Halloween

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Halloween
Jack-o'-lantern, personnage emblématique d'Halloween.
Jack-o'-lantern, personnage emblématique d'Halloween.

Nom officiel Halloween
Observé par Irlande, Écosse, France, Pays de Galles, Angleterre, États-Unis, Canada, Australie, et plusieurs pays d'Europe
Type Fête culturelle
Date 31 octobre
Célébrations Collecte de bonbons, sculpture de citrouille, se costumer en personnage effrayant.
Observances La chasse aux bonbons
Lié à Samain, Toussaint

Halloween ou l'Halloween (usage canadien) est une fête originaire des îles Anglo-Celtes[1] célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint. Son nom est une contraction de l'anglais All Hallows Eve qui signifie the eve of All Saints' Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d'origine chrétienne et anglaise, la grande majorité des sources présentent Halloween comme un héritage de la fête païenne de Samain qui était célébrée au début de l'automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an. Halloween est ainsi connue jusqu'à nos jours sous le nom de Oíche Shamhna en gaélique. Elle est une fête très populaire en Irlande, Écosse et au Pays de Galles où l'on trouve de nombreux témoignages historiques de son existence. Jack-o'-lantern, la lanterne emblématique d'Halloween, est elle-même issue d'une légende irlandaise.

C'est à partir du VIIIe siècle, sous les papes Grégoire III (731-741) et Grégoire IV (827-844), que l'église catholique introduisit la Toussaint en date du 1er novembre opérant un syncrétisme avec les fêtes de Samain.

La fête d'Halloween est introduite en Amérique du Nord après l'arrivée massive d'émigrants irlandais et écossais notamment à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). Elle y gagne en popularité à partir des années 1920[2] et c'est sur le nouveau continent qu'apparaissent les lanternes Jack-O'-lanterns confectionnées à partir de citrouilles, d'origine locale, en remplacement des rutabagas utilisés en Europe.

Halloween est aujourd'hui célébrée principalement en Irlande, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en France. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants comme des costumes de fantômes, de sorcières, de monstres ou de vampires et aillent sonner aux portes en demandant des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule : Trick or treat! (« Farce ou friandise ! »)[3] La soirée peut également être marquée par des feux de joie[3], des feux d'artifices, des jeux d'enfants, la lecture de contes ou de poèmes d'Halloween, la diffusion de films d'horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse.

Étymologie et orthographe[modifier | modifier le code]

L’étymologie du mot Halloween appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallows Eve[4], qui signifie littéralement « le soir de tous les saints », c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint. Hallow est une forme archaïque du mot anglais holy et signifie « saint », even est une forme usuelle qui a formé evening, le soir[5]. L'orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisée au Canada et au Royaume-Uni[6], « e’en » étant la contraction de even, devenue « een ».

Au Canada, le mot « Halloween » est précédé de l'article défini « l' ». Par exemple : « C'est l'Halloween! ». D’après l’Office québécois de la langue française, « en dépit du fait qu'en typographie la majuscule caractérise les noms de fêtes civiles ou religieuses, ce terme est parfois attesté avec une minuscule. D’autre part, même si ce mot est d’origine étrangère, le « h » initial est muet, ce qui entraîne son élision, par exemple dans l’expression des bonbons d’Halloween. »

Historique[modifier | modifier le code]

Origine celtique : la fête de Samain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Samain (mythologie).
Snap Apple Night (1833) par Daniel Maclise.
De jeunes garçons jouent au « Snap Apple » en premier plan de cette scène d'une soirée d'Halloween en Irlande à Blarney, comté de Cork en 1832.

La plupart des historiens considèrent la fête folklorique païenne traditionnelle d'Halloween comme un héritage de Samain, une fête qui était célébrée au début de l'automne par les celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an[1],[7],[8],[9]. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse - Samain en Irlande, Samonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours : le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après. « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sidh (l'autre monde) brièvement confondu avec celui de l'humanité[10]». C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l'arrivée d'une nouvelle religion, le christianisme.

