le tournoi de préqualification pour le Mondial seniors féminin de 2006. La ville a organisé, en partenariat avec la ville de Metz, la phase finale du Championnat d’Europe junior féminin 2006.

Lié à cette présence des installations fédérales, un club de volley-ball féminin avec la particularité d’une équipe junior est présent sur la commune ainsi que des équipes de handball.

Le tir à l’arc se développe. Les équipes de tir à la carabine, longtemps privés d’équipement à la suite d'un incendie, organisent des petites compétitions régionales.

La ville connaît une longue tradition en matière de tennis de table même si, depuis quelques années, la section pongiste des Stades réunis déodatiens connaît la concurrence du club d’Etival-Clairefontaine supporté quant à lui par une grande marque papetière.

En plus du sport, de nombreuses activités peuvent être pratiquées sur la commune, billard, boules…

Activités de plein air[modifier | modifier le code]

Le cadre forestier est adapté à la pratique sportive du VTT ou encore de la randonnée ou la course à pied ou à vélo. Le « Trail des roches », épreuve payante de fond ou de marathon, à forts dénivelés est sélective. Elle emprunte depuis quelques années en mai un parcours tracé dans les sentiers aménagés par les bénévoles du Club vosgien. Les concurrents arpentent les collines boisées ceinturant un massif de grès voisin de la ville.

La section d’athlétisme valorise la pratique de la course. Elle en fait aussi, chaque mardi soir sur l’anneau de course du stade Emile Woehrlé, un moyen de rencontre entre jeunes et chef d’entreprise. La section organise gratuitement, chaque année, pour tous les publics une course ou marche familiale à côté des berges de la Meurthe.

Les aménagements urbains autorisent la pratique du skateboard, mais pas encore en pleine sécurité la pratique urbaine du deux roues.

Sports des anciens montagnards et modernité[modifier | modifier le code]

Les jeux montagnards, anciens et assimilables à d’autres formes modernes basques ou anglo-saxonnes, comme la pelote qui se joue à main ou à batte repoussante, contre un mur jouxtant à angle droit une surface de rebond de forme délimitée, la balle qui consiste à atteindre par tous moyens avec celle-ci un lieu gardé par une autre bande, ou le mélange variable des deux façons dans un espace délimité, ont quasiment disparu.

Sports pour handicapés[modifier | modifier le code]

Répondant à une forte demande, les SRD ont développé une section handisport, proposant des activités physiques et des jeux de balles soit spécifiques soit adaptés à des prothèses.

Sports mécaniques[modifier | modifier le code]

  • Saint-Dié fut ville-étape du rallye Alsace-Vosges a plusieurs reprises(manche du championnat de France). La région déodatienne va prochainement accueillir une spéciale du Rallye de France en WRC dans le pays d'Ormont
  • Le circuit du Géoparc a accueilli la super-finale sur glace du Trophée Andros en 2005 et en 2007 et une super-spéciale du rallye Alsace Vosges en 2005

Sports de l’esprit[modifier | modifier le code]

Chaque année, pendant le week-end de Pâques, se déroule un Open international d’échecs. À l’instar du cercle d’échecs, les clubs locaux de bridge et de Scrabble émanent aussi de la fédération des sports réunis déodatiens.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite : Vosges Matin, l'Écho des Vosges

Télé locale : Vosges Télévision

Radios locales et régionales : Magnum La Radio 94.3 - France Bleu Sud Lorraine 92.1 - Radio Bellevue 93.5 - Radio Canal Myrtille 97.6 - Cocktail FM 91.4

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Dié à la fin du XIXe siècle était une petite ville industrielle. Aujourd’hui, l’essentiel des activités de services est sous le contrôle de l’État : services hospitaliers, écoles et établissements d’enseignement publics ou privés. Quelques gros centres publics sont devenus les plus gros employeurs. Les entreprises industrielles qui ont assuré un rayonnement à la ville au cours de la seconde partie du XXe siècle ont disparu ou ont été, certaines le sont en partie, délocalisées dans les pays de l’Est. Le tissu artisanal s’est adapté à une pression fiscale moins favorable que dans les communes périphériques[réf. nécessaire]. La plupart des commerces privés du centre-ville ont périclité, supplantés par les grosses entreprises de services marchands et de distribution. Le hard-discount est un des rares secteurs en croissance continue sur les dix dernières années.

La rue Gambetta vue de la gare

Social[modifier | modifier le code]

Saint-Dié-des-Vosges appartient à la diagonale urbaine de la pauvreté du Sud-Est lorrain[19]. Ce dernier ensemble compte aussi Lunéville, ville-dortoir de Nancy ou Épinal, victime de son pouvoir d’attraction continu sur l’axe mosellan. Le long déclin économique de Saint-Dié est cantonné et n’apparaît depuis peu car la natalité s’est maintenue à des taux plus élevés pendant les années soixante que dans le sud des Vosges dont les terroirs les plus à l’ouest sont en voie de désertification. Ces dernières années, la chute démographique déodatienne s’est accentuée. En deux années, mille habitants sont partis.

Les taux de chômage et d'inemploi réel cumulés sont supérieurs à 20 %, mais ce sont surtout le faible niveau de qualification de la jeunesse, le vieillissement accéléré de la population, les nombreux départs en retraite des plus aisés vers le Sud de la France qui pénalisent la ville. Les jeunes couples à bons revenus s’installent dans les communes environnantes en croissance afin de fuir les taux d’imposition élevés. À Saint-Dié-des-Vosges, plus de 55 % des foyers fiscaux ne paient pas l’impôt sur le revenu.

