Jean-Pierre Jeunet

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Jean-Pierre Jeunet, né le 3 septembre 1953 au Coteau dans l'arrondissement de Roanne, est un réalisateur et scénariste français.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses films mêlent le fantastique et le décalage absurde à une représentation de la réalité dans diverses proportions, soit en créant des univers oniriques à partir d'éléments quotidiens, notamment urbains (Delicatessen, La Cité des enfants perdus), soit en faisant ressortir les éléments du hasard dans le quotidien (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain). Ses films comportent toujours une part d'humour enfantin, même lorsqu'il traite de l'horreur (par exemple dans Alien, la résurrection, le fauteuil roulant de Dominique Pinon ou bien le système d'ouverture de portes avec l'haleine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Roanne, Jean-Pierre Jeunet a fait ses études à Nancy au Lycée Poincaré [1]. Avant d'entamer sa carrière au cinéma, il a d'abord travaillé comme technicien aux PTT à Paris et à Nancy[2].

Jean-Pierre Jeunet débute dans le métier en réalisant des films publicitaires, et des vidéoclips (parmi lesquels Tombé pour la France d'Étienne Daho en 1986 ou La Fille aux bas nylons de Julien Clerc en 1984). En parallèle, il réalise en commun avec le dessinateur Marc Caro des courts-métrages d'animation, L' Évasion (1978) et Le Manège (1980).

Les deux réalisateurs passent un an et demi à confectionner dans les moindres détails leur troisième court-métrage Le Bunker de la dernière rafale, en 1981. Tous leurs courts-métrages sont récompensés dans de nombreux festivals, aussi bien en France qu'à l'étranger.

C'est leur premier long-métrage surréaliste, Delicatessen avec Dominique Pinon et Jean-Claude Dreyfus, réalisé en 1991 qui les propulse sur le devant de la scène. L'œuvre est couronnée par des Césars dont ceux du meilleur premier film et du meilleur scénario. Leur second long-métrage met presque quatre ans à se concrétiser. La Cité des enfants perdus (1995) est un conte noir, totalement novateur pour l'époque sur le plan des effets spéciaux (exécutés en partie par Pitof), et qui a nécessité la création de nouveaux logiciels. Après sa présentation à Cannes en 1995, il est distribué partout dans le monde avec succès.

En 1997, à la suite de la désafectation du réalisateur anglais Danny Boyle, Jean-Pierre Jeunet se voit proposer la mise en scène du quatrième épisode des aventures d'Ellen Ripley, Alien, la résurrection. Se séparant de Marc Caro, il part donc poursuivre sa carrière aux États-Unis. Comme à l'accoutumée, il fait équipe commune avec son (autre) complice de toujours, Dominique Pinon, et retrouve aussi Ron Perlman, déjà présent dans La cité des enfants perdus. Le film sera un succès au box-office.

En 1999, Jean-Pierre Jeunet a été le premier Président du festival de cinéma de La Foa, en Nouvelle-Calédonie.

En 2000, il revient en France, pour tourner Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, avec Audrey Tautou et Mathieu Kassovitz, Rufus, Isabelle Nanty, Jamel Debbouze, et son acteur fétiche Dominique Pinon. Avec ce film, le cinéaste enregistre un succès sans précédent : plus de 8 millions d'entrées et 4 Césars remportés sur 13 nominations : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure musique, et Meilleurs décors. Ce triomphe lui permet de monter quatre ans plus tard l'adaptation du roman de Sébastien Japrisot : Un long dimanche de fiançailles ; un projet d'envergure que Jeunet portait depuis dix ans, et récompensé par 5 Césars. Pour cette grande fresque romanesque sur fond de guerre 14-18, Jeunet retrouve sa « fabuleuse » actrice Audrey Tautou entourée d'une distribution prestigieuse.

Après le tournage du film Un long dimanche de fiançailles, il refuse le poste de réalisateur du film Harry Potter et l'Ordre du phénix, œuvre tirée du livre du même nom, écrit par J. K. Rowling[3]. Il commencera une période de pré-production pour un film commandé par la Fox: l'Odyssée de Pi. Cependant son projet sera considéré comme trop onéreux par la Fox qui le confiera plus tard à Ang Lee[4].

En 2009, il est le parrain du Salon du cinéma et assure la présidence du jury du 35e Festival du cinéma américain de Deauville. Il sort en octobre 2009 Micmacs à tire-larigot.

Il part ensuite au Canada pour réaliser l'adaptation du roman L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Reif Larsen.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Long métrage[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Film Année Box-office français
Delicatessen 1991 1 407 818 entrées
La Cité des enfants perdus 1995 1 304 898 entrées
Alien, la résurrection 1997 2 845 095 entrées
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain 2001 8 636 041 entrées
Un long dimanche de fiançailles 2004 4 454 783 entrées
Micmacs à tire-larigot 2009 1 258 804 entrées
L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet 2013 636 371 entrées
Total 20 543 810 entrées


Clips Musicaux[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de nombreuses publicités dont EDF en 2002, la "cliothérapie" en 1999, BNP en 1998 et autres Freecall, Buggy, Le Gan, Lustucru, Malabar, Peugeot, Steffy, Urgo, Cetelem, Catch, Sécurité routière, Interflora, Barilla, Société générale...

Il est également le réalisateur d'un film de 2 min 25 s pour un célèbre parfum : N° 5 de Chanel, pour lequel il retrouve sa comédienne fétiche Audrey Tautou.

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Césars[modifier | modifier le code]

Oscars[modifier | modifier le code]

Prix du cinéma européen[modifier | modifier le code]

Prix Edgar-Allan-Poe[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

«Une femme sans amour, c’est comme une fleur sans soleil, ça dépérit.»

«Rater sa vie est un droit inaliénable.»

"La chance c'est comme le Tour de France, on l'attend longtemps et puis ça passe vite"

"C'est l'angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu'il fait"

Dialogues du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.

Parrain d'une école de cinéma[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Jeunet était également le parrain d'une école de cinéma, l'Institut des métiers du cinéma de Normandie, située en Normandie, à Cherbourg.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Conférences[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]