Halloween, Toussaint et fête des Morts[modifier | modifier le code]

La fête catholique de la Toussaint tire son origine d'une commémoration de tous les martyrs instituée à Rome en 613 par le pape Boniface IV ; à l'origine elle était fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la dédicace du Panthéon[11]. Elle remplaçait la fête des ‘’Lemuria’’ de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres malfaisants[12].

Au IXe siècle, la fête fut étendue à « tous les saints » par le pape Grégoire IV et décalée au 1er novembre[11]. Les historiens considèrent généralement que cette date a été choisie pour christianiser la fête de Samain[11][7]. Certains spécialistes considèrent toutefois les festivités de « la veille de la Toussaint » comme devant exclusivement être rattachées à la tradition chrétienne et récusent toute origine païenne à ces célébrations[7].

La célébration de Toussaint fut suivie localement d'un office des morts dès le IXe siècle. En 998, les moines de Cluny instituèrent une fête des trépassés le 2 novembre, qui entra comme dans la liturgie romaine comme commémoration des fidèles défunts au XIIIe siècle[13]. Le culte des morts resta cependant massivement célébré au 1er novembre [14]. Sur le Continent, l'historienne Nadine Cretin cite une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu'au début du XXe siècle, selon laquelle les (âmes des morts) revenaient à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d'aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans le feu pour qu'ils puissent se chauffer[15]. Cette croyance n'étant pas chrétienne, elle pourrait être, si elle est confirmée, une survivance de Samain.

Diffusion de l'Irlande en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Hors de l'Empire carolingien, le changement de date ne fut pas systématique ; l'Irlande continua à fêter les martyrs au 20 avril et non au 1er novembre[16]. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre les VIIIe et XIIe siècles, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.

À la suite de la Grande Famine de 1845 en Irlande, plus de 2 millions d'irlandais s'installèrent aux États-Unis et apportèrent avec eux leurs pratiques et coutumes.

Jack o' lantern[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

Jack-o'-lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à Halloween. Il nous provient d'un vieux conte irlandais. Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique. Un soir, alors qu'il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme. Jack demande au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l'enfer. Le diable accepte et se transforme en pièce de six pence. Jack la saisit et la place immédiatement dans sa bourse. Cette dernière ayant une serrure en forme de croix, le diable ne peut s'en échapper. Finalement, Jack accepta de libérer le diable, à condition que ce dernier lui accorde dix ans de plus à vivre. Dix ans plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en haut d'un arbre (sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau) avec la promesse qu'il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack meurt, l'entrée au paradis lui est refusée, et le diable refuse également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d'éclairer son chemin dans le noir. Il place le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu'au jour du jugement dernier. Il est alors nommé Jack of the Lantern (Jack à la lanterne, en français), ou Jack-o'-lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Symboles[modifier | modifier le code]

Une jack-o'-lantern traditionnelle (navet) irlandaise du début du XXe siècle exposée au Museum of Country Life (en).

À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o'-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l'obscurité entre l'enfer et le paradis en s'éclairant d'un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille. Même s'il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d'un rutabaga ou d'un navet, la pratique fut associée à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter[17].

Au début du XXe siècle, les enfants du Finistère, en Bretagne, auraient encore eu pour coutume de sculpter des têtes dans des betteraves et des navets à l'approche de la Toussaint, ainsi que de jouer des tours aux autres villageois, selon une anecdote rapportée par Pierre-Jakez Hélias dans son livre Le Cheval d'orgueil[1].

L'imagerie qui entoure Halloween est un large amalgame de la saison d'Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d'un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains)[18], et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, les cimetières, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombies, les momies, les squelettes, les loups-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d'horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la Momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles[19].

L'orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween. Pour l'historienne Nadine Cretin, ces couleurs ont été adoptées après la rencontre d'Halloween avec l'antique fête des Morts célébrée au Mexique[9]. Dans les produits et les images plus récents, les couleurs mauve, vert et rouge peuvent être retrouvées. L'usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d'un siècle[20].

