Rombas
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| Rombas | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Metz-Campagne |
| Canton | Rombas (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 57591 |
| Code postal | 57120 |
| Maire Mandat en cours |
Lionel Fournier 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Orne-Moselle |
| Site internet | www.rombas.fr |
| Démographie | |
| Population | 10 023 hab. (2006) |
| Densité | 857 hab./km² |
| Aire urbaine | 53 000 hab. |
| Gentilé | Rombasien, Rombasienne |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 162 m — maxi. 383 m |
| Superficie | 11,69 km² |
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Localisation Carte nationale
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Rombas (prononcé [ʀɔ̃.bɑ][1]) est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.
Ses habitants s’appellent les Rombasiens.
[modifier] Géographie physique
La ville est située dans la basse vallée de l’Orne, sur sa rive droite, sur deux régions naturelles : le plateau lorrain et les plateaux calcaires de Lorraine ou côtes de Moselle.
[modifier] Hydrographie
À Rombas, la rivière de l'Orne recueille l'eau du Rupt canalisé en aval du fond Saint-Martin. Ce ruisseau arrose le lieu-dit Chantereine qui doit son nom à l'affection que portent les batraciens pour cette zone humide.
Les eaux d’exhaure sont présentes sur les flancs de coteaux.
Réservoir, stations de pompage.
[modifier] Géologie
Les étages de l'échelle stratigraphique apparents à Rombas sont mentionnés selon leur ordre de mise en place, des plus anciens aux plus récents[2] :
- Ère secondaire : Pliensbachien ; Toarcien ; Aalénien ; Bajociens. Durée d'environ 190 Ma à 165 Ma.
- Ère quaternaire : limons éoliens ; alluvions modernes.
[modifier] Climat
Rombas possède un climat de type océanique dégradé (à influence continentale assez marquée). Comparés avec ceux de l’ouest de la France, les écarts de température entre l’hiver et l’été tendent à devenir plus importants. Les hivers sont relativement froids, les étés relativement chauds, et les précipitations sont à peu près régulières toute l’année se situant autour de 700 à 800 mm d’eau par an répartis sur environ 130 jours. Les gelées tardives sont habituelles. La température moyenne annuelle est 9,8 °C.
Météo France utilise les relevés de la station de Metz Frescaty.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Metz | 1 638 h/an | 765 mm/an | 31 j/an | 26 j/an | 54 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Moyenne des relevés à Metz-Frescaty 1961-1990[3]
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures moyennes (°C) | 1,5 | 2,8 | 5,8 | 9,1 | 13,2 | 16,4 | 18,4 | 18,0 | 15,0 | 10,6 | 5,4 | 2,4 | 9,9 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 64 | 58 | 63 | 53 | 69 | 72 | 61 | 62 | 60 | 63 | 67 | 73 | 765 |
[modifier] Communes limitrophes
Sept communes partagent leurs limites administratives avec la commune : Moyeuvre-Grande, Rosselange, Clouange, Vitry-sur-Orne, Amnéville (incluant l'annexe Malancourt-la-Montagne), Marange-Silvange et Pierrevillers.
[modifier] Étymologie
On attribue à la ville l’étymologie anthroponymique d’un Franc germanique, propriétaire de la terre au VIe ou VIIe siècle, Rumo, associée à bach qui désigne le cours d’eau. Cette origine se justifie par la similitude sémantique de toponymes environnants, Rombas, Ramonville, Roncourt et Rosselange, coïncidant avec un tel domaine. La première mention connue de la localité apparaît dans une nomenclature des propriétés du couvent bénédictin de Prüm en Eifel, au Xe siècle, sous la forme Rembacum[4].
