Gérardmer

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Gérardmer
Ville et lac vus de la Tour de Mérelle
Ville et lac vus de la Tour de Mérelle
Blason de Gérardmer
Blason
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Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Gérardmer-Monts et Vallées
Maire
Mandat
Stessy Speissmann
2014-2020
Code postal 88400
Code commune 88196
Démographie
Gentilé Géromois ou Gérômois
Population
municipale
8 561 hab. (2011)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 23″ N 6° 52′ 46″ E / 48.073055555555, 6.87944444444448° 04′ 23″ Nord 6° 52′ 46″ Est / 48.073055555555, 6.879444444444  
Altitude Min. 584 m – Max. 1 137 m
Superficie 54,78 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-gerardmer.fr

Gérardmer [ʒeʁaʁme][1] est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine. La commune est le chef-lieu de son propre canton situé dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 8 561 habitants, ce qui en faisait la troisième commune du département en population, derrière Épinal et Saint-Dié-des-Vosges et juste devant Golbey, Thaon-les-Vosges et Remiremont.

Elle doit son surnom de « Perle des Vosges » à Abel Hugo, frère de Victor[2].

Ses habitants sont appelés les Géromois ou Gérômois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de Géradmer

Gérardmer se situe au cœur du massif des Vosges, au bord du lac du même nom, à une altitude moyenne de 670 m.

La situation de Gérardmer a favorisé très tôt la pratique du ski. Aujourd'hui, la station de ski alpin se situe à La Mauselaine et le ski de fond se pratique depuis le domaine nordique des Bas Rupts.

La commune comprend de grands espaces boisés, dont certains sont des domaines skiables, au total 3 721 ha de forêts de résineux (plus de cinq millions de sapins et d'épineux).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gérardmer est bordé à l'est par Xonrupt-Longemer, au sud par La Bresse qu'on atteint par le col de Grosse Pierre, Rochesson qu'on atteint par le col du Haut de la Côte, et Sapois qu'on atteint par le col de Sapois, à l'ouest par Le Tholy et Liézey, et au nord par Granges-sur-Vologne, Barbey-Seroux, Arrentès-de-Corcieux et Gerbépal.

Communes limitrophes de Gérardmer
Barbey-Seroux
Granges-sur-Vologne
Arrentès-de-Corcieux Gerbépal
Liézey
Le Tholy
Gérardmer Xonrupt-Longemer
Sapois Rochesson La Bresse

Quelques villes aux alentours, avec distances à vol d'oiseau[3] :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude la plus basse de la commune, 584 m, voit la Vologne s'écouler en direction de Granges. Le point le plus élevé est la Tête de Grouvelin qui culmine à 1 137 m et surplombe le lac de Lispach de La Bresse. La Tête de Grouvelin est aussi le sommet de la station de ski alpin de Gérardmer d'où partent plusieurs pistes de ski alpin.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Issu de la glaciation de Würm (80 000 à 10 000 ans avant J.-C. environ), le lac de Gérardmer est retenu par une moraine terminale bloquant définitivement la vallée vers l'aval. Il se déverse dans la Vologne par la Jamagne.

Le Sud de la commune, section des Bas Rupts, est drainé par le Bouchot et ses affluents, qui s'écoulent vers l'ouest.

La Cleurie et ses petits affluents drainent l'Ouest de la commune, en aval de la moraine.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Vosges.

Comme dans toute la partie orientale du département des Vosges, le climat de la ville est de type submontagnard à influence continentale et océanique. Tandis que les automnes sont frais et les hivers relativement froids voire extrêmement rudes, avec un enneigement parfois remarquable, les étés sont relativement chauds avec des orages qui peuvent être fréquents et assez violents.

Le tableau ci-dessous indique quelques moyennes météorologiques mensuelles.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales moyennes (°C) 4 6 12 15 20 23 26 26 21 16 8 6
Températures minimales moyennes (°C) -1 -1 2 5 9 12 14 14 10 7 2 1
Moyennes des précipitations (en mm) 25.5 18.9 22.5 29.4 42.7 39.6 45.1 34.4 38.5 43.2 29.7 25.0
Sources : MSN-Méteo[4]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 6 824, alors qu'il était de 5 654 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 60,7 % étaient des résidences principales, 31,9 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 40,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 58,7 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 54,9 %, en hausse par rapport à 1999 (51,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil légal de 20 % et même en baisse : 17,0 % contre 18,8 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 721 à 705[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous les formes[5],[6],[7] :

