Sarrebourg

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Sarrebourg
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Sarrebourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Moselle (sous-préfecture)
Arrondissement Sarrebourg (chef-lieu)
Canton Sarrebourg (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Agglomération de Sarrebourg
Maire
Mandat
Alain Marty
2008 - 2014
Code postal 57400
Code commune 57630
Démographie
Gentilé Sarrebourgeois(es)
Population
municipale
14 000 hab. (2010)
Densité 854 hab./km2
Population
aire urbaine
31 908 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 07″ N 7° 03′ 16″ E / 48.7352777778, 7.0544444444448° 44′ 07″ Nord
       7° 03′ 16″ Est
/ 48.7352777778, 7.05444444444
  
Altitude Min. 244 m — Max. 325 m
Superficie 16,40 km2
Localisation

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Sarrebourg
Liens
Site web www.sarrebourg.fr

Sarrebourg est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Sarrebourgeois(es).

Ne pas confondre Sarrebourg avec la ville allemande de Saarburg (d’ailleurs jumelée avec Sarrebourg) située dans le land de Rhénanie-Palatinat.

Sommaire

Géographie naturelle [modifier]

Sarrebourg est située sur la Sarre dans le sud du département de la Moselle, dont elle constitue une sous-préfecture. C’est aussi une importante ville de garnison. Elle est bordée par la Route nationale no 4 (RN4). Les lignes SNCF Paris-Strasbourg, Metz-Strasbourg et Nancy-Bâle la traversent également ainsi. Sarrebourg est située à 95 km de Metz, 89 km de Nancy, 66 km de Strasbourg et 400 km de Paris. Depuis le 10 juin 2007, la ville bénéficie d’un aller-retour quotidien avec Paris en TGV Est.

Toponymie [modifier]

En francique rhénan: Saarbuerch ou Sààrburri, En lorrain roman: Sonlbo, En allemand: Saarburg.
Saravus (IVe siècle), Saroa (802), Sarowe (964).

Histoire [modifier]

Mithra, de Sarrebourg

L’histoire de Sarrebourg commence vers 800 ans avant J.-C., lorsqu’une tribu inconnue s’installe aux abords de la Sarre. Vers 20 avant J.-C. la ville, nommée Pons Saravi, est un important point de passage sur une des principales routes romaines : la Décumane.

Vers l’an 235, les premières invasions des Alamans et des Francs détruisent presque entièrement la ville mais elle est reconstruite et fortifiée par les Francs quelque temps plus tard. En 962, l’évêque de Metz donne le droit à Sarrebourg de frapper sa propre monnaie.

Du XIIe siècle au XVe siècle, Sarrebourg est en possession de l’évêché de Metz, qui en fait un foyer de christianisation tourné vers l’Alsace. L'évêque Jacques de Lorraine y installe un chapitre collégial Saint-Étienne en 1256[1]. La ville passe aux ducs de Lorraine en 1464, et est assiégée par les Bourguignons en 1476 ; c’est le duc René II qui la libère.

La ville souffre beaucoup de la guerre de Trente Ans, de 1618 à 1648, et sa population diminue considérablement. En 1661, Louis XIV, par sa politique des Réunions, rattache la ville au royaume de France[2] comme tout le temporel historique des Trois-Évêchés, alors que la Lorraine est toujours indépendante entre royaume et Empire.

En 1789, Sarrebourg devient chef-lieu d’un arrondissement de la Meurthe. Sarrebourg voit l’arrivée du chemin de fer en 1851 avec l’ouverture de la ligne Paris-Strasbourg.

La destinée militaire [modifier]

Conformément au traité de Francfort, la ville de Sarrebourg est annexée à l’Empire allemand. Elle le restera jusqu'en 1918. En 1871, la commune de Sarrebourg devient le siège du Landkreis Saarburg, une sous-préfecture du Bezirk Lothringen, au sein du Reichsland Elsass-Lothringen. Grâce aux troupes nombreuses stationnées à Sarrebourg, la ville connaît une période de prospérité sans précédent.

Première Guerre mondiale [modifier]

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. D'autant que dès le début de la guerre, Sarrebourg est l’objectif de la première offensive française, une offensive qui fera plus de dix mille morts dans chaque camp. Après quatre années de guerre, et la défaite de l'Allemagne, la ville redevient française. Sujets loyaux de l'Empereur, les Sarrebourgeois accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée.

Entre-deux-guerres [modifier]

La ville retrouve ses marques dans la République. Une nouvelle gare est construite en 1923, après le détournement du lit de la Sarre. À la fin des années trente, le ciel s’assombrit de nouveau pour les Mosellans.

Seconde Guerre mondiale [modifier]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville sert de base arrière pour les troupes de la Ligne Maginot qui stationnent là jusqu'à l'Armistice du 22 juin 1940. Lors de la seconde annexion, la commune est rebaptisée "Saarburg", et redevient le siège du "Landkreis Saarburg", mais cette fois au sein du Gau Westmark. Le 26 décembre 1940, Adolf Hitler, en personne, inspecte les troupes allemandes du secteur de Sarrebourg, en particulier le 125e RI qui stationne là depuis novembre 1940. Le führer et le général Erwin von Witzleben se rendent de la gare à la salle des fêtes, où le chancelier préside une fête en son honneur[3]. Il passera ensuite à Lutzelbourg avant de rentrer à Berlin[3].

