Rombas

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Rombas
Pharmacie de la rue de Metz (1900)
Pharmacie de la rue de Metz (1900)
Blason de Rombas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Rombas (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Lionel Fournier
2014-2020
Code postal 57120
Code commune 57591
Démographie
Gentilé Rombasien, Rombasienne
Population
municipale
9 929 hab. (2011)
Densité 849 hab./km2
Population
aire urbaine
53 000 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 01″ N 6° 05′ 42″ E / 49.2502777778, 6.095 ()49° 15′ 01″ Nord 6° 05′ 42″ Est / 49.2502777778, 6.095 ()  
Altitude Min. 162 m – Max. 383 m
Superficie 11,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.rombas.com

Rombas (prononcé [ ʀɔ̃bɑ ][1]) est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.
Ses habitants s’appellent les Rombasiens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située dans la basse vallée de l’Orne, sur sa rive droite, sur deux régions naturelles : le plateau lorrain et les plateaux calcaires de Lorraine ou côtes de Moselle.

Carte de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Orne et la rue de la Gare à Rombas.

À Rombas, la rivière de l’Orne recueille l’eau de Rapt canalisé en aval du fond Saint-Martin. Ce ruisseau arrose le lieu-dit Chantereine qui doit son nom à l’affection que portent les batraciens pour cette zone humide.

Les eaux d’exhaure sont présentes sur les flancs de coteaux.

Réservoir, stations de pompage.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les étages de l’échelle stratigraphique apparents à Rombas sont mentionnés selon leur ordre de mise en place, des plus anciens aux plus récents[2] :

Climat[modifier | modifier le code]

Rombas possède un climat de type océanique dégradé (à influence continentale assez marquée). Comparés avec ceux de l’ouest de la France, les écarts de température entre l’hiver et l’été tendent à devenir plus importants. Les hivers sont relativement froids, les étés relativement chauds, et les précipitations sont à peu près régulières toute l’année se situant autour de 700 à 800 mm d’eau par an répartis sur environ 130 jours. Les gelées tardives sont habituelles. La température moyenne annuelle est 9,8 °C.

Météo France utilise les relevés de la station de Metz Frescaty.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Metz 1 638 h/an 765 mm/an 31 j/an 26 j/an 54 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Moyenne des relevés à Metz-Frescaty entre 1961 et 1990[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 1,5 2,8 5,8 9,1 13,2 16,4 18,4 18,0 15,0 10,6 5,4 2,4 9,9
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 64 58 63 53 69 72 61 62 60 63 67 73 765

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sept communes partagent leurs limites administratives avec la commune : Moyeuvre-Grande, Rosselange, Clouange, Vitry-sur-Orne, Amnéville (incluant l’annexe Malancourt-la-Montagne), Marange-Silvange et Pierrevillers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

La première mention connue de la localité apparaît dans une nomenclature des propriétés du couvent bénédictin de Prüm en Eifel, au Xe siècle, sous la forme latinisée Rembacum[4].

Anciennes mentions[4] , [5] :

  • Romesbach, 972–973 ;
  • Romebach, 978 ;
  • Ramesbach et Romabach, 984 ;
  • Rumebaz, Rumebaiz, Romesbach au XIIe siècle ;
  • Rumesbach, 1128 ;
  • Romeba, 1157 ;
  • Ramisbach, 1160–1162 et 1179 ;
  • Romesbas, 1185 ;
  • Romebair, 1242, 1247 ;
  • Romebac, 1245 ;
  • Romebar, 1264 ;
  • Roumebac, 1285 ;
  • Rombar, 1298 ;
  • Rombart, 1327 ;
  • Rombair, Rombairt, Rombar, 1335–1338 ;
  • Rombairt, 1339 ;
  • Romber et Rombas au XVe siècle ;
  • Rombay, 1427 ;
  • Rombaix, 1472 ;
  • Rombay, 1529–1598 ;
  • Rombart, 1581 ;
  • Romba ou Redingen, 1572 ;
  • Rombas, 1613 ;
  • Rombach, XVIIIe siècle (pouillé de Metz) ;
  • Rombac sur la carte de Cassini[6] (levée entre 1756 et 1789) ;
  • Rombach, 1871-1918 et 1940-44 (annexion allemande) ;
  • Rombas, depuis 1945.