  • Geramer, 1285
  • Giramoix, 1343
  • Giralmeiz, XIVe siècle
  • Giralmeix, XIVe siècle
  • Giralmer, 1418
  • Geroltsze, 1426
  • Geroltsehe, 1484
  • Geroltzsee, 1484
  • Giramer, 1493
  • Giralmei, 1549
  • Gyraulmey, 1556
  • Girardmer, 1565
  • Gerardmer, Girameix, Gerameix, 1567
  • Giraulmeix, 1569
  • Giraulmer, 1571
  • Giraumeix, 1580
  • Gerentsee, 1580
  • Gerolt See, 1588
  • Giradmer, 1594
  • Girardmer, 1596
  • Giraumey ou Girarmer, 1656
  • Jerosmé, 1663
  • Gérarmer, Gerardi Mare, 1768
  • Gérardmer, appelé vulgairement Giraumeix, 1779

Les formes anciennes antérieures à celle de 1565 semblent montrer qu'il s'agit du nom de personne Giraud, variante de Géraud[5],[6]. La forme germanique initiale de l'anthroponyme est Ger(w)ald, qui a donné Géraud en français et Gerold en allemand, implique d'ailleurs le même anthroponyme. La confusion avec le nom de personne Gérard s'est effectuée à la fin du XVIe siècle. On retrouve ce nom de Géraud dans Gérauvilliers (Meuse, Girauviller 1338).

En ce qui concerne l'appellatif utilisé comme second élément, il est fréquent d'entendre deux prononciations, même parmi des populations vosgiennes : [ʒeʁaʁmɛːʁ] ou [ʒeʁaʁme][8]. L'étymologie et l'histoire dialectale ne justifient que la seconde prononciation pour les habitations et le centre ancien. En dialecte des hautes vallées, signifie « mer », et moué signifie « maison avec champ cultivé ». D'une manière générale, en dialecte vosgien, l'origine peut être germanique ou latine:

  • mô(r) ou mer a le sens générique de « lac, étendue d'eau » et est sans doute d'origine germanique, de même l'ordre déterminant-déterminé (Gerard-mer) reflète une influence syntaxique du germanique. En effet, -mer est attesté en vieux haut allemand mari / meri 'lac', correspondant du vieux bas francique *meri 'lac', 'étendue d'eau' (néerlandais meer), du vieux saxon meri, Goth. mari-, marei, du vieux norrois marr (suédois mar-, français mare). Ils dérivent d'un germanique commun *mari, lui-même issu de l'indo-européen *mori. L'indo-européen explique aussi l'origine du latin mare 'mer' (italien mare, français mer), vieux celtique *mori 'mer' (gaulois mori-, more, irlandais muir, gallois môr, breton mor), vieux slavon morje[9],[10]. L'appellatif toponymique d'origine germanique -mer est aussi attesté çà et là, de manière sporadique, dans le nord de la France (cf. Cambremer, Mortemer, etc.)
  • m(ou)é est apparenté au latin tardif mansus, au mas de la langue d'oc, au meix (-metz) de la langue d'oïl[6] Il désigne un domaine, soit au moins une grande maison avec dépendances, jardin, prés, bois...

Or, les habitants de la vallée, lorsqu'ils désignent les lacs, disent :

  • Longemô pour Longemer, car c'est un lac tout en longueur[11],
  • R'tôn mô pour Retournemer, car ce lac est situé dans un cul-de-sac, pour revenir dans la vallée, il faut faire demi-tour, d'où « retourne »[11].

Mais ils prononcent « Girômoué » pour Gérardmer, suivi en cette différence de prononciation par la majorité des anciens dialectophones de la montagne vosgienne : « girômé, giromé, djiraumé ».... suivant des graphies non fixées. Ainsi, les habitants de Gérardmer traduisent parfois, à tord, « Gérardmer » en « jardin de Gérard », car meix / mé / moué a fini par désigner, au sens dialectal restreint, « un grand jardin ou un champ, où une variété de plantes est cultivée ». Le sens de "jardin" renverrait donc plutôt ici à celui de propriété, de domaine ou de fief.

Anciennes dénominations allemandes: Gerhardsee, Gerhardmeer, Gerdsee/Gertsee, Geroldsee.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les avis des historiens divergent concernant l'anthroponyme Gérard. En effet, la première forme écrite n'est attestée que dans la première mention de ce domaine habité dans des documents écrits officiels en 1285, dans un acte du Duc Ferry III de Lorraine créant une "ville neuve" sur le territoire des "lieux-dits de Géramer et Longe-mer"[12]. Mais une hypothèse couramment formulée consiste à rattacher l'anthroponyme Gérard à Gérard Ier de Lorraine (dit Gérard d'Alsace), une hypothèse reprise souvent par les Gérômois eux-mêmes[13]. Pourtant, les historiens lorrains, depuis la fin du XIXe siècle n'accordent que peu de crédit à cette interprétation [14], [15], [16], [17]. En premier lieu parce que l'acte de Ferry III est signé presque 240 ans après que Gérard Ier n'accède au titre de Duc de Lorraine. Ensuite, comme le montre la toponymie, parce qu'une transformation d'une forme très ancienne de Gérald a pu se produire en "Gérard" sans pour autant renvoyer d'emblée à une personnalité historique. Par ailleurs, si, en l'absence de documents écrits, certains érudits locaux[18] ont tout de même fait écho à l'opinion commune et ont maintenu cette relation entre Gérard Ier de Lorraine et la toponymie gérômoise, il reste que les sources archéologiques et écrites sont nettement insuffisantes et que, comme le montre Christophe Masutti dans une synthèse générale [19], la référence à l'anthroponyme Gérard relèverait davantage au patronage de Saint Gérard (Gérard de Toul), étant donné le double patronage historiquement attesté de la ville à Saint Gérard et Saint Barthélémy (le second a prévalu dans un passé récent)[17],[15].