Évolution du toponyme à travers les siècles :
- Rembacum, 971 ;
- Romesbach, 972–973 ;
- Romebach, 978 ;
- Ramesbach et Romabach, 984 ;
- Rumebaz, Rumebaiz, Romesbach au XIIe siècle ;
- Rumesbach, 1128 ;
- Romeba, 1157 ;
- Ramisbach, 1160–1162 et 1179 ;
- Romesbas, 1185 ;
- Romebair, 1242, 1247 ;
- Romebac, 1245 ;
- Roumebac, 1280 ;
- Rombair, Rombairt, Rombar, 1335–1338 ;
- Rombairt, 1339 ;
- Rombas au XVe siècle (?) ;
- Rombay, 1427 ;
- Rombaix, 1472 ;
- Rombay, 1529–1598 ;
- Rombas, 1613 ;
- Rombac sur la carte de Cassini[5] (levée entre 1756 et 1789) ;
- Rombach, 1870–1918, annexion allemande ;
- Rombas, depuis 1914.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire et Antiquité
Les premières installations humaines dateraient du paléolithique supérieur (15 000 avant J.-C.) au lieu dit « Les Roches ». Vers 1870, des haches néolithiques (vers -4 000) sont découvertes au lieu-dit la Tuilerie proche du hameau de Ramonville.
Les vestiges d’un oppidum remarquable sur la côte de Drince, à Pierrevillers, demeurent parfaitement visibles et attestent la présence dans la région du peuple celte, les Médiomatriques, (env. IIIe siècle).
Achèvement de la conquête romaine de la Gaule (en 52), présence romaine très probable à Rombas.
[modifier] Moyen Âge
C’est le Franc germanique Rumo qui, recevant cette terre en partage, aurait fondé Rombas au VIIe siècle. La ville dépendait de l’ancienne province du Barrois, prévôté de Briey. Elle est citée en 753 comme possession de Saint-Vannes de Verdun.
Au XIe siècle, sous l’impulsion des moines de l’abbaye de Gorze, la viticulture devint la principale activité économique.
La ville de tradition francophone se situe sur la frontière linguistique entre les parlers roman et germanophone..
Durant la guerre que René II, duc de Lorraine et de Bar, fait aux Messins, Rombas est assiégée et anéantie en 1490.
[modifier] De la Renaissance au XVIIIe siècle
Sa population dépasse largement 750 habitants en 1581. Plus de 1000 au début du XVIIe siècle (malgré sa destruction en 1636 due à la guerre de Trente ans).
[modifier] La Révolution française et l’Empire
À la Révolution, Rombas, siège de l’archiprêtré est la deuxième localité du baillage de Briey avec près de 1250 âmes (le territoire de Sylvange aujourd’hui Silvange est encore sous sa dépendance[6]).
Le noyau historique du bourg vigneron donne la toponymie côte de Choque désignant le pressoir. Les maisons de vignerons dans leur aspect actuel (deuxième moitié du XVIIIe siècle à début XIXe siècle) s’élèvent sur une cave voûtée avec l’organisation mitoyenne caractéristique du village-rue lorrain.
En 1793, Rombas dépend du département de la Moselle et du canton de Briey et du district devenu arrondissement (1801) de Briey[7].
Après la Révolution française, la famille de Wendel déploie les forges et son influence dans la vallée. En 1817, Rombas avait pour annexes les hameaux de Villers-lès-Rombas et Ramonville ce qui représente 1 160 habitants répartis dans 248 maisons.
[modifier] De la Restauration à la Guerre de 1870
À partir de 1860 l’industrie et les dégâts causés par le phylloxéra supplantent mille ans de culture de la vigne qui disparaît définitivement en 1916. Un autre facteur va accélérer cette évolution : en 1871, Rombas est intégré au terriroire d'Empire, le Reichsland d’Alsace-Lorraine, en application du Traité de Francfort.
[modifier] L’annexion allemande : 1871-1918
Rombas devient un haut-lieu de la sidérurgie. Une aciérie est implantée au centre d'un complexe industriel de grande ampleur qui la relie au mines de fer et à d'autres sites comme celui de Maizières-lès-Metz. L'annexion produit un afflux d'immigrés allemands, notamment des cadres de l'industrie et des professeurs. La ville basse se développe à partir de l'usine et de la gare selon des préceptes d'un art urbain inédit. Des écoles et une nouvelle mairie sont édifiées. La jonction avec le « village français » est amorcée (actuelle rue de Versailles, départ de la Grand'rue). L'usine favorise la construction d'un collège d'enseignement dans la rue de l'Usine en 1898.
Administrativement, Rombas est intégrée au Landkreis Metz en 1871 (qui devient en 1919 Metz-Campagne) et demeure rattachée au canton de Briey[7].
