Void-Vacon

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Void-Vacon
La tour de la Poterne et le clocher de l'église
La tour de la Poterne et le clocher de l'église
Blason de Void-Vacon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Void-Vacon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Void (siège)
Maire
Mandat
Sylvie Rochon
2014-2020
Code postal 55190
Code commune 55573
Démographie
Gentilé Vidusiens
Population
municipale
1 665 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 19″ N 5° 37′ 08″ E / 48.6886111111, 5.6188888888948° 41′ 19″ Nord 5° 37′ 08″ Est / 48.6886111111, 5.61888888889  
Altitude Min. 231 m – Max. 374 m
Superficie 35,58 km2
Localisation

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Liens
Site web void-vacon.fr

Void-Vacon (prononcer [vwavakɔ̃ ]) est une commune française située en Lorraine, dans le sud du département de la Meuse. Ses habitants sont les Vidusiens, du nom du petit cours d'eau, le Vidus, qui traverse la commune avant de se jeter dans la Meuse.

L'existence de Void est connue depuis l'époque mérovingienne. C'était un carrefour important au croisement du fleuve et de la voie romaine de Reims à Toul et Metz. Possession du chapitre de l’évêché de Toul, un château détruit au XIXe siècle mais dont il reste quelques vestiges gardait cette position stratégique. Le village est aujourd'hui encore sur un axe important, entre le canal de la Marne au Rhin et la RN4 Paris - Strasbourg. La situation de la commune dans un environnement rural et boisé de qualité, proche de zones naturelles protégées, et sa relative proximité des zones urbaines de Toul et Nancy y attirent quelques néo-ruraux. Le village, qui entre progressivement dans l'aire d'activité de Nancy, cherche en même temps à développer l'emploi, notamment les activités artisanales, pour échapper au sort de « commune-dortoir ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Site et situation[modifier | modifier le code]

Photographie montrant une vue générale de Void depuis le lieu-dit « les Ormes »
Vue générale de Void depuis le lieu-dit « les Ormes » au sud-ouest du village : à gauche la colline de Châtel Saint-Jean, au centre la vallée de la Meuse
Void-Vacon et ses environs - « OpenStreetMap »

La commune de Void-Vacon est composée de deux villages, Void et Vacon. Void est situé dans la vallée de la Meuse, sur la rive gauche d'une large boucle que décrit le fleuve autour de la butte de Sorcy-Saint-Martin, aussi connue sous le nom de « Châtel Saint-Jean », à 1 km environ en amont de son confluent avec le Vidus, formé de la réunion de la Méholle et du ruisseau de Vacon. Le village est enserré entre le canal de la Marne au Rhin à l'est et la route nationale 4 qui le contourne au nord.

Vacon est à environ 2,5 km au sud de Void, au débouché de la vallée sèche du ravin de Mérivaux venant de Naives-en-Blois et de la vallée de la Méholle.

Du sud-ouest au sud-est le finage est occupé par des buttes culminant à 300 m ou plus (360 m à l'Étoile dans le « bois de Void ») tandis que le nord est occupé par la plaine alluviale de la Meuse, à une altitude d'environ 235 m. Le finage est limité au nord par la Meuse et traversé du sud au nord par la Méholle et par le canal. Les bois occupent 1 288 ha sur les 3 568 que compte la commune[1],[Note 1].

La vallée de la Meuse est une voie de passage naturelle nord-sud. Dans la direction est-ouest le passage, gêné par l'obstacle des côtes de Meuse à l'est et du plateau barrois à l'ouest, est néanmoins facilité au seuil de Foug, ancienne vallée de la Moselle lorsqu'elle était affluent de la Meuse, proche de Toul. La voie romaine no 7 de Boulogne-sur-Mer à Strasbourg via Reims, Nasium, Toul[Note 2], passait en limite de la commune de Sauvoy, au sud de Void-Vacon.

La commune est située entre Paris (240 km) et Strasbourg (150 km). Les villes voisines sont Toul à 20 km à vol d'oiseau à l'est, Commercy à 8 km au nord, Ligny-en-Barrois à 22 km à l'ouest et Vaucouleurs à 10 km au sud. Nancy est à 41 km à l'est. Le village est à moins d'une heure de route de trois des principales villes lorraines : Nancy et Bar-le-Duc à une demi-heure environ, Metz à une heure[2].

Communes limitrophes de Void-Vacon
Laneuville-au-Rupt Sorcy-Saint-Martin Troussey
Ménil-la-Horgne Naives-en-Blois Void-Vacon Pagny-sur-Meuse
Broussey-en-Blois Sauvoy Ourches-sur-Meuse Vaucouleurs

Structure géologique[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la carrière Solvay à Saint-Germain-sur-Meuse
La carrière Solvay à Saint-Germain-sur-Meuse, au sud-ouest de Void

Le département de la Meuse appartient à la bordure est du Bassin parisien. En raison de la structure monoclinale de ce bassin sédimentaire on trouve des couches de plus en plus anciennes à mesure qu'on s'éloigne de son centre. Dans la région de Void le sous-sol est constitué de calcaires de l'Oxfordien moyen[3]. Ceux-ci sont visibles dans de nombreuses carrières, notamment à Sorcy-Saint-Martin, non loin de Void-Vacon, où sont exploitées depuis longtemps des carrières de calcaire oolithique à grains fins. Cette pierre très blanche se prêtait bien à la sculpture, mais son caractère gélif en réservait l'utilisation à l'intérieur des édifices. Avec la construction du canal de la Marne au Rhin cette pierre trouva un nouvel usage : la production de chaux. La carrière actuelle est aujourd'hui propriété du groupe Lhoist[4].

Topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le barrage sur la Méholle à Vacon
Le barrage sur la Méholle à Vacon

Le débit moyen de la Meuse à Vaucouleurs (environ 10 km à vol d'oiseau en amont de Void-Vacon) est d'environ 20 m3/s, avec une variation de 3,7 m3/s en septembre à 43 m3/s en janvier[5], ou 400 m3/s selon un document Natura 2000[3]. Les terres traversées par la Meuse sont sujettes à des inondations parfois dévastatrices. Elles sont moins sévères dans cette partie de la vallée, assez large, qu'elles peuvent l'être en aval, à Verdun ou Givet. Néanmoins, la largeur du champ d'inondation peut atteindre 1 500 m, alors que le fleuve ne dépasse pas 30 m en été[3], et on a observé des inondations et coulées de boue en décembre 1982, avril 1983, décembre 1993, juillet 1995, décembre 1999 et décembre 2002. L'inondation fait partie des risques naturels et technologiques possibles sur la commune[6]. L'Établissement public d'aménagement de la Meuse et de ses affluents (EPAMA) coordonne les études visant à contrôler les crues de la Meuse, et notamment l'établissement d'une zone de ralentissement dynamique des crues (ZRDC) à Void-Vacon[7].

Le canal de la Marne au Rhin passe à Void et à Vacon. L'un des deux biefs de partage de ce canal se situe à Mauvages, à une dizaine de kilomètres au sud de Void-Vacon, sur la ligne de partage des eaux entre les bassins versants de la Meuse et de la Marne. Ce bief de partage est alimenté par pompage dans la Méholle et dans la Meuse toutes proches, et par la station de relevage de Vacon.

Environnement[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la Meuse entre Void et Sorcy-Saint-Martin
La Meuse délimite les communes de Void-Vacon et Sorcy-Saint-Martin

La Meuse est l'une des dernières rivières sauvages du bassin Rhin-Meuse. Dans son cours médian, c'est-à-dire dans la traversée des départements des Vosges et de la Meuse, elle a conservé un écoulement naturel et des qualités écologiques remarquables malgré les aménagements humains tels que tronçons canalisés, traversées de villes, routes et voies ferrées[7].

La vallée de la Meuse offre donc une grande diversité d'habitats. Les prairies humides qui la bordent abritent une faune et une flore d'une grande richesse, parfois rares et exceptionnelles. Le nord-est du territoire de la commune de Void-Vacon, correspondant à la rive gauche de la vallée de la Meuse, fait partie du site Natura 2000 de Sorcy-Saint-Martin mis en place en 2002, qui couvre 2 110 hectares sur cinq communes et intègre des zones classées ZNIEFF ou ZICO[8],[3]. Parmi les espèces végétales protégées présentes dans la zone (mais non spécifiquement sur le territoire communal de Void-Vacon) on peut citer la gratiole officinale, la stellaire des marais, la germandrée des marais. Le râle des genêts, le grand-duc d'Europe, le martin-pêcheur d'Europe, le faucon pèlerin sont quelques-unes des espèces d'oiseaux rares, en déclin ou vulnérables. Neuf espèces sont inscrites à l'annexe I de la « Directive oiseaux » [Note 3], neuf autres sont en « conservation défavorable », et neuf encore « à surveiller »[3].

L'espace forestier de la commune couvre 45 % du territoire communal[9]. De grandes étendues de forêts entourent la commune, sur les plateaux qui dominent les vallées de la Meuse et de la Méholle : au sud le bois de Void et la forêt de Vaucouleurs, à l'ouest le bois de Palisse et le bois de Voirut, au nord-ouest la forêt domaniale de Commercy.

Void-Vacon n'est pas inclus dans le périmètre du parc naturel régional de Lorraine mais n'en est éloigné que de quelques kilomètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans l'ensemble de la Lorraine le climat à Void-Vacon est de type océanique dégradé, c'est-à-dire avec des influences continentales assez marquées.

La station météorologique la plus proche de Void-Vacon est celle de Nancy-Essey. On y observe des températures assez contrastées entre les saisons avec des hivers plus froids et des étés plus chauds que sur les côtes françaises : l'amplitude thermique moyenne entre janvier et juillet est d'environ 17 °C à Nancy[10] contre 10 °C à Brest[11]. Les précipitations sont assez régulières tout au long de l'année avec des maxima au printemps et en hiver. En été, les orages maintiennent les précipitations à un niveau assez élevé.

Moyenne des relevés à Nancy-Essey 1971-2000[12]

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -0,9 -0,8 1,8 3,6 7,8 11,1 13,0 12,7 9,7 6,1 2,2 0,4 5,6
Températures moyennes (°C) 1,8 2,8 6,2 8,8 13,2 16,4 18,7 18,5 14,9 10,3 5,2 3,0 10,0
Températures maximales moyennes (°C) 4,4 6,3 10,5 14,0 18,6 21,6 24,3 24,2 20,1 14,5 8,2 5,5 14,3
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 61 56 55 48 70 75 64 58 63 67 68 78 763

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Void-Vacon est au croisement de la RN4 reliant Paris à Strasbourg via Nancy[Note 4] et de la route départementale 964, ancienne RN64 reliant Lure (Haute-Saône) à Charleville-Mézières via Neufchâteau et Verdun.

La RN4 est aménagée à quatre voies jusqu'à Nancy, ce qui met cette ville à 35 minutes de Void-Vacon[2].