Le Pont des Fées[20]

Création de la commune[modifier | modifier le code]

Vraisemblablement, la première mention de Gérardmer remonterait à 1285 dans un acte de cession de terres de Ferry III, duc de Lorraine, à Conrad Wernher, sire de Hadstatt[12].

L'histoire ancienne de Gérardmer est liée au duché de Lorraine et à l'abbaye des chanoinesses de Remiremont qui gouvernent longtemps les lieux. Gérardmer, communauté vivante et animée par un marché annuel de beurre et fromage, demeure longtemps un écart de la grande paroisse Saint-Jacques-du-Stat, puis de celle de Corcieux avant d'acquérir son autonomie à l'époque classique. C'est en 1540 que la ville est érigée en paroisse ; elle compte alors intra muros environ 150 habitants.

En 1751, Gérardmer fait partie du bailliage de Remiremont et en 1790, devient chef-lieu de canton du district de Bruyères.

Une ère nouvelle a coïncidé avec l'arrivée du chemin de fer, le tourisme s'ouvrant alors notamment aux Parisiens et aux bourgeois fortunés de Lorraine. L'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne voit aussi l'arrivée d'industriels alsaciens qui ont participé à l'essor de l'industrie textile. La seconde Guerre mondiale a eu des conséquences plus négatives avec son lot de destructions.

Les premières structures accueillant les touristes et chargées de l'organisation du tourisme français sont l'union syndicale de la ville de Pau (1859) devenu syndicat d'initiative en 1903 et ... le "Comité des promenades de la ville de Gérardmer" fut créé en juillet 1875, et est devenu office de tourisme de France. Le surnom de « Perle des Vosges » aide à rendre populaire la station, que les Parisiens notamment gagnent par le train.

Le chemin de fer arrive à Gérardmer en 1878 avec la création de la gare de Gérardmer, terminus d'une ligne formant un embranchement à Laveline-devant-Bruyères sur la ligne d'Arches à Saint-Dié. S'y rajoutent deux lignes de chemin de fer secondaire :

Gérardmer au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Affiche de Louis Tauzin (1900)

Proche de la frontière depuis l'annexion de l'Alsace par les Allemands en 1871, Gérardmer devient une ville de garnison à partir de 1905 ; une caserne est construite (quartier Kléber) pour y loger le 152e régiment d'infanterie.

En 1922, Gérardmer est candidate à l'oganisation des premiers Jeux Olympiques d'hiver prévu en 1924 face à Chamonix et Luchon.

Gérardmer et la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Gérardmer est prise le 22 juin 1940 par l'armée allemande. C'est au cours de ces combats que l'église de la ville sera détruite par incendie lors de l'explosion d'un camion stationné à côté. Le 17 novembre 1944, des incendies se déclarent un peu partout et des dynamitages sont effectués. Le soir, tout Gérardmer brûle, la ville est recouverte d'un épais nuage noir. Ce qui ne brûle pas explose. Les réservoirs d'eau de la ville sont détruits, comme le transformateur électrique. Il n'y a donc plus d'électricité, ni d'eau courante à Gérardmer. La kommandantur quitte la ville dans la soirée, suivant ainsi le général Schiel et son état-major, partis dans la nuit du 15 au 16 novembre. Le matin du 18 du même mois, un groupe de choc sillonne Gérardmer, armes automatiques au poing. Et d'autres éléments mettent le feu dans les maisons qui n'ont pas encore été assez détruites.

L'après-midi, plus aucun soldat allemand n'est présent à Gérardmer. Les civils circulent librement et constatent les dégâts opérés par si peu d'hommes et en si peu de temps. Le 19 novembre 1944, Gérardmer n'est plus qu'un amas de ruines fumantes. Et vers 14 heures, ce sont les premiers soldats français qui arrivent et se rendent à l'hôtel de ville. 85 % de la ville est détruit lors de la fuite allemande.

