Guénange

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Guénange
Hôtel de ville de Guénange
Hôtel de ville de Guénange
Blason de Guénange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Metzervisse
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arc mosellan
Maire
Mandat
Jean-Pierre La Vaullée
2014-2020
Code postal 57310
Code commune 57269
Démographie
Gentilé Guénangeois
Population
municipale
7 092 hab. (2011)
Densité 849 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ N 6° 11′ E / 49.3, 6.18 ()49° 18′ Nord 6° 11′ Est / 49.3, 6.18 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 233 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la ville de Guénange

Guénange est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine. Ses habitants sont appelés les Guénangeois.

La commune a été classée une fleur au concours des villes et villages fleuris.

Présentation succincte[modifier | modifier le code]

Petit village lorrain jusqu’au début des années 1950, Guénange est par la suite devenue une cité dortoir de la sidérurgie lorraine afin de loger les ouvriers de cette activité florissante. La cité prendra le nom de Guénange-Grande. D’autres cités semblables furent construites comme celle de Saint-Nicolas-en-Forêt à Hayange. Aujourd’hui, 30 ans après la crise sidérurgique des années 1970, Guénange a perdu de sa population et est désormais une petite ville d’environ 7 500 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Guénange est située sur la rive droite de la Moselle entre Metz et Thionville, à 8 kilomètres de cette dernière. Elle a pour annexe Guélange et comme quartiers : Mont Cassin, Saint-Benoît, Bois carré, Haselbuch, Vignes de Saint-Antoine, SAMEC, Sous les vignes, Deux flacons, Tournaille et Boucle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bertrange-Imeldange Rose des vents
Uckange N Volstroff
O    Guénange    E
S
Richemont Bousse Rurange-lès-Thionville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Guénange[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Genno ou Ginno suivi du suffixe -ing francisé en -ange.
  • Gueininga (1157), Geminges (1157), Genninges (1241), Guinnanges (1262), Guenanges (1353), Guiningen (1401), Guenenge (1430), Gynnyngen (1481), Ober et Nieder Geycingen (1514), Gentigen (liste des paroisses du décanat de Romba ou Redingen), Geyninga/Guemniga/Guerninga/Gerningen/Gueminge (1544), Guinningen (1572), Guenange haute et basse (1793), Niederginingen (1871-1918), Niederganingen (1940-44).
  • En allemand: Ober et Nieder Giningen[1]. Genéngen et Ginnéngen en francique lorrain.

Guélange[modifier | modifier le code]

  • Guelinges et Guelenges (1186), Guelengues & Guélanges (1188), Gueldanges (1414), Gelange (1544), Guelangue (1801), Guelingen (sans date), Gelingen (1871-1918).
  • En allemand: Gelingen[1]. En francique lorrain: Geléngen.

Historique[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À l’époque préhistorique, la plus grande partie de la commune était sous les flots de la Moselle, gonflée par les eaux glaciaires, qui atteignait une largeur de 10 km.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Vers 900 avant J.C., les Celtes occupent la vallée de la Moselle mais il faut attendre l’époque gallo-romaine, avant le Ve siècle, pour confirmer l’édification de villas prouvées par certaines trouvailles archéologiques et des tumulus dans les bois et les hauteurs de Guelange.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la mort de Clovis, Guénange apparaît sous le nom de Ganigas sur un cartulaire de l’abbaye de Gorze. Avec le démantèlement de l’empire de Charlemagne, la région passe sous la domination des seigneurs du Luxembourg en 953 jusqu’en 1443.

Ses appellations seront : Gueminges (1157), Gananges (1269), Guinanges (de 1280 à 1391).

Guénange passe sous l’autorité de la Bourgogne sous Philippe le Bon en 1443, puis en 1477 sous la domination autrichienne.

Au Moyen Âge, Guénange était sous la domination des trois seigneurs, celui de Richemont qui avait des droits sur une partie de Guénange-Basse tandis que celui de Bertrange avait la haute, moyenne et basse justice sur presque tout le territoire. Le seigneur de Luttange faisait valoir ses droits sur une petite portion de terre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, la commune prend les noms suivants : Aber et Nieder Gegeingen en 1514, Geyninga, Guerningan, Gueninge, Guermingen, et Guénange.

