Laxou

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Laxou
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Laxou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Laxou (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Laurent Garcia
2014-2020
Code postal 54520
Code commune 54304
Démographie
Gentilé Laxovien(ne)s
Population
municipale
14 681 hab. (2011)
Densité 921 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 11″ N 6° 09′ 10″ E / 48.686389, 6.152778 ()48° 41′ 11″ Nord 6° 09′ 10″ Est / 48.686389, 6.152778 ()  
Altitude Min. 220 m – Max. 350 m
Superficie 15,94 km2
Localisation

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Liens
Site web www.laxou.fr

Laxou est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Laxou se situe dans l’agglomération ouest de Nancy, dans le nord-est de la France. Avec près de 16 km², c’est une des communes les plus étendues de l’agglomération, les deux tiers de son territoire étant couverts par la forêt de Haye. La cité est située au pied de la côte de Buthegnémont, à gauche de la route de Nancy à Toul.

Laxou partage une frontière urbaine avec Maxéville au nord puis en tournant dans le sens horaire : Nancy et Villers-lès-Nancy, elle est ensuite limitrophe avec Chavigny, Maron, Velaine-en-Haye et Champigneulles dans la forêt de Haye.

Au fil des siècles la cité s’est appelée Larzuls (1127-1168), Larczos (1182), Larceozs (1190), Laccos (1193), Larzous (1214), Larçous (1227), Larsour (1258), Larsouz (1289), Laixous (1420), Laxolo (1513), Laxour (1526), Laisous, Laysou (1636), Laixou (1557)[1]. En 1794, le village était connu avec son nom actuel de Laxou[2]. En raison de la façon de prononcer alors les x dans la région, on disait souvent lachou au siècle dernier. Les habitants sont appelés Laxoviens.

En 1999, c’est la troisième ville de l’agglomération en population, derrière Nancy et Vandœuvre.

Le village[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Genès

Situé dans une ancienne vallée viticole, c’est le cœur historique de Laxou. Nichées à flanc de coteau autour de l’église, les maisons de vignerons rappellent la vocation rurale de la bourgade.

L’architecture est donc marquée par un habitat ancien qui délimite une succession d’espaces différents ; de rues étroites et tortueuses qui joignent des petites places.

On y trouve de nombreux sentiers qui serpentent entre les jardins, et des monuments anciens comme les fontaines, la croix de chemin…

Zola-Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Accueillant l’hôtel de ville et la Poste, il s’est développé à partir du début du XXe siècle autour des terrains d’une ancienne chartreuse.

Il est le prolongement naturel du quartier Poincaré-Foch-Anatole France de la ville de Nancy, avec lequel il présente une véritable unité architecturale, marquée par l’influence Art nouveau de l’École de Nancy.

Les Provinces[modifier | modifier le code]

Les Provinces ont été construites entre 1955 et 1960, dans une plaine au Sud du village historique. Bâti sur d’anciennes terres agricoles, ce quartier fait une superficie d’une trentaine d’hectares, avec de nombreux bâtiments typiques de l’urbanisme des années 1950.

L’ex-église Saint-Paul, construite en 1963, est devenue l’espace Europe, une salle qui accueille des spectacles, des conférences, des projections cinématographiques…

Champ-le-Bœuf[modifier | modifier le code]

Le nom de ce quartier vient d’une ancienne ferme du fief de la famille Montbois[3]. Il s’étend sur le plateau au nord, entre l’avenue de la Résistance et l’autoroute A31. Il se poursuit sur la commune de Maxéville.

C’est un urbanisme des années 1970. On y trouve l’église Saint-Jean le Baptiste.

Le Plateau[modifier | modifier le code]

Situé au sud de l’avenue de la Résistance, à la limite de la forêt de Haye. On y trouve une zone commerciale, des quartiers d’habitations pavillonnaires récents, une zone de loisirs.

La zone commerciale de la Sapinière, où est installé l'hypermarché Auchan depuis septembre 1986, est très fréquentée par les habitants de l’Ouest nancéien. La quasi-totalité des concessions automobiles y sont rassemblées, faisant de Laxou le pôle automobile de l’agglomération.

