Ancerville (Meuse)

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Ancerville
Image illustrative de l'article Ancerville (Meuse)
Blason de Ancerville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Canton Ancerville (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de la Saulx et du Perthois (siège)
Maire
Mandat
Jean-Louis Canova
2014-2020
Code postal 55170
Code commune 55010
Démographie
Gentilé Ancervillois
Population
municipale
2 752 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 12″ N 5° 01′ 14″ E / 48.6366666667, 5.0205555555648° 38′ 12″ Nord 5° 01′ 14″ Est / 48.6366666667, 5.02055555556  
Altitude Min. 147 m – Max. 251 m
Superficie 21,58 km2
Localisation

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Ancerville
Liens
Site web mairieancerville.fr

Ancerville est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine. On trouve en Moselle une commune homonyme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bordée au sud-ouest par la Marne, Ancerville est proche de l'agglomération de Saint-Dizier, chef-lieu d'arrondissement de Haute-Marne, mais se situe sur le plateau du Barrois, c'est le premier village meusien en quittant la Champagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Serait-ce Ancerumvilla = métairie aux oies (animal figurant sur le blason d’Ancerville que l’on peut voir sur le fronton de l’école Notre-Dame) ? Dom Calmet (histoire de la Lorraine) conteste cette origine et donne comme explication : Anselmvilla (Villa d’Ansel ou Anseau, comte d’Ancerville, vassal du comte de Bar et du Roi de France).

Une troisième hypothèse est citée par Jean Oudin dans les fascicules "Promenade à Ancerville". Ancerville signifierait "villa à la cinquième lieue de la pierre levée ou menhir" (d'après A. Piemont).

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon les diverses étymologies que lui donnent les documents et les auteurs, Ancerville (1180), Anserum villa, Ancrvilla (pouillé 1749), Anselmi villa (D. Calmet), le bourg paraît avoir été au début une de ces villas gallo-romaines qui s'établirent successivement sur le sol des Gaules après la conquête de Jules César et qui, par l'accroissement des habitants groupés sous la protection des seigneurs durant le Moyen Age, devinrent peu à peu des agglomérations plus ou moins importantes. Les antiquités gallo-romaines, les monnaies des empereurs, les sépultures et les armes trouvées à plusieurs reprises soit dans l'enceinte même du village, soit dans la campagne, autorisent cette conjecture, sans que l'on puisse préciser l'époque où fut fondé Ancerville. Grâce à la salubrité de son climat, à la position topographique du territoire presque tout entier situé sur un plateau légèrement ondulé de collines et de vallées inclinant vers le sud-ouest, grâce à la constitution variée, à la fertilité de son sol profond en humus,à la richesse du minerai depuis longtemps exploité et à la facilité de le transformer en fer sur place au moyen des forges à bras dont les fourneaux s'alimentaient de combustible aux forêts attenantes, comme l'attestent les monceaux de crassiers que l'on trouve à chaque pas dans les alentours du village, Ancerville vit sa population grandir de manière à former une seigneurie considérable. Durant la période des invasions barbares et le régime de la féodalité jusqu'au XIe siècle, on ne rencontre aucun monument relatif à l'histoire du village. Seule la date de 1080 atteste l'existence d'un groupe d'habitations dans ce qui fut probablement le noyau primitif du village. (extrait de Notice sur Ancerville écrit par l'abbé Gabriel Renard, chanoine honoraire de Verdun et aumônier des dames dominicaines de Bar le Duc en 1893)

Évolution[modifier | modifier le code]

Depuis le XIIIe siècle, Ancerville est chef-lieu des baronnies, office et prévôté de ce nom.

Ancerville fut une possession de la famille de Quiévrain dans le Hainaut, puis passa par Philippe de Gueldre à la Maison de Lorraine et à ses alliés par succession ou mariage: les Guise, les princes de Joinville, les Orléans qui la conservèrent jusqu’en 1721, époque à laquelle le Régent Philippe d'Orléans céda de nouveau la terre d’Ancerville au duc Léopold Ier de Lorraine moyennant 750 000 livres[1] ; à cette époque, le recensement dénombrait 500 feux.

Jusqu’au XIXe siècle la population vivait essentiellement de l’agriculture, de viticulture notamment. On peut lire dans le « Guide pittoresque du voyageur en France » de 1838 : « Bourg situé sur la route de Saint Dizier à Nancy, à 5 lieues de Bar le Duc. Pop. 2 229 hab. – Fabriques et commerce considérable de kirschenwasser ».

En 1901, Messieurs Henri et Paul Giros édifient une usine de construction de machines à coudre qui est à l’origine de la « Société Meusienne de Construction Mécanique ».

En 1974 : 2560 habitants sont recensés, qui travaillent essentiellement dans le secteur secondaire : La Meusienne ; Tréfilunion Marnaval ; les Fonderies de Cousances aux forges ; I.H.F. à Saint Dizier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1793 Jean Robert    
1793 1806 Jean-Baptiste Franchot    
1806 1832 Charles-François Franchot    
1832 1836 Jean-Claude Paqueron    
1836 1837 Jean-Baptiste Gillet    
1837 1848 Charles-Marie Franchot    
1848 1874 Charles-Jules Joli    
1874 1878 Claude François    
1878 1888 Pierre Petitjean    
1888 1896 Hubert Barisien    
1896 1905 Paul-Henri Briolat    
1905 1935 Charles-Alphonse Barisien    
1935 1945 Émile Gonot    
1945 1953 Louis-Maurice Bourgeois    
1953 1969 Émile Gonot    
1969 1974 Jean Bourgeois   Conseiller général du canton d'Ancerville (1973-1974)
1974 mars 2008 Yvon Vannerot DVD Conseiller général du canton d'Ancerville (1992-2004)
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Louis Canova DVD Conseiller général du canton d'Ancerville (depuis 2004)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 752 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 172 2 332 2 308 2 239 2 211 2 181 2 208 2 233
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 012 2 003 2 177 2 116 2 168 2 037 2 024 1 891 1 872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 888 1 995 1 997 1 929 1 906 1 776 1 738 1 688 1 982
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 362 2 560 2 716 2 833 2 869 2 726 2 828 2 819 2 770
2011 - - - - - - - -
2 752 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les secours[modifier | modifier le code]

Ancerville dispose d'un centre de secours du SDIS 55 composé exclusivement de Sapeurs-Pompiers volontaires. Il y a également dans le bourg un casernement de Gendarmerie nationale.

Ainsi les appels 18 et 17 peuvent être assurés par les ancervillois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au lion de sable tenant en ses pattes une palme de sinople ; au chef d'azur chargé d'une oie d’argent[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. CALMET, dom Augustin. Notice de la Lorraine..., 2e éd., Mme Georges, 1840, p. 21.
  2. « Des Maires à travers les temps », sur le site de la mairie (consulté le 28 mars 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. le site officiel de l'U.C.G.L