Activités[modifier | modifier le code]

La chasse aux bonbons[modifier | modifier le code]

Un enfant passant la fête d'Halloween à Redford Township, au Michigan (États-Unis).

L'événement principal de la fête est la chasse aux bonbons, aussi appelé passage d'Halloween, durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Des bonbons ou un mauvais tour ! » Tandis qu'au Québec, les enfants crient « Bonbons s'il-vous-plaît ! ». En France, l'habitude est de dire une phrase semblable à celle des anglophones « Des bonbons ou un sort ! ». En ce sens, Halloween fut d'abord connue sous le nom de « Soirée des tours » dans les premières régions du Québec où elle se diffusa, parmi lesquelles la Gaspésie où plusieurs Irlandais et Jersais s'installèrent au XIXe siècle. Même si cela ressemble à une tradition plus ancienne en provenance d'Écosse et d'Irlande[21], la collecte rituelle d'Halloween apparaît seulement au début du XXe siècle en Amérique du Nord, et s'est peut-être développée indépendamment. Les habitants de la maison, eux-mêmes souvent déguisés, donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter de l'ambiance.

À une certaine époque, aux États-Unis, il eut de nombreuses rumeurs portant sur des enfants qui auraient retrouvés des épingles et des lames de rasoir dans des pommes et des bonbons récoltés la nuit d’Halloween[22]. Bien qu'il existe des preuves de ces incidents, ces actes malveillants sont extrêmement rares et n'ont jamais donnés lieu à des blessures graves. Néanmoins, certains hôpitaux ont offert des scanners aux rayons X pour trouver d’hypothétiques objets malveillants affins de rassurer les enfants et les parents[23].

La collecte pour l'UNICEF est devenue une tradition durant Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1948 comme événement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. Selon les estimations, les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l'UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l'UNICEF retire ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.

Nourriture[modifier | modifier le code]

Une tradition qui a survécu jusqu'au temps moderne en Irlande est la cuisson (ou l'achat) d'un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. Il est dit que quiconque trouve l'anneau trouvera le véritable amour durant l'année[3]. La citrouille n'a pas seulement un aspect décoratif. Les graines rôties peuvent être mangées et la chair peut être utilisée pour faire de la tarte, de la soupe, de la confiture ou du pain.

D'autres aliments sont associés à la fête, tels que le Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie ; en Grande-Bretagne à la place des pommes d'amour), le cidre chaud, le blé d'Inde rôti, les beignets, et le pop-corn. Enfin, les enfants récoltent les friandises associées au « Trick or treat! ».

Popularité dans le monde[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Irlande[modifier | modifier le code]

En Irlande, Halloween est une fête très populaire, connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l'été), et célébrée depuis des siècles. Dans la nuit d'Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombis, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d'artifices sont tirés partout dans le pays.

Écosse[modifier | modifier le code]

L'Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe'en (1785). Halloween, connu en gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement en des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissements variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Il n’y a pas de tradition du trick or treat écossaise. Le folklore, incluant Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées. Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où une pomme doit être attrapée dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle[24].

Angleterre[modifier | modifier le code]

En Angleterre, la fête d'Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit »[24]. Halloween a été critiquée en Angleterre pendant la période des réformes pour être opposée à la notion de prédestination et sa popularité a baissé dans ce pays[25].

Citrouilles d'Halloween.

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, Il existait, en milieu rural, des traditions similaires à celles du Jack-O-Lantern. En Flandres, à l'occasion de la Saint-Martin, les enfants creusent en effet des betteraves et y percent des trous pour figurer un visage grimaçant éclairé par une bougie placée à l'intérieur de la betterave. En Wallonie, ces lanternes étaient appelées Grign' Dints. Ces lanternes étaient réalisées au moment de la récolte qui coïncide avec le début de l'automne et avec les fêtes de la Toussaint. Cette pratique tend à disparaître depuis les années 1980. Halloween n'a commencé à être fêtée que depuis le début des années 1990[26]. La formule trick or treat est adaptée en « des bonbons ou des coups de bâton », « des bonbons ou un frisson », « des bonbons ou la malédiction » ou plus couramment « des bonbons ou la mort ».