Forêt de Haye[modifier | modifier le code]

La forêt de Haye est un massif forestier d’environ 10 000 ha, dont plus de 10 % sont situés sur le territoire communal de Laxou. Elle y est coupée par l’échangeur autoroutier A31 - A33 qui conduit à l’avenue de la Résistance menant à Nancy.

L’exploitation forestière a été une ressource importante de la commune, et la forêt est également appréciée des randonneurs.

Population d'affouagers [3]
1806 1817 1858
190 202 200

Maréville[modifier | modifier le code]

Maréville est situé au sud-ouest de la commune, sur une trentaine d'hectares entre le village, la forêt de Haye et la commune de Villers-lès-Nancy, il accueille le centre psychothérapique de Nancy-Laxou.

On y trouvait autrefois une prairie, le clos de Lanné, qui formait une avancée dans la forêt. À partir de 1315, cet enclos contient des baraquements en bois qui servaient à maintenir en quarantaine les Nancéiens touchés par la peste. Ils y attendaient, quasiment privés de soins, la mort ou une hypothétique guérison spontanée.

Au XVIe siècle une briqueterie s'installe dans le clos de Lanné, bientôt accompagnées d'une tuilerie et d'un moulin. Ces bâtiments seront détruits à la suite du siège des Français de 1633.

En 1597, Anne Fériet, veuve du seigneur de Novéant-sur-Moselle lègue une partie de sa fortune à la fondation d'un hôpital pour pestiférés. Elle assiste en 1602 à la consécration de la chapelle de la Sainte-Trinité de Sainte-Anne. Quand elle décède, en 1604, l'hôpital occupe une superficie de 27 000 m². Il sera très actif pendant la première partie du XVIIe siècle, puis les cas de peste devenant de plus en plus rare et les ressources venant à manquer, il périclitera progressivement.

En 1716, les bâtiments, qui menaçaient ruines, sont convertis par le duc Léopold en maison de correction : la Renfermerie. Le duc décida rapidement d'y adjoindre une manufacture de bas. Elle emploiera une centaine de personnes, prisonniers de la Renfermerie ou indigents. La manufacture, concurrencée par des fabriques nancéennes, cessa son activité en 1745.

En 1749, Maréville et la rente d'Anne Fériet sont cédés aux frères des Écoles chrétiennes, à la condition qu'ils remettent l'institution en l'état et qu'ils s'engagent à interner, contre paiement d'une pension, tous les sujets que le duc leur adressera par lettre de cachet. Outre ces personnes, ainsi que des jeunes en correction, Maréville devient un noviciat, accueille des pensionnaires libres et de plus en plus d'aliénés. L'établissement, rapidement prospère, s'agrandit dans les années qui suivent. En 1790, les détenus par lettre de cachet sont libérés et le noviciat est dissous. Seul subsiste l'asile d'aliénés. Dans la nuit du 21 au 22 février 1794, un incendie détruit une grande partie de l'établissement et ses archives.

Intégré à la commune de Laxou pendant la Révolution française, il reprend progressivement son rôle d'asile pour aliénés et accueille des malades venant de tous les départements voisins, pour atteindre 500 pensionnaires en 1814[4]. En 1818, la gestion est confiée à la congrégation des Sœurs de St Charles. En 1838, il devient l'hôpital départemental des Aliénés. En 1879, Maréville est le plus important asile de France. C'est en 1949 qu'il prend le nom de centre psychothérapique[5] et devient un établissement public de santé le 30 octobre 1970[6].

La porterie de l’hôpital de Maréville date du XVIIIe siècle. La chapelle Saint-Roch abrite un orgue dont le facteur n’est pas connu, équipé d’un buffet XVIIIe[7]. Les grilles de la clôture liturgique, réalisées par Jean Lamour, sont classées aux monuments historiques depuis 1993.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant le développement de l’agglomération, le village de Laxou était situé à environ 4 kilomètres de Nancy. Il dépendait de la généralité et du bailliage de cette ville, et était régi par la coutume de Lorraine[8].

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Déjà occupé à l’époque mérovingienne, Laxou est citée pour la première fois en 1130 sous le nom de Larzuls.

Mathieu Ier de Lorraine favorisa l’installation d’une commanderie hospitalière de l’ordre de Malte dans son duché. La commanderie est édifiée en 1140, en pleine campagne à proximité du faubourg Saint-Jean. Il en subsiste la tour de la Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître, le plus vieil édifice de Nancy.

