Architecture romaine

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Arc romain de Campanus à Aix-les-Bains

L'architecture romaine est l'architecture qui a eu cours en Rome antique. Elle adopta certains aspects de l'architecture de la Grèce antique et de l'architecture étrusque.

Sources[modifier | modifier le code]

Parmi les grands théoriciens romains de l'art du bâtiment dont les ouvrages nous sont parvenus, on note deux auteurs passés à la postérité :

D'abondants vestiges dans tout l'Empire romain complètent cette documentation écrite.

Techniques de construction[modifier | modifier le code]

Les appareils de la construction romaine sont généralement :

Période républicaine[modifier | modifier le code]

Période impériale[modifier | modifier le code]

L'architecture romaine sous l'Empire réalise de nombreuses constructions édilitaires (aqueducs, thermes, amphithéâtres, temples, forums) et est utilisée pour exalter la puissance romaine et l'empereur.

À Rome[modifier | modifier le code]

En tant que capitale de l'Empire, Rome fut le principal objet des sollicitudes des empereurs qui firent de grosses dépenses d'urbanisme dans la Ville.

Les principales phases de construction à Rome[modifier | modifier le code]

L'époque d'Auguste[modifier | modifier le code]
De Tibère à Néron[modifier | modifier le code]

Néron fait exception, et marque son règne d'innovations et d'excès à sa propre gloire. Il donne un nouveau visage à Rome après le grand incendie de 64 :

  • réaménagement du Cirque Maxime,
  • Thermes de Néron, complexe thermal combinant les bains et le gymnase à la grecque.
  • Maison Dorée, immense complexe palatial, qui nécessita de nombreuses expropriations pour consacrer un espace au cœur de Rome à un particulier, l'empereur. Elle était coiffée d'un colosse de 30 mètres de haut représentant Néron, qui fut sous Hadrien transporté au Colisée, donnant ainsi son nom au monument.

Ses constructions voient l'introduction ou la généralisation de formes qui seront pérennes :

Les Flaviens[modifier | modifier le code]

Les Flaviens ont une politique urbaine de réaction envers cette confiscation de l'espace urbain à l'usage d'un seul. Ils font surtout construire des monuments à destination populaire. Pour prendre le contrepied de la politique néronienne, là où existait un lac artificiel dans les jardins de la Domus aurea, destiné aux jeux privés de l'empereur, Vespasien fit construire un amphithéâtre destiné à des reconstitutions de batailles navales. Le détachement de marins qui servait le plaisir du prince fut affecté à la manipulation des pompes du Colisée, et à celle du velum, qui protégeait les spectateurs du soleil et nécessitait de complexes appareillages de poulies pour être manœuvré.

Les Antonins[modifier | modifier le code]
  • Nerva
  • Trajan. L'architecte de Trajan a été Apollodore de Damas (environ 60-129). Trajan l'a appelé à ses côtés en 92.
    • le Forum de Trajan, dernier et plus grand forum impérial; il est surmonté de la colonne Trajane, qui raconte les victoires de Trajan en Dacie.
    • les marchés de Trajan. Le forum et les marchés ont pu être construits grâce à l'or des victoires de Trajan. Les marchés de Trajan, que l'on peut encore visiter de nos jours, comportent plusieurs étages, où l'on pouvait jouer, se restaurer, et acheter divers produits. Ils comportaient également des bureaux administratifs.
    • les thermes de Trajan, construits entre 104 et 109
    • la colonne de Trajan, construite en 113 après J.C.
    • Trajan fit également construire plusieurs aqueducs.
  • Hadrien
    • Le Panthéon dont Hadrien élabora les plans. Sa coupole, de 43 mètres de hauteur et d'égal diamètre (150 pieds romains), est une prouesse technique. Elle est ouverte au centre par un « oculus » de 9 mètres de diamètre.
    • Le Temple de Vénus et de Rome
    • La villa d'Hadrien, à Tivoli, construite d'après ce qu'Hadrien vit lors de ses voyages. Elle fut bâtie entre 117 et 134.
    • Le Mausolée d'Hadrien
Les Sévères[modifier | modifier le code]
L'Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

La seule création architecturale marquante du IIIe siècle à Rome est l'édification du Mur d'Aurélien.

En province[modifier | modifier le code]

Les Romains et les élites provinciales romanisées ont couvert l'Empire de monuments.

Hadrien a fait construire le mur qui porte son nom entre l'Angleterre et l'Écosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Andreae, L’art de l’ancienne Rome, Mazenod, 1973, réédité en 1988, 642 pages, (ISBN 2850880043)
  • Jean-Pierre Adam, La Construction romaine : matériaux et techniques, Paris, Picard, coll. « Grands manuels Picard »,‎ 1984 (réimpr. 1989, 1995, 2005, 2007 et 2011), 1e éd., in-quarto (28 cm), 756 illustrations dans le texte, 367 p. (ISBN 2-7084-0104-1 et 978-2-7084-0104-4, OCLC 13792925, notice BnF no FRBNF34764024, LCCN 84249344, présentation en ligne)
  • Pierre Gros, L’Architecture romaine, I, Les monuments publics. II, Maisons, villas, palais et tombeaux, 1996, 1999, 2e éd., Paris, Picard, 2007.
  • Ginouvès René, Martin Roland. Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine. Tome I. Matériaux, techniques de construction, techniques et formes du décor. Rome : École Française de Rome, 1985, 402 p. (Publications de l'École française de Rome, 84)
  • Ginouvès René. Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine. II. Éléments constructifs : supports, couvertures, aménagements intérieurs. Préface de Roland Martin. Rome : École Française de Rome, 1992, 460 p. (Publications de l'École française de Rome, 84)
  • Ginouvès René. Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine. Tome III. Espaces architecturaux, bâtiments et ensembles. Préface de René Ginouvès et Marie-Christine Hellmann. Rome : École Française de Rome, 1998, 492 p. (Publications de l'École française de Rome, 84)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]