Les jugements après-guerre[modifier | modifier le code]

Le 6 février 1948, le major allemand Grauer est condamné à 15 ans de travaux forcés pour sa participation à la destruction de Gérardmer en novembre 1944[21]. En 1949, la cour d'appel de Metz renvoie devant le tribunal spécial des criminels de guerre à Paris les quatre généraux responsables de la destruction de Gérardmer : Erich Petersen, Otto Schiel, Hermann Balck et Heinrich Wiese. Hermann Balck et Heinrich Wiese sont alors en fuite, leurs jugements sont donc prévus par contumace[22]. En janvier 1950, ces deux derniers sont détenus par les américains qui refusent leurs extraditions[23]. Dès le début du procès, les deux présents, Erich Petersen et Otto Schiel, nient leurs responsabilités à la déportation des habitants de Gérardmer[24]. Le 21 janvier 1950, Balke est condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés, et vingt ans d'interdiction de séjour ; Petersen et Schiele et Wiese sont acquittés[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1850 Jean Baptiste Guéry   Notaire
1851 1860 Jean Nicolas Gégout   Armurier
    Maximilien Kelsch (1844-1906)   Industriel blanchisseur, député de 1898 à 1902.
1929 1935 Paul Jacques   Hôtelier
1935 1945 Paul Boucher (1884-1973)   Industriel, Officier de la Légion d'Honneur
1959 mars 1965 Camille Méline SE Vétérinaire, conseiller général
mars 1965 mars 1977 Gérard Gille (1922-2007) PCF Employé textile
mars 1977 mars 1983 Suzanne Rattaire SE  
mars 1983 mars 1989 Pierre Cuny (1927-2013) RPR Entrepreneur
mars 1989 mars 1997 Claude Boulay PCF Conseiller général du canton de Gérardmer (1979-1985)
mars 1997 avril 2014 Jean-Paul Lambert PS  
avril 2014 en cours Stessy Speissmann PS Conseiller régional de Lorraine depuis 2010

Canton[modifier | modifier le code]

Le canton de Gérardmer compte trois communes : Gérardmer, Liézey et Xonrupt-Longemer.

Créée le 1er janvier 2004, une communauté de communes (des Lacs et des Hauts Rupts) associe les trois du canton aux communes voisines de Rehaupal et du Tholy pour un total de 12 398 habitants.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Gérardmer relève du tribunal d'instance de Saint-Dié-des-Vosges, du tribunal de grande instance d’Épinal, de la cour d'appel de Nancy, du tribunal pour enfants d’Épinal, du conseil de prud'hommes de Saint-Dié-des-Vosges, du tribunal de commerce d’Épinal, du tribunal administratif de Nancy et de la cour administrative d'appel de Nancy[27].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Trois fleurs ont été attribuées par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gérardmer est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 561 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
3 934 4 285 4 601 4 973 5 701 5 690 5 625 5 814 5 640
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5 921 6 225 6 402 6 543 6 775 6 914 7 197 8 811 9 104
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
10 041 10 421 7 243 7 577 8 512 9 312 5 784 8 218 8 970
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
9 326 9 471 9 106 8 951 8 845 8 776 8 700 8 561 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 14,2 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 31 %).
Pyramide des âges à Gérardmer en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,6 
75 à 89 ans
12,6 
14,8 
60 à 74 ans
17,0 
23,5 
45 à 59 ans
21,9 
18,2 
30 à 44 ans
17,6 
19,7 
15 à 29 ans
15,4 
15,8 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département des Vosges en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,8 
22,1 
45 à 59 ans
21,1 
20,5 
30 à 44 ans
19,1 
18,2 
15 à 29 ans
15,8 
18,8 
0 à 14 ans
17,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La commune administre cinq écoles maternelles et six écoles élémentaires communales et dispose d'une école élémentaire privée[32].

Le département gère un collège : le collège la Haie Griselle[33] et la région trois lycées : le lycée général la Haie Griselle[34], le lycée professionnel Pierre-Gilles de Gennes[35] et le lycée des métiers de l'hôtellerie et de la restauration JBS Chardin : lycée technologique[36] et lycée professionnel[37].

Centre de formation d'apprentis[modifier | modifier le code]

Un centre de formation d'apprentis papetiers a été créé au cœur de la première région papetière de France (une trentaine de sites industriels dans le grand Est de la France). Les formations proposées sont de niveau IV (niveau baccalauréat professionnel : BacPro papetier) et de niveau III (BTS des industries papetières et un CQP de maintenance en papeterie).

