Terville

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Terville
Église Saint-Sébastien
Église Saint-Sébastien
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Yutz
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Patrick Luxembourger
2008-2014
Code postal 57180
Code commune 57666
Démographie
Gentilé Tervillois
Population
municipale
6 493 hab. (2011)
Densité 1 695 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 43″ N 6° 08′ 05″ E / 49.3452777778, 6.13472222222 ()49° 20′ 43″ Nord 6° 08′ 05″ Est / 49.3452777778, 6.13472222222 ()  
Altitude Min. 155 m – Max. 188 m
Superficie 3,83 km2
Localisation

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Terville, Terwen en Hochdeutsch, est une commune française située dans le département de la Moselle.

C’est une ville du plat pays thionvillois aujourd’hui attenante à Thionville, à 17 km du Luxembourg et à 30 km de Metz. Elle fait partie du « Luxembourg français » et sa langue régionale est le francique luxembourgeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Terville se situe dans le nord-est de la France entre Metz et Luxembourg-Ville, environ à 30 kilomètres de chacun .

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Terven (1282), Treville (1447), Terffen (1524), Tervern (1544), Therville (1793 et 1801).
  • Terwen en allemand[1], Tierwen en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du lieu apparait au VIIIe siècle sous le nom Terwen. Dépendait du Luxembourg.

Le château féodal est détruit par les Messins en 1386.

Cette ville a été surnommé le « Quartier du roi », parce que le Grand Condé, Louis II de Bourbon-Condé y avait établi son quartier-général lorsqu’il fit le siège de Thionville en 1643.

En 1817, Terville, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés sur la Fensch possède 468 habitants répartis dans 49 maisons.

De 1810 à 1894 Terville fut rattaché à la commune de Veymerange.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1963 Jean Carré DVD  
1963 mars 1971 François Fousse DVD  
mars 1971 1998 René De Mattéïs PCF Conseiller général du Canton de Yutz (1973-1985)
1998 mars 2001 Pierre Le Lay PCF  
mars 2001 janvier 2011 Patrick Luxembourger NC  
février 2011   Patrick Luxembourger NC  
Les données manquantes sont à compléter.

Élections de 2007[modifier | modifier le code]

En décembre 2006, le conseil municipal avait démissionné en bloc pour demander la confiance de la population dans le combat mené par l’équipe du maire Patrick Luxembourger contre certaines banques responsables selon lui de l’endettement faramineux de la ville.

Avec une participation de 47 % des inscrits (4993 inscrits en 2007) ce qui constitue une participation honorable dans une élection municipale partielle deux mois avant des élections présidentielles et législatives, le dimanche 25 février 2007, la liste emmenée par Patrick Luxembourger l’emportait avec 74,19 % des suffrages exprimés. La liste de gauche et d’union des démocrates, rassemblée autour de Thierry Dosch, a réuni 15,67 % des voix, et celle de Pierre Le Lay 10,13 %.

Depuis février 2003, la justice a été saisie par le maire. Une enquête a été ouverte sur des détournements de fonds et des faux en écriture publiques présumés.

Élections de janvier 2011[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission en bloc de vingt élus municipaux, Patrick Luxembourger a été ré-élu avec 54,96 % des voix au premier tour (23 conseillers). Parmi les autres candidats, la liste PS/Verts menée par Alfred Mescolini obtint 19,22 % (3 sièges) ; Edith Talarczyk (ancienne 1ère adjointe) 18,42 % (2 sièges). L'ancien maire PC Pierre Le Lay a obtenu 7,4 % des voix (1 siège).

La participation fut de 43 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 493 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1895 1900 1905 1910 1921 1926
280 236 297 499 723 1 051 1 100 1 084 1 390
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 573 2 795 3 185 3 981 5 429 5 771 5 747 5 224 6 281
1999 2006 2008 2011 - - - - -
6 469 6 480 6 477 6 493 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • passage d’une voie romaine ;
  • sépultures mérovingiennes ;
  • château féodal, détruit en 1386 ;
  • porte de 1717, rue Basse ;
  • monument aux morts honorant les victimes des guerres dans le cimetière communal

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Sébastien.
  • église paroissiale Saint-Sébastien, située route de Verdun : construite de 1935 à 1937 à l’initiative du curé Houdlinger, d’après des plans de l’architecte Nasousky.
  • chapelle Saint-Sébastien, située rue Haute : construite en 1472 (date portée par la clef de voûte du chœur), élevée au rang d’église paroissiale au début du XVIIIe siècle, elle est démolie en 1858 ; reconstruite en 1862, désaffectée en 1937 après la construction de la nouvelle église paroissiale route de Verdun ; elle

a été réaménagée en médiathèque inaugurée en 2011.

  • six calvaires dont celui sculpté de Beuren.
  • calvaire, situé 2 rue Haute, érigé en 1692 (date portée à la base du croisillon) ; renversée en 1870, restaurée en 1880 (date portée à la base du fût).
  • calvaire, situé route de Veymerange, érigé durant la première moitié du XIXe siècle ; probablement restauré en 1876 (date portée sur le socle), très endommagé il manque la statue de saint Jean et la moitié supérieure du croisillon ;

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • École primaire Le Moulin, ce nom est donné car un moulin se situait à proximité sur un chemin piéton reliant Terville à Thionville. Par ailleurs, cette école abrita sous ses préaux des garages, où les Américains y déposaient leurs véhicules pendant la Seconde Guerre Mondiale.
  • École primaire Marcel-Pagnol, victime d'incendie criminel en 2010.
  • École maternelle Pomme d'Api, accolée à l'école du Moulin
  • École maternelle Le Scarabée et La Farandole accolée à l'école Marcel-Pagnol

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Caserne des pompiers, à côté de la Poste ;
  • Salle de concert « Le 112 » ;

Sports et associations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011