Voies navigables[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le silo de la coopérative agricole au bord du canal de la Marne au Rhin
Le silo de la coopérative agricole au bord du canal de la Marne au Rhin

Le réseau de canaux géré par le Service de la Navigation du Nord-Est (SNNE) est organisé en neuf subdivisions. Celle de Bar-le-Duc a une antenne à Void-Vacon.

Le canal de la Marne au Rhin sert aujourd'hui surtout à la navigation de plaisance. Void-Vacon est situé entre le port de plaisance de Pagny-sur-Meuse et la halte de Sauvoy.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau intermodal des transports de la Meuse (RITM) exploite une ligne de cars Vaucouleurs - Commercy « à la demande » qui dessert Void-Vacon une fois par jour du lundi au samedi[13].

La station SNCF la plus proche est la gare de Commercy. En 2010, elle est desservie par liaison TER vers Nancy et Bar-le-Duc six ou sept fois par jour en semaine, et vers Châlons-en-Champagne quatre fois par jour[14].

La relative faiblesse de l'offre de transport public explique sans doute qu'en 2006, seulement 1,6 % des déplacements domicile - travail dans la Communauté de communes du canton de Void se faisaient par les transports en commun[15]. Par ailleurs[Quand ?], 53,7 % des ménages de Void-Vacon possèdent une voiture (contre 48,8 % en France) et près du tiers des ménages possède au moins deux véhicules automobiles[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Photographie montrant les berges du Vidus
Les berges du Vidus, rue Pierrerue

Le centre ancien du village de Void s'allonge sur 600 m environ dans une direction sud-ouest - nord-est le long du Vidus et de la route parallèle allant de Vacon à Sorcy-Saint-Martin. Le château s'élevait au sud du village, au fond de la vallée dont il commandait l'entrée. Le centre du village a conservé son bâti et son unité architecturale de « village-rue » lorrain. Ce n'est pas le cas des lotissements périphériques, dont l'architecture disparate n'est pas coordonnée à celle du centre ancien[17].

Au cours du XXe siècle Void s'est agrandi dans trois directions[2] : au sud le lotissement « du Parterre » s'étire le long de la route de Vacon, sous la « Côte des Vignes » ; un autre a été construit à l'est, entre la RN4 et le canal, « Derrière la Grande Rue » ; les plus importants sont ceux qui dominent Void à l'ouest, en bordure de la route nationale « Sur les Ormes » et « Derrière la Pierrerue ». Entre 1995 et 2006, 79 logements individuels et 25 logements collectifs ont été autorisés, la plupart après 2001[2].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune comptait 726 logements, soit 75 de plus qu'au précédent recensement de 1999. Le nombre de résidences principales a augmenté dans cette période de 598 à 678, soit de plus de 13 %, tandis que celui des résidences secondaires diminuait, passant de 16 à 11. Les résidences principales représentaient 93,4 % de l'ensemble des logements en 2007, contre 86 % dans le reste du département. Près de 45 % des résidences principales ont été construites après 1974. Les appartements ne représentent que 13,4 % de l'ensemble des logements, contre 24 % dans le département de la Meuse.

Cette évolution est en grande partie due à la politique d’attractivité par les prix fonciers menée par la municipalité, qui souhaite attirer de jeunes couples tout en maîtrisant l'étalement du tissu bâti de la commune. Cette politique se traduit par une extension sous la forme de lotissements de maisons individuelles autour du centre ancien, tandis que dans le centre seuls quelques logements ont été rénovés [18].

En 2007, 83,8 % des résidences principales avaient quatre pièces ou plus, contre 76,6 % dans le département. 97,1 % disposaient d'une salle de bain avec baignoire ou douche, pourcentage proche de celui du département[19].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Les aménagements en cours ou prévus en 2011 concernent principalement l'amélioration de l'attractivité touristique de la commune (aménagement d'une aire d'accueil de camping-car sur le site de l'ancienne gare, la mise en place d'une signalétique touristique en entrée de ville, la création d'une piste cyclable entre Void et Vacon, la réalisation d'un espace d'accueil pour le Fardier de Cugnot, etc.) et l'amélioration de l'offre de services à la population (structure plurifonctionnelle crèche-cantine-accueil périscolaire, extension de la maison de retraite, réalisation d'une maison de santé pluridisciplinaire)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom primitif de Void était *Noviento signifiant en gaulois « nouvel établissement » (voir Nogent), attesté sous les formes latinisées Novientum super fluviolum vidum (« nouveau village sur le ruisseau Vidus ») puis sous les Mérovingiens, au VIIe siècle, Noviento Vico[21]. Le nom de « Void » représente un transfert du nom de la rivière *VIDU (> Vidus) à celui de la localité, selon un processus couramment observé en toponymie. En effet le gallo-roman *VIDU a régulièrement abouti à « Void » (cf. latin videre > voir). En revanche, le nom actuel du Vidus est savant et inspiré par sa forme latinisée.

Vacon est attesté sous la forme Vuacon en 1011. Le graphe Vu- est une autre notation pour W-. Il s'agit du nom de personne germanique Wacco pris absolument[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carte montrant l'empire franc entre 481 et 814
L'empire franc entre 481 et 814
Photographie montrant la tour aux Pigeons, vestige du château de Void
La tour aux Pigeons, vestige du château de Void

À l'époque gauloise aucune occupation humaine n'est attestée sur le site de Void et de Vacon, même si les niveaux d'occupation gauloise, puis gallo-romaine sur le site de Nasium distant d'une quinzaine de kilomètres au sud-ouest, sont bien reconnus[23],[24].