France[modifier | modifier le code]

En France, il existait en Bretagne dans le Finistère, au moins jusqu'à la moitié du vingtième siècle, une coutume chez les enfants, « vers l'approche de la Toussaint, de creuser des betteraves, d'y pratiquer des trous en forme d'yeux, de nez et de bouche, d'y introduire un bout de bougie et de refermer le tout » ; outre ce « lampion à tête humaine, posé la nuit sur un talus ou dissimulé dans les broussailles d'un terrain creux » pour effrayer les gens, le même témoignage évoque des enfants avec cette fois la tête-betterave portée sur leur tête et montés sur des échasses, en une terrifiante procession supposée représenter l'Ankou et les êtres de l'Autre Monde[27]. En Lorraine, la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en Francique lorrain) est une tradition célébrée en Moselle la veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d'Halloween à la fin des années 1990[28].

Suisse[modifier | modifier le code]

La ville de Richterswil accueille l'ancienne fête du Räbeliechtli le 2e samedi de novembre où l'on défile dans la ville avec des raves creusées et éclairées par une bougie à l'intérieur[29]. Cette fête fait partie des traditions vivantes de Suisse.

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Hallowe'en at Merryvale par Alice Hale Burnett.
Décorations d'Halloween sur une maison de Washington.

États-Unis[modifier | modifier le code]

C'est à la fin du XIXe siècle qu'Halloween devint aux États-Unis une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du trick or treat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux États-Unis dans les années 1930[30]. Aujourd'hui Halloween est fêté par un américain sur deux, un sur deux décore sa maison, 72,3 % distribuent des bonbons et 40,6 % se déguisent. Ils dépensent en moyenne 62 dollars par personne, ce qui représente un total de 8 milliards de dollars[31].

Canada[modifier | modifier le code]

Au Canada, la fête d'Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d'une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l'ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d'horreur devant certaines maisons. Les commerces comme les restaurants et les discothèques se prêtent également au jeu.

Il fallut néanmoins attendre les années 1960-1970 pour qu'elle s'impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent. Par ses manifestations, la fête d'Halloween s'apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême, qui donnaient lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet (Nouveau-Brunswick) et à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues (Québec)[32],[33].

Caraïbes[modifier | modifier le code]

Halloween est célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l'honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs d'Halloween. Sur l'île de Bonaire, les enfants d'une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils fêtent Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.

Controverses[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête.

Aspects commerciaux[modifier | modifier le code]

Une décoration d'Halloween.

En France, la tradition indigène de la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes) s'est maintenue dans le Pays de Nied en Lorraine. D'autre part, Halloween était surtout célébré dans les familles ou regroupements anglo-saxons, mais aucun distributeur n'osait commercialiser la fête à grande échelle. Halloween se développe en France à partir de 1991/1992 avec une accélération en 1994/1995 pour devenir un phénomène visible à partir de 1997. Tout change en 1997, lorsque l'opérateur téléphonique France Télécom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé « Olaween »[34]. Une importante campagne publicitaire (8 000 citrouilles sont distribuées au Trocadéro), associée à d'autres initiatives commerciales (comprenant des événements spécifiques au sein du parc à thèmes de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. La Salsa du démon est rééditée en version remixée. Dès 1998, Halloween est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant juste au moment de la « période creuse » avant les fêtes de Noël.

Rapidement, cette importation (notamment dans la grande distribution) est critiquée en la dénonçant comme du marketing visant à faire plus de profit auprès des jeunes consommateurs (confiseries, jouets, masques et costumes…) Néanmoins, la fête s'impose en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l'année, juste derrière Noël et le jour de l'An[35].

Mais dès 2006, de nombreux médias comme L'Express[36] et 20 minutes[37] font état d'un désintérêt progressif des Français pour Halloween. La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier.

Aspects politiques et religieux[modifier | modifier le code]

Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre).

L'Église catholique romaine aurait constaté qu'une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort avec Halloween. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif (et ce pour créer un jeu de mot en opposition à Halloween), « Holy wins » (possiblement traduit par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d'octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois[38] , ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D'après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint »[38].

