Halloween
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| Halloween | |
|---|---|
| Jack-o'-lantern, personnage emblématique d'Halloween | |
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| Nom officiel | Halloween |
| Observé par | Skolle |
| Type | Fête folklorique |
| Commence | Nuit du 31 octobre |
| Finit | 1er novembre |
| Célébrations | Cueillette de bonbons |
| Observances | Passage de l'Halloween |
| Lié à | Samain, Toussaint |
Halloween, ou l'Halloween au Québec, est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Elle est fêtée principalement en Irlande, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La tradition la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur ou qui font rire (fantômes, sorcières, monstres, vampires par exemple) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule : Trick or treat! (« Des bonbons ou un mauvais sort ! ») ou simplement « Halloween ! ». D'autres activités incluent des bals masqués, le visionnage de films d'horreur, la visite de maisons « hantées », etc.
Halloween est une fête folklorique anglo-saxonne[1], à laquelle certains prêtent une origine celtique, basée sur la concomitance calendaire du 1er novembre, période de l'antique fête religieuse celtique de Samain[2]. Cette tradition a été transportée en Amérique du Nord au XIXe siècle par les Irlandais, les Écossais et autres immigrants.
Le principal symbole d'Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron, issu de la légende irlandaise de Jack-o'-lantern : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre.
Sommaire |
[modifier] Origine
Halloween est une fête folklorique traditionnelle à laquelle certains attribuent une lointaine origine celtique[2]. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse - Samain en Irlande, Samonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après). « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sid brièvement confondu avec celui de l'humanité.[3] » C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. La civilisation celtique (et la religion et les fêtes druidiques) a disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l'évangélisation hagiographique de saint Patrick. La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au IXe siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.
L’étymologie appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallow Even[4], qui signifie littéralement « le soir de tous les saints », c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening (soir))[5]. L'orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni[6], « e’en » étant la contraction de even, devenue « een ».
La fête folklorique d’Halloween a été, pour finir, importée sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques britanniques.
[modifier] Symboles
À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o'-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l'obscurité entre l'enfer et le paradis en s'éclairant d'un tison posé dans un navet[7]. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille, elle-même remplacée quelquefois par un potiron ou un autre légume : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage grimaçant, puis on place une bougie en son centre. Même s'il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d'un rutabaga, d'une betterave fourragère ou d'un navet, la pratique fut associée à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter[réf. nécessaire].
L'imagerie qui entoure Halloween est largement un amalgame de la saison d'Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d'un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains)[8], et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux[réf. nécessaire]. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons[9]. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d'horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles[réf. nécessaire].
L'orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween[10]. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L'usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d'un siècle[réf. nécessaire].
[modifier] Activités
[modifier] Passage de l'Halloween
L'événement principal de la fête est le « passage de l'Halloween » durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Des bonbons ou un mauvais tour ! ». En ce sens, Halloween fut d'abord connue sous le nom de « Soirée des tours » dans les premières régions du Québec où elle se diffusa, parmi lesquelles la Gaspésie où plusieurs Irlandais et Jersais s'installèrent au XIXe siècle. Même si cela ressemble à une tradition plus ancienne en provenance d'Écosse et d'Irlande[11], la collecte rituelle d'Halloween apparaît seulement au début du XXe siècle en Amérique du Nord, et s'est peut-être développée indépendamment. Les habitants de la maison, eux-mêmes souvent déguisés, donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter à l'ambiance.
[modifier] Collecte pour l'UNICEF
La collecte pour l'UNICEF est devenue une tradition durant Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1950 comme événement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. On estime que les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l'UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l'UNICEF retira ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.[12]
[modifier] Jeux
Le jeu de la pomme, qui consiste à attraper une pomme dans une bassine en se servant uniquement de sa bouche[réf. nécessaire].
[modifier] Nourriture
Une tradition qui a survécu jusqu'à nos jours en Irlande est la cuisson (ou l'achat) d'un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. On dit que quiconque trouve l'anneau va trouver le véritable amour durant l'année[réf. nécessaire].