La ville équilibre son budget en partie grâce aux subventions de l’État. Pour conserver celles qui sont issues d’un contrat de plan réservé aux villes moyennes, elle doit garder une population minimale de 20 000 habitants. Le maintien de l’habitat social, en particulier une fraction des constructions le Toit Vosgien, est de facto une nécessité. Notons que le taux d’habitants propriétaires est de l’ordre de 35 %. Le revenu annuel moyen par ménage s’élevait en 2001 à 13 774 €. Ce qui caractérise aussi Saint-Dié-des-Vosges est une forte disparité de revenus entre habitants, comparée aux autres communes[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Camp celtique de la Bure.

La ville a obtenu un label « station touristique » en 1998, et la valorisation de ses atouts patrimoniaux — en complément de l’attrait du massif vosgien — s’affiche parmi ses priorités. La ville a été dénommée la « marraine de l’Amérique » par un journaliste de New York, Henry Charles au début du XXe siècle. La première carte du Nouveau Monde a été conçue par un cénacle de cinq savants, surnommé le « GYMNASIUM VOSAGENSE » dont le cartographe Martin Waldseemuller et des humanistes lettrés attirés en 1507 par le chanoine mécène de la Collégiale, Gautier Lud, maître général des mines de Lorraine et conseiller de René II, duc de Lorraine (1473-1508). Reconnaissant le mérite d’Amerigo Vespucci qui le premier a reconnu que les terres nouvellement découvertes par Christophe Colomb étaient non pas les Indes ou l’Asie, mais véritablement une nouvelle partie du monde, ils ont qualifié le nouveau continent America, dans une petite publication à Saint-Dié des Vosges, le dimanche 25 avril 1507: la « Cosmographiae Introductio » qui accompagnait deux cartes, une mappemonde murale géante en douze feuilles imprimées, et une planche imprimée en douze fuseaux à découper et à fixer sur une boule en bois, afin de réaliser un globe terrestre de poche. Le seul exemplaire original subsistant de nos jours de la carte murale universelle est aujourd’hui exposée dans le bâtiment Jefferson de la bibliothèque du Congrès américain, à Washington, D.C., à côté des documents prestigieux de liberté que constituent la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 et la Constitution des États-Unis d’Amérique. On reconnaît aujourd’hui quatre exemplaires de la carte-globe en douze fuseaux : un à l’université de Minnesota (États-Unis), un à Munich (Staatsbibliothek), un à Offenburg (Stadtbibliothek), et le dernier exemplaire, actuellement en mains privées a été vendu en 2005 chez Christies à Londres[21].

Article détaillé : Planisphère de Waldseemüller.
  • Considéré par quelques guides comme le deuxième site archéologique du département des Vosges, le Camp celtique de la Bure n’a rien de comparable avec le Grand romain. Le site fortifié de hauteur occupe une superficie de 3 ha et domine l’ancienne voie des Saulniers - via salinatorium - qui reliait autrefois Etival à Andlau, en passant par Saales. Ce castellum fut habité en permanence du Ier siècle avant jusqu’au IVe siècle après J.-C. Le fossé, les différents remparts, les poternes, les bassins, mais aussi les objets aujourd’hui exposés au Musée Pierre-Noël, témoignent de l’activité de ce camp retranché jusqu’à l’hypothétique arrivée des Alamans en 352.
  • Par la fréquentation et l’attrait touristique, l’ensemble cathédral de Saint-Dié supplante tous les autres lieux de la ville. L’art médiéval, celui de la Renaissance, puis le classicisme, sont illustrés notamment par cet ensemble cathédral en grès rose comprenant, du nord au sud, l’église Notre-Dame de Galilée, le cloître et la cathédrale. Éprouvée par plusieurs incendies et surtout par la Seconde Guerre mondiale, la cathédrale, restaurée, bénéficie aussi d’un mobilier et de vitraux non figuratifs signés des grands noms de la non-figuration française. Un orgue a été récemment installé au-dessus de l’entrée par le facteur d’orgues Pascal Quoirin.
  • Édifiée à partir du XVe siècle, la chapelle du Petit-Saint-Dié s’élève à l’endroit même où Saint Dié, fondateur légendaire du ban religieux, établit son refuge vers 660 près d’une puissante source d’eau qu’il avait fait jaillir d’un jet de sa hache depuis le Rossberg. Plus tard, un oratoire fut élevé, puis une chapelle qui fut sauvé de la destruction à l’arrivée du chemin de fer par l’évêque de Saint-Dié et adjointe dans l’enceinte d’un couvent de religieuses contemplatives à la fin du XIXe siècle. À proximité du lieu, deux fontaines d’eau déclarées ferrugineuses à la fin du XVIIIe siècle ont permis l’engouement pour l’hydrothérapie. Des thermes ont été aménagés à côté de la gare. Une messe avec chorale a lieu tous les 19 juin en matinée.
  • Pour donner un lieu convenable aux pestiférés à proximité de la ville, Vautrin Lud, le chanoine et maître de la confrérie saint Sébastien, fait agrandir vers 1500 une ferme attenante à une vieille chapelle Saint-Roch, autrefois sainte Roche au milieu des vignes de l’Ortimont. Cette chapelle permettait depuis le XIIe siècle d’accueillir les chrétiens de la communauté de Robache. Elle abrite aujourd’hui un retable de l’Assomption. Cette œuvre du peintre vosgien Claude Bassot et datée de 1625 a permis la sauvegarde de l’ensemble menacé de destruction qui peut être visité gratuitement après la messe de la saint-Roch.
  • Incendiée lors d’un feu d’artifice, puis reconstruite en 1902, l’église Saint-Martin est de style néo-roman. Une série de vitraux, dont plusieurs illustrant la vie de saint Martin, ont bien résisté aux destructions de 1944.
  • Église Notre-Dame-de-Galilée.
  • Temple protestant bâti de 1854 à 1856, situé 12, rue Foch[22].
  • Synagogue: achat en 1860 de l'oratoire, de l'impasse des Capucins, que les protestants n'utilisaient plus depuis 1856. Cet oratoire devient la synagogue de la communauté en 1863 et le reste jusqu'à la seconde guerre mondiale[23].
  • Le musée Pierre-Noël est consacré à la vie dans les Hautes-Vosges. Une grande partie du premier étage est consacrée à la faune et la flore, avec une partie de la collection ornithologique de Gaston Laurent, sans oublier les traditions, techniques, modes de vie des populations montagnardes de la civilisation de l’attelage. Au rez-de-chaussée, le musée présente une fraction de la collection archéologique liée au Camp celtique de la Bure. Les sous-sols abordent l’histoire des derniers siècles, mettant à l’honneur l’homme d’État Jules Ferry, les guerres mondiales et l’aviateur salixien René Fonck. Les collections militaires font l’objet d’une thématique opposant troupes françaises et allemandes au cours des trois conflits. Une exposition annuelle inédite sur la défense passive en 1939/40 est visible. Les beaux-arts et les arts décoratifs y sont bien représentés, et deux sections sont consacrées au couple Claire et Yvan Goll et au projet d’urbanisme que Le Corbusier proposa dans l’immédiat après-guerre au ministère de la reconstruction pour la ville sinistrée.
  • Ce plan ministériel ne fut pas réalisé immédiatement faute de matériaux disponibles, puis le projet, jugé audacieux et trop onéreux, fut rejeté par les associations d’habitants. L’architecte d’origine jurassienne a aussi construit son unique bâtiment industriel, l'Usine Claude et Duval, établissement en activité très réduite, que l’on peut venir contempler après réservation payante auprès du musée.
La Tour de la Liberté.
  • C’est la silhouette blanche de la Tour de la Liberté, conçue par les architectes Jean-Marie Hennin et Nicolas Normier, qui, pour certains Déodatiens, idéalise la petite ville moderne. Espace de rencontres et d’expositions à l’accès payant, elle héberge le musée "Georges Braque - Métamorphoses" qui présente une importante collection de bijoux, sculptures et céramiques que Georges Braque et Heger de Loewenfeld créèrent entre 1962 et 1963. Cet édifice devait n’être qu’une construction éphémère dans le Jardin des Tuileries à Paris pour le bicentenaire de la Révolution en 1989. Elle fut récupérée et montée à Saint-Dié face à l’Hôtel de Ville[24].
Article détaillé : Musée Georges Braque.
  • Depuis 2005, un complexe touristique privé s’est installé dans la prairie d’Hellieule, Géoparc. Ce centre touristique, ouvert chaque jour et toute l’année, est doté d’un centre de sécurité routière. Un anneau sert, en saison froide, de centre d’apprentissage à la conduite automobile sur glace.

