Ligny-en-Barrois

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Ligny-en-Barrois
Eglise Notre-Dame-des-Vertus
Eglise Notre-Dame-des-Vertus
Blason de Ligny-en-Barrois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Arrondissement de Bar-le-Duc
Canton Canton de Ligny-en-Barrois
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse
Maire
Mandat
Jean-Claude Rylko
2014-2020
Code postal 55500
Code commune 55291
Démographie
Gentilé Linéens
Population
municipale
4 205 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 23″ N 5° 19′ 30″ E / 48.6897, 5.32548° 41′ 23″ Nord 5° 19′ 30″ Est / 48.6897, 5.325  
Altitude Min. 217 m – Max. 386 m
Superficie 32,7 km2
Localisation

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Ligny-en-Barrois

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Ligny-en-Barrois
Liens
Site web lignyenbarrois.com

Ligny-en-Barrois est une commune française d'environ 5 000 habitants du nord-est de la France, en Lorraine, chef-lieu de canton du département de la Meuse.

Ses habitants sont appelés les Linéens.

La commune de Ligny-en-Barrois est labellisée Village étape depuis 2005.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Ligny-en-Barrois se situe dans le sud du département de la Meuse et dans l'ouest de la région Lorraine, au croisement de l'Ornain et de la Route nationale 4 qui relie Paris à Strasbourg.

Les villes les plus proches sont, à vol d'oiseau, Bar-le-Duc à environ 15 km au nord-ouest, Commercy à 22 km au nord-est, Saint-Dizier (Haute-Marne) à 30 km à l'ouest, et Neufchâteau (Vosges) à 50 km au sud-est. Les grandes villes les plus proches sont Nancy à 62 km, Metz à 78 km, Troyes à 102 km et Reims à 113 km[1].

Communes limitrophes de Ligny-en-Barrois
Nant-le-Grand Velaines Willeroncourt
Maulan, Nant-le-Petit Ligny-en-Barrois Chanteraine, Givrauval
Fouchères-aux-Bois Dammarie-sur-Saulx Villers-le-Sec

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sud de la Meuse appartient à la cuvette sédimentaire du bassin parisien dont il forme le rebord oriental. Il est constitué géologiquement d'une succession de formations d'âge secondaire légèrement inclinées vers l'Ouest, couches dures calcaires et couches de marnes et de roches argileuses plus tendres. Le plateau du Barrois est constitué en surface de calcaire jurassique[2],[3].

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

L'Ornain à Ligny

Ligny-en-Barrois est bâtie principalement sur la rive gauche de l'Ornain, qui arrose également Bar-le-Duc en aval. La ville est située dans la partie la plus étroite de la vallée, qui est profondément encaissée dans le plateau du Barrois, l'une des cuestas de l'est du Bassin parisien, avec une différence d'altitude entre le plateau et le fond de la vallée de 100 mètres ou plus. L'altitude de la commune varie de 217 mètres dans la vallée à 386 mètres sur le plateau[4].

Le canal de la Marne au Rhin longe l'Ornain et passe à l'ouest de la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois connaît un climat de type océanique dégradé à fortes nuances continentales avec des hivers à épisodes neigeux et à températures parfois glaciales tandis que les étés sont chauds et marqués par des orages assez fréquents.

Les précipitations annuelles avoisinent les 800 millimètres, voire 1 000 millimètres sur le plateau, ce qui est important et leur régime à la fois océanique et continental explique les fortes variations du débit de l'Ornain au cours de l'année.

La station météorologique la plus proche est celle de Saint-Dizier :

Relevé météorologique de Saint-Dizier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,3 0,2 1,9 4,3 8,1 11,2 12,9 12,7 10,2 7,1 2,8 0,4 6
Température moyenne (°C) 2,5 3,8 6,4 9,5 13,5 16,7 18,7 18,3 15,5 11,5 6,2 3,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 5,3 7,4 10,8 14,7 18,8 22,1 24,5 23,9 20,8 16 9,6 6,3 15
Précipitations (mm) 74,7 61,1 65,4 55,2 75,8 72,8 66,5 70,1 64,2 68,1 72,4 80 826,4
Source : Infoclimat Saint-Dizier


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois est contournée au nord par la route nationale 4, à deux fois deux voies. Avant la construction de ce contournement la route traversait la ville. Ligny est également au croisement de la route nationale 135 (Bar-le-Duc - Ligny-en-Barrois) et de la route départementale 966 (Ligny-en-Barrois - Houdelaincourt).