Cité scolaire de la Haie Griselle[modifier | modifier le code]

La cité scolaire est située à flanc de coteau à environ 700 m d'altitude. C'est en 1949 que Monsieur Guitton, architecte en chef des bâtiments civils est nommé architecte en chef du Lycée climatique de Gérardmer. Les premiers travaux commencent en 1951 et, à la rentrée de Pâques 1954, quatre classes sont logées dans le nouveau bâtiment. Le lycée ouvre ses portes à toutes les classes à la rentrée de septembre 1954. Le lycée est aussi dénommé "Lycée Climatique" car il accueille des élèves souffrant d'affections respiratoires, en particulier l'asthme (cette particularité sera abandonnée dans les années 1970). Deux ans plus tard, 80 « pionniers » prennent possession de l'internat de la Haie Griselle. Le bâtiment cuisine-réfectoire est achevé en 1957, suivi de peu par le plateau d'éducation physique et les autres bâtiments en 1958-1959. Dans les années 1970, le lycée fait place à deux entités administratives, le lycée et le collège, mais préserve sa vocation de cité scolaire, avec des équipes administratives et éducatives communes. Depuis 1995, un nouveau bâtiment remplace les antiques préfabriqués, à l'usage des lycéens. En l'an 1999, s'achèvent également l'extension du restaurant scolaire et la restructuration de la cuisine. Le Lycée-Collège « La Haie-Griselle » est désormais destiné à un enseignement général délivrant des baccalauréats généraux (S, ES et L) et dispose notamment de sections sportives, dont la réputée section ski-étude.

Lycée hôtelier[modifier | modifier le code]

Le lycée des métiers de l'hôtellerie et de la restauration a été ouvert en 1942, comprenant initialement des sections habillement et commerce. La section cuisine date de 1956, les sections restaurant et pâtisserie de 1962 et 1971. L'établissement a été baptisé en 2006 du nom de Jean-Baptiste-Siméon Chardin.

Manifestations sportives ou culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lors de la 44e fête des jonquilles
  • Triathlon de Gérardmer : triathlon international de la vallée des lacs[38] : championnat d'Europe longue distance, seule étape européenne qualificative pour le Wildflower Triathlon 2009, Triathlon DO, qualificative pour l’Escape from Alcatraz Triathlon 2009 et la finale franco-allemande de la Regio Triathlon Cup. Un parcours découverte ; deux parcours « TriKids » sont proposés aux plus jeunes et deux Triathlons Relais, les 6 et 7 septembre 2008 ;
  • La traditionnelle Fête des Jonquilles ;
  • Fantastic'arts qui accueille chaque année des personnages connus du monde du cinéma. Ce festival a pour but de présenter des films fantastiques et de les noter ;
  • Pyrosymphonies du lac : 14 juillet et 14 août ;
  • En 2005, Gérardmer est pour la première fois une ville étape du Tour de France cycliste : c'est l'arrivée de la 8e étape et le départ de la 9e étape ; c'est à nouveau le cas en 2014.
  • Traversée du lac de Gérardmer à la nage, le premier ou deuxième week-end du mois d'août : depuis 2007, étape de la coupe de France de natation en eau libre. En 2008, elle a eu lieu le 10 août (1000, 2000 et 5 000 mètres) ;
  • Championnats du Monde de canoë-kayak de course en ligne du 1er au 10 juin 2007 ;
  • Championnats du Monde de Bateau-dragon en été 2007.
  • La Fête de l'Excellence les 27 et 28 juin 2009: 50 000 visiteurs sont venus découvrir les richesses artistiques et gastronomiques de la région[39].
  • Vosges Opération Libre les 17 et 18 mai 2014, un événement portant sur le Libre et l'ouverture des données, initié par Framasoft.

La ville a su tirer parti de son cadre atypique, mais est également animée d'un esprit associatif et touristique lui permettant d'organiser de nombreux événements.

Santé[modifier | modifier le code]

Les Géromois disposent d'un centre hospitalier d'une capacité de 231 lits et places [40].

Sports[modifier | modifier le code]

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

La station de ski alpin La Mauselaine est le deuxième domaine skiable du massif des Vosges, avec 40 km de pistes de ski alpin (20 pistes) et 20 remontées mécaniques (dont 2 télésièges). On peut y pratiquer le ski nocturne et son équipement en canons à neige permet d'assurer la pratique du ski en cas de saison délicate. Depuis 2008, la station est gérée par une régie municipale. En 2014, elle sert de cadre à l'arrivée de la 8ème étape du Tour de France 2014.

La station de ski nordique Les Bas Rupts est un très beau domaine de ski nordique. Interconnecté avec les domaines de Xonrupt-Longemer et de La Bresse, il propose plus de 100 km de pistes (alternatif et skating). Le domaine nordique est géré par une régie municipale.

Un tremplin de saut à skis de 65 mètres équipe désormais la station des Bas Rupts. Permettant l'entraînement et les compétitions en été, il a été inauguré le 20 août 2010.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

L'association sportive de Gérardmer regroupe plusieurs sports tels que le canoë, la kayak, l'aviron, la plongée, la natation, la voile, etc. Elle organise des animations sur le lac, par exemple le championnat du monde de canoë en mai 2007, la plongée sous-glace en hiver ou des compétitions de voiliers.