Étymologie[modifier | modifier le code]

On attribue au nom de la ville une étymologie germanique. Le premier élément Rumo, est un nom de personne (sans doute un Franc, propriétaire de la terre au VIe ou VIIe siècle), associé à l'appellatif *bakiz qui désigne le cours d’eau (cf. l’allemand Bach, ruisseau)[7] et qui a généralement donné la finale -bais ou -baix dans les régions de langue d’oïl.

Le nom de la commune est Rombéch en francique lorrain.

Rombas est l'homonyme étymologique de Rombach-le-Franc (Haut-Rhin, Rumbach 854).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières installations humaines dateraient du Néolithique (5 000 avant J.-C.) au lieu dit Les Roches. Vers 1870, des haches néolithiques (vers -4 000) sont découvertes au lieu-dit La Tuilerie proche du hameau de Ramonville.

Les vestiges d’un oppidum remarquable sur la côte de Drince, à Pierrevillers, demeurent parfaitement visibles et attestent la présence dans la région du peuple celte, les Médiomatriques (env. IIIe siècle[réf. nécessaire]).

Achèvement de la conquête romaine de la Gaule (en 52), présence romaine très probable à Rombas.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C’est le Franc germanique Rumo qui, recevant cette terre en partage, aurait fondé Rombas au VIIe siècle. La ville dépendait de l’ancienne province du Barrois, prévôté de Briey. Elle est citée en 753 comme possession de Saint-Vannes de Verdun.

Au XIe siècle, sous l’impulsion des moines de l’abbaye de Gorze, la viticulture devint la principale activité économique.

La ville de tradition francophone se situe sur la frontière linguistique entre les parlers roman et germanophone.

Durant la guerre que René II, duc de Lorraine et de Bar, fait aux Messins, Rombas est assiégée et anéantie en 1490.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Sa population dépasse largement 750 habitants en 1581. Plus de 1 000 au début du XVIIe siècle (malgré sa destruction en 1636 due à la guerre de Trente Ans).

La Révolution française et l’Empire[modifier | modifier le code]

Ancien château de Rombas

À la Révolution, Rombas, siège d’un archiprêtré, est la deuxième localité du bailliage de Briey avec près de 1 250 âmes (le territoire de Sylvange aujourd’hui Silvange est encore sous sa dépendance[8]).

Le noyau historique du bourg vigneron donne la toponymie côte de Choque désignant le pressoir. Les maisons de vignerons dans leur aspect actuel (deuxième moitié du XVIIIe siècle à début XIXe siècle) s’élèvent sur une cave voûtée avec l’organisation mitoyenne caractéristique du village-rue lorrain.

En 1793, Rombas dépend du département de la Moselle et du canton de Briey et du district devenu arrondissement (en 1801) de Briey[6].

Après la Révolution française, la famille de Wendel déploie les forges et son influence dans la vallée. En 1817, Rombas avait pour annexes les hameaux de Villers-lès-Rombas et Ramonville ce qui représente 1 160 habitants répartis dans 248 maisons.

À partir de 1860, l’industrie supplantent mille ans de culture de la vigne, une culture qui disparaîtra définitivement en 1916, anéantie par le phylloxéra.

L’annexion allemande : 1871–1918[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Rombas est intégrée à l’Empire allemand après 1871, en application du traité de Francfort. Administrativement, la commune de Rombas, rebaptisée "Rombach", est intégrée au Landkreis Metz, arrondissement du Bezirk Lothringen, le district allemand de Lorraine. Durant cette période, Rombas devient un haut lieu de la sidérurgie. Une aciérie est implantée au centre d’un complexe industriel de grande ampleur, un complexe qui relie l'usine aux mines de fer et à d’autres sites, comme celui de Maizières-lès-Metz. L’Annexion se traduit par un afflux d’immigrés allemands, des ouvriers, mais aussi des cadres de l’industrie et des enseignants. La « ville basse » se développe à partir de l’usine et de la gare, selon les principes d’un art urbain inédit. Des écoles et une nouvelle mairie sont édifiées. La jonction avec le « village français » est amorcée au niveau de l'actuelle rue de Versailles et de la Grand’rue. L’usine favorise la construction d’un collège d’enseignement dans la rue de l’Usine en 1898. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans doivent se battre pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombent sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest.