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois est situé sur la ligne ferroviaire Nançois-Tronville - Neufchâteau, fermée au trafic voyageurs depuis 1969. La section Nançois-Tronville - Gondrecourt est toujours exploitée pour le transport de marchandises, principalement de céréales, sous le régime de la voie unique à trafic restreint (VUTR). La gare ferroviaire ouverte au trafic voyageurs la plus proche est à Bar-le-Duc16 km). Certains trains TER Lorraine desservent cependant la gare de Nançois-Tronville5 km) sur la ligne de Châlons-en-Champagne à Nancy.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par deux lignes d'autocars du Réseau Intermodal des Transports de la Meuse (RITM), vers Bar-le-Duc (ligne 17) et Gondrecourt-le-Château (ligne 18) ainsi que par une ligne de transport à la demande vers Saint-Aubin-sur-Aire[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Il y avait à Ligny-en-Barrois en 2007 2 309 logements, dont 40 résidences secondaires (1,7 %). Le nombre de logements vacants a fortement augmenté entre les recensements de 1999 et 2007, passant de 141 (6,3 % du nombre de logements) à 203 (8,8 %), reflétant le faible dynamisme démographique[6].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom écourté de Ligny[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du XIIe siècle, la Seigneurie de Ligny était dans la mouvance des comtes de Champagne. En 1155, par le mariage de Renaud II, comte de Bar avec Agnès de Champagne, elle passe au comté de Bar. Leur petit-fils Henri II la donna en dot à sa fille Marguerite à l'occasion de son mariage avec Henri V, comte de Luxembourg qui, en 1262, la donna à son second fils Valéran, le fondateur de la Maison de Luxembourg-Ligny.

En 1285, Valéran de Luxembourg, appelé aussi Valéran de Ligny par Jacques Bretel dans son reportage poétique sur le Tournoi de Chauvency, est l'un des principaux héros de ces journées de joutes et de jeux guerriers. Frère de Henri le Lion, comte de Luxembourg, il est aussi présent à Chauvency-le-Château, et il mourra comme lui et avec lui lors de la bataille de Worringen en 1288.

En 1364, la seigneurie est élevée au rang de comté par le roi de France Charles V pour Gui de Luxembourg qui est aussi comte de Saint Pol (Saint-Pol-sur-Ternoise).

En théorie, les comtes de Luxembourg-Ligny étaient des vassaux des ducs de Bar, mais ils ont souvent cherché à s'en affranchir en nouant des alliances avec leurs puissants voisins, tantôt avec le Saint Empire, tantôt avec la Bourgogne ou avec le Royaume de France.

Au début de la guerre de Cent Ans, ils soutiennent Charles V mais de 1415 à 1430, devenus vassaux des ducs de Bourgogne, ils rejoignent le camp bourguignon avec les Anglais contre la France. En 1430, c'est Jean II de Luxembourg-Ligny qui capture Jeanne d'Arc à Compiègne et la vend aux Anglais.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1475, la guerre de Cent Ans terminée, Louis XI confisque le comté en représailles et fait décapiter le comte Louis Ier à Paris. Le comté est donné à la Maison de Bourbon avant d'être rendu aux Luxembourg par Charles VIII, ceux-ci devenant alors de fidèles alliés du roi de France.

Par mariage, le comté passe au XVIIe siècle à la Maison de Montmorency. Charles de Montmorency-Luxembourg le vend en 1719 à Léopold Ier de Lorraine qui l'intègre à ses possessions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois est chef-lieu d'un canton qui comprend 20 communes et 10 890 habitants en 2007[8].

La commune appartient à la première circonscription de la Meuse dont le député pour la XIIIe législature est M. Bertrand Pancher (UMP).

La population de la commune étant comprise entre 5 000 et 10 000 habitants en 1999, le nombre de conseillers municipaux est de 29. Depuis les élections municipales de 2008, 14 femmes en sont membres[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois est membre depuis le 1er janvier 1999 de la Communauté de communes du Centre Ornain (CCCO), qui regroupe 12 communes et 9 442 habitants en 2010[10].

