Guénange
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d’indications, visitez le projet Communes de France.
Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
| Guénange | ||
Hôtel de ville de Guénange |
||
Héraldique |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Moselle | |
| Arrondissement | Thionville-Est | |
| Canton | Metzervisse | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Arc mosellan | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre La Vaullée 2008-2014 |
|
| Code postal | 57310 | |
| Code commune | 57269 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Guénangeois | |
| Population municipale |
7 127 hab. (2010) | |
| Densité | 854 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 153 m – Max. 233 m | |
| Superficie | 8,35 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la ville de Guénange | |
| modifier |
||
Guénange (Genéngen en Francique lorrain) est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine. Ses habitants sont appelés les Guénangeois.
La commune a été classée une fleur au concours des villes et villages fleuris.
Sommaire |
Présentation succincte[modifier]
Petit village lorrain jusqu’au début des années 1950, Guénange est par la suite devenue une cité dortoir de la sidérurgie lorraine afin de loger les ouvriers de cette activité florissante. La cité prendra le nom de Guénange-Grande. D’autres cités semblables furent construites comme celle de Saint-Nicolas-en-Forêt à Hayange. Aujourd’hui, 30 ans après la crise sidérurgique des années 1970, Guénange a perdu de sa population et est désormais une petite ville d’environ 7 500 habitants.
Géographie[modifier]
Guénange est située sur la rive droite de la Moselle entre Metz et Thionville, à 8 kilomètres de cette dernière. Elle a pour annexe Guélange et comme quartiers : Mont Cassin, Saint-Benoît, Bois carré, Haselbuch, Vignes de Saint-Antoine, SAMEC, Sous les vignes, Deux flacons, Tournaille et Boucle.
Communes limitrophes[modifier]
Historique[modifier]
Préhistoire[modifier]
À l’époque préhistorique, la plus grande partie de la commune était sous les flots de la Moselle, gonflée par les eaux glaciaires, qui atteignait une largeur de 10 km.
Époque romaine[modifier]
Vers 900 avant J.C., les Celtes occupent la vallée de la Moselle mais il faut attendre l’époque gallo-romaine, avant le Ve siècle, pour confirmer l’édification de villas prouvées par certaines trouvailles archéologiques et des tumulus dans les bois et les hauteurs de Guelange.
Moyen Âge[modifier]
Après la mort de Clovis, Guénange apparaît sous le nom de Ganigas sur un cartulaire de l’abbaye de Gorze. Avec le démantèlement de l’empire de Charlemagne, la région passe sous la domination des seigneurs du Luxembourg en 953 jusqu’en 1443.
Ses appellations seront :
- Gueminges (1157)
- Gananges (1269)
- Guinanges (de 1280 à 1391)
Guénange passe sous l’autorité de la Bourgogne sous Philippe le Bon en 1443, puis en 1477 sous la domination autrichienne.
Au Moyen Âge, Guénange était sous la domination des trois seigneurs, celui de Richemont qui avait des droits sur une partie de Guénange-Basse tandis que celui de Bertrange avait la haute, moyenne et basse justice sur presque tout le territoire. Le seigneur de Luttange faisait valoir ses droits sur une petite portion de terre.
Époque moderne[modifier]
Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, la commune prend les noms suivants : Aber et Nieder Gegeingen en 1514, Geyninga, Guerningan, Gueninge, Guermingen, et Guénange.
En 1519, Guénange devient espagnole. Elle le restera jusqu’en 1643. En effet, après le siège et la prise de Thionville par les armées françaises du duc de Condé, Guénange entre pour la première fois dans le giron français. Le traité des Pyrénées confirmera officiellement cette prise de possession en 1659. Commune indépendante jusqu’en 1810, Guélange est aujourd’hui rattachée à la commune de Guénange. En 1817, Guénange (haute et basse), village sur la droite de la Moselle avait pour annexe le village de Guélange. À cette époque il y avait 480 habitants répartis dans 94 maisons. À Guélange, il y avait 149 habitants répartis dans 33 maisons.
Époque contemporaine[modifier]
1870 : la guerre franco-prussienne éclate. Après la déroute de Sedan, le traité de Francfort, du 10 mai 1871 enlève Guénange à la France.
Beaucoup d’habitants quittèrent le « Reichsland Elsass-Lothringen » pour rejoindre leur patrie d’origine. En 1918, Guénange redeviendra française, en 1940 elle reviendra à l’Allemagne et sera définitivement rattachée à la France en 1945.