Le retour à la France[modifier | modifier le code]

Rombas redevient française en 1919, après le Traité de Versailles et réintègre l'Arrondissement de Metz-Campagne, retrouvant ainsi ses marques dans la République. Conséquence juridique de l’annexion de 1871, le département de la Moselle est encore aujourd’hui sous régime concordataire, comme les départements du Bas-Rhin et le Haut-Rhin. En 1936, la construction de l’actuel collège, dans un cadre encore champêtre, est conçue pour pouvoir également servir d’hôpital.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront durablement les esprits. L’armistice du 22 juin 1940 est en effet suivi d’une annexion de fait de la Moselle, par le Troisième Reich, qui entend germaniser totalement le pays. Le collège fait office d'hôpital militaire durant toute la guerre. La résistance s'organise pour faciliter l'évasion des réfractaires et des persécutés. Dès le 30 juillet 1942, la police allemande arrête les membres d'un réseau d'évasion à Rombas. Le mois suivant, les premiers Malgré-nous mosellans sont incorporés de force dans l'armée allemande. La commune sera libérée le 4 septembre 1944[9] au début de la Bataille de Metz, échappant ainsi aux derniers bombardements américains de l'automne 1944.

L’après-guerre[modifier | modifier le code]

La sidérurgie met plusieurs années à retrouver son dynamisme au lendemain de la guerre. Elle reste structurée par métiers et se mécanise peu. Mais en 1950, on parle du « Texas-Français », la main d’œuvre afflue de tous les départements français et une part importante des ouvriers est étrangère : fils d’Italiens piémontais et lombards venus au début du siècle, ouvriers allemands sociaux-démocrates arrivés pendant l’annexion de 1918, soldats russes prisonniers de guerre allemands de 1914–1918, Polonais, Russes de l’armée blanche ukrainienne, Italiens antifascistes de l’entre-deux-guerres, Hongrois communistes de 1920 et du parti national des Croix fléchées de 1946, et Hongrois réfugiés de 1956, Algériens, Italiens du Sud, Yougoslaves, etc. À partir de 1961 la croissance est rompue. Orientée sur la fabrication des produits longs destinés à l’exportation, l’industrie subit de plein fouet la concurrence internationale. 19631967 : la première crise industrielle et sociale régionale longue éclate. Elle se traduit par des licenciements massifs et la fermeture des mines de fer. Après 1968, l’amélioration des conditions de travail (hausse des salaires et diminution horaire du travail) coïncide avec la hausse des débouchés qui donnent à la sidérurgie lorraine de nouveaux espoirs. Elle doit alors embaucher de nouveau.

En 1967, Rombas, jusqu’à lors rattachée au canton de Briey, devient chef-lieu de canton de la Moselle[6].

Déclin sidérurgique et mutations[modifier | modifier le code]

Ancien hôpital de Rombas

La légère récession de 1971 puis la crise généralisée (19751983) provoquent la fermeture annoncée de nombreux sites[10] dans la région. L’usine de Rombas fait partie des trois dernières aciéries demeurées en activité. Ses deux derniers hauts-fourneaux s’arrêtent en 1998.

Développement de la cité scolaire… Nouveaux équipements publics.

Nouveaux enjeux[modifier | modifier le code]

À partir des années 1980, les municipalités s’emploient à transformer l’image de la ville et se préoccupent du cadre de vie. Le service des Espaces verts se déploie considérablement et rapporte à la commune des distinctions pour son fleurissement, alors que la zone de loisirs du fond Saint-Martin est aménagée. La médiathèque est inaugurée en 1989 ainsi qu’une télévision locale (RTV) qui est diffusée via le réseau câblé. Dans l’idée d’enrayer la perte des commerces en ville par leur regroupement, et afin de lui donner une identité de centre-ville qui semble lui faire défaut, l’ancienne place du Docteur-Job est restructurée à travers une opération immobilière voulue ambitieuse (« Nous construisons l’avenir » est le slogan de la campagne de communication municipale[11]). Les immeubles créent un pourtour à cette place, et une double galerie desservant des commerces (projet de Jean-Denis Sagan architecte[12]). Les campagnes de ravalement des façades se succèdent tandis que les carrefours et les jardins se parent de fontaines ou de sculptures.