La citrouille n'a pas seulement un aspect décoratif. On en mange les graines rôties et on en utilise la chair pour faire de la tarte, de la confiture ou du pain.
D'autres aliments sont associés à la fête, tels que le Báirín Breac et Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie; en Grande-Bretagne à la place des pommes d'amour), le cidre chaud, le blé d'Inde rôti, les beignets, et le popcorn[réf. nécessaire]. Les enfants mangent aussi (le plus important) des friandises.
[modifier] Popularité dans le monde
[modifier] Angleterre
En Angleterre, Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit »[réf. nécessaire].
[modifier] Belgique
Halloween n'a commencé à être fêtée en Belgique que depuis le début des années 1990. La formule trick or treat est adaptée en « des bonbons ou des coups de bâton », « des bonbons ou un frisson » ou plus couramment « des bonbons ou la vie ».
Il existait autrefois, en milieu rural, des traditions similaires à celles du Jack-O-Lantern. Les enfants creusaient en effet des betteraves et y perçaient des trous pour figurer un visage grimaçant éclairé par une bougie placée à l'intérieur de la betterave. En Wallonie, ces lanternes étaient appelées Grign' Dints. Ces lanternes étaient réalisées au moment de la récolte qui coïncide avec le début de l'automne et avec les fêtes de la Toussaint. Cette pratique tend a disparaître depuis les années 1980.
[modifier] Canada
Au Canada, la fête d'Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d'une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l'ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d'horreur devant certaines maisons.
Au Québec, la coutume qui s'est progressivement répandue partout remonte tout au plus aux années 1920-1930 et a probablement commencé dans la région de Montréal à l'initiative des Québécois anglophones[13]. Il fallut néanmoins attendre les années 1960-70 pour qu'elle s'impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent.
Par ses manifestations, l'Halloween s'apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême, qui donnait lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet, au Nouveau-Brunswick, et à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues, au Québec[14],[15].
[modifier] Caraïbes
Halloween n'est presque pas célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l'honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs d'Halloween.
Sur l'île de Bonaire, les enfants d'une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils passent l'Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.
[modifier] Écosse
L'Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe'en (1785).
Halloween, connu en gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement en des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissement variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Il n’y a pas de tradition du trick or treat écossaise.
En Écosse, le folklore, incluant Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées.
Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où l’on doit attraper une pomme dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle[réf. nécessaire].
[modifier] États-Unis
À la suite d'une famine, les coutumes et les pratiques se déplacèrent, avec l'émigration irlandaise de 1646 à 1648, vers les États-Unis. C'est à la fin du XIXe siècle qu'elle y devient une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du trick or treat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux États-Unis dans les années 1930[16].
[modifier] Irlande
Halloween est une fête très populaire en Irlande et est connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l'été), et est célébrée depuis des siècles[réf. nécessaire]. Dans la nuit d'Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombies, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d'artifices sont tirés partout dans le pays.
[modifier] Japon
Cette fête n'ayant aucun lien avec le shintoïsme ni avec le bouddhisme, les Japonais ne célèbrent traditionnellement pas Halloween. Cependant l'événement gagne en popularité et on trouve maintenant beaucoup de décorations et de déguisements dans les magasins.
[modifier] Malte
Halloween n'a jamais été célébré à Malte jusqu'à tout récemment, où sa popularité a augmenté à cause du grand nombre de bals costumés organisés le soir d'Halloween, surtout courus par les adolescents et les jeunes adultes. Il n'y a pratiquement personne qui distribue des bonbons ou qui passe dans les maisons[réf. nécessaire].
[modifier] Roumanie
La célébration d'Halloween en Roumanie est liée au mythe de Dracula[réf. souhaitée]. Des bals costumés sont organisés en Transylvanie mais surtout dans la ville de Sighişoara. On considère en effet que l'esprit de Dracula vit dans cette ville parce qu'elle fut le théâtre de plusieurs chasses aux sorcières. Celle-ci sont recréées, de nos jours, par des acteurs le soir du 31 octobre[17].
[modifier] Pays ne célébrant pas Halloween
À l'île de Man, le 31 octobre est la fête de Hop-tu-Naa[18].