Deux Gérômois se sont distingués en canoë-kayak : Théo Devard, champion du monde junior descente en 2007, et Rudy Gérard, vice-champion du monde descente en 2008.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios locales et régionales: Cocktail FM, Magnum La Radio, France Bleu Sud Lorraine

Presse écrite : Vosges Matin, l’Écho des Vosges

Télé locale : Vosges Télévision

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 225 €, ce qui plaçait Gérardmer au 22 727e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[41].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 5 595 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,0 % d'actifs dont 64,8 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs[a 4].

On comptait 4 829 emplois dans la zone d'emploi, contre 4 290 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 3 664, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 131,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre nettement plus d'un emploi par habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Gérardmer comptait 970 établissements : 18 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 68 dans l'industrie, 61 dans la construction, 673 dans le commerce-transports-services divers et 150 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 70 entreprises ont été créées à Gérardmer[a 7], dont 33 par des autoentrepreneurs[a 8].

Les domaines des principales entreprises industrielles sont le bois : scieries, charpente, menuiserie, construction de chalets (Cuny, Gico [à Xonrupt-Longemer], Houot) et les profilés métalliques.

Gérardmer est d'ailleurs la première ville textile de France pour le linge de maison[42] et dispose de plusieurs usines textiles (Linvosges, toile, tissage jacquard, confection, Le Jacquard Français, Garnier-Thiébaut, établissement François Hans, linge de maison) renommées pour la qualité de leurs fabrications et tout particulièrement de leur blanchiment.

L'activité touristique est également importante : sport d'hiver, location de pédalos, casino).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélémy
  • L'église Saint-Barthélémy, avec son grand-orgue en tribune[43] et son orgue de chœur[44] de Roethinger[45], [46]. Son clocher abrite une cloche d'importance : un gros bourdon nommé « Alphonse » rescapé de 1944, fondu à Robécourt par Georges Farnier le 23 juillet 1936. Il pèse 4 817 kg. Cette église, ainsi que les chapelles, sont rattachées à la paroisse Saint-Gérard-de-la-Vallée-des-Lacs.
  • La chapelle Notre-Dame du Calvaire, bâtie en 1820 sur l’emplacement de la première église géromoise. Restaurée en 1924, elle abrite des vitraux et une statue d'une Vierge à l'enfant du XVIe siècle. Située au centre de la ville, dans le cimetière.
  • La chapelle Saint-Étienne à Kichompré, édifiée en 1901 par la famille d'industriels textiles Garnier-Thiébaut. Elle est la reproduction en granit d’une chapelle en bois style finlandais.
  • La chapelle Saint-Jacques à Kichompré, petite chapelle perchée sur une butte. Édifiée sans doute au XVIIIe siècle, la chapelle appartint après 1870 à la famille Garnier-Thiébaut, propriétaire du tissage.
  • La chapelle de la Trinité, érigée en 1768 par Dominique Viry. Cette chapelle mi-religieuse et mi-habitation servait d'école en hiver.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Creuse, construite en 1926.
  • Le temple protestant.
  • La synagogue ; en 1864 est loué à un boucher un local situé dans une maison faisant face à l'actuelle maison de la Culture afin d'y célébrer les offices. Acheté en 1890, ce bâtiment sert de lieu de culte jusqu'à l'invasion allemande de 1940[47].

Patrimoine lié à la nature[modifier | modifier le code]

  • La tour d'observatoire de Mérelle : située au sud ouest de la commune, en direction de Sapois, elle coiffe une montagne au-dessus du lac. Un sentier de randonnée partant du lac au stade du lieu-dit Ramberchamp permet d'y accéder, ainsi que la route forestière D69 en direction du hameau du Phény. Depuis le haut de la tour, une vue panoramique spectaculaire sur le lac, la ville et le domaine skiable s'offre au promeneur.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune administre une médiathèque de plus de 80 000 documents, une école de musique, une maison de la culture et des loisirs et une maison de la montagne.

La ville possède l'Institut de la promotion de la Montagne (IPM) de la Chambre de commerce et d'industrie des Vosges.

Gérardmer et les arts[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

La ville de Gérardmer dispose de trois compagnies théâtrales, ce qui est exceptionnel compte tenu du nombre d'habitants : La compagnie Jean Gillet, La troupe Pascal Simon et Les amis de la Scène (troupe xonrupéenne mais jouant à Gérardmer).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Fantastic'Arts est un festival du film fantastique : depuis 1994, Gérardmer est l'hôte du festival international du film fantastique (ex-festival d'Avoriaz). L'organisation sur place est assurée par près de 600 bénévoles, en partenariat avec la société parisienne d'événementiel Public Système Cinéma. Avec près de 30 000 spectateurs cinéphiles chaque année, Fantastic'arts est l'un des festivals de cinéma les plus populaires de France[48].