Dans les années 1990, deux barres d’habitation de l’ensemble Bourgasser très dégradées (le Berlioz et une partie du Massenet) sont démolies pour faire place à des immeubles collectifs de taille plus modeste : les immeubles Manon et Ariane nommés d’après les œuvres musicales de Jules Massenet. En 2000, le Massenet est détruit entièrement. Le Verdi, dernier vestige de l’ancien quartier Bourgasser, disparaît du paysage rombasien au début de l’année 2011.

La ville est précurseur du développement d’Internet à ses débuts en développant son site internet[13] dès mars 1998 et en ouvrant peu après un Espace public numérique dans une salle de la médiathèque La Pléiade. La salle des fêtes, réhabilitée et promue « Espace culturel », développe une vaste programmation de concerts et de spectacles culturels[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rombas.svg
D’azur à l’épée d’argent, garnie d’or, la pointe en bas, accostée de deux barbeaux d’or, flanqués de deux croisettes, recroisetées au pied fiché du même.

Les barbeaux, les croisettes et le champ d’azur font référence à l’ancien duché de Bar. L’épée est le symbole de saint Paul, protecteur de l’abbaye Saint-Paul de Verdun.

Approuvées par la Commission départementale d’héraldique le 28 février 1957, les armoiries communales ont été délivrées par le préfet le 25 avril de cette même année[15],[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités sur le territoire de la commune

  • Les secteurs d’activités économiques
  • Les zones industrielles et artisanales.
  • Le commerce.

Parc d’activités[modifier | modifier le code]

Situé entre Rombas et Pierrevillers, en bordure de la route nationale 52, le parc d’activités de Ramonville est en voie de développement. Il accueille une entreprise de recyclage.

Entre Amnéville et Rombas, un autre parc d’activités est en projet (parc d’activités de Moulin-Neuf) sur les terrains autrefois occupés par le complexe sidérurgique de l’usine de Rombas. Il accueille une déchèterie communautaire

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

Naissance de l’usine[modifier | modifier le code]

En 1881 est fondée la Société des forges de Rombas. Après huit années de travaux d’infrastructure, elle devient la Rombacher Hüttenwerke qui entreprend la construction de l’usine de Rombas à proximité immédiate de la rivière.

Deux premiers hauts-fourneaux sont construits entre 1888 et 1890, puis cinq autres entre 1893 et 1902. Le laminoir, également appelé train, est construit en 1904 et alors destiné à la production de rails et de gros profilés (poutrelles). Le haut-fourneau nº 8, mis en chantier en 1914, sera mis à feu en 1920. Ce fut le premier à être muni d’un monte-charge de type Staeler-Gogotski.

De 1919 à 1944[modifier | modifier le code]

L’incorporation de la sidérurgie de la Lorraine annexée dans l’économie française n’est pas sans difficulté, les installations étant vétustes et usées par une exploitation intensive, d’autant qu’une crise des approvisionnements, notamment du coke complique la situation. La fin de la Première Guerre mondiale coïncide avec l’arrivée d’une figure marquante dans l’histoire de l’usine, l’ingénieur Jacques Laurent. Affecté en 1919 en tant qu’officier au service des forges à Metz, il est chargé de diriger les usines allemandes mises sous séquestre en Lorraine. Il devient le directeur commercial de la Société lorraine des aciéries de Rombas (SLAR) créée pour relancer l’usine de Rombas, qui regroupe les usines de Rombas et Maizières-lès-Metz. Pour la reconstruction et la réparation de huit hauts-fourneaux et de six trains de laminoirs, il obtient des investissements nombreux dont la majeure partie est autofinancée. Il contribue également à la création de filiales : un réseau de vente des aciers en France (la Société de dépôt et d’agence de vente d’usines métallurgiques ou Davum) et à l’exportation (Sogeco puis Davum-Exportation). En 1929, il achète les brevets de production de palplanches propriétés de la société Larssen. Le laminage à chaud des palplanches devient alors une spécialité de l’usine de Rombas, unique en France. Des millions de tonnes produites de toutes dimensions sont expédiées dans le monde entier (en Égypte par exemple pour la sauvegarde des temples de Philæ, à Rotterdam pour la construction d’une gigantesque digue ou encore à Lisbonne où sont réalisés des quais pour l’accostage de superpétroliers). La société réussit à atteindre entre 1928 et 1929 le maximum de sa production pendant que le programme de modernisation s’applique à reconstruire quatre hauts-fourneaux, remplacer l’aciérie Thomas et installer un train continu à billettes. L’usine de Rombas ouvre un port à Richemont sur le canal des mines de fer de la Moselle, amorce d’une liaison fluviale jusqu’au Rhin. En 1938, une aciérie électrique de 30 tonnes complète les quatre fours de l’aciérie Martin de 25 tonnes élaborant toutes les qualités d’acier au carbone et d’aciers spéciaux, chauffés à 1 800 °C.