[modifier] Le retour à la France et la Seconde Guerre mondiale
1918 marque le retour à la France. Suite à l'annexion de 1871, le département de la Moselle est et demeure encore aujourd'hui, sous régime concordataire, comme les départements du Bas-Rhin et le Haut-Rhin, .
En 1936, la construction de l'actuel collège dans un cadre encore champêtre, conçu pour pouvoir également servir d'hôpital, dénote la conscience de l'imminence du conflit. Il fera effectivement office d'hôpital militaire durant toute la guerre, allemand puis américain en 1944.
L'armistice du 22 juin 1940 est suivi d'une annexion de fait par le Troisième Reich qui s'attache à une germanisation accrue qui défait ce que Paris avait lui-même défait. Les jeunes gens sont incorporés dans l'armée et envoyés au front.
[modifier] L'après-guerre
La sidérurgie met plusieurs années à retrouver son dynamisme au lendemain de la guerre. Elle reste structurée par métiers et se mécanise peu. En 1950 on parle du « Texas-Français », la main d'œuvre afflue de tous les départements français et une part importante des ouvriers est étrangère : fils d'Italiens piémontais et lombards venus au début du siècle, ouvriers allemands sociaux-démocrates arrivés pendant l'annexion de 1918, soldats russes prisonniers de guerre allemands de 1914-1918, Polonais, Russes de l'armée blanche ukrainienne, Italiens antifascites de l'entre-deux-guerres, Hongrois communistes de 1920 et du parti national des Croix fléchées de 1946, et Hongrois réfugiés de 1956, Algériens, Italiens du Sud, Yougoslaves, etc. À partir de 1961 la croissance est rompue. Orientée sur la fabrication des produits longs destinés à l'exportation, l'industrie subit de plein fouet la concurrence internationale. 1963-1967 : la première crise industrielle et sociale régionale longue éclate. Elle se traduit par des licenciements massifs et la fermeture des mines de fer. Après 1968, l'amélioration des conditions de travail (hausse des salaires et diminution horaire du travail) coïncident avec la hausse des débouchés qui donnent de nouveaux espoirs pour l'avenir de la sidérurgie lorraine qui doit alors embaucher à nouveau.
En 1967 Rombas, jusqu'à lors rattaché au canton de Briey, devient chef-lieu de canton de la Moselle[7].
[modifier] Déclin sidérurgique et mutations
Mais la légère récession de 1971 puis la crise généralisée (1975-1983) provoque la fermeture annoncée de nombreux sites[8] dans la région. L'usine de Rombas fait partie des trois aciéries qui restent en activité. Ses deux derniers hauts-fourneaux s'arrêtent en 1998.
Développement de la cité scolaire… Nouveaux équipements publics.
[modifier] Nouveaux enjeux
À partir des années 1980, les municipalités s'emploient à transformer l'image de la ville et se préoccupent du cadre de vie. Le service des « espaces verts » se déploie considérablement et vaut à la commune des distinctions pour son fleurissement, alors que la zone de loisirs du fond Saint-Martin est aménagée. La médiathèque est inaugurée en 1989 ainsi qu'une télévision locale (RTV) qui est diffusée via le réseau câblé. Dans l'idée d'enrayer la perte des commerces en ville en les regroupant, et afin de lui donner une identité de « centre-ville » qui semble lui faire défaut, l'ancienne place du Docteur-Job est restructurée à travers une opération immobilière voulue ambitieuse, (« Nous construisons l'avenir » est le slogan de la campagne de communication municipale[9]). Les immeubles créent un pourtour à cette place, qu'ils relient par une galerie ouverte desservant des commerces (projet de Jean-Denis Sagan architecte[10]). Les campagnes de ravalement des façades se succèdent tandis que les carrefours et les jardins se parent de fontaines ou de sculptures.
Dans les années 1990, deux barres d'immeubles du Massenet, très dégradées, sont démolies et font place à des collectifs plus modestes en taille. La ville est précurseur du développement de l'internet à ses débuts. La salle des fêtes est promue et réhabilitée en « Espace culturel » qui développe une vaste programmation de concerts et de spectacles.