En janvier 2013, la communauté de commune est fusionnée avec la Communauté de communes de Bar-le-Duc pour former la Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse appelée Meuse Grand Sud. En 2014, celle-ci regroupe 33 communes et un peu plus de 36 000 habitants.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2010 Jean-François Muel    
janvier 2011 28 mars 2014 Marie-Hélène Simon    
28 mars 2014 en cours Jean-Claude Rylko[11] DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l’environnement, ainsi que l'adduction d'eau potable et l'assainissement, font partie des compétences optionnelles de la Communauté de communes du Centre Ornain à laquelle appartient Ligny-en-Barrois. La gestion des zones de développement de l’éolien fait partie de ses compétences facultatives.

Le tri sélectif a été mis en place en 2000 avec 25 points d’apport volontaire. Une déchèterie a été ouverte en 2001 ainsi qu'un lieu destiné à la collecte des déchets électriques et électroniques en 2009. La collecte des piles, le compostage, la collecte des déchets de soins sont également concernés.

Par ailleurs la Communauté de communes gère elle-même la production et la distribution d’eau potable. Elle a entrepris la mise en conformité de la station d’épuration de Tronville-en-Barrois et du réseau d’acheminement de l’eau potable, ainsi que le nettoyage des berges de l’Ornain et la construction d’une chaufferie à bois à Ligny-en-Barrois[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, Ligny-en-Barrois est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 205 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 100 2 770 2 978 3 034 3 212 3 185 3 147 3 246 3 232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 892 3 267 3 792 4 006 4 211 4 512 4 930 5 101 5 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 857 5 488 5 529 5 311 5 121 5 031 4 829 4 557 4 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 157 5 861 6 143 5 591 5 342 5 035 4 609 4 205 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ligny-en-Barrois depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Ligny-en-Barrois compte 4 564 habitants (soit une diminution de 9 % par rapport à 1999) avec un taux annuel de variation de -1,2 %.

La commune occupe le 2 183e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 852e en 1999.

L'accroissement naturel est légèrement négatif, avec une variation annuelle moyenne de -0,2 %, mais la diminution de la population s'explique surtout par le solde migratoire négatif, avec une variation annuelle moyenne de -1,1 %[15]. Cette diminution de la population reflète celle constatée dans l'arrondissement de Bar-le-Duc, qui a perdu près de 2 000 habitants entre 1999 et 2007, soit 3,1 % de sa population.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,7 %). De même la pyramide des âges de Ligny-en-Barrois fait apparaître un taux des tranches d'âges « jeunes » (de 0 à 44 ans) plus faible que dans le département de la Meuse.

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Ligny-en-Barrois en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
2,5 
6,5 
75 à 89 ans
13,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,7 
23,9 
45 à 59 ans
22,4 
19,9 
30 à 44 ans
17,2 
17,8 
15 à 29 ans
16,1 
17,8 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département de la Meuse en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
6,5 
75 à 89 ans
10,6 
12,7 
60 à 74 ans
14,0 
22,2 
45 à 59 ans
20,9 
20,3 
30 à 44 ans
19,4 
18,7 
15 à 29 ans
16,4 
19,2 
0 à 14 ans
17,6 


Mobilité résidentielle sur cinq ans[modifier | modifier le code]

En 2007, 81,5 % des résidents habitaient Ligny-en-Barrois cinq ans plus tôt, tandis que 4,9 % seulement venaient d'un autre département[15]. Ceci reflète la faible attractivité démographique constatée par l'Insee dans l'ouest du département de la Meuse, zone voisine de trois départements dont la population a diminué[Note 3] et éloignée des grands centres urbains ainsi que des zones frontalières plus dynamiques du sillon mosellan, de Belgique et du Luxembourg[18].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois est situé dans la circonscription de Bar-le-Duc de l'inspection académique de la Meuse, qui dépend elle-même de l'académie de Nancy-Metz. La commune gère l'école maternelle Mélusine et les écoles élémentaires Raymond Poincaré et Bernard Thévenin. Le département gère le collège et SEGPA Robert Aubry.

L'école primaire Notre-Dame des Vertus et le collège Bienheureux Pierre de Luxembourg sont des établissements privés[19],[20].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Ligny-en-Barrois compte en 2010 neuf médecins généralistes, trois dentistes et une antenne du Service Médical Interprofessionnel Meusien (médecine du travail) ainsi que deux centres médico-psychologiques, infanto-juvénile et pour adultes[21]. La maison de retraite publique ou EHPAD de la rue Raymond Poincaré a une capacité de 202 places[22].