[modifier] Controverses
[modifier] Oppositions et concurrence avec d'autres fêtes
Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête.
[modifier] En France
En France, la fête a connu un succès important mais passager autour de l'an 2000. Au début, Halloween n'était célébrée que dans les milieux anglo-saxons. La célébration de cette fête se développait lentement mais restait peu répandue. Tout change en 1997[19], lorsque l'opérateur téléphonique France Telecom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé « Olaween ». Une importante campagne publicitaire (8 000 citrouilles furent distribuées au Trocadéro), associée à d'autres initiatives commerciales (en particulier les deux parcs à thème de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. Dès 1998, elle est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant dans la période creuse d'avant Noël.
Rapidement, certains Français critiquent cette importation d'Halloween en la dénonçant comme une opération marketing. Néanmoins les magasins se remplissent d'articles dédiés (costumes, citrouilles, bonbons), la vogue culminant autour de l'an 2000. Elle s'impose alors en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l'année, juste derrière Noël et le jour de l'an[20].
Mais assez rapidement, la fête s'essouffle. Les rayons des supermarchés français sont moins fournis en objets destinés aux célébrations d'Halloween. Dès 2006 de nombreux médias comme L'Express[21] et 20 minutes[22] font état de ce désamour pour la fête.
La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier. Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint.
En 2008, cette relative désaffection apparait à peu près générale : pas de décoration dans les rues, peu de publicité à la radio ou la télévision et d'articles dans les magasins.réf. à confirmer : Seulement quelques enfants espèrent une réelle progression de cette fête mais pour le reste « Halloween est devenue une fête complètement dépassée »[23]. S'il y a encore moyen de fêter Halloween en France, la fête est devenue bien discrète.
Halloween, fête païenne est aussi proche de deux fêtes célébrées par les catholiques, la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre), ce qui a fait réagir L'Église catholique en France. Elle a constaté qu'avec Halloween une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif, « Holy wins » (qu'on pourrait traduire par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d'octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois[réf. nécessaire], ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D'après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint »[24]
[modifier] Ailleurs dans le monde
En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L'Église évangélique y distribue des bonbons à l'effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer Halloween. Selon l'évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières »[25].
En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales[25].
En Russie, le Kremlin et l'Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante d'Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou[25].
Au Venezuela, le président Hugo Chavez a déjà affirmé qu'Halloween répandait la terreur[25] et qu'il fallait que la population résiste à l'envahissement de la culture américaine[réf. souhaitée].
[modifier] Santé et sécurité
La fête ayant lieu le soir, certaines règles de sécurité sont conseillées. Ainsi, il est recommandé de porter des maquillages au lieu de masques afin de ne pas obstruer la vue et traverser aux intersections, etc[26]. Pourtant, à chaque fête d'Halloween, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Une légende urbaine raconte même que certains enfants auraient mangé des jouets qui gonflent dans l'eau en guise de bonbons[27]. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. Il n'y a en fait jamais eu de véritable cas d'empoisonnement ou de blessure, la plupart étant des canulars ou ayant été commis par la propre famille des enfants. On continue pourtant de voir chaque année des reportages avertissant les gens du danger. Certains parents vont même jusqu'à suivre leurs enfants dans leur collectes, et les obligent à se déplacer en auto, même pour de courtes distances[28]. À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l'aide d'automobiles munies de gyrophares pour permettre au enfants de passer l'Halloween à l'abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit[25].
Aux États-Unis, dans l'état du Michigan[réf. souhaitée] et à certains endroits des Maritimes canadiennes[29], certaines personnes prennent très à cœur l'aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l'incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l'espoir de réduire le vandalisme[30].
Il est conseillé de fournir aux enfants un repas copieux afin qu'ils consomment moins de sucreries [31] ou de donner des fruits au lieu de bonbons[32].
