Tomblaine

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Tomblaine
Le pont de la Concorde reliant Tomblaine à Nancy.
Le pont de la Concorde reliant Tomblaine à Nancy.
Blason de Tomblaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Tomblaine
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Hervé Féron
2008 - 2014
Code postal 54510
Code commune 54526
Démographie
Gentilé Tomblainois
Population
municipale
7 661 hab. (2011)
Densité 1 380 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 00″ N 6° 13′ 00″ E / 48.6833, 6.2167 ()48° 41′ 00″ Nord 6° 13′ 00″ Est / 48.6833, 6.2167 ()  
Altitude Min. 193 m – Max. 241 m
Superficie 5,55 km2
Localisation

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Tomblaine
Liens
Site web tomblaine.fr

Tomblaine est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Tomblainois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tomblaine est située au nord-est de la France, dans la banlieue est de Nancy. La commune est séparée de la ville de Nancy par la Meurthe. Les deux villes sont reliées par deux principaux ponts. Elle est bordée au nord par les communes de Saint-Max et Essey-lès-Nancy, au sud par Jarville-la-Malgrange, Laneuveville-devant-Nancy et Art-sur-Meurthe et à l'est par Saulxures-lès-Nancy.

Elle fait partie de la Communauté urbaine du Grand Nancy aux côtés de 19 autres communes de l'agglomération.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tomblaine est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération Nancéienne appelé Réseau Stan :

  • 3 : Laxou Provinces - Seichamps Haie Cerlin
  • 5 : Laxou Champ le Boeuf - Seichamps Voirincourt
  • 9 : Nancy Tamaris - Saulxures
  • 13 : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Arts-sur-Meurthe
  • 18 : Dommartemont - Seichamps Haie Cerlin
  • F : Tomblaine Groupe Scolaire - Saulxures
  • G : Tomblaine Groupe Scolaire - Art-sur-Meurthe
  • H : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Art-sur-Meurthe Bosserville
  • K : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Tomblaine Groupe Scolaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Différentes thèses mythiques ont été avancées :

  • Le peuple barbare, les Alains, aurait été mis en pièces par les Romains sur ce lieu d'où le nom donné au lieu du combat : « Tumulus Alanorum » (« Tombeau des Alains »).
  • Le nom du village en langue gauloise signifierait « lieu élevé situé près d'un marais ou d'un réservoir d'eau » :
    • « tom » : « digue, boue, limon » ;
    • « blaen » ou « blen » : « frontière, lieu élevé ».
En réalité, ces mots gaulois n'existent pas[1],[2].

En outre, le nom est attesté sous la forme Tombellennes en 1228[3], molendinum de Tombelennes, même date (VTF 788)[4].

Les toponymistes s'accordent pour considérer qu'il s'agit d'un dérivé du terme tombe.

  • François de Beaurepaire[5] établit un parallèle entre l'ancien nom du Mont-Saint-Michel (Tumba 850) et l'îlot contigu de Tombelaine. Il montre qu'il s'agit, selon toute vraisemblance, d'un dérivé du mot « tumba » (« tombe »), au sens de tumulus, par extension « cimetière, sépulture ». Tomb-laine procède d'une forme Tumb-ell-ana.
  • Ernest Nègre[6] écrit « probablement oïl tombe « tumulus, butte » + double suffixe -ellaine, comme dans chast-elaine ».
  • Albert Dauzat et Charles Rostaing[6]analysent différemment le suffixe dérivatif : tumb-elina.

Formations homonymes : Tombelaine, hameau à Sainte-Marie-aux-Anglais (Calvados), Tomblaine, un lieu-dit à Feugères (Manche) et Tomblaine, ancien nom d'un lieu à Chartres[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du site de Tomblaine remonte au moins à 500 ans avant Jésus-Christ.

Présence gallo-romaine.