[modifier] Héraldique
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- D’azur à l’épée d’argent, garnie d’or, la pointe en bas, accostée de deux barbeaux d’or, flanqués de deux croisettes, recroisetées au pied fiché du même.
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Les barbeaux, les croisettes et le champ d’azur font référence à l’ancien duché de Bar. L’épée est le symbole de saint Paul, protecteur de l’abbaye Saint-Paul de Verdun.
Approuvées par la Commission départementale d’héraldique le 28 février 1957, les armoiries communales ont été délivrées par le préfet le 25 avril de cette même année[11],[12].
[modifier] Sidérurgie
[modifier] Naissance de l'usine
En 1881 est fondée la Société des Forges de Rombas. Après huit années de travaux d'infrastructure, elle devient la Rombacher Hüttenwerke qui entreprend la construction de l'usine de Rombas à proximité immédiate de la rivière.
Deux premiers hauts-fourneaux sont construits entre 1888 et 1890, puis cinq autres entre 1893 et 1902. Le laminoir, également appelé train, est construit en 1904 et alors destiné à la production de rails et de gros profilés (poutrelles). Le haut-fourneau nº 8, mis en chantier en 1914, sera mis à feu en 1920. Ce fut le premier à être muni d'un monte-charge de type Staeler-Gogotski.
[modifier] De 1919 à 1944
L'incorporation de la sidérurgie de la Lorraine annexée dans l'économie française n'est pas sans difficultés, les installations étant vétustes et usées par une exploitation intensive, d'autant qu'une crise des approvisionnements, notamment du coke complique la situation. La fin de la Première Guerre mondiale, coïncide avec l'arrivée d'une figure marquante dans l'histoire de l'usine, l'ingénieur Jacques Laurent. Affecté en 1919 en tant qu'officier au Service des Forges à Metz, il est chargé de diriger les usines allemandes mises sous séquestre en Lorraine. Il devient le directeur commercial de la Société lorraine des aciéries de Rombas (SLAR) créée pour relancer l’usine de Rombas, qui regroupe les usines de Rombas et Maizières-lès-Metz. Pour la reconstruction et la réparation de huit hauts-fourneaux et de six trains de laminoirs, il obtient des investissements nombreux dont la majeure partie sont autofinancés. Il contribue également à la création de filiales : un réseau de vente des aciers en France (la société de Dépôt et d’agence de vente d’usines métallurgiques ou Davum) et à l’exportation (Sogeco puis Davum-Exportation). En 1929, il achète les brevets de production de palplanches propriétés de la société Larssen. Le laminage à chaud des palplanches devient alors la spécialité unique en France de l'usine de Rombas. Des millions de tonnes produites de toute dimensions sont expédiées dans le monde entier, (en Égypte par exemple pour la sauvegarde des temples de Philaé, à Rotterdam pour la construction d’une gigantesque digue ou encore à Lisbonne où sont réalisés des quais pour l’accostage de super-pétroliers). La société réussit à atteindre entre 1928 et 1929 le maximum de sa production pendant que le programme de modernisation s'applique à reconstruire quatre hauts-fourneaux, remplacer l'aciérie Thomas et l'installer d'un train continu à billettes. L'usine de Rombas ouvre un port à Richemont sur le canal des mines de fer de la Moselle, amorce d'une liaison fluviale jusqu'au Rhin. En 1938, une aciérie électrique de 30 tonnes complète les quatre fours de l'aciérie Martin de 25 tonnes élaborant toutes les qualités d'acier au carbone et d'aciers spéciaux, chauffés à 1800 °C
Lorsque la guerre est déclarée en 1939, Jacques Laurent est autorisé à continuer de s’occuper des usines de Rombas, où il prend les mesures de sécurité jusqu’aux bombardements des usines par l’aviation allemande en 1940. Il n'applique pas l'ordre de faire sauter les hauts-fourneaux, mais verrouille la production en rendant hors d'usage l'unique soufflante à vapeur encore en fonction, dont il fait charger les pièces indispensables à sa remise en route future, sur un camion envoyé à Saint-Chamond. Durant les quatre années de guerre, aidé par les cadres et contremaîtres ayant fui l'usine de Rombas, Jacques Laurent utilise l’usine de Guérigny pour produire de l’acier et permet ainsi à de nombreux Lorrains de fuir leur territoire devenu allemand vers la zone libre.