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Léo-Lagrange

Il existe un dizaine de clubs sportifs à Ligny-en-Barrois. L'un des principaux équipements est la piscine « Centre Ornain », gérée par la communauté de communes du Centre Ornain.

L'Office Municipal des Sports est une association qui a pour mission de gérer les relations entre les clubs sportifs et la municipalité (gestion des équipements sportifs, répartition des subventions etc.)

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Linéens disposent de lieux de cultes catholique et musulman.

L'église catholique Notre-Dame-des-Vertus dépend de la paroisse catholique « Bienheureux Nicolas de l’Ornain », divisée en quatre communautés dont la communauté de Ligny et rattachée au diocèse de Verdun[23].

Une salle de prière, gérée par l'association cultuelle musulmane de Ligny[24], est implantée[25] à Ligny-en-Barrois.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 332 €, ce qui plaçait Ligny au 21 876e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[26].

Emploi, entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'une des usines Essilor

Ligny-en-Barrois est la ville d'origine de la société Essilor spécialisée dans les verres progressifs (Varilux), les verres en polycarbonate (Airwear) et les verres Crizal ainsi que dans les appareils de mesure, de contrôle, de régulation et de détection. Elle emploie 770 salariés sur son site de Ligny (usines de la Compasserie et des Battants).La MPB (Mécanique de précision du Barrois) occupe 45 personnes.

La ville a en projet la création d'une "Maison de l'Optique" et ambitionne de devenir la « Cité Européenne de l'Optique »[27].

L'autre industrie importante est le site de production de bus d'EvoBus appartenant au groupe allemand Daimler AG qui fournit 460 emplois[28] : en 2013, 680 véhicules ont été assemblés sur le site de Ligny[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour Valéran
Porte de France
Tour Valéran 

La construction de la tour commence au XIIIe siècle. Elle est achevée sous le règne de Valéran III, comte de Ligny de 1374 à 1415. Pièce maîtresse du système défensif de la cité comme en témoignent archères, meurtrières, canonnières et mâchicoulis, elle encadrait, avec la tour des Canons, la porte des Moulins qui était la seule voie de communication avec l'extérieur. Elle est transformée en prison cantonale au XVIIe siècle et le reste jusqu'en 1840, date à laquelle elle est classée à l'inventaire des monuments historiques sur la première liste[30].

Église Notre-Dame des Vertus 

La première église paroissiale qui datait des XIIe-XIVe siècles a été détruite en 1544 et l'actuelle a été reconstruite en 1552, dans un style gothique marqué par des formes renaissance sur les deux portails latéraux. Les deux chapelles latérales et le portail principal datent du XIXe siècle. Elle est surmontée d'un clocher carré avec tour qui abrite une cloche de bronze de 1505. Cette église a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques le 28 décembre 1928[31]. Une des chapelles latérales contient une peinture sur soie de Notre-Dame des Vertus très vénérée à Ligny et dans tout le Barrois. L'origine et la datation de cette œuvre sont incertaines.

Les vitraux datent du XVIe siècle. La chaire est attribuée à l'école de Ligier Richier. L'église abrite également la sépulture de la Maison de Luxembourg-Ligny.

Son grand orgue est l'objet des soins d'une association locale : Les Amis de l'Orgue[32].

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La chapelle Notre-Dame des Fossés

Construite au début du XXe siècle en style néo-gothique, elle abrite une statue de Notre-Dame des Fossés sculptée au XVIe siècle par un artiste local. Cette Vierge en pierre tardivement recouverte d'une peinture polychrome était à l'origine au sommet de la tour Notre Dame, tour qui renforçait le système défensif des remparts et surplombait les fossés du château. En 1763, alors que le château avait été démoli quelques années auparavant sur ordre de Stanislas Leszczyński, duc de Lorraine et de Bar, la statue fut placée dans une niche adossée aux restes de la tour, elle y est toujours protégée par une grille. Les ex-voto qui tapissent les murs témoignent de la croyance populaire qui attribuait à la source, aménagée en fontaine au pied de la statue, le pouvoir de guérir les maladies des yeux[33].

L'Hôtel de Ville du XVIIIe siècle

Construit en 1747-48, après la démolition du château, il s'intègre dans les travaux d'urbanisation lancés par les ducs Léopold et Stanislas. Ses ouvertures sont agrémentées de mascarons et l'intérieur est desservi par un grand escalier de pierre à rampe en ferronnerie élégamment ouvragée.Y sont présentées aux visiteurs une copie du plan dit Massu (fin XVIIIe siècle), une maquette de la ville au XVIIe siècle et un modèle réduit de la Porte Royale[34].