Les hospitaliers ont construit au cours des siècles plusieurs bâtiments d’utilité publique qui étaient connus comme la commanderie de Laxou. Le principal était l’hôpital Saint-Jean Baptiste qui subsiste encore au 27-29 rue Édouard-Grosjean[3]. Plusieurs anciennes maisons portent des croix de Malte sculptées sur les façades.

Simon II de Lorraine accorda aux hospitaliers des droits seigneuriaux sur Laxou vers 1176, ils les conserveront jusqu'en 1789. Ils seront donc les principaux seigneurs de Laxou, partageant ce fief avec les familles de Lenoncourt et de Ludres.

L'abbaye de Clairlieu, sur la commune voisine de Villers-lès-Nancy, possédait également quelques droits à Laxou, surtout des vignes qui lui furent cédées lors de son installation vers 1150. Les laxoviens avaient coutume de se rendre à Clairlieu les jours de fêtes.

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

C'est à cette époque que se situe l'enlèvement de Ferry III de Lorraine dans les bois de Laxou. Alors qu'il revenait d'une chasse, Adrian des Armoises, seigneur de Maxéville le captura et l'enferma dans son château. Des années plus tard, il parvint à faire parvenir sa bague à la duchesse Marguerite par l'intermédiaire d'un couvreur qui avait été chargé d'entretenir le toit de sa prison. Celle-ci envoya une troupe de soldats libérer son époux ; Adrian des Armoises libéra le duc sans combattre[9].

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1306, Henri II de Vaudémont ravage Laxou et Maréville ; en représailles le duc Thiébaut II de Lorraine déclenchera la bataille de Pulligny, qu'il perdra.

La seigneurie de Laxou appartient d'abord aux ducs de Lorraine qui, à partir de la fin du XIVe siècle, en céderont progressivement la propriété. On a retrouvé des titres qui remontent à 1390[8].

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Nancy opposant René II de Lorraine et Charles le Téméraire du 22 octobre 1476 au 5 janvier 1477, Laxou servait de camp aux Bourguignons. Le Duc de Lorraine avait confié la garde de l'ancienne forteresse de Gondreville avec 400 hommes au bâtard de Vaudémont pendant qu'il cherchait à réorganiser une nouvelle armée. Le 1er novembre 1476 vers dix heures du soir, cette troupe traversa la forêt de Haye, surprit la garnison bourguignonne de Laxou et revint sans être inquiétée avec des prisonniers, 30 chevaux et du butin.

Après la victoire de René II, le village de Laxou sera exonéré de taille pendant plusieurs années.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, le village est réputé à la cour de Lorraine pour ses vignobles et les parties de chasse, et les balades en forêt de Haye étaient fort prisées. C'était un lieu de passage sur l'axe Nancy-Toul-Paris.

Le 2 avril 1516, la duchesse Renée se rendant pour la première fois dans sa cité de Nancy, s'est arrêtée à Laxou pour se restaurer. Charmée par l'accueil des villageois, elle aurait offert un vitrail représentant Saint-René à l'église du village.

On dit également qu'elle aurait alors aboli une veille servitude qui obligeait les femmes de Laxou à aller battre l'eau d'une mare située place de la Carrière, lors de la nuit de noce des ducs. En effet l'endroit était marécageux et il s'agissait de protéger le sommeil des souverains du coassement des grenouilles.

Cette anecdote est cependant probablement apocryphe. Nous ne connaissons en effet aucune source antérieure à un ouvrage paru à Toul en 1704 : L'origine de la très illustre maison de Lorraine avec un abrégé d'histoire de ses princes par le père Benoît Picart. C'est aussi ce livre qui nous informe que la réception de Laxou correspondait également à une servitude, qui aurait été encore une fois levée par la duchesse Renée. Mais là non plus il n'existe aucune mémoire d'une telle réception avant 1516[10].