[modifier] Après-guerre
La remise en état de l’usine est amorcée, mais sa production ne recommence qu’en 1945. Jacques Laurent qui est revenu à Rombas depuis fin 1944, s'applique à développer de nombreux points de vente pour Davum dont il a été nommé Président, et pour Davum-Exportation. En 1950[13], il crée Sidélor, regroupement de plusieurs usines du groupe Marine – Micheville – Pont-à-Mousson autour de la SLAR. Nommé président de Sidélor puis de la Société des Forges et Aciéries de Dillingen (Sarre) en 1953, il effectue à nouveau des voyages aux États-Unis pour réaliser les investissements utiles à ces deux sociétés et devient vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de Moselle. Il prend retraite de Sidélor en 1956.
En 1962, les hauts-fourneaux peuvent produire 3 600 tonnes de fonte par jour. Le chargement des matières s'effectue par bennes pour cinq de ces hauts-fourneaux et par double skip pour les trois autres plus modernes (R5 à R7).
Une partie des hauts-fourneaux est définitivement sont définitivement arrêtés entre 1975 et 1984.
| 1881 | Création de la Société des forges de Rombas. Travaux d'aménagement. |
| 1888-1890 | Construction des deux premiers hauts-fourneaux. |
| 1893 | Mise à feu du haut-fourneau no 3. |
| 1898 | Mise à feu du haut-fourneau no 4. |
| 1900 | Première aciérie de procédé Thomas, Cimenterie, Mise à feu des hauts-fourneaux nos 5 et 6. |
| janvier 1902 | Allumage du haut-fourneau no 7 |
| 1905 | Rachat de l'usine de Maizières (quatre hauts-fourneaux) au groupe belge Sambre-et-Meuse. |
| 1913 | Avec 506 000 tonnes de fontes produites, l'usine de Rombas arrive en tête de la production en Lorraine. |
| 18 novembre 1919 | Création de la Société lorraine des aciéries de Rombas, regroupant les mines et usines de Rombas et Maizières. |
| 1920 | Mise en chantier du haut-fourneau no 8. |
| 1931 | Construction de la seconde aciérie Thomas. |
| 1939 | Les huit hauts-fourneaux sont à feu. |
| 28 décembre 1950 | Sidélor, (Union sidérurgique lorraine), réalise la fusion de dix mines de fer, deux usines à chaux, et de huit usines sidérurgiques essentiellement en Lorraine dont le pôle de Rombas est le plus important. |
| 1964 | L'usine produit 1,4 millions de tonnes de fonte annuel. |
[modifier] Friches industrielles
Crassier. Emprise de l'ancienne usine, état des sols. Missions de l'Établissement public foncier de Lorraine (s'étant substitué en 2004 à l'EPML, Établissement public foncier de la métropole lorraine[14]) sur la gestion des friches industrielles.
[modifier] Économie
Les secteurs d'activités économiques Les zones industrielles et artisanales. Le commerce.
Activités sur le territoire de la commune.
[modifier] Démographie
Diagramme de l'évolution de la population à Rombas depuis 1793

[modifier] Sociologie
Les ménages rombasiens.
Immigration.
[modifier] Organisation administrative
[modifier] Institutions
Juridiction de proximité (mairie), poste, Recette Perception de Rombas, gendarmerie, commissariat de police, police municipale, centre de secours.
Les habitants de Rombas dépendent des juridictions suivantes[16] :
- pour l'ordre judiciaire : cour d'appel de Metz, tribunal de grande instance de Metz, tribunal d'instance de Metz, tribunal pour enfants de Metz, conseil de prud'hommes de Metz, tribunal de grande instance de Metz Chambre Commerciale ;
- pour l'ordre administratif : cour administrative d'appel de Nancy, tribunal administratif de Strasbourg.
[modifier] Budget et fiscalité
Droit local en Alsace et en Moselle (chasse, forêt…). Orientations en matière d'urbanisme : études en cours pour le schéma de cohérence territoriale (Scot) et un plan paysage par le biais de la communauté de communes.
Règlements applicables :
- POS (un plan local d'urbanisme, PLU, doit le remplacer en 2009).