Le parc municipal ou parc de Luxembourg

C'est l'ancien parc du château créé au XVe siècle et devenu propriété de la commune en 1794. En forme de L, d'une superficie de 6,5 hectares, dont 5,5 d'espaces verts classés site du patrimoine naturel national depuis 1932, il comprend aussi un foirail très animé par la foire foraine de la fête patronale au mois de mai. Il est un trait d'union entre la ville ancienne, les équipements sportifs (piscine, stade...) et les quartiers récents. Il est bordé par l'Ornain où, selon la légende, se baigne la fée Mélusine. Dès la fin du XVIIIe siècle, on y planta 600 arbres, de majestueux feuillus qui en font une agréable promenade ombragée tandis qu'un jardin anglais y fut créé en 1880 puis un kiosque à musique. À quelques pas de l'entrée côté foirail se dressent, depuis 1936, deux statues allégoriques du XIXe siècle : « La Chimie » et « L'Anthropologie » provenant de l'ancien palais du Trocadéro[35].

Au centre de la perspective principale du parc, le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, œuvre du sculpteur Gaston Broquet, rend hommage aux 240 soldats et victimes de guerre linéens. Sur une dalle soutenue, à chaque extrémité, par deux femmes assises tête inclinée, gît un poilu. À chaque angle, un écusson de bronze, l'un représente les armoiries de Ligny, les autres évoquent son histoire et ses activités économiques[36].

Les portes monumentales de la ville

Il ne reste que deux des grandes portes de ville édifiées au XVIIIe siècle dans le cadre des travaux d'urbanisme entrepris par les ducs de Lorraine : la Porte de France (1780), certainement la plus belle et la Porte de Givrauval. La Porte de France aussi appelée Porte Dauphine ou porte de Velaines, fut endommagée à la libération de Ligny en août 1944. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1928[37], elle a été soigneusement restaurée ensuite. La Porte de Strasbourg en forme d'arc de triomphe sans ornementation fut démolie le 25 septembre 1944 (3 semaines après la libération de la ville) pour laisser passer les troupes américaines et leur matériel.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cheminée-cuisinière Maillard (détail)
La Vision de Pierre de Luxembourg
  • Nicolas Maillard (1842-1910), inventeur de la cuisinière Maillard. La cuisinière faisait office de feu à l'âtre et de fourneau. On peut voir sur sa tombe au cimetière de Ligny-en-Barrois une plaque de bronze représentant la cuisinière de son invention. Nicolas Maillard construisit vers 1895 une automobile à pétrole pour laquelle fut déposé un brevet d'invention. Une telle voiture existe toujours et sa réalisation de qualité prouve le haut niveau de connaissances de son constructeur.
  • Jean de Luxembourg-Ligny (° ? – † 1373) - Évêque de Mayence
  • Pierre de Luxembourg (° 1369 – † 1387) - Né à Ligny-en-Barrois, cardinal d'Avignon
  • Alexandre-Louis de Villeterque (1759 - 1811), écrivain et journaliste né à Ligny-en-Barrois
  • Pierre Barrois (° 1774 – † 1860) - Né à Ligny-en-Barrois, général d'Empire; décédé à Villiers-sur-Orge (Essonne).
  • Marguerite de Savoie, comtesse de Ligny de 1544 à 1591, bienfaitrice de la ville.
  • Jean Pichancourt (1893-1964), poète, chantre du Barrois et historien auquel on doit notamment une histoire de Notre-Dame des Fossés et une histoire de l'Annonciade de Ligny-en-Barrois et de Jeanne de France, sa fondatrice.
  • Brigitte Bardot, dont le père, Louis Bardot, est originaire de Ligny-en-Barrois

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Ligny-en-Barrois

Elles peuvent se blasonner ainsi : D'azur à un chardon montant feuillé de sinople, fleuri d'or, surmonté en chef de trois croissants d'argent entrelacés. Il s'agit d'armes parlantes, voir la devise