Depuis 1997, Gérardmer accueille les « Rencontres du cinéma » : quatre jours de cinéma intensifs, où acteurs et réalisateurs viennent à la rencontre de leurs spectateurs et présentent leurs films en avant-première. De grands noms sont déjà venus fouler la scène du Casino, comme Luc Besson, Alexandre Arcady, Jean Dujardin ou encore Sandrine Kiberlain[49].

Musique[modifier | modifier le code]

Gérardmer dispose de plusieurs groupes musicaux : Kehot'Ribotte, Les Ménestrels, Les Musiciens de la vallée des Lacs, Les Beuquillons, Moonlight, Grégory Paradisi, Headust et l'Union musicale de Gérardmer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Kelsch (1844-1906), industriel et homme politique, né à Gérardmer.
  • Paul Cuny (1872-1925), industriel et homme politique, né à Gérardmer.
  • Edward Gardère (1909-1997), escrimeur, né à Gérardmer.
  • André Gardère (1913-1977), escrimeur, né à Gérardmer.
  • Gilberte Cournand (1913-2005), journaliste et critique de danse, galeriste, libraire et mécène, née à Gérardmer.
  • Claude Vanony (1935), conteur et humoriste, né à Gérardmer.
  • Patrick Rémy (1965), fondeur, né à Gérardmer.
  • Raphaël Dargent (1970), historien, essayiste et écrivain, né à Gérardmer.
  • Julien Bontemps (1979), véliplanchiste, a appris la voile à Gérardmer.
  • Maxime Laheurte (1985), champion du monde par équipe (2012) du combiné nordique, né à Gérardmer.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Cueillette des jonquilles aux Bas Rupts

Les spécialités gastronomiques de Gérardmer sont nombreuses : le géromé (fromage de fabrication fermière, apparenté au munster), la truite de pisciculture, le pain d'anis, le miel de sapin, le fumé vosgien (lard et viande), les tofailles et la tarte aux brimbelles (myrtilles).

Botanique[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au cerf passant d'argent sur une terrasse de même.
Commentaires : Ces armes reproduisent un sceau utilisé en 1768 représentant un cerf. Le symbole était déjà utilisé par la communauté gérômoise au XVIIe siècle. Ce blason orne aujourd'hui la mairie de Gérardmer et les plaques des rues.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo actuel