À partir de la moitié du XVIe siècle, comme sur le reste du territoire lorrain, la situation se détériore gravement. Et Laxou aura notablement à souffrir des épidémies de peste et des exactions des gens de guerre qui traverseront son territoire à l'occasion des divers conflits qui ensanglanteront le duché.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 1608, Babe du Puy du Foug, veuve de Jean de Lenoncourt vend les droit seigneuriaux de la famille au duc de Lorraine pour la somme de 7000 francs[3]

Lors du siège de Nancy par Louis XIII en 1633, des abattis ou remparts ont été installés pour bloquer l'accès aux troupes du duc de la Force. Ils ont laissé leur nom au sentier des Remparts. Le village de Laxou servit de cantonnement pour les armées françaises.

Dans les années 1635-1637, Laxou eut à souffrir des agissements de la garde écossaise du roi de France.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite des guerres et des épidémies de peste des siècles passés, le village ne compte plus que 80 habitants au début du XVIIIe siècle. La situation économique va progressivement s'améliorer pendant tout le siècle.

Le 30 octobre 1697, le traité de Ryswick rend la Lorraine à la famille ducale après 50 ans d'annexion française. Les habitants de Laxou forment une compagnie pour aller accueillir le duc Leopold à Blâmont.

Avant 1705 sur la route de Nancy à Toul, la traversée de la forêt de Haye était périlleuse à cause des brigands. On dit même que le duc Leopold y fut victime d'une attaque, ce qui le conduisit à construire une levée du côté de Nancy, pour surélever la route par rapport aux sous-bois.

Mais c'est sous Stanislas que démarra en 1745 le comblement des fonds de Toul près du lieudit les Baraques, à la limite de Champigneulles, Laxou et Velaine-en-Haye. Le remblaiement de ces deux gouffres emploiera les corvéables des subdélégations de Nancy, Pont-à-Mousson, Vézelise et Lunéville. Ceux-ci étaient mobilisés pour deux ou trois semaines, parfois d'avantage. Ils étaient logés sur place, d'où le nom du lieudit et devaient fournir eux-mêmes les outils et animaux de traits. Les travaux dureront quinze ans, jusqu'en 1760. Ils permirent d'élever la route de 48 mètres au-dessus de son niveau précédent. Au XIXe siècle, on nommait encore « chemin de la Grande Corvée » le sentier qui avait été utilisé par les ouvriers pour venir se ravitailler au village[3].

Jusqu'ici, la route de Nancy à Toul passait par le Chemin Blanc correspondant aux actuelles rue du Petit Arbois et rue du Plateau. En 1753, l'avenue de Boufflers est percée. Elle sera utilisée jusqu'en 1841, date où la route actuelle de Nancy à Toul sera construite.

La Révolution de 1789 aura un faible impact sur la commune. Elle plante en 1791 son Arbre de la Liberté qui ombrage encore aujourd'hui la place du même nom[5].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1822, la commune compte 720 habitants, représentant 208 foyers et 169 habitations. Elle fait une surface de 16585 hectares, dont 949 en bois, 150 en vigne, 80 en terres de labours et 40 en prés[8].

L'exploitation des carrières est ancienne à Laxou, et par exemple des pierres de la carrière du Grand Pourri ont été utilisées pour construire la basilique de Saint-Nicolas-de-Port au XVIe siècle ou la cathédrale de Nancy au XVIIIe. Mais c'est au XIXe siècle que leur exploitation atteint son apogée, avant de progressivement décliner à la suite de l'utilisation du ciment pour construire les immeubles[3].

Une autre activité importante à cette époque sont les mines de fer. Des gueules jaunes ont ainsi extrait la minette lorraine pendant trente ans à Laxou. Le minerai est découvert entre 1844 et 1848. Il est exploité par la société Dietrich de Lunéville à partir de 1868. L'entrée de la mine se faisait en haut de la rue de la Forêt et les galeries correspondaient avec Maxéville et Ludres. Le minerai était transporté sur des chariots jusqu'au canal de la Marne au Rhin, ou à la gare Saint-Georges quand la glace rendait la navigation impossible. Un chemin de fer est construit en 1881 pour parer à la destruction des routes par les chariots. Cette mine est fermée en 1891 ; aujourd'hui l'ennoiement des galeries pose encore des problèmes d'affaissements de terrain[3].