Dans la boucle de la Meuse qui fait face à Void, la « montagne » de Châtel, qui domine la Meuse d'une cinquantaine de mètres, fut occupée par un camp romain de 10 ha environ dont on voyait encore les traces à la fin du XIXe siècle[25]. Cette élévation commandait la vallée de la Meuse et les vallées qui viennent déboucher à cet endroit. Le territoire compris entre les deux cités de Tullum (Toul) et Nasium (Naix aux Forges), tour à tour capitales des Leuques, fut conquis par César lors de la guerre des Gaules en 58 avant J.-C. La cité des Leuques (Civitas Leucorum), dont la capitale était Toul, était incluse dans la province de Belgique, puis dans celle de Belgique Première après la réforme de Dioclétien au IIIe siècle[26]. Avec la christianisation aux IIIe et IVe siècles, des évêchés sont installés à Metz et Verdun. Celui de Toul est sans doute plus tardif[26].

Après la chute de l'Empire romain d'Occident, au Ve siècle, le pays des Leuques entre dans le regnum Francorum des Mérovingiens puis dans une de ses divisions, l'Austrasie, sur laquelle règne Dagobert Ier. Celui-ci, en 630, octroie le fief de Void (Noviantum), son palais royal et ses églises au chapitre de l’évêché de Toul[27]. Void reste sous cette juridiction jusqu'à la Révolution française, tout en étant l'objet des convoitises des seigneurs et princes voisins.

Sous le règne du dernier Mérovingien, Childéric III (743-751), quand meurt Charles Martel, la charge de maire du palais est partagée entre ses fils : Pépin le Bref reçoit la Neustrie et la Bourgogne alors que l'Austrasie revient à Carloman. Quand Carloman se retire en 747 dans un monastère, Pépin fait enfermer Childéric et, avec l'accord du pape, se fait couronner roi des Francs. Ainsi Void fait pour un temps partie d'un royaume unifié et gouverné par la nouvelle dynastie carolingienne.

Les souverains carolingiens s'appuient dans leur domaines sur l'Église et en particulier sur les évêques, auxquels ils confèrent les droits comtaux dans leurs villes épiscopales, s'assurant ainsi le contrôle du pays[28]. Ceci entraîne la convoitise des « comtes ». C'est ainsi que vers l'an 800 des comtes s'emparent du château de Noviendum. Charlemagne le leur fait restituer et promulgue une charte par laquelle il veut que l'église de Toul ait la possession du château de Void « depuis le ciel jusqu'à l'abîme ». Cependant cette charte doit être réaffirmée à de nombreuses reprises : en 884 par Charles le Gros, en 894 par Arnulf de Carinthie, en 920 par Charles le Simple[29].

Dès le XIVe siècle les rois de France cherchent à étendre leur influence vers l'est, notamment sur les villes épiscopales. En 1301 le comte de Bar se reconnaît par le Traité de Bruges vassal du roi de France pour toutes ses possessions situées à l'ouest de la Meuse[Note 5],[30]. L'année précédente le roi de France obtient la garde de Toul[31], protection renouvelée en 1409[32].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En mars 1552, le roi de France Henri II, allié par le traité de Chambord aux princes réformés allemands contre le catholique Charles Quint, occupe Cambrai, Verdun et Toul et met le siège devant Metz, prise en avril. Ces villes d'empire sont des principautés ecclésiastiques de langue française, théoriquement indépendantes mais incapables d'assurer leur propre défense. Dès lors, et bien qu'elles restent théoriquement sous la souveraineté impériale, ces villes sont de fait rattachées à la France[33]. À Void, Henri II réclame le château au chapitre de Toul et, ayant obtenu satisfaction, y place une garnison de cinquante soldats. Il y est reçu somptueusement le 15 avril par le chapitre[34] avant d'entrer dans Metz le 18.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1789, sous la Constituante, la prévôté de Void est transformée en canton dépendant du district de Commercy. Le canton, qui comptait à l'origine six communes, est modifié en 1800 et en regroupe dès lors vingt-quatre[35].

C'est au milieu du XIXe siècle que des routes partant de Void sont ouvertes vers Sauvoy et Mauvages, Sorcy, Naives et Ourches. Avant la création de ces routes les chemins de traverse vers ces villages étaient « impraticables » et pour certains « presque toujours submergés »[36]. Sous l'ancien régime Void était traversé par deux chaussées : celle qui reliait la Champagne à l'Alsace, ancêtre de l'actuelle RN4, et celle qui allait de Commercy à Vaucouleurs, aujourd'hui route départementale 964.

Photographie montrant le monument aux morts
Le monument aux morts

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870 Void est occupé par une garnison allemande de 100 à 150 hommes. C'étaient, dit le Dr Hennequin, « des Bavarois, gens en général peu civilisés, mangeant de la graisse de voiture, buvant dans des vases de nuit, et fumant dans les clysopompes »[37].

La construction du souterrain de Mauvages, proche de Void, sur le canal de la Marne au Rhin commence en 1842. Le canal est ouvert en 1851 entre Vitry-le-François et Nancy.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, des unités des 306e et 332e Régiments d'Infanterie tentent de s'opposer à l'avance allemande en prenant appui sur le canal de la Marne au Rhin. La résistance française, sans espoir face à l'écrasante supériorité numérique et matérielle de l'ennemi, réussit pourtant à le contenir quelque temps. Finalement les unités allemandes encerclent les français. Près de la route de Void à Sauvoy, à l'endroit même où furent tués le lieutenant Deschamps et six de ses hommes, un monument entretenu par Le Souvenir français commémore les « combats de Vacon » des 17 et 18 juin 1940[38].