En 1519, Guénange devient espagnole. Elle le restera jusqu’en 1643. En effet, après le siège et la prise de Thionville par les armées françaises du duc de Condé, Guénange entre pour la première fois dans le giron français. Le traité des Pyrénées confirmera officiellement cette prise de possession en 1659. Commune indépendante jusqu’en 1810, Guélange est aujourd’hui rattachée à la commune de Guénange. En 1817, Guénange (haute et basse), village sur la droite de la Moselle avait pour annexe le village de Guélange. À cette époque il y avait 480 habitants répartis dans 94 maisons. À Guélange, il y avait 149 habitants répartis dans 33 maisons.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

1870 : la guerre franco-prussienne éclate. Après la déroute de Sedan, le traité de Francfort, du 10 mai 1871 enlève Guénange à la France.

Beaucoup d’habitants quittèrent le « Reichsland Elsass-Lothringen » pour rejoindre leur patrie d’origine. En 1918, Guénange redeviendra française, en 1940 elle reviendra à l’Allemagne et sera définitivement rattachée à la France en 1945.

La conduite héroïque des Guénangeois pendant cette dernière guerre valut à la ville d’être citée avec l’attribution de la croix de Guerre avec étoile de bronze, le 10 octobre 1948.

Vient l’expansion de la ville avec la construction de la cité. Les usines sidérurgiques des vallées de la Fensch et de l’Orne attirent les ouvriers de tous les coins de France et de l’étranger.

  • En 1952, Guénange compte 580 habitants.
  • En 1954 : 3 826 habitants
  • En 1960 : 10 062 habitants
  • En 1990 : 6 794 habitants

Au dernier recensement, Guénange compte 7124 habitants. Cette petite évolution vers la hausse est due aux nouvelles constructions, après la chute inévitable entre 1960 et 1990 due à la récession dans la sidérurgie, ainsi qu’à la démolition de 400 logements collectifs.

La situation de Guénange, à proximité des zones industrielles d’Ennery et de Basse-Ham laisse espérer son extension par la création de nouveaux quartiers. Des efforts d’urbanisation et le désenclavement de Guénange par la possibilité d’accès à l’autoroute A31, devraient favoriser son expansion industrielle et démographique.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 092 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
418 427 465 661 686 681 582 569 529
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
503 479 429 419 542 547 653 753 680
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
769 797 784 544 3 826 8 360 9 862 9 397 8 327
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
6 794 7 124 6 966 6 938 7 092 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1977 André Maljean    
1977 1997 Jean-Marie Aubron PS Député - Conseiller général
1997 actuel Jean Pierre La Vaullée PS Conseiller général

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Laer (Allemagne), voir Laer (de) Site Internet

Vie associative[modifier | modifier le code]

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Guénange permet également à sa population d’accéder à de nombreuses activités sportives avec notamment :

  • un club de football ;
  • un club de handball ;
  • un club d’athlétisme ;
  • un club de judo ;
  • un club de tennis ;
  • un club de pétanque
  • Un centre équestre

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château Sainte-Marie.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Guénange permet à sa jeunesse de suivre une scolarité allant de la maternelle au secondaire :

  • quatre écoles maternelles : les Capucines, Clair-Matin, Saint-Mathieu,Les primeveres
  • trois écoles primaires : l’école du Bois, Saint-Mathieu et Sainte-Scholastique ;
  • le collège René-Cassin ;
  • le lycée professionnel Joseph-Cressot - Site Internet

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église néo-gothique Saint-Mathieu. L’église primitive existait en 1157. D’importants travaux furent effectués en 1607. La sacristie est construite en 1744. Le clocher est reconstruit en façade en 1803. La nef est démolie et reconstruite à l’initiative du curé Hilt par l’architecte Laydecker de Metz (Moselle) en 1861. Les voûtes de la nef sont reconstruites en 1876. Le chœur est transformé en 1878. Le clocher endommagé par les bombardements de novembre 1944 est rebâti en 1947.
  • Presbytère à Haute Guénange, construit au XVIIIe siècle ; la partie exploitation a été remaniée au XIXe siècle lorsque le nouveau presbytère a été construit et celui-ci transformé en ferme
  • Presbytère à Haute Guénange, construit en 1853 en remplacement de l'ancien presbytère, actuellement ferme.
  • Chapelle Saint-Benoit moderne du XXe siècle.
  • Chapelle de cimetière.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre de la Madie, Histoire de Guénange, conservée aux archives municipales ; / Ville de Guénange, Vhiontille, 2007.
  • André Maljean, Guénange, Les grandes heures du siècle : du village à la cité et à la ville d’aujourd’hui, Serge Domini Éditeur / Ville de Guénange, Thionville, 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011