Le logo ci-contre sert à identifier Gérardmer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bastien, Gérardmer : de 1882 à nos jours, G. Bastien, Gérardmer, 1982, 76 p.
  • Gilles Durand et Claude Kondolff, Circuler, transporter à Gérardmer : le tournant de l'automobile, Club cartophile gérômois, Gérardmer, 2012, 184 p. (ISBN 979-10-90239-07-4)
  • École Jean Macé Gérardmer, Gérardmer..., ville d'eau : l'eau, source de vie, Impr. S.A.E.P, Ingersheim, 1986, 32 p.
  • Rosette Gegout, Patois des Vosges : le parler de chez nous à Gérardmer... / Lo prôchège dè chî no è Giraumouè... : dictionnaire français-patois, PLI Gérard Louis, Haroué, 2002, 175 p. (ISBN 2-914554-08-7)
  • Louis Géhin, Gérardmer à travers les âges : Histoire complète de Gérardmer depuis ses origines jusqu'au commencement du XIXe siècle, d'après des documents inédits puisés aux archives communales et départementales, Saint-Dié, 2 Renards Éditions,‎ août 2014 (1re éd. 1893), 333 p. (ISBN 9781291991734, présentation en ligne, lire en ligne), disponible sur Gallica
  • Marc Georgel, Gérardmer : son histoire jusqu'à la réunion de la Lorraine à la France (1766), Impr. Société d'impressions typographiques, Nancy, 1955, 74 p.
  • Gérardmer : histoire d'un passé industriel, Club cartophile gérômois, 2004, 132 p.
  • Gérardmer, ses fêtes des jonquilles : les débuts d'une belle histoire, 1935-1938, Club cartophile gérômois, 2005, 132 p.
  • Henri Lepage, Notice historique et descriptive de Gérardmer, C. Lacour, Nîmes, 1999, 108 p. (ISBN 2-8440-6108-7) (fac simile de l'éd. de Nancy, L. Wiener, 1877)
  • Gilbert Martin, Gérardmer Xonrupt : tragédie et renaissance, regards historiques, G. Martin, Gérardmer, 1995, 107 p. (ISBN 2-9509633-0-7)
  • Suzanne Rattaire, Si Gérardmer était conté aux Géromois, éditeur Gérard Louis, Vagney, 1986.
  • Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), Gérardmer, des forêts, des usines et des hommes : actes des Journées d'études vosgiennes, Gérardmer, 25 et 26 octobre 2003, Société philomatique vosgienne, Société d'émulation des Vosges, 2004, 462 p. (ISBN 2-9522166-3-0)
  • Guy Voirin, Gérardmer, la vallée des lacs : Vosges (88), Éditions S.A.E.P., Colmar-Ingersheim, 1972, 112 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Abel Hugo, La France pittoresque, 1833.
  3. Calcul de distance à vol d'oiseau
  4. « Moyennes météorologiques mensuelles et annuelles pour Gérardmer, Vosges (88400) », sur MSN-Méteo (consulté le 1er novembre 2010).
  5. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979, p. 316.
  6. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Vol. II. Librairie Droz, 1991, p. 967.
  7. Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris : Imprimerie nationale, 1941 (p.183) en ligne.
  8. Jean-Marie Pierret, op. cit., p. 102-104.
  9. English Etymology, T. F. Hoad, Oxford University Press
  10. Das Herkunftswörterbuch, Duden Band 7, Dudenverlag.
  11. a et b Xavier Brouet, Richard Sourgnes :La Lorraine Pour les Nuls, Editions First-Gründ, 2012.
  12. a et b Henri Lepage, "Notice Historique et Descriptive de Gérardmer", in : Annales de la société d’émulation du département des Vosges, 1877, pp.130-232.
  13. Voir le site de la municipalité de Gérardmer.
  14. Alban Fournier, "Sur la manière dont on a écrit les noms de lieux vosgiens depuis leur origines jusqu’à nos jours", extrait du Bulletin de la Société de Géographie de l'Est, Nancy, 1890.
  15. a et b Alban Fournier, "Topographie ancienne du département des Vosges", in : Annales de la société d’émulation du département des Vosges, 1896, pp. 11-204.
  16. Louis Géhin, "Gérardmer à travers les âges. Histoire complète de Gérardmer depuis ses origines jusqu’au commencement du XIXe siècle", in: Bulletin de la société philomatique vosgienne, Saint Dié : Impr. Hubert, 1893.
  17. a et b Henri Lepage "Notice Historique et Descriptive de Gérardmer", in : Annales de la société d’émulation du département des Vosges, 1877, pp.130-232.
  18. Voir par exemple Marc Georgel, La vie rurale et le folklore dans le canton de Gérardmer, Loos, 1958
  19. Christophe Masutti, "Contribution à l'incertitude générale sur les origines du nom de Gérardmer"
  20. « Notice no PA00107175 », base Mérimée, ministère français de la Culture Pont dit Pont-des-Fées (également sur commune de Xonrupt-Longemer)
  21. « Un major allemand est condamné à quinze ans de travaux forcés », Le Monde,‎ 7 février 1948.
  22. « Les généraux allemands responsables de l'incendie de Gérardmer renvoyés devant le tribunal des criminels de guerre », Le Monde,‎ 6 juin 1949.
  23. « Les généraux allemands responsables de l'incendie de Gérardmer renvoyés devant le tribunal des criminels de guerre », Le Monde,‎ 18 janvier 1950.
  24. « Les généraux Petersen ET Schiel nient avoir participé à la déportation des habitants de Gérardmer », Le Monde,‎ 19 janvier 1950.
  25. André Fontaine, « Seul un contumace est condamné », Le Monde,‎ 21 janvier 1950.
  26. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  27. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 23 juillet 2013).
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  30. « Évolution et structure de la population à Gérardmer en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010).
  31. « Résultats du recensement de la population des Vosges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010).
  32. « Vosges (88), Gérardmer, écoles », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  33. « Vosges (88), Gérardmer, collège », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  34. « Vosges (88), Gérardmer, lycée », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  35. « Vosges (88), Gérardmer, lycée », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  36. « Vosges (88), Gérardmer, lycée », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  37. « Vosges (88), Gérardmer, lycée », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 23 juillet 2013).
  38. Site officiel du Triathlon de Gérardmer
  39. La Fête de l'Excellence à Gérardmer en 2009
  40. Fiche de l'établissement, sur le site du centre hospitalier, consultée le 20 octobre 2013
  41. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  42. Liste détaillée sur Gérardmer, capitale du linge de maison
  43. Gérardmer, église Saint Barthélémy (Grand-Orgue)
  44. Gérardmer, église Saint Barthélémy (Orgue de chœur)
  45. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 304 et307 à 315
  46. Présentation de l’orgue Roethinger de 1959, restauré et réharmonisé en 1983 par la Manufacture d’orgues Muhleisen
  47. Gérardmer, Histoire de la communauté juive
  48. Le site officiel de Fantastic'arts
  49. « Présentation des rencontres », sur le site officiel des Rencontres du cinéma