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

L’enseignement sous le contrôle de l’État a obéi à des impératifs nationaux différents. Après 1914, s’impose la préoccupation sociale de l’entre-deux-guerres. Elle est modifiée après-guerre de plus en plus fortement pour correspondre à une adéquation temporaire face aux mutations des modes de vies et surtout des facteurs économiques. Au cours des années 1970, l’enseignement technique est pris en charge par l’État, qui remplace la formation au sein des écoles d’entreprises locales, par exemple chez le métallurgiste Gantois.

Vie artistique[modifier | modifier le code]

Nombre de peintres connus ou d’amateurs de Beaux-Arts déclarés, affirmant leur individualité, parfois empreinte d’une gravité religieuse, témoignent de l’engouement esthétique de générations de Déodatiens. De petites structures associatives ont permis l’expression aux plus favorisés. En partie en marge par sa naissance populaire, le Groupement Artistique Vosgien, crée et dirigé par Albert Ohl des Marais, a toutefois dévoilé la richesse des contributions locale en sculpture et peinture.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Les bénévoles de la société des promenades tracent, rénovent et entretiennent les sentiers, l’aéroclub de Remomeix initie aux techniques de vol durant l’entre-deux-guerres. De rares chercheurs bénévoles explorent le terrain, étudient la nature ou recueillent la mémoire populaire, se confrontent aux archives. Causeries et conférences, spécialités reconnues de la Société philomatique vosgienne, ainsi que déclamation théâtrale en d’autres lieux de spectacles ou de commémoration, marquent ces temps incertains des années trente où la radiophonie s’invite dans les foyers.

L’apogée du rayonnement philomate a été atteint sous la présidence de Georges Trimouille, en particulier pendant les premières années de sa retraite. Les fouilles de la Bure animées en particulier par Georges Tronquart attestent cet essor.

Une césure au début des années soixante-dix caractérise la croissance des institutions culturelles. Elle s’explique par un passage de relais, partiellement réalisé, entre bénévoles et permanents fonctionnarisés. Dopées par l’afflux d’hommes et de moyens permanents, les institutions atteignent un apogée rapide, avant de régresser dans les années 1990.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Saint-Dié-des-Vosges dispose d’une médiathèque de centre-ville et de deux petites annexes dans les quartiers de Kellermann et Saint-Roch/Orme. La répartition en trois sites, l’importance des fonds (206 000 documents, dont 90 000 dans les collections patrimoniales, 283 titres de périodiques et 12 000 documents audiovisuels) est peu commune pour une petite ville. Aujourd’hui, la médiathèque favorise l’accès aux ressources informationnelles à travers ses espaces multimédias, ses abonnements en ligne, mais aussi la consultation à distance de son catalogue.