Lorsque la guerre est déclarée en 1939, Jacques Laurent est autorisé à continuer de s’occuper des usines de Rombas, où il prend les mesures de sécurité jusqu’aux bombardements des usines par l’aviation allemande en 1940. Il n’applique pas l’ordre de faire sauter les hauts-fourneaux, mais verrouille la production en rendant hors d’usage l’unique soufflante à vapeur encore en fonction, dont il fait charger les pièces indispensables à sa remise en route future, sur un camion envoyé à Saint-Chamond. Durant les quatre années de guerre, aidé par les cadres et contremaîtres ayant fui l’usine de Rombas, Jacques Laurent utilise l’usine de Guérigny pour produire de l’acier et permet ainsi à de nombreux Lorrains de fuir leur territoire devenu allemand vers la zone libre.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

La remise en état de l’usine est amorcée, mais sa production ne recommence qu’en 1945. Jacques Laurent qui est revenu à Rombas depuis fin 1944, s’applique à développer de nombreux points de vente pour Davum dont il a été nommé Président, et pour Davum-Exportation. En 1950[17], il crée Sidélor, regroupement de plusieurs usines du groupe Marine–Micheville–Pont-à-Mousson autour de la SLAR. Nommé président de Sidélor puis de la Société des forges et Aciéries de Dillingen (Sarre) en 1953, il effectue à nouveau des voyages aux États-Unis pour réaliser les investissements utiles à ces deux sociétés et devient vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de Moselle. Il prend retraite de Sidélor en 1956.

En 1962, les hauts-fourneaux peuvent produire 3 600 tonnes de fonte par jour. Le chargement des matières s’effectue par bennes pour cinq de ces hauts-fourneaux et par double skip pour les trois autres plus modernes (R 5 à R 7).

Une partie des hauts-fourneaux sont définitivement arrêtés entre 1975 et 1984.

Chronologie de l’usine de Rombas
1881 Création de la Société des forges de Rombas. Travaux d’aménagement.
1888-1890 Construction des deux premiers hauts-fourneaux.
1893 Mise à feu du haut-fourneau no 3.
1898 Mise à feu du haut-fourneau no 4.
1900 Première aciérie de procédé Thomas, Cimenterie,
Mise à feu des hauts-fourneaux nos 5 et 6.
janvier 1902 Allumage du haut-fourneau no 7
1905 Rachat de l’usine de Maizières (quatre hauts-fourneaux) au groupe belge Sambre-et-Meuse.
1913 Avec 506 000 tonnes de fontes produites, l’usine de Rombas arrive en tête de la production en Lorraine.
18 novembre 1919 Création de la Société lorraine des aciéries de Rombas, regroupant les mines et usines de Rombas et Maizières.
1920 Mise en chantier du haut-fourneau no 8.
1931 Construction de la seconde aciérie Thomas.
1939 Les huit hauts-fourneaux sont à feu.
28 décembre 1950 Sidélor, (Union sidérurgique lorraine), réalise la fusion de dix mines de fer, deux usines à chaux, et de huit usines sidérurgiques essentiellement en Lorraine dont le pôle de Rombas est le plus important.
1964 L’usine produit 1,4 million de tonnes de fonte annuel.
1968 Création de Wendel-Sidélor par le regroupement de Wendel et Cie (société anonyme), l’Union sidérurgique lorraine et la Société mosellane de sidérurgie (SMS).
1973 Wendel-Sidélor absorbe sa filiale Sacilor et devient Sacilor - Aciéries et Laminoirs de Lorraine.
1978 Arrêt des petits trains puis de l’aciérie
1984 Unimétal est créée et reprend l’activité des produits longs de Sacilor et Usinor.
1998 ISPAT rachète Unimétal.
1993 JUILLET Arrêt du laminage et de la fabrication de palplanches.
1998 Fermeture du no 7 puis du dernier haut-fourneau no 5. Démantèlement.
2001 Démolition du dernier haut-fourneau.