- Plan de Prévention des Risques Mouvements de Terrain.
[modifier] L'intercommunalité
Depuis 1974 la ville de Rombas est membre du Siegvo, organisme public centenaire en charge de la production et la distribution de l'eau dans 34 communes. Rombas est le siège de la communauté de communes du Pays Orne-Moselle, établissement public à fiscalité propre. Administrativement créée en 2000[17], la communauté de communes a absorbé les activités du précédent Siivo (Syndicat intercommunal d'industrialistation de la vallée de l'Orne) et est adhérente à l'Aguram (Agence d'urbanisme d'agglomérations de Moselle) depuis 2002.
[modifier] Administration politique
[modifier] Maires de Rombas
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 4 décembre 1955 | 25 mars 1977 | Armand Nass | PRI | Chef d’entreprise, député |
| 26 mars 1977 | 17 juin 1995 | Marcel Jehl | PS | Instituteur |
| 18 juin 1995 | mars 2008 | Lionel Fournier | PS | Chargé de mission à la direction régionale de l’équipement |
| mars 2008 | Lionel Fournier | Divers gauche | ||
[modifier] Jumelage
[modifier] Tourisme et cadre de vie
Depuis 2000, les efforts du service « Espaces verts » et la participation des habitants valent à la commune le maintien au classement le plus élevé ![]()
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au concours des villes et villages fleuris[18].
[modifier] Enseignement
Importance des équipements scolaires.
[modifier] Enseignement primaire
L'enseignement primaire est répartit sur cinq groupe scolaires, composés chacun d'une maternelle et d'une école primaire.
- Groupe scolaire du Petit Moulin
- Groupe scolaire du Rond Bois
- Groupe scolaire de la Ville Basse
- Groupe scolaire de la Ville Haute
- Groupe scolaire de Villers
L'Inspection de Rombas, domiciliée à l'école de la Ville Basse, est chargé d'une mission d'animation du plan départemental des sciences.
[modifier] Enseignement secondaire
La cité scolaire Julie-Daubié[19] est une structure inhabituellement dense de par ses effectifs en personnel et en public. L'enseignement s'étend de la sixième aux classes post-baccalauréat (BTS), intégrant les formations dans le domaine industriel et tertiaire. Elle regroupe :
- un collège,
- un lycée d'enseignement professionnel,
- un lycée d'enseignement général et technique.
Elle abrite le siège du Greta de Moselle-Nord en charge de la formation continue et des centres d'information et d'orientation.
[modifier] Vie culturelle
- équipements, associations ;
- école de musique et de danse ;
- La Concordia, harmonie municipale ;
- maison de l'enfance - « Mom'Théâtre ».
[modifier] Loisirs et sport
[modifier] Fond Saint-Martin
En [réf. nécessaire] la ville se dote d'une base de loisirs pourvue d'équipements sportifs, au fond Saint-Martin, vallon forestier parcouru par le ruisseau du Rapt, en aval du plateau de Malancourt.
Au moment où la localité voisine Amnéville, dirigée par le député-maire Jean Kiffer (DVD), investit le bois de Coulange pour y développer un centre touristique, la municipalité socialiste décide cet aménagement à partir d'un bassin en eau créé par une retenue artificielle. Un stade de football engazonné, un parc animalier, des jeux pour enfants, une piste de bal et une buvette successivement construits y drainent la population, spécialement à la belle saison et lors d'événements festifs tels que les feux d'artifice. Un circuit de « luge verte » fonctionne durant quelques années. Un mur d'escalade en béton, record d'Europe (40 mètres) en tant que structure auto-portée, est érigé (fermé au public depuis plusieurs années).
Les massifs boisés et les divers sentiers de randonnées se prêtent idéalement à l'organisation d'événements sportifs à l'échelle régionale [réf. nécessaire].
[modifier] Clubs de sport
- Union lorraine Rombas (ULR), football
- Rombas athlétisme club (RAC)
- Vélo club Rombas
- Gymnastique [Qui ?]
- Handball club Rombas
- Rombas olympique club [Qui ?]