En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L'Église évangélique y distribue des bonbons à l'effigie de Martin Luther pour décourager les enfants de célébrer Halloween. Selon l'évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières[39] ».

En Russie, le Kremlin et l'Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante d'Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou[39].

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales[39]. Au Venezuela, le président Hugo Chávez a déjà affirmé qu'Halloween répandait la terreur[39] et qu'il fallait que la population résiste à l'envahissement de la culture américaine[40]. Au Brésil, la fête d'Halloween n'est pas célébrée ; sa popularité a cependant augmenté de par l'influence de la culture américaine. Il existe également, parmi les habitants, des oppositions quant à fêter ce jour. Le gouvernement a alors créé en 2005 le "Jour du Saci" (Dia do Saci, en portugais), se déroulant à la même date qu'Halloween et faisant hommage à un personnage du folklore brésilien.

À l'île Maurice, cette quête de friandises est parfois effectuée par les enfants, bien que cela ne soit pas entièrement inscrit dans les mœurs du pays.

Au Maroc, la fête d'Halloween est peu célébrée mais sa popularité augmente rapidement au point de voir des citrouilles dans certains quartiers, des enfants déguisés et des adultes qui organisent des soirées.

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Citrouille d'Halloween illuminée.

À chaque fête d'Halloween, aux États-Unis, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. La plupart de ces rumeurs sont des canulars parfois émis par la propre famille des enfants. Pourtant, chaque année, des reportages avertissant les gens du danger sont diffusés. La version 2014 met en garde contre la distribution de bonbons au cannabis[41].

Les consignes de sécurité élémentaires sont régulièrement rappelées[42] :

  • Ne faire la collecte qu'en groupe, et accompagné d'un adulte pour les plus jeunes ;
  • Ne jamais entrer chez des inconnus ;
  • Ne pas consommer les friandises non emballées, et si possible attendre pour les trier chez soi ;
  • Être visible pour circuler dans la pénombre.

À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l'aide d'automobiles munies de gyrophares pour permettre aux enfants de fêter Halloween à l'abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit[39].

Aux États-Unis, dans l'État du Michigan[43] et à certains endroits des Maritimes canadiennes, certaines personnes prennent très à cœur l'aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l'incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l'espoir de réduire le vandalisme[43].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Halloween est le prétexte d'un nombre important d'œuvres, notamment cinématographiques comme It's the Great Pumpkin, Charlie Brown (1966) (de Bill Meléndez), La Nuit des masques (1978) (de John Carpenter) et ses suites, Hocus Pocus (1993), (de David Kirschner et Mick Garris), L'Étrange Noël de monsieur Jack (1993), (de Henry Selick) et Trick 'r Treat, (2008) (de Michael Dougherty) mais aussi télévisuels comme Les Sorcières d'Halloween et ses suites, Le Fantôme d'Halloween, Le Sauveur d'Halloween ou encore Le Crime d'Halloween.

Pour plus d'informations, voir la catégorie fiction autour d'Halloween.

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Les feuilletons et séries télévisées américains ont souvent un épisode consacré à Halloween, quand ce n'est pas plusieurs (voir Les Simpson par exemple, ou encore la série Friends ou dans des séries policières tel que NCIS : Enquêtes spéciales). Au Canada, notons le clip Halloween des Têtes à claques[44] et de nombreux épisodes de Chair de poule.

Dans Buffy contre les vampires, Halloween est le jour que les « démons » détestent, le jour où ils préfèrent ne pas sortir de chez eux, révoltés à l'idée de ne pas être suffisamment pris au sérieux et d'être dévalués par une manifestation commerciale. Ce qui est un curieux contre-sens : dans la tradition celtique, la fête de Samain était justement celle de la réunion du monde visible et du monde invisible, le jour de l'année où les vivants pouvaient avoir accès à l'« Autre Monde ».