Friches industrielles[modifier | modifier le code]

Crassier. Emprise de l’ancienne usine, état des sols. Missions de l’Établissement public foncier de Lorraine (s’étant substitué en 2004 à l’EPML, Établissement public foncier de la métropole lorraine[18]) sur la gestion des friches industrielles.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Rombas compte 10 061 habitants (soit une diminution de 6 % par rapport à 1999). La commune occupe le 922e rang au niveau national, alors qu'elle était au 829e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 730 communes.

En 2011, la commune comptait 9 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
996 1 027 1 069 1 097 1 166 1 184 1 214 1 348 1 298
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 310 1 318 1 402 2 002 2 345 4 034 5 230 6 247 6 200
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
6 495 7 056 6 459 6 358 6 893 10 492 12 412 13 303 11 733
1990 1999 2006 2011 - - - - -
10 844 10 743 10 023 9 929 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 13 303 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 21,9 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
Pyramide des âges à Rombas en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
7,4 
75 à 89 ans
9,7 
14,5 
60 à 74 ans
16,2 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
20,7 
30 à 44 ans
19,1 
19,6 
15 à 29 ans
19,5 
17,8 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,6 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,7 
30 à 44 ans
20,6 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
18,3 
0 à 14 ans
16,7 

Sociologie[modifier | modifier le code]

Les ménages rombasiens.
Immigration.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

Juridiction de proximité (mairie), poste, Recette Perception de Rombas, poste de police, police municipale, centre de secours.

Les habitants de Rombas dépendent des juridictions suivantes[23] :

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Droit local en Alsace et en Moselle (chasse, forêt…). Orientations en matière d’urbanisme : études en cours pour le schéma de cohérence territoriale (Scot) et un plan paysage par le biais de la communauté de communes.

Règlements applicables :

L’intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 1974 la ville de Rombas est membre du Siegvo, organisme public centenaire chargé de la production et la distribution de l’eau dans 34 communes. Rombas est le siège de la communauté de communes du Pays Orne-Moselle, établissement public à fiscalité propre. Administrativement créée en 2000[24], la communauté de communes a absorbé les activités du précédent Siivo (Syndicat intercommunal d’industrialisation de la vallée de l’Orne) et est adhérente à l’Aguram (Agence d’urbanisme d’agglomérations de Moselle, anciennement Agence d’urbanisme de l’agglomération messine) depuis 2002.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
4 décembre 1955 25 mars 1977 Armand Nass RI Chef d’entreprise, député, conseiller général
26 mars 1977 17 juin 1995 Marcel Jehl PS Instituteur
18 juin 1995 mars 2008 Lionel Fournier PS Chargé de mission à la direction régionale de l’équipement, conseiller régional
mars 2008   Lionel Fournier Divers gauche Conseiller régional (jusqu'en 2010) Conseiller général (depuis 2011), président de la communauté de communes

Jumelages[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs généralistes et spécialistes (dermatologue, dentiste, ...)[26].

Les hôpitaux les plus proches sont l’hôpital Saint-François Marange-Silvange et l’hôpital Saint-Maurice de Moyeuvre-Grande[27].

Tourisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

La gare

La ville de Rombas possède un syndicat d’initiative[28] depuis avril 1994 dont le secrétariat est situé dans les bureaux de l’office municipal de la Culture. Favorisant l’information et l’accueil des visiteurs, notamment sur la pratique des activités culturelles et sportives, le syndicat est chargé de la promotion touristique de la ville de Rombas et de ses environs. Le syndicat est présent durant la période estivale dans la zone de loisirs du fond Saint-Martin où il occupe un chalet, pour offrir divers services tels que l’accueil des groupes de centres aérés, la vente de cartes de pêche, de billets de cinéma, de cartes téléphoniques, et de cartes postales de la ville.

Depuis 2000, les efforts du service des espaces verts et la participation des habitants valent à la commune le maintien au classement le plus élevé, soit quatre fleurs, au concours des villes et villages fleuris[29].

En 2010, la commune de Rombas a été récompensée par le label Ville Internet avec trois @[30].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les équipements scolaires sont importants sur le territoire.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

L’enseignement primaire est réparti sur cinq groupe scolaires, composés chacun d’une maternelle et d’une école primaire :

  • groupe scolaire du Petit-Moulin,
  • groupe scolaire du Rond-Bois,
  • groupe scolaire de la Ville-Basse,
  • groupe scolaire de la Ville-Haute,
  • groupe scolaire de Villers.

L’Inspection de Rombas, domiciliée à l’école de la Ville-Basse, est chargé d’une mission d’animation du plan départemental des sciences.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La cité scolaire Julie-Daubié[31] est une structure inhabituellement dense de par ses effectifs en personnel et en public. L’enseignement s’étend de la sixième aux classes post-baccalauréat (BTS), intégrant les formations dans le domaine industriel et tertiaire. Elle regroupe :

  • un collège,
  • un lycée d’enseignement professionnel,
  • un lycée d’enseignement général et technique.

Elle abrite le siège du Greta de Moselle-Nord, chargé de la formation continue et des centres d’information et d’orientation.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque La Pléiade[32] a été inaugurée en 1989 par Pierre Mauroy, ancien Premier ministre. Elle est composée de[33] :

  • une section jeunesse disposant d’albums illustrés, de romans, de documentaires, de bandes dessinées et d’une salle de travail pour les jeunes lecteurs
  • une section adultes dotée de plus de 40 000 ouvrages et d’une centaine de périodiques disponibles
    • un fonds lorrain important comportant notamment des documents relatifs à la vallée de l’Orne et à la sidérurgie
    • une salle de lecture et de travail mettant à disposition dictionnaires et encyclopédies
  • une section audiovisuelle avec plus de 6 000 CD et 4 000 vidéogrammes dont 1 500 DVD ; ce fonds audiovisuel est complété par des périodiques sur la musique, le cinéma et la photographie

La médiathèque permet d’accéder à Internet grâce à un réseau Wi-Fi.

Elle abrite un Espace public numérique.

L’Espace culturel[modifier | modifier le code]

L’Espace Culturel www.espace-culturel-rombas.com, issu de la réhabilitation complète de l’ancienne salle des fêtes, est une salle de spectacle créée en 2000 appartenant à la ville et gérée par l'Office Municipal de la Culture. Disposant de 500 places assises, elle permet une configuration modulable selon le type d’événement, et peut accueillir jusqu’à 700 spectateurs[34]. L’Espace comprend un hall d’exposition. Il est équipé de cuisines. L’Espace Danse est attenant au complexe.

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Le Pôle musical et espace Danse regroupe deux structures[35] :

  • l’Atelier musique et danse,
  • l’harmonie municipale La Concordia fondée en 1899, composée d’environ 50 instrumentistes à vent.

Théâtre jeune public[modifier | modifier le code]

La maison de l’Enfance propose une programmation Môm’Théâtre à destination des enfants.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • équipements
  • associations

Loisirs et sport[modifier | modifier le code]

Fond Saint-Martin[modifier | modifier le code]