Petit historique[modifier | modifier le code]

Dès 1790, deux membres du conseil d'administration du district réclamèrent la création d’une bibliothèque à partir des confiscations révolutionnaires. La bibliothèque communale de Saint-Dié existe déjà en l'an II[25]. La consultation d'une réunion de livres, environ 200 à 250 volumes, est autorisée sur demande écrite : ils proviennent principalement de dépôts de Raon-L'Etape et de Saint-Dié, des bibliothèques des maisons religieuses des Capucins et de l'ancien chapitre de Saint-Dié. La bibliothèque est installée dans deux salles de l’hôtel de ville. En l'an X, le fonds s'enrichit d'une partie des livres du séminaire et de l’évêché supprimés. Il faut attendre 1802 pour que les 6 460 volumes de l’ancienne abbaye des Prémontrés d’Étival y soient conduits sur ordre de mise au sec du préfet des Vosges. Les bâtiments stivaliens récemment et en grande partie dévastés par les flammes perdent aussi à cette occasion leurs grandes boiseries remontées à Saint-Dié. L'extension du fonds se poursuit en 1807, avec 487 livres tirés initialement des abbayes bénédictines de Moyenmoutier et de Senones.

Le fonds initial de la bibliothèque soit 6 894 volumes comptabilisés en 1814 s’accrut fort peu au cours du XIXe siècle, hormis le legs Ferry-Schutzenberger en 1880[26].

La bibliothèque a été l’objet de l’attention bénévole de ses utilisateurs, défenseurs et animateurs, en particulier de la Société philomatique vosgienne qui a légué depuis 1901 ses collections. Elles représentent alors plus du tiers du fonds de cette époque. La bibliothèque municipale a reçu des dons importants depuis le XIXe siècle (E. Ferry-Schutzenberger, Finance, Baldensperger, etc.). Georges Baumont, philomate bénévole assidu au fichage, ancien président au début des années trente, a repris après-guerre la charge du philomate, le bibliothécaire Augustin Pierrot. En 1934, le bureau de Jules Ferry (meubles, dossiers, correspondance) est mis en dépôt par la Sorbonne. Les collections se sont enrichies de deux fonds surréalistes en 1977 : les legs Claire et Yvan Goll (livres et manuscrits) et Maxime Alexandre.

Livres et lecteurs[modifier | modifier le code]

Albert Ronsin, bibliothécaire après 1961, a agrandi les lieux de lecture et de consultation, facilitant ainsi l’accès individuel au fichier, grâce au déménagement après 1970 de la rue d’Hellieule dans les locaux de la rue Saint-Charles. Il s’est efforcé d’attirer des chercheurs lorrains et alsaciens tout en développant une bibliothèque au service de tous. La lecture publique était en essor dès les années d’après-guerre, la bibliothèque, après 1960, a embauché du personnel tout en gardant ses soutiens bénévoles. Elle s’est décentralisée plus tard dans les quartiers populaire de Kellermann et de Saint-Roch.

La mixité employés permanents/bénévoles occasionnels, les échanges entre lecteurs et chercheurs, l’édition de feuilles de rencontre avec un atelier d’imprimerie installé à demeure, en particulier la feuille de liaison « Regard », a permis de hausser la fréquentation et le taux de lecture de la ville a atteint le niveau d’excellence national en 1977/78. Toutefois un lent puis un rapide déclin a caractérisé cette activité de loisirs que la municipalité, après 1990, a voulu uniquement populaire. Pour exemple, la salle des chercheurs bénévoles a été transformée par l’usage en salle d’études scolaires, lieu de lectures de journaux ou de magazines, et plus rarement de consultations d’usuels et du fonds anciens avant d’être réduite et déplacée.

Le musée de Saint-Dié[modifier | modifier le code]

Le premier musée de Saint-Dié à l’initiative de la Société philomatique vosgienne née en 1875 a été ouvert en 1876 sous forme d’un petit musée minéralogique, puis en 1878 sous forme d’un musée d’art en contact avec le ministère des Beaux-Arts dès sa constitution. La gestion est du ressort de la société savante et les locaux sont les étages de la mairie qui soutient l’initiative. Rangées, puis dispersées et oubliées lors du premier conflit mondial, les collections amalgamées pendant les décennies d’avant-guerre ont été ensuite rassemblées, puis renforcées par de nouvelles acquisitions de la ville. Honorée de la légion d'honneur, la municipalité souhaitait maintenir dans les locaux de sa mairie un lieu de commémoration. Elle avait en conséquence déplacée entre 1919 et 1921 la bibliothèque, ainsi que la Société philomatique vosgienne dans des locaux rue d’Hellieule.

Le musée municipal a été inauguré en 1924. Le peintre post-impressionniste Charles Peccatte avait géré le musée d’art et de peinture dès 1907. Il s’est mis au service de la municipalité en 1919 et a réaménagé un nouveau musée pour la mairie : il en est nommé officiellement conservateur en 1925. Son musée a disparu par faits de guerre en novembre 1944 à la veille de la Libération.

Un nouveau musée a été partiellement et lentement reconstitué aux lendemains de la destruction de la ville, c’est le fruit d’un partenariat entre la municipalité fournissant des locaux rue d’Hellieule et les bénévoles de la Société philomatique vosgienne, parmi d’autres anonymes, qui récupèrent les pièces ou objets de valeur dispersés, incitent aux donations bénévoles ou suggèrent des acquisitions de prestige à la municipalité. Les lettres de la femme du président Paul Evrat témoignent de l’inlassable activité de son mari, en faveur de la Société philomatique et de son nouveau musée. La vieille Société savante compte surtout de grands collectionneurs, ainsi Henri Grandblaise signale à la Ville un grand nombre d’opportunités et facilite l’acquisition de sa propre collection numismatique. De grandes collections locales du plus haut intérêt par leur qualité et leur richesse ont ainsi été achetées par la Ville entre 1959 et 1967. Elles ont rejoint par exemple la collection Ferry, sortie intacte de la guerre et augmentée d’un dépôt significatif de la Sorbonne en 1955.