La commune de Void a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le 22 mai 1950 avec cette citation à l'ordre du régiment :

« VOID (Département de la Meuse)
Bourg situé sur la route Paris-Strasbourg et le long du canal de la Marne au Rhin, qui se trouvait sur une des lignes de résistance en juin 1940. A subi des bombardements qui ont tué quelques civils et détruit des immeubles.  »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Void-Vacon est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Commercy. En 2006 le canton regroupait 18 communes et 5 454 habitants[39].

La commune appartient à la première circonscription de la Meuse dont le député pour la XIIIe législature est Bertrand Pancher (UMP).

L'ancien maire de Void-Vacon, André Jannot, membre du conseil général de la Meuse, est également vice-président de la commission permanente chargé de l'économie, du commerce et de l'artisanat.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le vote à Void-Vacon favorise le plus souvent la droite. Cette tendance semble confirmée par la plupart des consultations électorales récentes, locales et nationales, même si les élections régionales de 2010 ont vu la gauche arriver en tête.

Aux élections municipales de 2008, André Jannot (Divers droite) a recueilli 814 suffrages sur 856 suffrages exprimés (soit 95,06 %), sur un total de 1 261 inscrits[40]. André Jannot, élu conseiller général, arrivait également largement en tête des élections cantonales de 2008[41] dans sa commune avec 83,16 % des suffrages exprimés, le taux de participation étant de 71,18 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[42], 61,92 % des électeurs vidusiens ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 38,08 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 85,96 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[43], 57,50 % des électeurs de Void-Vacon ont voté pour Bertrand Pancher (UMP) (53,97 % dans la 1e circonscription de la Meuse), et 42,50 % pour Thibaut Villemin (PS) (46,03 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 52,91 % à Void-Vacon et de 60,75 % dans la circonscription. Toutefois au premier tour c'est Alexandre Lombard (UDF-Mouvement Démocrate) qui était en tête dans la commune avec 34,01 % des suffrages.

Aux élections européennes de 2009[44], les deux meilleurs scores à Void-Vacon étaient ceux de la liste de la liste de la majorité présidentielle conduite par Joseph Daul, qui a obtenu 119 suffrages soit 26,27 % des suffrages exprimés (département de la Meuse 19,55 %), et du Parti socialiste conduite par Catherine Trautmann, qui a obtenu 63 suffrages soit 13,91 % des suffrages exprimés (département de la Meuse 17,06 %), pour un taux de participation de 38,77 %.

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[45], 46,92 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Jean-Pierre Masseret (PS), 33,93 % à celle de Laurent Hénart (UMP), et 19,15 % à la liste FN de Thierry Gourlot, pour un taux de participation de 51,38 %.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la mairie
La mairie

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 500 habitants le conseil municipal est composé de 19 membres. Depuis les élections municipales de 2008 7 femmes en sont membres[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1840 Nicolas Hutin    
1840 1843 Jean-Baptiste Carmouche    
1843 1861 Jean-Baptiste Mabit   Postier (chef de relais)
1861 1864 François Vizot    
1864   Louis Prosper Fayon    
  1878 Eugène Nicolas Grandjean    
1878 1881 François Joseph Lorentz (1842-1900)   Percepteur
1881 1884 Émile Charles Claude Oudot    
1884 1887 Eugène Nicolas Grandjean    
1887 mai 1904 Hubert Philippe Sainte Croix Martin    
mai 1904 1907 Jean Baillot    
1907 mai 1908 Louis Alexandre Touret    
mai 1908 mai 1912 Paul Auguste Clovis Pelletier    
mai 1912 décembre 1919 Henri Marchal    
décembre 1919 1923 Jules Émile Moisson    
1923 mai 1935 Charles Georges Cobus    
mai 1935 octobre 1947 Louis Fageot (1873-1965)   Pharmacien
octobre 1947 mars 1971 Georges Poinçot   Forgeron
mars 1971 1993 Jean-Louis Gilbert    
1993 mars 2001 Alain Pelletier    
mars 2001 28 mars 2014 André Jannot DVD Retraité de la gendarmerie
28 mars 2014 en cours Sylvie Rochon DVD  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La très petite taille de beaucoup de communes de la Meuse (en 1999, 63 % avaient moins de 200 habitants[46]) a incité dès les années 1970 au regroupement de communes, initié par la loi Marcellin de 1971. C'est ainsi que dès 1972 Void fusionnait avec sa voisine Vacon pour prendre le nom officiel de Void-Vacon.

En 2010 le regroupement en communautés de communes et en « pays » apparaît comme un autre palliatif possible à l'extrême faiblesse numérique des communes de la Meuse : la communauté de communes du canton de Void (CODECOM) regroupe 18 communes du canton de Void et cinq du canton de Commercy[47]. Par l'intermédiaire de la communauté de communes, Void-Vacon appartient également au pays du Haut Val de Meuse, dont elle est le siège.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2011, Void-Vacon est jumelée avec Drapeau de la Belgique Ciplet (Belgique) depuis le 17 juillet 1965 faisant partie de la commune de Braives depuis la fusion des communes de 1977[48].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2009, Void-Vacon comptait 1 670 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 5 947e rang au niveau national, alors qu'elle était au 5 734e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 500 communes. Cette augmentation assez modeste est cependant supérieure à celles de l'arrondissement de Commercy (+2,78 %) et du département de la Meuse (+1 %) sur la même période[49].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Void-Vacon depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité [50], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans [51]. Pour Void-Vacon, le premier recensement a été fait en 2007[52], les suivants étant en 2012, 2017, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Void-Vacon, est une évaluation intermédiaire[Note 6]. Le maximum de la population a été atteint en 1891 avec 1 748 habitants.

