André Maginot
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| André Maginot | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Parlementaire français Député 1910-1932 |
|
| 1910 – | |
| Gouvernement | IIIe République |
| Groupe politique | GD (1910-1914) RDG (1914-1919) GRD (1919-1928) ADS (1928-1932) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 17 février 1877 |
| Date de décès | 7 janvier 1932 (à 54 ans) |
| Résidence | Bar-le-Duc |
| modifier |
|
André Louis René Maginot, né à Paris 9e le 17 février 1877[1] et décédé à Paris 7 janvier 1932, est un homme politique français connu notamment pour avoir permis la construction de la Ligne Maginot.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Né à Paris, il est l'aîné de quatre enfants. Ses parents sont originaires de Lorraine (Revigny-sur-Ornain, Meuse).
Ses études l'amènent au doctorat de droit qu'il reçoit en 1897. Il entre ensuite dans l'administration. Il commence sa carrière politique en tant que conseiller général de Revigny-sur-Ornain et est élu député de Bar-le-Duc en 1910, mandat qu'il conservera jusqu'à sa mort[2].
En 1913, il devient sous-secrétaire d'État à la Guerre. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il s'engage comme soldat (44e régiment territorial) et demande à rejoindre une compagnie sur les Hauts de la Meuse. Il y crée des patrouilles régulières. Son courage et son attitude le font accéder au grade de sergent[3].
Blessé le 9 novembre 1914, il ne rejoindra plus le front et reçoit la Médaille militaire. En 1917, il devient ministre des Colonies puis est fait chevalier de la Légion d’honneur le 12 mars 1919 pour ses actes au front.
Nommé ministre des Pensions en 1920, il s'attache à rendre la bureaucratie plus humaine dans l'intérêt des anciens combattants. En 1922 il est nommé ministre de la Guerre sous le gouvernement de Raymond Poincaré. Il se préoccupe alors de la défense des frontières françaises et fait réaliser des forts. Remplacé en 1924 par Paul Painlevé, il travaille avec lui pour lever des fonds dans le but d'améliorer la défense du pays. Les travaux démarrent en 1928.
Il redevient ministre de la Guerre en 1929 et poursuit les fortifications à l'Est de la France. Persuadé que des défenses fixes sont la meilleure solution il redynamise le projet expérimental qui n'a que peu avancé. Son objectif est de pallier la remilitarisation le long du Rhin qui doit être possible dès 1935. Son activisme permet de boucler le financement de la ligne Maginot : 3,3 milliards de francs sur 4 ans qui est voté par 274 voix contre 26. Bien que la ligne défensive appelée ligne Maginot soit principalement due à Paul Painlevé son édification n'aurait pu être possible sans les démarches et la volonté de Maginot.
Il meurt dans la nuit du 7 janvier 1932 de fièvre typhoïde et est inhumé à Revigny-sur-Ornain le 10 janvier après célébration d'un deuil national. Les obsèques nationales ont eu lieu aux Invalides, le même jour.
Son nom a été donné à la place Maginot, anciennement place Saint-Jean à Nancy.
Et à Paris, la rue du Sergent-Maginot rappelle son grade obtenu lors de la Grande Guerre.
Autres[modifier]
André Maginot a été président de la Fédération française d'escrime de 1919 à 1932, et président de la Fédération internationale d'escrime de 1921 à 1924
Notes et références[modifier]
- Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/376/1877 (consulté le 18 juin 2012)
- Pierre Martin/Pierre Grain, La Ligne Maginot, cette inconnue, Publibook, p. 32.
- Alain Denizot, Verdun et ses champs de bataille, Nouvelles Éditions Latines, p. 19.
- André Maginot (1877-1932) L'homme politique et sa légende de Marc Sorlot (Éditions Serpenoise 1995, avec le concours de la Fédération nationale André-Maginot)
- André Maginot (1877-1932) Une forte personnalité à découvrir de Marc Sorlot (Lacour Éditeur 2006)
- Carnets de patrouille d'André Maginot (Fédération nationale André-Maginot)
Décorations françaises[modifier]
- Chevalier de la Légion d'honneur le 12 mars 1919
- Médaille militaire
- Croix de guerre 1914-1918
- Médaille des blessés militaires
- Ministre de la Troisième République
- Ministre français des Anciens combattants
- Ministre français de l'Outre-mer
- Ancien député de la Meuse (troisième République)
- Ancien conseiller général de la Meuse
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918
- Personnalité de l'Alliance démocratique
- Naissance en 1877
- Naissance dans le 9e arrondissement de Paris
- Décès en 1932
- Mort d'une maladie