Dans Charmed, Halloween est considéré comme le jour le plus magique de l'année, nouvel an sorcier. C'est par cette magie que les démons vaincus au cours de l'année précédente peuvent revenir d'entre les morts pour la journée et circuler librement parmi les humains festifs. Pour les sorcières, c'est un jour où la magie primitive peut être invoquée facilement. Un chapeau pointu leur permet ainsi facilement de capter les énergies célestes tandis qu'un balai ou une pomme se trouvent être des moyens de défense et d'attaque inestimables.

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Émissions télévisées[modifier | modifier le code]

Fêtes similaires[modifier | modifier le code]

À noter que cette fête existe chez les kabyles en Algérie, semblable avec une chanson "bonbons ou monstre".

Halloween n'est pas célébrée traditionnellement en Chine, mais il existe une fête proche, la Fête des fantômes.

Au Mexique, la fête n'est pas célébrée mais les Mexicains fêtent le Jour des morts le 1er novembre.

À l'île de Man, le 31 octobre est la fête de Hop-tu-Naa (en)[45].

Il existe en Catalogne la Fête de la châtaigne, ou Castanyada, qui provient d'une ancienne fête rituelle funéraire.

Au Portugal, on célèbre le « Magusto », fête des châtaignes, entre la Toussaint et la Saint Martin[46].

En Galice, la fête du « Magosto » est célébrée de la même façon qu'au Portugal.