Alors que la Hitlerjugend devient obligatoire pour les jeunes du pays le 4 août 1942, une ordonnance institue le service militaire dans l'armée allemande le 19 août 1942. Dix jours plus tard, les premiers "Malgré-nous" sont appelés dans les armées du Reich. Les civils ne sont pas épargnés. À partir de 1944, les bombardements américains se succèdent au-dessus de la Moselle. Sarrebourg est finalement libérée, par la 7e armée américaine, le 20 novembre 1944[4].

En 1953, la ville fusionne avec le village voisin de Hoff.

Garnison [modifier]

C’est à la suite de l’annexion allemande de 1871 que Sarrebourg, alors ville frontalière, va véritablement devenir une ville de garnison. De nombreuses casernes et un hôpital militaire sont construits. En 1910, la ville compte 10 019 habitants dont 4 159 militaires. De 1919 à 1945, la garnison sarrebourgeoise est composée d’environ 2 700 hommes et la ville est la base arrière des troupes de la Ligne Maginot. En 2007, la ville ne compte plus que 1 100 militaires et de nombreuses casernes sont désaffectées.

Unités ayant tenu garnison à Sarrebourg:

34e régiment du génie (1964 à 1972) aux quartiers Dessirier et Gerome 40 regiment de transmissions (1973 à 1985) aux quartiers Dessirier et Gerome

Héraldique [modifier]

Blason de Sarrebourg

Parti d'argent à trois demi-ramures de cerf, de gueules chevillées de trois pièces, posées en bande et rangées en barre.

Politique et Administration [modifier]

Administration municipale [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 mars 1989 Pierre Messmer RPR Ancien Premier ministre, député-maire
1989 mars 2014 Alain Marty UMP Député-maire
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelage [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 425 1 451 1 756 1 923 1 974 2 340 2 321 2 463 2 494
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 929 3 073 - 2 860 3 273 3 842 3 869 5 445 8 698
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 178 9 809 5 910 8 330 6 485 8 866 9 561 8 722 10 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2011
11 080 11 413 12 615 12 699 13 311 13 330 12 722 12 823 13 113
2012 2013 [5] - - - - - -
13 538 14 000 - - - - - - -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[6], base Insee à partir de 1968[7],[8],[9].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Statue du général Mangin.
  • Anatole de Baudot (Sarrebourg, 14 octobre 1834 - Paris, 28 février 1915), architecte français
  • Jacques Kahn (22 février 1868, Sarrebourg ; † 14 janvier 1945 Bergen-Belsen), grand-rabbin français.
  • Ludwig Munzinger (28 août 1877, Sarrebourg ; † 15 novembre 1957, Ravensburg), éditeur allemand.
  • Wilhelm Rieger (7 mai 1878, Sarrebourg ; † 15 mars 1971, Stuttgart), économiste allemand.
  • Gerhard von Haniel (19 septembre 1888, Sarrebourg ; † 22 février 1955, Munich), peintre allemand.
  • Alfred Wünnenberg (20 juillet 1891, Sarrebourg ; † 30 décembre 1967, Krefeld), général allemand.
  • Pierre Messmer (1916-2007), ancien Premier Ministre, sénateur de la Moselle et maire honoraire de Sarrebourg. Il a donné son nom au Collège Pierre Messmer (appelé jusqu'en 2008 Collège de La Mésange).
  • Marcel Lutz (1908-2000), archéologue français et céramologue, ancien conservateur du Musée de Sarrebourg
  • Charles Mangin (6 juillet 1866, Sarrebourg ; † 12 mai 1925, Paris), général français, créateur de « l'Armée Noire » et « vainqueur de Douaumont »[10]. Sa maison natale se trouve rue Charles-Mangin à Sarrebourg. Il a également donné son nom à la « Cité scolaire Mangin », composée d'un collège et d'un lycée publics.
  • Roland Albert (né en 1944 à Sarrebourg), artiste allemand.
  • Jean Stock (né le 26 août 1948 à Sarrebourg), journaliste de télévision et de radio (Télé-Luxembourg, RTL), président de TV5
  • Christian Streiff (né le 21 septembre 1954 à Sarrebourg), personnalité française du monde des affaires.

Événements annuels [modifier]

  • Grande braderie d’été (fin juin)
  • Feu d'artifice pour la Fête Nationale sur le plan d’eau (13 juillet)
  • Parade magique de Noël (début décembre)
  • Festival de musique baroque
  • Les Escales du Goût : Festival de la Gastronomie et des Arts de la Table au Pays de Sarrebourg (début octobre - 1re édition en 2007)
  • Festival de théâtre (fin octobre)

Économie [modifier]

De tous temps, la ville a été surnommée Sarrebourg la Marchande en raison de ses nombreux commerces et industries :

Transports [modifier]

Voies routières [modifier]

Sarrebourg était traversée par la RN 4 jusqu'en 2003, avant que la nationale soit déviée au sud-est de la ville[11] et surnommée « route de contournement ». La ville est désormais desservie par des routes départementales.