La Société philomatique vosgienne a fait don, en 1949 puis en 1957, des œuvres et pièces qu’elle avait collectées et n’a cessé d’apporter son expertise et de mettre en valeur les collections. Ainsi, le bibliothécaire Albert Ronsin se charge à ce titre de la gestion du musée. Il propose au début des années 1970 son implantation étendue à côté d’une nouvelle bibliothèque dans l’ancien palais épiscopal.

Le bâtiment actuel, qui deviendra le Musée Pierre-Noël, est construit de 1973 à 1975. La première exposition s’est ouverte le 5 mars 1977, Albert Ronsin est nommé conservateur du nouveau musée municipal, dotée de locaux, de moyens et employant un personnel permanent. Petit à petit, à partir de 1978, les collections « permanentes » se sont mises en place avec une ouverture au public échelonnée jusqu’en 1987. Jusqu’alors agréé « musée contrôlé » par la Direction des Musées de France. Le Musée Pierre-Noël a obtenu le tout nouveau label « musée de France » le 1er octobre 2003 à la suite de la loi sur les musées du 4 janvier 2002.

Le Musée Georges-Braque "Métamorphoses"[modifier | modifier le code]

Sous ses grandes ailes, la Tour de la liberté abrite depuis 1994 une prestigieuse collection de bijoux créés par le maître lapidaire Henri-Edouard Heger de Loewenfeld d’après l’œuvre de Georges Braque (période des Métamorphoses). Elle se compose de cinquante-trois bijoux, dont treize archétypes (un seul exemplaire), les autres étant des originaux réalisés à huit exemplaires au plus.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

De 1870 à 1918, Saint-Dié est une petite ville de garnison. Après le conflit de 1870, les forces d’occupation de l’armée prussienne choisissent d’abord près de la route sur la prairie en amont du faubourg Saint-Martin un lieu possible de rassemblement d’hommes et de matériel. La Landwehr qui a décidé de repartir ses unités en Lorraine le 30 mai 1871 y fonde une garnison après le 5 novembre 1871. Les aménagements ont été repris par les troupes françaises après le départ allemand fin août 1873. Les casernes et entrepôts se sont ensuite développés, puis répartis aux abords de la petite ville frontalière.

Avec le recensement des jeunes militaires stationnés, elle comptait 25 000 habitants, c’est-à-dire plus en 1914 qu’aujourd’hui. Voici les principales unités militaires qui ont tenu garnison à Saint-Dié :

Dès 1919, Saint-Dié n’est plus une ville de garnison. Les bâtiments annexes des terrains militaires de Saint-Roch servent aux logements des nécessiteux après 1918[27].

Après la Grande Guerre, les élites lorraines commencent à quitter la région. Elles comportent beaucoup d’anciens militaires gradés qui animent avec ardeur la vie associative. Parmi les associations actives, les sociétés patriotiques ont eu une influence prépondérante sur les festivités de la vie locale.

Les quelques troupes coloniales, qui trouvent ensuite sporadiquement un pied à terre à Saint-Dié, ont été bien acceptées par la population. Les hommes de troupes souvent aux cheveux noirs frisés et aux teints basanés bénéficiaient du prestige de l’uniforme. Ils participent à la vie collective, envahissent les soirées dansantes. De nombreuses liaisons avec des petites copines et d’excellentes relations avec la population, surtout marchande, effacent les rares anicroches rapportées dans la rubrique journalistique des faits divers.

  • 3e bataillon du 17e régiment de tirailleurs Nord-africains, puis algériens, 14 juin 1924 à 1927, avec participation au combat du Rif au Maroc entre juin 1925 et novembre 1926.
  • 3e bataillon du 21e régiment de tirailleurs algérien, 26 janvier 1929- 1932 (souvent absent, car en manœuvre au Valdahon en 1929 ou à Saint-Avold en 1932, voire en marche en 1930).
  • 3e bataillon du 3e régiment de tirailleurs marocains, 5 avril 1935-avril 1938.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Jules Ferry.

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

  • Jean Fredel, capitaine de gens d’armes vers 1420.
  • Claude Bausmont ou de Bauzemont, châtelain et cellerier de Saint-Dié (vers 1430-1477). Ce vieux soldat sourd laisse périr sans s’en apercevoir en janvier 1477 Charles le Téméraire qui tente de s’échapper de la bataille de Nancy.
  • Vautrin Lud (1448-1527), chanoine patron de la confrérie saint Sébastien, procureur général des mines de Lorraine et mécène probable d’un éphémère Gymnase vosgien en 1507.
  • Mère Mechtilde du saint Sacrement, institutrice des bénédictines de l’adoration perpétuelle (née Catherine Barre à Saint-Dié le 31 décembre 1614, morte à Paris le 6 avril 1698)
  • Jacques Augustin (1759-1832), peintre miniaturiste né à Saint-Dié.
  • Dieudonné Dubois (1759-1803), membre du barreau, puis du Conseil des Cinq-Cents en l’an IV et du conseil d’État en l’an VIII.
  • Nicolas Souhait (1773-1799), colonel du génie né à Saint-Dié
  • Nicolas Philippe Guye (1773-1845), général et maire en 1829
  • Père Antoine, missionnaire au Canada né à Saint-Dié
  • Charles-Nicolas Gachotte (1810-1876), maire de 1861 à 1865 et de 1870 à 1874
  • Léon Carrière (1814-1877), médecin-chef de l’hôpital et géologue, père du forestier Paul.
  • Jean-Romary Grosjean (1815-1888), musicologue et organiste de la cathédrale.
  • Henry Bardy (1829-1909), pharmacien, président-fondateur de la Société philomatique vosgienne
  • Emile Erckmann, écrivain qui résida au château de l’Hermitage entre 1870 et 1880.
  • Jules Ferry (1832-1893), avocat et homme politique, né à Saint-Dié, décédé à Paris et inhumé au cimetière de la rive droite à Saint-Dié
  • Gaston Save, peintre et graveur né à Saint-Dié
  • Henri Rovel (1849-1926), peintre et météorologue né et mort à Saint-Dié
  • Paul Descelles (1851-1915), peintre né à Raon.
  • Victor Franck (1852-1907), photographe né à Saint-Dié, il réalise des vues stéréoscopiques dans les Vosges