[modifier] Une référence pour les mouvements occultes
Des mouvements occultes et sataniques, nés au XIXe siècle, et toujours présents aujourd'hui[33], ont récupéré la Samhain[34] en l'intégrant dans leurs pratiques occultes, comme le chamanisme[35], la communication avec les défunts (appelées channelling ou spiritisme) et les facultés médiumniques (voyance, clairaudiance, divination, etc.)[36]. « La nuit du 31 octobre est devenue ainsi le nouvel an des mouvements de sorcellerie (Wicca) fêtant l'entrée dans les ténèbres »[37],[38]. Pour certains, il est donc préférable de ne pas valoriser une fête qui comporte, encore aujourd'hui, de nombreuses ramifications occultes[39],[40].
[modifier] Orthographe
Au Canada, l'usage français veut que l'on mette le déterminant « l' » (exemple : « C’est l'Halloween! »), contrairement à l'usage en France où l'on emploie « Halloween » sans déterminant, comme dans les pays anglophones. D'après l'Office québécois de la langue française, « en dépit de la majuscule qui caractérise en typographie les noms de fêtes civiles ou religieuses, ce terme est parfois attesté avec une minuscule. D'autre part, même si le mot est d'origine étrangère, l'« h » initial est muet, ce qui entraîne son élision, par exemple dans l'expression « des bonbons d'Halloween ». »[réf. souhaitée]
[modifier] Halloween dans la culture populaire
Halloween est le prétexte d'un nombre important d'œuvres, notamment cinématographiques dont voici quelques exemples :
- It's the Great Pumpkin, Charlie Brown (1966), de Bill Melendez
- La Nuit des masques (1978) de John Carpenter
- Hocus Pocus (1993) (v.f. Abracadabra), de David Kirschner et Mick Garris
- L'Étrange Noël de monsieur Jack (1993), de Henry Selick
Les feuilletons et séries télévisés américains ont souvent un épisode consacré à Halloween, quand ce n'est pas plusieurs (voir Les Simpson par exemple, ou encore la série Friends ou dans des séries policières tel que NCIS : Enquêtes spéciales). Au Canada, notons le clip Halloween des Têtes à claques[41] et de nombreux épisodes de Chair de poule.
Dans Buffy contre les vampires, Halloween est le jour que les « démons » détestent, le jour où ils préfèrent ne pas sortir de chez eux, révoltés à l'idée de ne pas être suffisamment pris au sérieux et d'être dévalués par une manifestation commerciale. Ce qui est un curieux contre-sens : dans la tradition celtique, la fête de Samain était justement celle de la réunion du monde visible et du monde invisible, le jour de l'année où les vivants pouvaient avoir accès à l’« Autre Monde ».
[modifier] Fêtes semblables
Halloween n'est pas célébrée traditionnellement en Chine, mais il existe une fête proche, la Fête des fantômes.
[modifier] Notes et références
- ↑ Éloïse Mozzani, Le Livre des superstitions. Mythes, croyances et légendes, page 1724, article « Toussaint », éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1995, (ISBN 2-221-06830-0)
- (en)Halloween: From Pagan Ritual to Party Night par Nicolas Rogers, professeur d'histoire à l'Université York (Canada). Voir le chapitre 1 : Samhain and the Celtic Origins of Halloween
- ↑ Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, chapitre Samain, pages 35 à 81, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7)
- ↑ (fr) Entrée « Halloween » dans le Grand dictionnaire terminologique, OQLF
- ↑ (fr) Office québécois de la langue française - Grand dictionnaire terminologique
- ↑ (fr) Druide informatique inc. - Points de langue
- ↑ L'histoire de Jack-O'_Lantern
- ↑ (en) Nicholas Rogers, Halloween : From Pagan Ritual to Party Night, Oxford University Press, New York, 2002, « Halloween Goes to Hollywood », p. 103-124
- ↑ Hal Siemer, Spooky Halloween: A Celebration of the Dark., QuestMagazine.com.
- ↑ (en) Steven Heller, Halloween : Vintage Holiday Graphics, Taschen, 2005
- ↑ Depuis plusieurs siècles, il existe en Europe des exemples de collecte traditionnelle en bande pour Noël, pour le Nouvel An ou pour Mardi-Gras notamment.
- ↑ (en)Beauchemin, Genevieve ; CTV.ca News Staff : UNICEF to end Halloween 'orange box' program, CTV (2006-05-31). Consulté le 2006-10-29.