[modifier] Patrimoine naturel et architectural
[modifier] Environnement
- Promenade cyclable (le Fil bleu) aménagée sur la rive droite de l'Orne allant de Moineville et Valleroy à Rombas sur l'impulsion de Lucien Hammes et l'association Au Fil de l'Orne[20]. Le pont de la Grande Fin (lieu-dit) construit en béton pour supporter les convois ferroviaires et récemment restauré est l'héritier insolite d'un projet avorté de développement de l'ancienne usine. Végétation caractéristique (diverses espèces de saules, aulnes, bouleaux, etc.).
- Les Roches, falaises calcaires pittoresques qui affleurent dans le bois. Influence plausible de ce site sur les légendes des facétieuses tiffenottes[21].
- La tour de Drince, située sur le ban communal de Pierrevillers, est une construction métallique haute de vingt-cinq mètres[22], érigée sur la côte éponyme. Coiffant la cime des arbres à une altitude de 399 mètres, elle surplombe une partie des vallées de la Moselle, entre Metz et Thionville, mais ne se trouve pas exactement au point culminant de la côte. Faisant office de halte sur le GR 5, elle remplace une précédente tour d'observation en bois, œuvre du Club vosgien en 1907, détruite aux premiers jours de la Première Guerre mondiale, puis reconstruite en 1932 avec l'acier produit dans l'usine de Rombas.
- Pelouses calcaires propices aux orchidées.
[modifier] Architecture et sculpture
[modifier] Édifices religieux
- Une ancienne chapelle, rue de Villers, a été transformée en corps d'habitation.
- L'église paroissiale Saint-Rémi (1756) a été reconstruite en 1938 afin d'adapter ses dimensions à la forte augmentation de population notamment due à l'essor industriel. À l'exception de la tour du clocher (conservée de la précédente église édifiée en 1755 (ou 1756 ?) partiellement mutilée par le raccordement de la toiture surélevée, la facture de l'édifice, notamment les trois portails, est néoromane. Ce choix néoroman, adopté pour nombre d'autres églises neuves des alentours, s'appuie sur la persistance constatée du style roman pour les églises de cette ancienne campagne. Mais le style art déco est présent dans l'édifice de manière diffuse, tant pour le balcon supportant les orgues que le mobilier, les bas-reliefs en marbre, les tableaux du chemin de croix et les vitraux. Un christ ou bon-Dieu de pitié[23] du XVIe siècle est conservé dans l'église, semblable à celui de l'église de Pierrevillers. Les travaux de l'entre-deux-guerres (destruction de l'ancien ossuaire, couvent) ont mis au jour les vestiges archéologiques de la période romane. Le site sur lequel elle s'élève était fortifié, permettant ainsi le repli des habitants en cas de conflit.
- Calvaires sculptés dans la pierre de Jaumont dont la croix dite des Mageron (XVIIe siècle) et la croix-Navée. De base rectangulaire formant une table surmontée d'un fût qui supporte un édicule cubique miniature avec quatre niches ainsi qu'une croix[24], ils témoignent de cet art régional des bildstocks, littéralement « colonnes à images ». Au cours des dernières décennies, la pérennité de ce patrimoine parfois mésestimé est vacillante (érosion de la pierre, dégradations volontaires, enfouissement partiel). Le sculpteur François Lapierre de Rombas est resté dans la postérité en signant plusieurs de ces monuments essaimés dans la région, souvent le long des chemins.
- Le temple protestant néogothique a été construit en 1899-1900 sur les plans de M. Gunz, ingénieur d'usine. Les vitraux ont été réalisés en Allemagne, et ses orgues réputées sont l'œuvre de Frédéric Haerpfer à Boulay-Moselle.
- Chapelle de Villers, époque moderne.
[modifier] Architecture civile
- immeubles d'habitation du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle : rue de la Fontaine, Grand'rue, rue de l'Église ; rues de la Tour et de Villers.
- école et ancienne mairie (actuellement siège de la communauté de communes), fin XIXe siècle, rue Alexandrine[25] ;
- ancienne école devenue médiathèque
- ancienne mairie et tribunal, (actuel commissariat de police) ;
- immeubles d'habitation de la période allemande : rues de Versailles, Raymond-Mondon, Sœur-Pierre-Stanislas. Villas de la côte des Lapins où s'étaient établis les cadres de l'usine.