Familles attachées à Saint-Dié au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Famille Bazelaire de Lesseux (descendant du premier subdélégué Bazelaire)
  • Charles Hugo de Spitzemberg (ou Spitzenberg), seigneur massacré à la Révolution et ses fils officiers au service du roi du Würtemberg.
  • Famille Lehr et apparentées (industriels, en particulier fabricants de tissus, de religion réformée originaire de Mulhouse et Sainte-Marie-aux-Mines)
  • Famille Antoine (tailleurs de pierre)
  • Familles Ferry et Étienne-Ferry (industriels ou propriétaire apparentée à Jules Ferry)
  • Famille de Mirbeck (peintres et architecte)
  • Famille Weick (photographe, éditeur de cartes postales et libraire)

Personnalités contemporaines[modifier | modifier le code]

  • Léonie de Bazelaire (1847-1926), journaliste, voyageuse, peintre
  • Ferdinand Brunot (1860-1938), grammairien et linguiste né à Saint-Dié ;
  • Léon Julien Griache (1861-1914), général de brigade d’artillerie né à Saint-Dié ;
  • Fernand Baldensperger (1871-1958), professeur de littérature comparée né à Saint-Dié ;
  • Les frères Grollemund, polytechniciens et généraux de brigade : Marie-Joseph (1875-1954) et Marie-Paul Vincent (1879-1953) ;
  • Victor-Charles Antoine (1881-1959), sculpteur et graveur né à Saint-Dié ;
  • Charles Peccatte (1870-1962) peintre né à Baccarat, conservateur du premier musée municipal en 1924 ;
  • Albert Ohl des Marais, graveur et historien chroniqueur, agent d’assurances de profession ;
  • Georges Baumont (1885-1974), professeur de lettres classiques, bibliothécaire bénévole et historien local ;
  • Yvan Goll, nom de plume d’Isaac Lang (1891-1950), poète et dramaturge de langue allemande, ayant passé quelques années au collège à Saint-Dié où il est né ;
  • Gabrielle Baron (1895-1986), écrivain, native de Saint-Dié ;
  • Paul Evrat (1899-1956), ancien militaire archéologue, entrepreneur et patron-fondateur des musées de Saint-Dié après sa destruction en 1944 ;
  • Henri Grandblaise (1894-1976), entrepreneur et collectionneur ;
  • Maurice Barlier (1905-1941), résistant français, fusillé le 29 août 1941 au Mont-Valérien ;
  • Georges Trimouille (1907-1977), directeur d’usine et président de la Société Philomatique Vosgienne ;
  • Henri Karcher (1908-1983), homme politique né à Saint-Dié ;
  • Jean Stoetzel (1910-1987), sociologue, fondateur de l'IFOP ;
  • Jean-Jacques Duval (1913-2010) ingénieur polytechnique Zurich, industriel déodatien en bonneterie et confection à l'origine de la reconstruction corbuséenne de l'usine Claude-et-Duval ;
  • Jacques Brenner (1922-2001), écrivain et critique né à Saint-Dié ;
  • Louis Kuehn (1922-2008), évêque de Meaux, né à Saint-Dié, frère de Michel;
  • Michel Kuehn (1923-2012), évêque de Chartres (1978-1991), né à Saint-Dié ;
  • Albert Ronsin (1925-2007), conservateur bibliophile et historien du livre ;
  • Roger Souchal (1927-2014), député de Meurthe-et-Moselle de 1958 à 1970 ;
  • Robert George (1928-1999), peintre et professeur d’art plastiques au lycée Jules-Ferry de Saint-Dié ;
  • Georges Tronquart, professeur de lettres et animateur des fouilles de la Bure jusqu'en 1986 ;
  • Henri Ballereau (1929-2008), architecte, urbaniste du quartier Kellermann et inventeur de concepts modulaires pour un groupe international d’hôtellerie ;
  • Pierre Didier, artiste peintre né en 1929 ;
  • Christian Bareth, germaniste et écrivain chroniqueur ;
  • Maurice Houvion, perchiste puis entraîneur, né en 1934 ;
  • René Revert, spécialiste des faïences et céramiques né à Saint-Dié ;
  • Bernard Bodelet, oto-rhinologue, ancien chef de service à l’hôpital Saint-Dié ;
  • Christian Didier, né en 1944, assassin de René Bousquet ;
  • Jean-Pierre Helmlinger, peintre né à Saint-Dié en 1945, professeur d’art plastiques au lycée Jules Ferry de Saint-Dié ;
  • Maxime Benoît-Jeannin, écrivain, né en 1946 ;
  • Jean-Claude Fombaron, cartophile et historien, animateur d’associations culturelles ;
  • Norbert Lefranc, ornithologue intéressé par l’histoire de la faune, spécialiste français de la pie-grièche, ainsi que de la chouette de Tengmalm et du Grand Tétras dans les Vosges ;
  • Jean-Marie Cavada, journaliste et patron de télévision a fait une partie de ses études à Saint-Dié ;
  • Julien Lepers (né en 1949), présentateur de Question pour un Champion, a passé une partie de son enfance à Saint-Dié, scolarisé au collège Sainte-Marie ;
  • Grégoire Balland, né le 15 novembre 1967 à Saint-Dié, cycliste, champion du monde Masters sur route en 2008 et 2012 ;
  • Alex Di Rocco, né en 1970, ancien footballeur professionnel de ligue 1 ;
  • Sylvain Dufour, snowboardeur né à Saint-Dié en 1982 ;
  • Abderahim Benkajjane, né le 1er juin 1983 à Saint-Dié, footballeur marocain ;
  • Xavier Pentecôte, né le 13 août 1986 à Saint-Dié, est un jeune footballeur professionnel français. Il joue avant-centre. Il évolue au Toulouse Football Club depuis juin 2001 (Prêté actuellement en Corse au SC Bastia) ;
  • Moussier Tombola, pseudonyme d'Ibrahima M'Bodji, chanteur et humoriste, né le 21 février 1987 à Saint-Dié ;
  • Laura Miclo, athlète, née le 23 mai 1988 à Saint-Dié ;
  • Kalidou Koulibaly, footballeur, né le 20 juin 1991 à Saint-Dié.