Au XVIIe siècle, guerres et famines semblent avoir été le lot de Tomblaine. En 1780, le château de Tomblaine appartient au seigneur Cerf Beer.

La ville a été détruite en 1944 par les Allemands.

Le pont de Tomblaine[modifier | modifier le code]

Depuis 1540 environ, un bac assurait la traversée de Tomblaine à Nancy. Au début du XIXe siècle, celui-ci franchissait la rivière en amont d'une baignade fort prisée des Nancéiens. Le nombre restreint de ponts sur la Meurthe se faisant sentir, Monsieur le Baron Buquet, qui deviendra maire de Nancy sous le second Empire, entreprend à ses frais la construction du pont de Tomblaine. Les travaux commencent le et la première pierre est posée par Mlle Marie Buquet le . Les travaux furent conduits par A.-F. Solet, entrepreneur à Nancy, et les ingénieurs J. Jaquiné et Charles Duhoux. Le pont est ouvert en octobre de la même année et sera à péage jusqu'en 1896, date à laquelle il est racheté par la ville de Nancy.

Il semblerait que le pont ait subi des dommages pendant la Seconde Guerre mondiale, une arche aurait été détruite.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1900 Charles Louis - maire
1900 1904 Jules Martin - maire
1904 1929 Louis Michel - maire
1929 1935 Edmond Pontais - maire
1935 1941 L. André Braun - maire
1941 1944 Paul Hommell - maire
1945 1946 Edmond Pontais - maire
1946 1968 René Herbuvaux SFIO maire
1968 1971 Louis Jentzer CNI maire
1971 2001 Job Durupt PS - MDC Architecte, député de 1981 à 1988[8]
mars 2001 en cours Hervé Féron PS Homme de lettres et artiste, conseiller général, député[9]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 661 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478 397 448 521 560 600 590 651 670
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
573 600 681 830 959 1 047 1 086 1 209 1 240
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 414 1 620 1 623 2 289 2 376 2 911 2 397 2 778 5 247
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
6 617 8 285 7 828 7 956 7 853 7 717 7 671 7 666 7 661
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet 2012, la ville a été le départ de la 7e étape du Tour de France, laquelle a vu le britannique Christopher Froome s'imposer au sommet de la Planche des Belles Filles dans le massif des Vosges.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église a été reconstruite après 1945. Ont été conservés le premier niveau de la tour romane et le portail datant du XVIIIe.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la bande d'azur, au bonnet phrygien contourné brochant de gueules, chargé d'une bande du champ continuant la bande d'azur, cocardé aussi d'azur, aux deux filets ondés du même côtoyant la bande et brochant sur le tout.
Commentaires : Adopté en 1969, le blason de la ville de Tomblaine est créé par Felix Engel. Il marque son caractère républicain avec le bonnet phrygien et affiche les couleurs du drapeau français. Les deux filets ondés représentent la Meurthe et la Moselle.

Ville Amie des Enfants[modifier | modifier le code]

La ville de Tomblaine est membre du réseau Ville Amie des Enfants depuis 2005[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir : Georges Dottin, La Langue gauloise. Grammaire, textes et glossaire, Paris, Klincksieck, 1918
  2. Voir : Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions errance 2003
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 679.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, librairie Droz 1991. p. 1196.
  5. Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p.112.
  6. a et b Ibidem.
  7. François de Beaurepaire, Op. cité.
  8. Base de données historique de l'Assemblée nationale
  9. Fiche d'information sur le site de l'Assemblée nationale
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. Information sur le circuit Kart'eam - 1 200 m
  13. Information, horaires, tarifs de la piscine du Lido - site du Grand Nancy
  14. Présentation de la structure - site du comité régional olympique et sportif de Lorraine
  15. La ville de Tomblaine sur le site du réseau Ville Amie des Enfants - Lancée par UNICEF France et l'Association des maires de France (AMF), l'initiative Ville amie des enfants réunit, en 2008, plus de 150 villes françaises.