En 2011, la commune comptait 1 665 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 033 1 262 1 279 1 242 1 458 1 430 1 561 1 634 1 597
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 401 1 360 1 284 1 231 1 226 1 594 1 748 1 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 064 1 075 1 095 1 031 1 014 935 1 000 990 1 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 118 1 061 1 200 1 457 1 622 1 573 1 648 1 659 1 665
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2004[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 24,1 %).
Pyramide des âges à Void-Vacon en 2008 en pourcentage[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
2,2 
7,7 
75 à 89 ans
8,8 
11,2 
60 à 74 ans
13,1 
23,1 
45 à 59 ans
20,5 
21,9 
30 à 44 ans
19,7 
17,0 
15 à 29 ans
17,2 
18,8 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de la Meuse en 2008 en pourcentage[56].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
6,7 
75 à 89 ans
10,9 
13,1 
60 à 74 ans
14,2 
22,1 
45 à 59 ans
21,0 
20,1 
30 à 44 ans
19,0 
18,5 
15 à 29 ans
16,5 
19,2 
0 à 14 ans
17,4 

Attractivité démographique[modifier | modifier le code]

En 2006, 78,9 % des résidents habitaient Void-Vacon cinq ans plus tôt, tandis que 6,8 % venaient d'un autre département lorrain[57]. La proximité des villes et des bassins d'emploi de Toul et de Nancy en Meurthe-et-Moselle explique sans doute l'installation de foyers de néoruraux - actifs ou retraités - venant de ce département, à la recherche d'une qualité de vie moins stressante et de logements moins chers[58]. Dans un contexte plus large, l'Insee note d'ailleurs un renouvellement de la population dans les parties est et sud du département : jeunes couples en provenance des départements voisins et dont beaucoup occupent un emploi hors de la Meuse[59].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Void-Vacon est situé dans la circonscription de Commercy de l'inspection académique de la Meuse, qui dépend elle-même de l'académie de Nancy-Metz. La commune gère l'école maternelle de la rue Louvière et l'école primaire de la rue Gaston Broquet[60]. Cette dernière fait partie des écoles numériques de la circonscription.

Void dispose également d'une école de musique gérée par la Communauté de communes du canton de Void[61].

Santé[modifier | modifier le code]

Void a deux médecins généralistes, un dentiste, un kinésithérapeute, un infirmier et une ambulancière. La maison de retraite publique ou EHPAD habilitée Alzheimer Estienne Duprè a une capacité de 43 lits. Elle était, à son origine, une fondation privée.

Les hôpitaux les plus proches sont ceux de Commercy et de Toul.

Sports, tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le café des Colonnes
Le café des Colonnes

Les activités sportives et de loisirs animent la vie locale et attirent des athlètes de toute la région. Un parcours de santé « sylvestre et botanique » a été aménagé en collaboration avec l'Office national des forêts près du village, en lisière du bois de Voirut[62].

Void a un gymnase : la salle omnisport Jean Louis Gilbert, nom de l'ancien maire qui était également le conseiller général du canton de Void et a œuvré au développement de son chef-lieu. Cette salle accueille un club de handball, LAS Handball Void- Vacon et l'Arc Vidusien. Le village a aussi un judo club, un club de foot : l'Entente Sorcy Void-Vacon (ESVV). Le stade se situe à côté de la salle omnisports. Des terrains de quilles, de boules et de tir à l'arc sont aménagés sur le site de l'ancienne gare[62].

Des courses à pied, Les Foulées Vidusiennes, sont organisées chaque année.

L'association L'Art ou l'Etre avec son dynamique groupe de musiciens de La Roulette Rustre participe à l'animation de Void et des localités voisines[63].

Le Café des Colonnes, quant à lui, propose des soirées à thème et des concerts[64].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Vidusiens disposent de deux lieux de culte : l'église Notre-Dame de l’Assomption de Void et l'église Saint-Nicolas de Vacon[65]. Ces églises sont rattachées à la paroisse catholique « Saint-Joseph du Pays de Void ». Cette paroisse dépendant du diocèse de Verdun comprend 12 communes et regroupe plus de 5 000 habitants[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 465 €, ce qui plaçait Void-Vacon au 13 210e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[67].

En 2007, le revenu net imposable moyen à Void-Vacon s'élevait à 19 430 euros, légèrement supérieur à celui de la Meuse (19 094 euros) mais nettement inférieur à celui de la France métropolitaine (22 947 euros). 51,1 % des foyers étaient imposés (49,2 % dans le département et 55,5 % en France métropolitaine)[57].

Population active et emploi[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 1 066 personnes (981 en 1999), parmi lesquelles on comptait 73,9 % d'actifs dont 66,9 % ayant un emploi et 7,0 % de chômeurs[68]. Dans l'ensemble du département la proportion d'actifs est de 71,1 %, dont 62,9 % ayant un emploi et 8,2 % de chômeurs[69] : la situation est donc relativement plus favorable à Void-Vacon.