- ↑ Entrée « Halloween » dans le Grand dictionnaire terminologique, OQLF, consultée le 6 décembre 2008.
- ↑ Jeannie Lavallée, Le Paradis de la pêche côtière-L'Histoire du village de Le Goulet, Les Éditions de la francophonie, Moncton, 2002, ISBN 2-923016-11-4. p. 55.
- ↑ Le cinéaste québécois Pierre Perrault a immortalisé la fête de la Mi-Carême dans son film Pour la suite du monde, qui montre à l'Isle-aux-Coudres, dans la région de Charlevoix, au Québec, une des dernières célébrations de la / Mi-Carême, en 1962. Dans cette région, la fête était célébrée par les hommes seulement, qui, déguisés et masqués, passaient de maison en maison pour boire un verre et interrompre, le temps d'une nuit, la période de jeûne ou de privation que leur imposait la religion catholique.
- ↑ "B.A.-BA Halloween", de Jean-Paul Ronecker, Ed. Pardès, 2000.
- ↑ Halloween in Transylvania, Romania
- ↑ (en) BBC - Isle of Man - History - Hop-tu-naa time
- ↑ Article du Nouvel Observateur sur le site du journal : La mode Halloween
- ↑ Challenges, Nov. 2000 [1] "Pour Halloween le business est à la fête"
- ↑ Halloween, in et out
- ↑ La citrouille a la pêche aux États-Unis, pas en Europe
- ↑ Pour une analyse plus détaillée, voir Le coup de grâce de la citrouille sur le site Evene.fr
- ↑ La Croix, 31 octobre 2006
- (fr) Radio-Canada - 31 octobre 2007 - Ces célébrations ne font pas l'unanimité
- ↑ (fr) Archives de Radio-Canada - En toute sécurité
- ↑ (fr) L'Acadie Nouvelle - 2 novembre 2007 - Halloween: des enfants ont reçu des jouets dangereux
- ↑ (fr) Archives de Radio-Canada - Attention aux bonbons!
- ↑ (fr) Radio-Canada - Une centaine de vandales terrorisent deux villages en Nouvelle-Écosse
- ↑ Annette Bolduc, Gisèle Lalande, « Des œufs d'Halloween » sur Les Archives de Radio-Canada, 31. Consulté le 3 octobre 2009
- ↑ Conseils de l'Association dentaire du Canada. Consultation du 31 octobre 2008.
- ↑ les produits sucrés sur le site gouvernemental français Mangerbouger.fr
- ↑ Le satanisme, une dérive d’actualité en Europe, in Rapport 2008 de Miviludes ainsi que Le satanisme : un risque de dérive sectaire, par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Mivilitudes), Ed. la documentation française, 2006
- ↑ (fr) Les deux faces de Halloween sur La Libre Belgique, 21 oct 2002. Consulté le 31 oct 2009
- ↑ Rapport 2008 de Milivitude, p.20
- ↑ (fr) Les deux faces de Halloween sur La Libre Belgique, 21 oct 2002. Consulté le 31 oct 2009
- ↑ Citation de Francois Mathijsen, Ibid.
- ↑ La Wicca est un courant de pensée satanique, cf Rapport Milivitude, p.20
- ↑ (fr) Les deux faces de Halloween sur La Libre Belgique, 21 oct 2002. Consulté le 31 oct 2009
- ↑ Damien Le Guay, La face cachée d'Halloween, Éditions du Cerf, Paris, 2002 (ISBN 2204070432)
- ↑ [vidéo] Halloween sur tetesaclaques.tv.
[modifier] Bibliographie
- Jean Markale, Halloween
- Damien Le Guay, La face cachée d'Halloween, Éditions du Cerf, Paris, 2002, 161 p. (ISBN 2-2040-7043-2)
- (en) The encyclopedia Americana, t. XIII, 1977, p. 725
- (en) Encyclopaedia Britannica, t. I, 1910, p. 709
- (en) Colonel J. Garnier, The Worship of the dead, Londres, 1904, p. 4
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Nuit des morts au Mexique
- Nuit de Walpurgis en Europe du Nord
- Fête des fantômes en Chine