Le Japon a sa fête traditionnelle des morts : le O-Bon. C'est l'occasion pour visiter les sépultures des défunts et y déposer des offrandes ou des fleurs. Cette fête se déroule du 13 au 15 août.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr)Samhain, Halloween La nuit des jeux et des esprits en Bretagne et pays celtiques par Daniel Giraudon, Professeur des universités de breton (émérite) à l’Université de Bretagne Occidentale, chercheur au CRBC (Centre de Recherche Bretonne et celtique)
  2. Theo. E. Wright, A Halloween Story, p. 1144
  3. a, b et c (en) Preparing for Halloween in Bray par Derek Davis journaliste à Raidió Teilifís Éireann (RTÉ)
  4. (fr) « Halloween », sur Grand dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française
  5. (en) Oxford dictionaries en ligne, article Halloween
  6. (fr) Druide informatique inc. - Points de langue
  7. a, b et c Article All Hallows' Eve sur British Broadcasting Corporation (BBC)
  8. (en) Halloween: From Pagan Ritual to Party Night par Nicolas Rogers, professeur d'histoire à l'Université York (Canada). Voir le chapitre 1 : Samhain and the Celtic Origins of Halloween
  9. a et b Pourquoi Halloween marche seulement auprès des enfants ? interview de Nadine Cretin
  10. Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, chapitre Samain, p. 35-81, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 978-2-7373-1198-7)
  11. a, b et c Philippe Rouillard, Les Fêtes chrétiennes en Occident, p. 206.
  12. Jean-Hugues Déchaux, Le Souvenir Des Morts, PUF,‎ 1997, p. 38-39
  13. Robert Féry, Jours de fêtes: Histoire des célébrations chrétiennes, Seuil,‎ 2009, p. 108-109
  14. Philippe Rouillard, Les Fêtes chrétiennes en Occident, p. 210
  15. Inventaire des Fêtes de France, Nadine Cretin, 2003
  16. (en) Nicholas Rogers, Halloween: From Pagan Ritual to Party Night, Oxford University Press,‎ 2003, p. 22
  17. (en) Andrew F. Smith, The Oxford companion to American food and drink, Oxford University Press,‎ 2011, p. 269
  18. (en) Nicholas Rogers, Halloween : From Pagan Ritual to Party Night, New York, Oxford University Press,‎ 2002, « Halloween Goes to Hollywood », p. 103-124.
  19. (en) Rogers, Nicholas, Halloween Goes to Hollywood, New York: Oxford University Press,‎ 2002, p. 103-104
  20. Les couleurs d'Halloween
  21. Depuis plusieurs siècles, il existe en Europe des exemples de collecte traditionnelle en bande pour Noël, le Nouvel An, le Mardi gras ou la Mi-Carême notamment.
  22. Rogers, Nicholas (2002). Razor in the Apple: Struggle for Safe and Sane Halloween dans Halloween: From Pagan Ritual to Party Night pages 78-102
  23. Poisoned Halloween Candy: Trick, Treat or Myth?
  24. a et b (en) Rogers, Nicholas, Festive Rights:Halloween in the British Isles, New York: Oxford University Press,‎ 2002, p. 47-77
  25. Rogers, Nicholas (2002). Halloween: From Pagan Ritual to Party Night pages 22-27
  26. Halloween en Belgique
  27. Pierre-Jakez Hélias, Le cheval d'orgueil, Plon, coll. « Terre humaine », Paris, 1975, p. 300-301.
  28. Le Platt lorrain de poche - assimil 2007
  29. http://www.myswitzerland.com/fr-ch/la-raebechilbi-a-richterswil-zh.html
  30. Jean-Paul Ronecker, B.A.-BA Halloween, Pardès,‎ 2000
  31. http://www.blog-united.com/wp/inforaphie-halloween-en-chiffres/
  32. Jeannie Lavallée, Le Paradis de la pêche côtière-L'Histoire du village de Le Goulet, Moncton, Les Éditions de la francophonie,‎ 2002 (ISBN 2-923016-11-4), p. 55
  33. Le cinéaste québécois Pierre Perrault a immortalisé la fête de la Mi-Carême dans son film Pour la suite du monde, qui montre à L'Isle-aux-Coudres, dans la région de Charlevoix, au Québec, une des dernières célébrations de la / Mi-Carême, en 1962. Dans cette région, la fête était célébrée par les hommes seulement, qui, déguisés et masqués, passaient de maison en maison pour boire un verre et interrompre, le temps d'une nuit, la période de jeûne ou de privation que leur imposait la religion catholique.
  34. « Halloween en France », sur Lexiophiles,‎ 31 octobre 2009 (consulté le 26 octobre 2011)
  35. Les citrouilles envahissent les parcs à thème pour Halloween
  36. « Halloween, in et out », sur L'Express,‎ 31 octobre 2006 (consulté le 26 octobre 2011)
  37. « La citrouille a la pêche aux États-Unis, pas en Europe », 20 minutes,‎ 31 octobre 2006 (lire en ligne)
  38. a et b Halloween 2010, toute la vérité sur la fête des citrouilles qui donnent la trouille!
  39. a, b, c, d et e « Ces célébrations ne font pas l'unanimité », sur Radio-Canada (RDI),‎ 31 octobre 2007 (consulté le 10 octobre 2011)
  40. « Chavez calls for ban on Halloween », BBC News,‎ 30 octobre 2005 (consulté le 31 octobre 2014)
  41. « La police met en garde contre les bonbons d'Halloween... au cannabis », Métro,‎ 17/10/2014 (lire en ligne)
  42. « Halloween : 10 conseils de sécurité à respecter pendant la chasse aux bonbons », La Dépêche,‎ 29/10/2009 (lire en ligne)
  43. a et b Annette Bolduc, Gisèle Lalande, « Des œufs d'Halloween », sur Les Archives de Radio-Canada,‎ octobre 1997 (consulté le 3 octobre 2009)
  44. [vidéo] Halloween sur tetesaclaques.tv.
  45. What's the difference between Hop-tu-Naa and Halloween? Article du 24 octobre 2011 sur le site de la BBC
  46. [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Markale, Halloween
  • Damien Le Guay, La face cachée d'Halloween, Paris, Éditions du Cerf,‎ 2002, 161 p. (ISBN 2-2040-7043-2)
  • P. Majérus, Halloween la revenante, dans Les Cahiers de La Fonderie, Bruxelles,‎ 2012, nr. 47, p. 22-24. p.
  • Adrien Lherm, « Halloween et les français », dans Hélène Harter, Terres promises, Sorbonne,‎ 2008 (lire en ligne), p. 289-302. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicholas Rogers, Halloween: From Pagan Ritual to Party Night, Oxford University Press,‎ 2003 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]