À partir de 1850, on assiste au début de l'expansion démographique qui conduira à une multiplication par 17 de sa population en 1980. Après le traité de Francfort, environ 600 optants s'installeront dans la commune entre 1872 et 1886.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Important développement démographique avec la construction des quartiers des Provinces, puis de Champ-le-Bœuf.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laxou Blason Blasonnement : parti : au premier de gueules au pic de carrier d'argent emmanché d'or, posé en barre et soutenu d'une grappe de raisin feuillée du même, au second aussi d'or au dauphin d'azur jaillissant d'argent et posé en pal.
Détails adopté vers 1965, le blason rappelle les trois richesses traditionnelles de la cité : la mine de fer, la viticulture sur les coteaux et l'eau des sources pour les lavoirs et les blanchisseries ainsi qu'un ruisseau (l'asnée) s'écoulant dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1852 1879 Nicolas-Joseph Ferry   Ancien instituteur
195? 196? Louis Colin    
197? 1989 Gérard Thirion   Inspecteur général des bibliothèques
1989 2008 Claude Guillerme UMP Conseiller général
mars 2008 2020 Laurent Garcia MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Territoire[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Laxou absorbe Maréville[2] et, avant 1806, Bathelémont[2]. La commune fait partie en 1801 du canton de Nancy-Nord, en 1973 du canton de Pompey et, depuis le 26 janvier 1982, du canton de Laxou[2].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Laxou héberge plusieurs organisations professionnelles, et notamment l'ensemble des organisations agricoles de Lorraine et de Meurthe-et-Moselle :

  • Chambres régionale et départementale d'Agriculture,
  • Chambre départementale des Métiers et de son centre de formation le CEPAL,
  • Centre consulaire de formation de la Chambre de Commerce et d'Industries,
  • Sièges de la Coopérative agricole lorraine,
  • Siège de la Fédération départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles.

Démographie[modifier | modifier le code]

La cité possédait 80 habitants au début du XVIIe siècle [5].

Ménages[3]
1360 1633 1635 1822 1881 1886
26 110 35 230 435 477


En 2011, la commune comptait 14 681 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
843 732 830 483 1 200 973 1 014 952 1 107
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 110 2 507 2 640 3 038 3 107 3 326 3 494 3 725 3 925
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 279 4 757 5 015 5 994 6 962 8 551 8 174 8 873 14 392
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
15 898 16 766 17 018 15 490 15 288 15 359 14 681 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit du Haut des vignes, la croix Saint-Claude date de 1586. Elle est aussi appelée croix des pestiférés car elle avait été édifiée par Jean Serre de Tonnoy pour apaiser le courroux divin, lors de la grande épidémie de peste de la fin du XVIe siècle. L'autel qui la supporte date de 1874[5].

La croix de mission date elle de 1751. D'abord située place de la Liberté, elle fut déplacée rue Jules-Ferry en 1860 lors de la construction du château d'eau.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville

L'hôtel de ville est une ancienne maison bourgeoise marquée par l'école de Nancy. Il possède un parc paysager. L'ancienne mairie-école avait été construite en 1857 place de la Liberté. Le bâtiment qui l'avait précédé était en face sur cette même place.

Places[modifier | modifier le code]

La place du jet d'eau

La place du Jet d'Eau a été construite en 1865.

Fontaine monumentale XIXe ; jet d'eau et aménagement ; paysager, fontaine XIXe dans le parc du Champ-de-Bœuf.

En poursuivant par la rue Jules-Ferry, on aboutit à la place de la Liberté, elle possède encore son arbre de la Liberté, planté en 1791[5]. Sur la gauche de cette place on trouve l'ancienne mairie-école construite en 1857 et à droite un château d'eau construit en 1860.

Porterie de l'hôpital de Maréville XVIIIe.

Cimetière juif[modifier | modifier le code]

Situé à l'ouest de la rue du Pressoir, ce cimetière avait vocation depuis 1286 d'enterrer les juifs du duché de Lorraine. Ce terrain avait été cédé par la commanderie Saint-Jean-Du-Vieil-Aître contre le paiement annuel d'une redevance. Il a été détruit après la bataille de Nancy, lorsque René II a expulsé les juifs du duché au motif qu'ils avaient commercé avec les Bourguignons. Le musée Lorrain possède des pierres tombales qui proviennent probablement de ce cimetière.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Genès

Dédiée à saint Denis, elle a été bâtie en 1877. C'est la cinquième église construite à ce lieu. L'ancienne, construite à la fin du XVe siècle était décrite comme sans grand intérêt architectural en 1837 : elle possédait une nef unie, des fenêtres en plein cintre qui viennent d'être agrandies.