La devise de la ville est : « EN MES PEINES JE VAIS CROISSANT »[38]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Bonnabelle, Étude sur les seigneurs de Ligny de la maison de Luxembourg, la ville et le comté de Ligny, C. Lacour, Nîmes, 2004, 84 p. (ISBN 2-7504-0713-3) (extrait des Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, t. IX, 1880)
  • Lucien Braye, L'Image de Notre-Dame des Vertus de Ligny-en-Barrois, Impr. Contant-Laguerre, Bar-le-Duc, 1912, 13 p.
  • Henri Dannreuther, Jean de Luxembourg (1537-1576) et la Réforme dans le comté de Ligny-en-Barrois, Librairies-imprimeries réunies, Paris, 1894, 15 p. (extrait du Bulletin de la Société du protestantisme français, octobre 1894)
  • Étienne Fourier de Bacourt (comte), Anciennes épitaphes détruites des églises de Bar-le-Duc et de Ligny-en-Barrois, C. Lacour, Nîmes, 2005, 27 p. (ISBN 2-7504-0845-8) (fac simile de l'édition de Bar-le-Duc, Contant-Laguerre, fin du XIXe siècle)
  • Étienne Fourier de Bacourt, Ligny-en-Barrois en 1610, avec le panorama inédit de la ville, C. Lacour, Nîmes, 2004, 47 p. (ISBN 2-7504-0674-9) (fac simile d'un édition du début du XXe siècle, Paris, E. Gaillard)
  • Léon Germain, Études sur les armoiries de Ligny-en-Barrois, Bar-le Duc, 1889, 16 p. (extrait des Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc)
  • Camille-Paul Joignon, En plein cœur du Barrois : le comté et la ville de Ligny-en-Barrois, Impr. Saint-Paul, 1951
  • Pierre Lefèvre, Ligny-en-Barrois : hier, aujourd'hui, Office central de coopération à l'école, Bar-le-Duc, 1980, 52 p.
  • Léon Maxe-Werly, Étude d'une plaque de foyer [à Ligny-en-Barrois], Impr. de E. Plon, Nourrit et Cie, Paris, 1895, 12 p. (mémoire lu à la Réunion des sociétés des beaux-arts des départements à l'École des beaux-arts, dans la séance du 19 avril 1895)
  • Charles Souhaut, Histoire de l'image miraculeuse de Notre-Dame des Vertus honorée en l'église de Ligny-en-Barrois, Impr. de l'Œuvre de Saint-Paul, Bar-le-Duc, 1901, 295 p.
  • Ligny à l'époque moderne (exposition juin-septembre 1985, Musée de la Tour de Luxembourg), texte de Jean-Paul Streiff, Éd. des Musées de la Meuse, Bar-le-Duc, 1985, 24 p.
  • Eugène André, Le Général Comte Pierre Barrois, imprimerie Comte-Jacquet à BAR le DUC (1901)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. La Haute-Marne (-4 % entre 1999 et 2007), les Ardennes (-2 %) et les Vosges (-0,2 %)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de l'orthodromie
  2. « Le relief », sur site de la Chambre d'agriculture de la Meuse (consulté le 7 août 2010)
  3. « Pourquoi la Meuse et la Haute-Marne? », sur site de l'ANDRA Meuse/Haute-Marne (consulté le 7 août 2010)
  4. « Ville de Ligny-en-Barrois », sur site de ANNUAIRE-MAIRIE.FR (consulté le 9 août 2010)
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  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. « Résultats du recensement de la population - 2007 », sur site de l'Insee (consulté le 14 août 2010)
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  15. a et b « Résultats du recensement de la population - 2007 Ligny-en-Barrois », sur site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
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  17. « Résultats du recensement de la population de la Meuse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  18. « Meuse : le clivage démographique est /ouest se confirme », INSEE (consulté le 23 mai 2010)
  19. « Liste des écoles de la circonscription de Bar-le-Duc », Inspection académique de la Meuse (consulté le 7 août 2010)
  20. « Etablissements du Second Degré 2009-2010 », Inspection académique de la Meuse (consulté le 7 août 2010)
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  29. Diversay K. : « Evobus : et de 15.000 ! » L'Est républicain du 27 février 2014
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  33. Jean Pichancourt. Notre-Dame des Fossés de Ligny-en-Barrois (Son Histoire). Hélio-Lorraine. 1942
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  35. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/spip.php?article89&decoupe_recherche=Ligny%20en%20Barrois Sites classés en Lorraine
  36. http://14-18.lecrivainpublic.net/scripts/login.php Les écoliers meusiens et leur patrimoine
  37. « Notice no PA00106553 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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