Réseau ferroviaire [modifier]

Porche de la gare.

La gare de Sarrebourg se situe sur la liaison TGV Est Européen reliant Paris à Strasbourg via Nancy (l'autre liaison, sans arrêt, jusqu'en 2016, évite Sarrebourg par la bifurcation de Réding). Deux TGV par jour s'y arrêtent, l'un en direction de Paris (ville reliée en 2 h 10) et l'autre en direction de Strasbourg (en 40 minutes).

Sarrebourg est également desservie par les lignes de TER Lorraine et TER Alsace.

Transports urbains en commun [modifier]

Sarrebourg possède un réseau de bus appelé iSibus, en référence au terme anglais easy signifiant « facile » – le slogan du réseau est : « Se déplacer devient ISI ! »[12]. Il a été inauguré par la Communauté de Communes de l'Agglomération de Sarrebourg le 16 septembre 2009[13]. Le réseau compte 50 arrêts sur trois lignes numérotées :

  • la ligne no 1 relie la gare de Sarrebourg à la commune voisine de Réding ;
  • la ligne no 2 relie la zone de loisirs de Sarrebourg à la commune de Hoff ;
  • la ligne no 3 relie l'hôpital de Hoff au quartier Gérôme.

Un service complémentaire de transport à la demande, iSitad, permet de relier les six communes de l'agglomération : Bébing, Imling, Hommarting, Buhl-Lorraine, Sarraltroff et Haut-Clocher. Le parcours et les horaires sont prédéfinis mais le service ne fonctionne que sur demande des usagers, la veille du trajet.

Culture et Patrimoine [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

  • Passage d’une voie romaine ;
  • Vestiges : pont romain, canalisation d’eau, puits, poteries, anguipède, tête de Jupiter ;
  • Villa gallo-romaine de Saint-Ulrich (située sur la commune de Dolving), l’une des plus grandes de l’est de la France ;
  • Fortifications, du XIIe siècle, dont les plus beaux vestiges se trouvent dans le Jardin de la Liberté et dans l’avenue Poincaré.
  • Statue du Général Mangin

Patrimoine civil [modifier]

Patrimoine religieux [modifier]

  • Église Saint-Barthélémy ou Collégiale Saint-Étienne baroque 1770 ; élevée une première fois à l’époque mérovingienne à l’emplacement de l’actuelle église paroissiale Saint Barthélémy (Place du Marché), puis reconstruite en ce lieu au XIIIe siècle ; il n’en subsiste aujourd’hui plus qu’une tour de cette époque ;
  • Église Saint-Martin de Hoff, reconstruite 1914 : clocher roman ; autel de Labroise XVIIIe siècle, 2 statues XVe siècle ;
  • Chapelle des Cordeliers, ou des Franciscains datant du XIIIe siècle avec des vitraux de Marc Chagall ;
  • Chapelle Saint Roch, quartier de la Maladrie, XIIIe siècle ;
  • Couvent de Saint-Ulrich, ancien lieu de pèlerinage ;
  • Temple protestant, église réformée construite entre 1896 et 1898.
  • Synagogue construite en 1846.
  • Église Néo-apostolique rue de la Mésange

Autre [modifier]

Vie culturelle [modifier]

  • Cinéma
  • collège et lycée Mangin et lycée Dominique Labroise

Sports [modifier]

Un cyclo-cross de renommé s'y déroule, il a été le support de deux Championnats de France de cyclo-cross en 1969 et 2002 et de deux manches du Challenge la France Cycliste de Cyclo-Cross en 2007 et 1999.

Equipements sportifs [modifier]

La zone de loisirs compte un golf, un mini-golf, un centre aquatique[14], un étang et sa plage, des sports nautiques.

Notes et références [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • François-Yves Le Moigne (dir.), Histoire de Sarrebourg, Éd. Serpenoise, Metz, 1981.
  1. Base des collégiales séculières de France (816-1563).
  2. Sarrebourg, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Impr. impériale, 1862.
  3. a et b Visite inopinée, article du Républicain-lorrain du 26 janvier 2013 sur republicain-lorrain.fr
  4. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, (p.14).
  5. = 2008&depcom=54482 Population légale à sarrebourg en 2008 sur le site de l'INSEE
  6. base Cassini
  7. Résultats du recensement de la population - Sarrebourg, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  9. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  10. « Les trois Mangin », ANM, 1957-1959 (pp. 95-98).
  11. R.N.4 - Déviation de Bébing - Imling, Préfecture de la Moselle, 2 septembre 2002
  12. Site officiel d'iSibus
  13. « Le nouveau réseau de transport de l'Agglomération sarrebourgeoise », brochure, Communauté de Communes de l'Agglomération de Sarrebourg, septembre 2009 
  14. Centre aquatique de Sarrebourg

Lien externe [modifier]