- pharmacie de la rue de Metz (1900), pastiche de la période allemande, met en scène un décor rehaussé par le contraste chromatique des briques rouges et de l'ocre de la pierre ;
[modifier] Personnalités liées à la commune
- François Lapierre, sculpteur, né à Rombas, (XVIIe et XVIIIe siècles)[26] ;
- Jean-Baptiste Tismacher (1846 Wittenheim, Haut-Rhin – † 1910 Rombas), maire et député protestataire au Reichsland d'Alsace-Lorraine ;
- Marie Hackin, compagnon de la Libération, née à Rombas en 1905 ;
- Sœur Pierre Sanislas[réf. nécessaire] ;
- Jacques Aimé Félix Laurent (1891 † 1983), officier de la Légion d’Honneur, a dirigé l'Usine de Rombas.
[modifier] Filmographie
Plusieurs lieux de Rombas ont servi de décor en 1992 au tournage du film Ville à vendre, de Jean-Pierre Mocky.
[modifier] Bibliographie
- Jean-Jacques Sitek, Rombas, mémoire de la Vallée de l'Orne, Gérard Klopp, 1993.
- Jean-Jacques Sitek, Rombas, hier et aujourd'hui, Serge Domini, 1999.
- Philippe Mioche et Jacques Roux, Henri Malcor : un héritier des maîtres de forge, Éditions du CNRS, Paris, 1988.
[modifier] Notes et références
- ↑ [Ro~.bA] en symboles SAMPA.
- ↑ Cartes géologiques de la France au 1/50 000, Briey; BRGM; 1983
- ↑ Quid 2004, page 619
- ↑ Rombas, ses origines sur le site web de la ville
- ↑ Rombas sur le Géoportail de l’IGN.
- ↑ Un peu d’histoire sur le site web de Marange-Silvange.
- ↑ a b c d Notice communale de Rombas sur le site Cassini de l'EHESS.
- ↑ Crise de la sidérurgie lorraine et échec de la diversification industrielle, Michel Freyssenet, Archivio di studi urbani e regionali, Milan, Franco Angeli Editore, nº 16, 1983, pp. 67-81.
- ↑ Revue municipale le Petit Rombasien
- ↑ Article paru dans Le Républicain lorrain le 29 novembre 2008.
- ↑ Armoiries sur le site web de la ville de Rombas
- ↑ site de l'Union des cercles généalogistes lorrains.
- ↑ Biographie de Jacques Aimé Félix Marie Laurent (1891-1983)
- ↑ Décret nº 2004-1150 du 28 octobre 2004 modifiant le décret n° 73-250 du 7 mars 1973 portant création de l'Établissement public foncier de Lorraine.
- ↑ Données légales 2006 du recensement de population de Rombas sur le site de l'Insee.
- ↑ Site du ministère de la Justice
- ↑ Rapport annuel 2002 de la CCPOM.
- ↑ Source : villes et villages fleuris
- ↑ Site web de la cité scolaire Julie Daubié, Rombas.
- ↑ L'association Au Fil de l'Orne a été fondée le 9 décembre 1999 à Moyeuvre-Grande.
- ↑ René Alleau (sous la dir. de), Guide de la France mystérieuse, Les Guides Noir/Tchou Princesse, 1964, 1979, 1023 p., article Rombas
- ↑ La Tour de Drince sur le site web de la ville de Rombas.
- ↑ Fiche hypertexte de la base Palissy, ministère de la Culture.
- ↑ Fabienne Fey, Marie-Pierre Gama, Jeannine Polon-Grimard et Josette Toniolo, Références pour une première culture artistique, Inspection académique de la Moselle.
- ↑ Ainsi dénommée d'après le prénom de l'épouse de M. le Maire.
- ↑ François Lapierre, sculpteur de croix in Les Cahiers lorrains, nº1 (nouvelle série), 26e année, janvier 1974, J.-M. Demarolle, Jacques Carel, Y. Le Moigne (collectif).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- vue satellite de Rombas sur WikiMapia
- site de la mairie de Rombas
- liste des maires de Rombas
- Rombas sur le site de l'IGN
- site de la Régie d'électricité et de télédistribution de Rombas
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