L'entrée du chœur possède un ensemble sculpté par Eugène Vallin[13]. Les orgues datent de 1880[14]. Elles ont été restaurées en 1981.

Laxou est une chrétienté de l'abbaye de Clairlieu jusqu'en 1513 où elle dépend de la collégiale Saint-George de Nancy[1]. Laxou dépendra ensuite de la paroisse Saint-Epvre de Nancy ; elle relève aujourd'hui de la paroisse Charles de Foucault.

  • Église Saint-Jean-Baptiste quartier Champ-le-Bœuf.
  • Église moderne Saint-Paul quartier Les Provinces.
  • Chapelle centre psychothérapeutique de Maréville.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lycée technique Héré[modifier | modifier le code]

Il est situé sur une des anciennes propriétés de Melchior de la Vallée, qui a ensuite été occupée par une confrérie qui y établit la chartreuse de Sainte-Anne. Les bâtiments furent convertis en hôpital après le déménagement de la chartreuse de Bosserville en 1666. Après la seconde guerre mondiale, un centre d'apprentissage y fut installé[5].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Médiathèque et BERP[modifier | modifier le code]

La ville de Laxou dispose d'une médiathèque qui, depuis 1991, abrite la Bibliothèque européenne du roman populaire. Elle accueille également le fonds spéléologique de la Ligue spéléologique lorraine[15].

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

  • Parc de loisirs du Champ-de-Bœuf (9 ha),
  • Forêt domaniale de Haye (10.000 ha),
  • Vergers et sentiers (12 km),
  • Zone de loisirs de la Sapinière,
  • Belvédère avec sa table d'orientation, qui surplombe l'avenue du Bois Grosnée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sont nés à Laxou :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Laxou est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération nancéienne appelé Réseau Stan :

  • 2 : Laxou Plateau de Haye - Laneuveville Centre
  • 3 : Laxou Provinces - Seichamps Haie Cerlin
  • 4 : Laxou Champ le Boeuf - Vandoeuvre Roberval
  • 5 : Laxou Champ le Boeuf - Seichamps Voirincourt
  • 6 : Villers Clairlieu - Malzéville Savlons
  • 10 : Nancy Pôle de Santé - Jarville Sion
  • 16 : Villers Clairlieu - Malzéville Savlons
  • P'tit Stan de Laxou : Laxou Sapinière - Laxou Provinces - Laxou CPN
  • Taxistan Boudonville : Cours Léopold - Boudonville - Boufflers - Sapinière - Centre Ville
  • A : Villers Clairlieu - CES Chepfer - Laxou Provinces / Villers Lycée Stanislas
  • N : Laxou CEPAL - Nancy Centre de Congrès Prouvé

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Henri Lepage, 1862
  2. a, b, c et d Des villages Cassini… - Dossier "NAVIGATION"
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Laxou sa belle histoire, Albert Thiébaut 1963, ISBN 2-84373-254-9
  4. Des maladies mentales considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal, Étienne Esquirol voir p 496
  5. a, b, c, d, e et f Ville de Laxou - Portrait de la ville - Historique
  6. Centre Psychothérapique de Nancy-Laxou (CPN), unité accueil urgences psychiatriques
  7. Visite LORRAINE - nelly johnson -
  8. a, b et c Statistique administrative et historique du département de la Meurthe, 1820
  9. Les Ducs de Lorraine, 1048-1757. Costumes et notices historiques, Jean Cayon
  10. De la prétendue servitude imposée autrefois aux femmes de Laxou, d'aller battre l'eau de la mare qui avoisinait le Palais ducal, la nuit des noces des ducs de Lorraine dans le Journal de la société d'archéologie et du comité du Musée Lorrain, Louis Lalement août 1854
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Saint Genès
  14. Les orgues de France
  15. (fr) « Médiathèque Gérard Thirion, Fonds spécialisés », sur le site du réseau des bibliothèques et médiathèques de l'agglomération nancéienne (consulté le 28 juin 2013)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laxou : du village à la ville, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]