Diocèse de Verdun

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49° 09′ 34″ N 5° 22′ 56″ E / 49.15944, 5.38222

Diocèse de Verdun
(la) Dioecesis Virodunensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Verdun
La cathédrale Notre-Dame de Verdun.
Pays Drapeau de la France France
Église catholique latine
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création IVe siècle
Suppression 1801-1822
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Besançon
Siège Évêché de Verdun
27, rue de la Paix
BP 50090
55103 Verdun cedex
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Jean-Paul Gusching
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Paroisses 517
Prêtres 57
Religieux 1
Religieuses 62
Territoire Meuse
Superficie 6 211 km2
Population totale 193 696 (2010)
Population catholique 170 000 (2010)
Pourcentage de catholique 87,8 %
Site web catholique-verdun.cef.fr/
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Diocèse de Verdun
Localisation du diocèse

Évêché de Verdun
Principauté épiscopale de Verdun
Fürstbistum Wirten (de)

Xe siècle – 1552 (1648)

Blason
Détail
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Temporel de l'évêché autour de la ville de Verdun (en violet) au XVe siècle

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le diocèse de Verdun (en latin : dioecesis Virodunensis) est une église particulière de l'Église catholique en France.

Érigé au IVe siècle, il est un des diocèses historiques de Lorraine. Supprimé en 1801 puis rétabli en 1822, il couvre le département de la Meuse et est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Besançon.

Le diocèse vécut une période faste du XIe au XVIe siècle, sous le nom d’évêché de Verdun, période durant laquelle l'évêché était une principauté ecclésiastique autonome au sein du Saint-Empire romain germanique, gouvernée par des comtes-évêques portant le titre de « Prince du Saint-Empire ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Verdun est érigé au IVe siècle, à l'époque de la Gaule romaine.

Après le Traité de Verdun en 843, Verdun fit partie successivement de la Francie médiane, de la Lotharingie, puis, au sein du Saint-Empire dès 925, de la Basse-Lorraine.

État du Saint-Empire[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle les évêques de Verdun reçoivent le titre d’évêques-comtes, en sont nommés princes temporels du Saint-Empire, de même que ceux de Metz et Toul. L'évêché de Verdun devint alors un État autonome au sein du Saint Empire.

Le XIIe siècle vit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun voulurent se soustraire à l’autorité de l’évêque. Ils obtinrent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relevait directement de l’empire (1195)[1]. Ce fut alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois.

Au XIIe siècle, les comtes de Bar prétendirent dominer l’évêché de Verdun et en avoir l’avouerie. Vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, éleva une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne. De cette tour, ses gens terrorisaient la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unirent contre Renaud. La tour fut prise en 1134, puis détruite. L’avouerie fut retirée à la Maison de Bar.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restèrent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unirent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuyaient surtout sur l’empire, furent amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondirent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y mit la première « Garde Française », l’influence de la France fit des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prirent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique préparait son rattachement complet à la France.

Intégration au royaume de France[modifier | modifier le code]

À partir de 1552, débute un processus de rattachement à la France. Dans sa lutte contre le Saint-Empire, Henri II, roi de France, s’appuya sur les princes protestants allemands et ceux-ci, pour payer l’alliance française, permirent au roi d’occuper les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun), ce qui se fit sans difficulté. Le 12 juin 1552, Henri II entre dans Verdun qui n’oppose pas de résistance. L'évêché est alors placé sous tutelle française jusqu’à son annexion définitive en 1648 en vertu des Traités de Westphalie.

Entre 1552 et 1648, les anciennes villes libres d'empire qu'étaient Metz, Toul et Verdun, sont réunies sous le nom de Trois-Évêchés, un protectorat mis en place par l’administration française. Les villes reçoivent une garnison permanente, l’empereur continuant officiellement à faire figure de souverain.

Néanmoins Verdun, pendant quelque temps, conserva en partie son autonomie. L’évêque Nicolas Psaume fut réintégré dans les pouvoirs temporels de ses prédécesseurs et se montra administrateur éclairé. Grâce à cet illustre prélat, dont le souvenir est encore si vivace, Verdun, à part la tentative de surprise des Huguenots en 1562, vécut dans la tranquillité et la prospérité.

En 1648, les traités de Westphalie confirment la cession des Trois-Évêchés à la France par le Saint Empire.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 1801 l'évêché de Verdun fut supprimé et ajouté au diocèse de Nancy-Toul.

Par la bulle Paternae charitatis du 6 octobre 1822, le pape Pie VII rétablit le diocèse de Verdun.

Jusqu'en 1801, il faisait partie de la province ecclésiastique des archevêques de Trèves.

Cathédrale et basiliques mineures[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame de Verdun, dédiée à sainte Marie, est l'église cathédrale du diocèse et, depuis le 25 avril 1947, une basilique mineure[2].

La basilique Notre-Dame d'Avioth est une église paroissiale, depuis le 12 mai 1993, une basilique mineure[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la crosse épiscopale d'or senestrée d'une épée haute d'argent, garnie aussi d'or, accompagnée de trois clous aussi d'argent.
Commentaires : La crosse symbolise le pouvoir spirituel de l'évêque et l'épée son pouvoir temporel, quant aux clous (souvent précisés dans le blasonnement "clous de la Passion") on peut penser qu'ils réfèrent à la Passion du Christ mais ils renverraient plutôt à URBS CLAVORUM ("ville des clous" en latin) qui est le nom de la ville de Verdun en langue vulgaire.

Évêques célèbres[modifier | modifier le code]

Les évêques de Verdun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Verdun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ce qui aboutira au XIVe siècle à son auto-gestion par les bourgeois verdunois
  2. (en) Basilique-cathédrale Notre-Dame de Verdun (consulté le 29 juin 2013)
  3. (en) Basilique Notre-Dame d’Avioth (consulté le 29 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]