En 2007, on comptait 518 emplois dans la commune, contre 444 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 713, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 9] n'est que de 72,5 %, ce qui signifie que la commune offre trois emplois pour quatre Vidusiens actifs. Cet indicateur était de 71,5 % en 1999[68]. En 2007, 27,7 % des Vidusiens travaillent dans la commune, 45,6 % dans une autre commune du département de la Meuse et 23,5 % dans un autre département de la région Lorraine, c'est-à-dire principalement la Meurthe-et-Moselle[70].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2007, Void-Vacon comptait 75 établissements actifs, dont 12 % dans l'industrie, 14,7 % dans la construction, 21,3 % dans le commerce et la réparation, et 52 % dans les services[57].

La commune dispose de deux zones d'activités économiques : la zone d'activité du Vé, d'une surface de six hectares et inaugurée en 2009, et la zone d'activité de La Pelouse[71].

Malgré sa situation à un carrefour nord-sud et est-ouest Void a attiré peu de grandes entreprises : celles-ci sont principalement dans les communes voisines de Sorcy-Saint-Martin (fours à chaux de Sorcy, fromagerie du groupe Lactalis...) et Pagny-sur-Meuse (base de distribution Intermarché, transports Nexia etc.)

À Void on peut citer en 2010 :

  • la Coopérative Agricole Lorraine, dont le silo à céréales d'une capacité de 24 000 tonnes implanté au bord du canal de la Marne au Rhin domine le paysage ;
  • l'entreprise Clair de Lorraine, dont le siège social est à Void, qui produit et distribue des spécialités gastronomiques lorraines ;
  • deux entreprises de travaux publics : Eurovia et Colas[1] ;
  • une entreprise de transport : Établissement Transport Raymond Druart.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'une douzaine de commerces de proximité (dont une boucherie, deux boulangeries, un café, un bar-tabac, une supérette, une pharmacie) et d'un nombre équivalent d'artisans (maçonnerie, réparation automobile, plomberie…)[72] ainsi que d'un bureau de poste et d'un bureau du trésor public. La présence de ces commerces augmente l'attractivité de la commune, même s'ils sont en concurrence avec ceux de villes voisines comme Commercy[17]. Dans le but de revitaliser le commerce, la municipalité a d'ailleurs aidé à la réouverture de la boucherie[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la tour de la Poterne, vue de l'intérieur de l'ancien château
La tour de la Poterne, vue de l'intérieur de l'ancien château

La tour aux Pigeons et la tour de la Poterne, toutes deux du XIVe siècle, sont les vestiges du château de Void aujourd'hui disparu, qui en comportait trois autres : la tour des Loups, la tour de la Lanterne, et la tour Bontemps[73]. Ce château de forme quadrangulaire avait des murailles longues de 75 m à 80 m, hautes de 15 m et épaisses de 2,5 m. On entrait dans le château par la tour de la Poterne, aussi appelée tour de l'Audience car selon la tradition on y rendait la justice[74]. Les façades et toiture de la Poterne sont inscrites depuis le 18 juin 1938 à l'inventaire des monuments historiques[75]. Les murailles furent démolies au début du XIXe siècle[76].

À Void, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption date du Xe siècle. Ruinée en 1349, elle fut reconstruite par l’évêque de Toul. En 1761 la nef fut agrandie. Le clocher date de la même époque. Le chœur est celui de l’ancienne chapelle du château, datant du XIVe siècle[77],[78].

À Vacon, l’église Saint-Nicolas à nef unique éclairée par des baies en plein cintre date du XVIIIe siècle, sa façade est néo-classique. Restaurée en 1930 puis en 2005, elle conserve un tabernacle du XVIIIe siècle[79].

Les halles datent de 1740. Construites à l'emplacement d'un ouvrage fortifié devant la tour de la Poterne dont il protégeait l'accès, elles furent agrandies en 1839. Les colonnes de pierre, au nombre de 28, proviendraient d'un temple de Nasium[80].

La fontaine de la place Cugnot date du XIXe siècle et provient de la fonderie de Tusey à Vaucouleurs. Elle représente une femme portant deux amphores dont l'eau s'écoule, symbolisant la rencontre du Vidus et de la Meuse. Une statue identique se trouverait à Hô-Chi-Minh-Ville (anciennement Saigon)[81].


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Sur la stèle à la mémoire de Cugnot, un obélisque remplace depuis 1969 la statue d'origine, fondue par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Fardier de Cugnot[modifier | modifier le code]

Photographie montrant une réplique à l'échelle 1:2 du fardier de Cugnot exposée à la mairie de Void-Vacon
Réplique à l'échelle 1:2 du fardier de Cugnot construite par le lycée Cugnot de Toul et exposée à la mairie de Void-Vacon.

L'association « Le Fardier de Cugnot » s'est fixé comme objectif la réalisation d'une réplique fonctionnelle et à l’échelle d’origine du fardier de Joseph Cugnot, natif de Void. Le projet a été mené à bien, avec l'appui de la commune et l'aide technique du musée des arts et métiers et d'élèves-ingénieurs de l'École d'Arts et Métiers ParisTech, avec les premiers tours de roue en juin 2010. Le fardier participe à diverses manifestations publiques[82].

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Un fromage est né dans la commune : le void. C'est un fromage à pâte molle à croûte lavée fabriqué à partir de lait de vache. Sa forme et son goût prononcé rappellent le maroilles[83].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Joseph Cugnot (1725-1804), ingénieur né à Void-Vacon. Il inventa le fardier, premier véhicule à vapeur (1769) pour tracter des canons. Sa maison natale fut détruite lors de la construction du nouveau bureau de poste.
  • Gaston Broquet (1880-1947), sculpteur né à Void-Vacon. Il s'est particulièrement illustré dans la réalisation de monuments aux morts après 1918, dont celui de Void qui a été déplacé de quelques mètres : il était à l'origine au centre du carrefour.
  • Pascal Vigneron (1963), trompettiste, organiste, et chef d'orchestre, a vécu son enfance chez ses grands-parents, rue de la Louvière à Void.

