Jœuf

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Jœuf
Église paroissiale Notre-Dame-de-Franchepré
Église paroissiale Notre-Dame-de-Franchepré
Blason de Jœuf
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Briey
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Orne
Maire
Mandat
André Corzani
2014-2020
Code postal 54240
Code commune 54280
Démographie
Population
municipale
6 795 hab. (2011)
Densité 2 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 50″ N 6° 00′ 35″ E / 49.2306, 6.009749° 13′ 50″ Nord 6° 00′ 35″ Est / 49.2306, 6.0097  
Altitude Min. 173 m – Max. 287 m
Superficie 3,18 km2
Localisation

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Jœuf est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de Lorraine est un village contigu aux territoires annexés par l'Allemagne de 1871 à 1914 et de 1940 à 1944, mais resté du côté français pendant ces périodes d'annexion.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit Franchepré relevait de l'abbaye du Justemont (prémontrés). Un ermitage s'y établit au XVIe siècle.

En 1817, Jœuf, village de l'ancienne province du barrois à droite de l'Orne, avait pour annexes la ferme de Franchepré et le moulin de Ravenne. À cette époque il y avait 207 habitants répartis dans 36 maisons.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Juelz (XVe siècle), Joefs & Jueufz (1446), Joeufz (XVIIe siècle), Jeux (1544), Joeufs (1689), Jauf (1801).

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

Forges de Joeuf.

L'usine de Jœuf a connu deux divisions de hauts-fourneaux.

L'ancienne division a compté jusqu'à neuf hauts-fourneaux, les deux premiers ayant été mis à feu le même jour, le 11 mai 1882. C'est alors la montée en puissance de la division... Elle compte huit hauts-fourneaux en 1914.

Après Guerre, la remise en route ne peut être que progressive du fait de la pénurie de coke et s'étale entre 1919 et 1924. Cette division fonctionnera jusqu'à la fin des années 1960 alors que la nouvelle division aura pris son essor. La nouvelle division de hauts-fourneaux, dessinée de façon à utiliser au mieux la partie de la vallée de l'Orne encore libre entre les usines existantes de Jœuf et de Moyeuvre-Grande, a été conçue de façon à permettre son éventuelle extension. Cette partie de la vallée était précédemment occupée par les sinuosités de l'Orne et par le crassier des anciens hauts-fourneaux. Le J1 est mis à feu le 31 juillet 1961, le J2 en juin 1964. Ces hauts-fourneaux sont de type auto-portant avec blindage entièrement soudé, leur diamètre de creuset est respectivement de 8 170 et 8 570 mm. La capacité de chacun de ces hauts-fourneaux est voisine de celle des plus gros hauts-fourneaux alors en service en France (ils produisent 1 230 000 tonnes de fonte en 1973). Après avoir connu des campagnes intermédiaires, ils s'arrêtent définitivement le 23 décembre 1988 et le 10 novembre 1989.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jœuf Blason Blasonnement : mi-parti : au premier d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, au second d'argent au haut-fourneau de sable, maçonné d'azur, flamboyant de gueules, posé sur une terrasse aussi de sable, accompagné à senestre d'une main dextre de carnation mouvant du flanc, tenant un foudre aussi de gueules.
Détails Adopté en 1949

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La gare.
Statue de la Vierge de Jœuf.

En 2010, la commune de Jœuf a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[1].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  avril 1966 Maurice Peltier    
avril 1966 1977 Henri Martin    
1977 1997 Colette Goeuriot PCF Conseillère générale du canton de Briey (1976-1982)
Députée (1978-1988)
1997 en cours
(au 16 avril 2014)
André Corzani PCF Conseiller général du canton de Briey (depuis 2001)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 795 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
161 162 170 473 220 216 234 245 236
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
573 687 1 930 2 341 3 123 5 304 7 335 9 589 8 910
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
10 225 11 066 9 689 9 271 11 034 12 588 12 305 10 649 9 016
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
7 875 7 453 7 116 7 048 6 859 6 795 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château Henri De Wendel.
Château Maurice De Wendel.
  • Vestiges préhistoriques et antiques.
  • Hypogée gallo-romain.
  • Salle des Fêtes François de Curel construite de 1927 à 1929.
  • Statue de la Vierge du Haut de Villers.
  • Château de Wendel, parties constituantes : chapelle construit par l'architecte Albert Jasson pour Henri de Wendel en 1895.
  • Château de Brouchetière, parties constituantes : parties agricoles ; château d'eau ; parc construit après son mariage en 1905 pour Maurice de Wendel, dans le parc du château de son père Henri.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de l'Exaltation de la Sainte-Croix.
  • Église paroissiale de L’Exaltation de la Sainte-Croix, reconstruite en 1878, agrandie entre 1924 et 1942. Clocher du XVIIIe siècle détruit et reconstruit en 1964, ostente du XIIe siècle.
  • Église paroissiale Notre-Dame-de-Franchepré, au lieu-dit Génibois, construite pour les habitants de la cité ouvrière des usines métallurgiques de Wendel et commanditée par cette famille. A remplacé un ancien oratoire dédié à la Vierge situé au lieu-dit Franchepré. Porte la date 5 juillet 1910 sur le mur sud de la tour clocher et la date 1911 sur la porte de la façade ouest, rénovée en 2007.
  • Ancien ermitage Notre-Dame-de-Franchepré, lieu-dit Franchepré. Ermitage établi dans la vallée de l'Orne, entre Jœuf et Moyeuvre, sur des terres appartenant à l'abbaye du Justemont (Vitry-sur-Orne, Moselle). Chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Annonciation, but d'un pèlerinage marial très fréquenté par les habitants de la vallée de l'Orne. Ermitage détruit en 1880 quand les de Wendel vinrent installer leurs usines métallurgiques en Lorraine, après l'annexion. Chapelle détruite en 1900 quand l'usine s'étendit sur la rive gauche de l'Orne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Platini a été une personnalité qui a marqué la ville de Jœuf (où il est né en 1955, rue Saint-Exupery) et plus particulièrement son club de football (l'ES Jœuf), où il a signé sa première licence en 1966. Pour le centenaire du club, le célèbre footballeur a décidé d'organiser un match amical entre l'AS Nancy-Lorraine et la Juventus dans l'enceinte du stade de Jœuf.
  • Pierre Fritsch, écrivain.
  • Louis Idoux (1917-2006), citoyen de la ville, dont un espace porte son nom.
  • Claude Dosdat, ancien footballeur français, né en 1929 à Joeuf.
  • Éric Occansey, ancien international de basket-ball
  • Régis Hector, auteur de BD et dessinateur de presse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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