La conduite héroïque des Guénangeois pendant cette dernière guerre valut à la ville d’être citée avec l’attribution de la croix de Guerre avec étoile de bronze, le 10 octobre 1948.
Vient l’expansion de la ville avec la construction de la cité. Les usines sidérurgiques des vallées de la Fensch et de l’Orne attirent les ouvriers de tous les coins de France et de l’étranger.
- En 1952, Guénange compte 580 habitants.
- En 1954 : 3 826 habitants
- En 1960 : 10 062 habitants
- En 1990 : 6 794 habitants
Au dernier recensement, Guénange compte 7124 habitants. Cette petite évolution vers la hausse est due aux nouvelles constructions, après la chute inévitable entre 1960 et 1990 due à la récession dans la sidérurgie, ainsi qu’à la démolition de 400 logements collectifs.
La situation de Guénange, à proximité des zones industrielles d’Ennery et de Basse-Ham laisse espérer son extension par la création de nouveaux quartiers. Des efforts d’urbanisation et le désenclavement de Guénange par la possibilité d’accès à l’autoroute A31, devraient favoriser son expansion industrielle et démographique.
Toponymie[modifier]
Guénange[modifier]
- D'un nom de personne germanique Genno ou Ginno suivi du suffixe -ing.
- Gueininga (1157), Genninges (1241), Guinnanges (1262), Guenanges (1353), Guiningen (1401), Guenenge (1430), Gynnyngen (1481), Geycingen (1514), Gentigen (liste des paroisses du décanat de Romba ou Redingen), Guenange haute et basse (1793), Niederganingen (1940–44).
- Genéngen en francique lorrain.
Guélangue[modifier]
Guelinges (1186), Guelengues (1188), Guelingen (sans date).
Démographie[modifier]
Administration[modifier]
Maires de Guénange[modifier]
Jumelage[modifier]
Laer (Allemagne), voir Laer (de) Site Internet
Vie associative[modifier]
Associations sportives[modifier]
Guénange permet également à sa population d’accéder à de nombreuses activités sportives avec notamment :
- un club de football ;
- un club de handball ;
- un club d’athlétisme ;
- un club de judo ;
- un club de tennis ;
- un club de pétanque
- Un centre équestre
Lieux et monuments[modifier]
- Château Sainte-Marie à Basse Guénange, daté XVIIIe siècle; le puits est du XVIe siècle; baies du 1er étage de la façade postérieure ont été repercées XIXe siècle.
- Maison des orphelins-apprentis fondée en 1895, dirigée par les Frères des Écoles chrétiennes depuis 1901.
Établissements scolaires[modifier]
Guénange permet à sa jeunesse de suivre une scolarité allant de la maternelle au secondaire :
- quatre écoles maternelles : les Capucines, Clair-Matin, Saint-Mathieu,Les primeveres
- trois écoles primaires : l’école du Bois, Saint-Mathieu et Sainte-Scholastique ;
- le collège René-Cassin ;
- le lycée professionnel Joseph-Cressot - Site Internet
Édifices religieux[modifier]
- Église néo-gothique Saint-Mathieu. L’église primitive existait en 1157. D’importants travaux furent effectués en 1607. La sacristie est construite en 1744. Le clocher est reconstruit en façade en 1803. La nef est démolie et reconstruite à l’initiative du curé Hilt par l’architecte Laydecker de Metz (Moselle) en 1861. Les voûtes de la nef sont reconstruites en 1876. Le chœur est transformé en 1878. Le clocher endommagé par les bombardements de novembre 1944 est rebâti en 1947.
- Presbytère à Haute Guénange, construit au XVIIIe siècle ; la partie exploitation a été remaniée au XIXe siècle lorsque le nouveau presbytère a été construit et celui-ci transformé en ferme
- Presbytère à Haute Guénange, construit en 1853 en remplacement de l'ancien presbytère, actuellement ferme.
- Chapelle Saint-Benoit moderne du XXe siècle.
- Chapelle de cimetière.
Personnalités liées à la ville[modifier]
- Général Philippe Mathelin, né en 1831 à Guénange
Bibliographie[modifier]
- Pierre de la Madie, Histoire de Guénange, conservée aux archives municipales ; / Ville de Guénange, Vhiontille, 2007.
- André Maljean, Guénange, Les grandes heures du siècle : du village à la cité et à la ville d’aujourd’hui, Serge Domini Éditeur / Ville de Guénange, Thionville, 2002.
Notes et références[modifier]
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Guénange, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.