Représentants politiques connus au niveau national :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes du chapitre et de la collégiale Saint-Dié se blasonnent : d’or à la bande d’azur chargé de trois roses d’argent.

Aujourd’hui, ce dernier se base sur le blason du ban ducal de l’ancienne ville Saint-Dié, décrit ci-dessous :

Blason ville fr Saint-Die-des-Vosges (88).svg
1°) D’azur, à une croix de Lorraine d’or côtoyée d’une S et d’un D de même, liés d’un ruban de gueules brochant sur le tout.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
2°) D’azur à une tour crénelée d’or, sommée de trois tourillons d’or.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages proposant une synthèse historique, ou au moins une étude ponctuelle ou une collection de faits simples ou probables sur Saint-Dié. Ceci n’exclut pas imprécisions et erreurs :

  • Georges Baumont (photographies de Jean Blaire), Saint-Dié. Terre brûlée (documents pour servir à l’histoire de l’incendie de Saint-Dié par les Allemands, 13-18 novembre 1944, Paris, Le Livre d’histoire, coll. « Des faits et des hommes », 2006 (1re éd. 1946), 123 p. (ISBN 2-84373-842-3)
  • Georges Baumont, Saint-Dié des Vosges. Origines et développement, Paris, Le Livre d’histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », 2006 (1re éd. 1961), 460 p. (ISBN 2-84373-873-3)
  • Paul Boudet, Le chapitre de Saint Dié en Lorraine, des origines au seizième siècle, Archives des Vosges, édition Société d’Emulation des Vosges, 280 pages
  • Bulletins de la Société philomatique vosgienne de 1875 à 2000, en consultation à la salle d’études de la médiathèque Victor-Hugo de Saint-Dié-des-Vosges.
  • Guy Cabourdin, Encyclopédie illustrée de la Lorraine, éd. Serpenoise, Presse Universitaire de Nancy, 1991
  • Pierre Moinaux, L’école dans la région de Saint-Dié, Aspects vosgiens de l’épopée scolaire au dix-neuvième siècle, publié sous les auspices de la Société Philomatique Vosgienne, Édition Gérard Louis, Écri, Impression à Héricourt, 1992, 150 pages ; nombreuses illustrations sous forme de cartes postales des écoles des cantons de Saint-Dié, Raon-l’Étape, Senones, Fraize, Corcieux, Provenchères, Saales, Schirmeck.
  • Albert Ohl des Marais, Histoire chronologique de la ville et du val de Saint-Dié, Édition culture et civilisation (réédition imprimerie Loos, 1947), Bruxelles, 1979, 384 pages.
  • Damien Parmentier, Église et société en lorraine médiévale : Le chapitre et la collégiale de Saint-Dié, Collection « Religio Memori », Éditions Messene, Paris, 1997, 239 pages. Préface de Francis Rapp
  • Félix Poma, Essai sur la ville de Bruyères-en-Vosges suivi de topographie de la ville et de l’hospital de Saint-Diey-en-Vosges. Manuscrit du XVIIIe siècle. Ms 137 (fonds anciens de la bibliothèque municipale de Saint-Dié
  • François Roth (dir.), Encyclopédie illustrée de la Lorraine, L’époque contemporaine, Tome1 et 2, Édition Serpenoise, PUN, 1994
  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X)
    Présentation des orgues de la commune de Saint-Dié-des-Vosges : Cathédrale Saint-Dié, Eglise Saint-martin (Grand-orgue et orgue de chœur), Eglise réformée, Foyer protestant (Grande salle et petite salle) : pages 532 à 558
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Saint-Dié, p. 1022

Prétendus ouvrages d’histoire aux contenus idéologiques ou littéraires soit suspects soit peu crédibles auprès d’un public scientifique :
L’archiviste Gravier a écrit un livre autrefois loué, mais il est aussi le destructeur et le disperseur d’une part colossale desdites archives. Sa haine anti-religieuse frôle le fanatisme.

  • Nicolas-François Gravier, Histoire de la ville épiscopale et de l’arrondissement de Saint-Dié, département des Vosges / sous le gouvernement théocratique de quatre monastères en opposition avec les ducs de Lorraine et les princes constitutionnels de Salm, Épinal, Impr. de Gérard, 1836, 400 p.
  • François Jodin, Saint-Dié-des-Vosges, une histoire de liberté, Ludres, Une Page à l’autre, 2000, 175 p. (ISBN 2-914366-01-9)
  • Albert Ronsin, Saint-Dié-des-Vosges, 13 siècles d’histoire (669-1969), Saint-Dié, Loos, 1969, 173 p.