Héraldique, devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à trois cailloux d'argent.
Commentaires : La devise de la ville est : Projiciam (« Je lancerai »). Blason et devise font référence au martyre de saint Étienne, qui fut lapidé, et rappellent que Void appartenait au chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Toul.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dr Hennequin, Histoire de Void-Vacon : Void dans le pays des Leuquois, depuis l'an 50 avant J.C. jusqu'à nos jours, Monographie des villes et villages de France,‎ 1876 (réimpr. 1990) (ISBN 287760411X) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Claude Prêcheur, Jean Schneider, Jean Martinelli et Pierre Marot, Lorraine, Horizons de France,‎ 1966, 240 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Philippe Fraimbois, Histoire de la Lorraine, Genève, Éditions Famot, coll. « Portrait de la France moderne »,‎ 1977, 144 p.
  • François Roth, Histoire de la Lorraine et des Lorrains, Éditions Serpenoise,‎ 1er juin 2006, 144 p. (ISBN 2-87692-625-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le site de la mairie de Void-Vacon donne à la fois « plus du tiers », ce qui correspond à ce nombre, et « 45 % »
  2. Une partie de cette voie romaine porte encore le nom de « chemin de la Pucelle » (voir carte IGN 3215 E) car selon la tradition, Jeanne d'Arc aurait suivi cette route pour se rendre à Chinon y offrir ses services à Charles VII. Une statue de Jeanne d'Arc se situe au lieu-dit « le Chalet », dans une propriété privée non visible de l'extérieur (File:Jeanne d'Arc à Vacon.jpg)
  3. L'annexe I liste les espèces dont la protection nécessite la mise en place des ZPS (Zones de Protection Spéciales)
  4. La voie romaine de Reims à Metz passait au sud de Void, par les villages de Reffroy, Bovée, Broussey-en-Blois et Sauvoy.
  5. Appelé désormais « Barrois mouvant »
  6. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales publiées
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  9. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Void-Vacon », sur site personnel du géographe Roger Brunet (consulté le 20 novembre 2011)
  2. a, b, c et d [PDF] Marc Verdier, « Vision géographique de l’étalement urbain en Lorraine : étude par fragments », sur le site de la DREAL Lorraine,‎ décembre 2008 (consulté le 4 décembre 2011)
  3. a, b, c, d et e [PDF] « Site Natura 2000 "Site n°84 Vallée de la Meuse Secteur Sorcy-Saint-Martin" », sur le site de la DREAL Lorraine : Les sites Natura 2000 de Lorraine,‎ février 2003
  4. « les carrières de Chaux de Sorcy Saint-Martin (55) », sur le site personnel de Vincent Anciaux (consulté le 20 novembre 2011)
  5. « LA MEUSE à VAUCOULEURS [CHALAINES] station n° B1340010- Données hydrologiques de synthèse (1973 - 2010) », sur la banque Hydro sur le site du ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 20 novembre 2011)
  6. a et b « Village de Void-Vacon », sur le site annuaire-mairie.fr de la SARL Advercity,‎ 24 mars 2009 (consulté le 20 novembre 2011)
  7. a et b « Étude Meuse médiane », sur le site de l'établissement public d'aménagement de la Meuse et de ses affluents,‎ 2007 (consulté le 20 novembre 2011)
  8. voir CARMEN, Ministère chargé de l’écologie : Données environnementales en Lorraine Consulté le 23 mai 2010
  9. « Cartographie régionale », sur site de la mairie de Void-Vacon (consulté le 21 novembre 2011)
  10. « Nancy, Meurthe et Moselle - [1961-1990] », sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 21 novembre 2011)
  11. « Brest, Finistère - [1961-1990] », sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 21 novembre 2011)
  12. « Climatologie ; Données Nancy de 1946 à nos jours », sur le site de Frédéric Decker (meteo.org) (consulté le 21 novembre 2011)
  13. « Les Rapides de la Meuse », sur Le site de la direction régionale Est du Groupe Veolia Transport (consulté le 18 novembre 2011)
  14. « Fiche horaire Nancy Bar-le-Duc Paris », TER Lorraine (consulté le 10 mai 2010)
  15. « CC de Void Vacon - Thème : Déplacements domicile-travail », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2010)
  16. « Encyclopédie des villes de France », sur le site de la société Benchmark Group (consulté le 18 novembre 2011)
  17. a, b et c Émilie Binard, Diagnostic territorial de Void-Vacon (55) : Master 2 Professionnel Ingénierie de l’Aménagement et du développement local, Université Paris VII Denis-Diderot,‎ 2010, 129 p., p. 27
  18. Émilie Binard, Diagnostic territorial de Void-Vacon (55) : Master 2 Professionnel Ingénierie de l’Aménagement et du développement local, Université Paris VII Denis-Diderot,‎ 2010, 129 p., p. 60
  19. « Résultats du recensement de la population - 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 octobre 2010)
  20. « Les projets », sur le site de la mairie de Void-Vacon (consulté le 15 novembre 2011)
  21. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 145
  22. Albert Dauzat, DENLF 692.
  23. Prêcheur et al. 1966, p. 54
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  39. « Void-Vacon (5528 - Canton ou ville) », sur le site de l'Insee,‎ 3 mai 2010 (consulté le 20 mai 2010)
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