Ouvrages touristiques :

  • Fernand Baldensperger, Images et aperçus du Vieux Saint-Dié, Loos, 1947
  • Albert Ronsin, Il était une fois Saint-Dié-des-Vosges (sélection de cartes postales anciennes), Paris, Citédis, 1998, 90 p. (ISBN 2-911920-15-5)
  • Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cuisenier, Le guide du patrimoine rural, Besançon, Les guides de la manufacture,‎ 1991, 382 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    400 musées, écomusées, collections d’agriculture présentés par l’association française des musées d’agriculture : Deuxième édition revue et actualisée. Ouvrage publié avec le concours de la Direction des Musées de France (D.M.F.) : 13. Lorraine, pp. 215 à 228. Musée de Saint-Dié : p. 226

Catalogue d’exposition :

  • America. L’Amérique est née à Saint-Dié-des-Vosges en 1507, catalogue de l’exposition au Musée de Saint-Dié-des-Vosges (9 mai-30 août 1992), Imprimerie municipale de Saint-Dié-des-Vosges, 1992, 99 p.
  • Images du vieux Saint-Dié, catalogue de l’exposition du fonds Adolphe Weick, présentation et notices de Jean-Claude Fombaron, Édition SABM, Saint-Dié : sans titre (la ville), 1er tome, 1991, 194 p. et Les industries, second tome 1992, 186 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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  • Pour la partie « festivités et événements » :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint Dié, Patron du Diocèse
  2. Publication au Journal officiel. Elle reprend une dénomination ancienne, notamment dans le plus ancien diplôme authentique portant le monogramme de Charlemagne, alors roi des Francs, signé le 13 janvier 769 à Aix-la-Chapelle. Le monastère de Saint-Dié était alors mentionné à Saint-Dié « infra Vosgago Sylva » (soit dans une vallée de la forêt des Vosges), dans la charte aujourd’hui aux Archives Nationales de France, au Musée des Documents Français (cote AE2 pièce 36). Cette nouvelle dénomination de Saint-Dié des Vosges était couramment employée depuis le XIXe siècle, notamment dans les guides touristiques et plus récemment, en janvier 1961, fut adoptée par l’historien local, Georges Baumont dans son ouvrage SAINT-DIÉ des Vosges, origines et développement. Pour motiver le changement, des arguments complémentaires insistent alors davantage sur les confusions fréquentes avec Saint-Dizier qu'avec Saint-Dier-d'Auvergne, le village de Saint-Dyé-sur-Loire ou la ville de Die.
  3. Liste des masses d'eau superficielles et des masses d'eau souterraine sur la commune
  4. Ces formations de concrétions souvent affleurantes sont communément appelées la crasse lorsqu'elles sont poreuses et friables sous le pied. Selon Marc Durand, géologue spécialiste des étages permo-triasiques, les transgressions sont plutôt des expansions momentanées de zones lacustres continentales. Mais ces eaux continentales, remplissant les failles et les profondes dépressions, possèdent des teneurs élevées en sels minéraux typiques de lac salé ou de mer intérieure, en milieu torride de très forte évaporation.
  5. L'entrée du camp de la Bure au nord-ouest est partagée avec la commune d’Hurbache.
  6. Le domaine forestier de Saint-Dié, Jean Gazin, Bulletin SPV, 83e année, 1957, p. 11-25.
  7. Données météo
  8. Les oiseaux familiers des jardins ou des bords de clairière ou de routes sont également favorisés, comme le merle noir ou le hochequeue. Mais le geai des chênes et quelques pics forestiers s’invitent parfois.
  9. Elles semblent appartenir à l’origine au ban d’Etival, mais ont été incorporées ensuite au ban de Moyenmoutier avant de devenir possession ducale.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2014/03/30/saint-die-participation-en-baisse-a-14-heures
  12. Jumelages
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  15. Composition du bassin de vie en 2012 sur le site de l'INSEE
  16. Une étude regroupant plusieurs associations, y compris religieuses, a été réalisée à partir d’un atelier de lecture et d’images légendées installé dans les différents quartiers entre 1996 et 1999. Ces tests d’abord ludiques amenant à des tests plus sérieux effectués sur les enfants par une spécialiste assistée de bénévoles ont prouvé que le tiers de la population d’une dizaine d’année et moins avaient des difficultés de lecture. Rapporté à la population enfantine de la ville, ceux des autres quartiers supposés lettrés, le taux avoisine 10 %, ce qui était par ailleurs alors le résultat norvégien, pays pétrolier à plus haut niveau de revenu moyen européen, dont le gouvernement ayant massivement investi dans l’éducation avait exigé des tests d’illetrisme fiables.
  17. Il suffit de comparer les classement d’excellence du lycée Jules Ferry au long de ces années. Un redressement consécutif à une prise de conscience semble s’amorcer.
  18. Site internet des aérofolies
  19. Rapports du conseil économique et social de Lorraine
  20. L’internaute, encyclopédie des villes.[1]. Le taux de chômage y était en 1999 de l’ordre de 17 % alors que ceux de Lunéville, ville de taille comparable, ou Mulhouse, ville cinq fois plus peuplée, ou Épinal plus d’une fois et demi plus peuplé, n’atteignaient que 11 %.
  21. Saint-Dié-des-Vosges : histoire et géographie
  22. Temple de Saint-Dié
  23. Saint Dié-des-Vosges, Histoire de la communauté juive
  24. 1989 célébrait officiellement le bicentenaire de la révolution française, et la ville a hérité d’une tour commémorative de ce bicentenaire, construite par un architecte vosgien, Nicolas Normier, et son confrère Jean-Marie Hennin et érigée alors à Paris, dans les jardins des Tuileries, à côté du musée du Louvre. Christian Pierret, alors président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations, l’a fait venir à Saint-Dié-des-Vosges en face de l’hôtel de ville. Cette tour de la Liberté symbolise le renouveau de la cité après sa destruction en novembre 1944.
  25. Jean-Paul Rothiot, exposé oral lors des Rencontres Transvosgiennes de Saint-Dié en 2012, article à paraître dans les Dialogues Transvosgiens
  26. Historique de la bibliothèque
  27. Section militaire du musée de Saint-Dié, Séminaire SPV sur les garnisons à Saint-Dié, septembre 2008.