À partir du début des années 1980, au moment où la localité voisine d’Amnéville, dirigée par le député-maire Jean Kiffer (DVD), a déjà investi depuis plusieurs années le bois de Coulange pour y développer un centre touristique, la municipalité socialiste rombasienne décide l’aménagement du fond Saint-Martin à partir d’un bassin en eau créé par une retenue artificielle. Un stade de football engazonné, un parc animalier, des jeux pour enfants, une piste de bal et une buvette successivement construits y drainent la population, spécialement à la belle saison et lors d’événements festifs tels que la Fête des Enfants (chaque 1er mai) ou le soir du 13 juillet pour les feux d’artifice de la fête nationale tirés depuis les berges du plan d'eau. Un circuit de luge verte fonctionne durant les années 1990. Un mur d’escalade en béton, record d’Europe en tant que structure auto-portée avec ses 40 mètres, y est érigé, puis fermé au public depuis un accident. Le fond Saint-Martin est également équipé d'un pas de tir pour le tir à l'arc ainsi que deux courts de tennis extérieurs. Un sentier ornithologique y a été mis en place en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Les massifs boisés et les divers sentiers de randonnées se prêtent idéalement à l’organisation d’événements sportifs à l’échelle régionale (championnats départementaux ou régionaux de cross) ou nationale. Le fond Saint-Martin a ainsi accueilli en 2011 le championnat de France des clubs de course d'orientation. C'est aussi le lieu de deux compétitions d’athlétisme très prisées organisées par le Rombas Athletic Club : la Foll’dingue (ascension de la côte de Drince jusqu’à la tour et descente jusqu’au stade) et le Défi du fond Saint-Martin (3 épreuves de course à pied).

Clubs de sport[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune divers équipements sportifs et clubs.

  • Union lorraine Rombas (ULR), football
  • Rombas athlétic club (RAC)
  • Vélo Club Rombas VTT
  • Société Cycliste La Flèche, cyclo ball et vélo acrobatique
  • JSO (Jeunesse Sportive Ouvrière), Gymnastique
  • Handball Club Rombas
  • Rombas olympique club, Basket
  • Aïkido Club
  • 1ère Compagnie d'Arc, Tir à l'arc
  • Badminton Club Rombas
  • Boxing Club de Rombas

Patrimoine naturel et architectural[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

  • Promenade cyclable (le Fil bleu) aménagée sur la rive droite de l’Orne allant de Moineville et Valleroy à Rombas sur l’impulsion de Lucien Hammes et l’association Au fil de l’Orne[36]. Le pont de la Grande Fin (lieu-dit) construit en béton pour supporter les convois ferroviaires et récemment restauré est l’héritier insolite d’un projet avorté de développement de l’ancienne usine. Végétation caractéristique (diverses espèces de saules, aulnes, bouleaux, etc.).
  • La tour de Drince, initialement située sur le ban communal de Pierrevillers, est une construction métallique haute de vingt-cinq mètres[38], érigée sur la côte éponyme. Coiffant la cime des arbres à une altitude de 399 mètres, elle surplombe une partie des vallées de l’Orne et de la Moselle, entre Metz et Thionville, mais ne se trouve pas exactement au point culminant de la côte (402 m). Faisant office de halte sur le GR 5, elle remplace une précédente tour d’observation en bois, due au Club vosgien en 1907, détruite aux premiers jours de la Première Guerre mondiale. Elle fut reconstruite en 1932 par l'entreprise amnévilloise Jost et Collot avec l’acier produit dans l’usine de Rombas et financée par des dommages de guerre versés au Club Vosgien et complétés par une souscription publique.

Architecture et sculpture[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi XVIIIe et XXe siècles
Temple protestant réformé (1900)
Chapelle de Villers.
Église néo-apostolique.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale Saint-Rémi (1756) a été reconstruite en 1938 afin d’adapter ses dimensions à la forte augmentation de population notamment due à l’essor industriel. À l’exception de la tour du clocher (conservée de la précédente église édifiée en 1755 (ou 1756 ?) partiellement mutilée par le raccordement de la toiture surélevée, la facture de l’édifice, notamment les trois portails, est néoromane. Ce choix stylistique, adopté pour nombre d’autres églises contemporaines aux alentours, est étayé par la persistance de la facture romane pour nombre des églises de cette ancienne campagne. Mais le style art déco est présent dans l’édifice de manière diffuse, tant pour le balcon supportant les orgues que pour le mobilier, les bas-reliefs en marbre, les scènes du chemin de croix ou encore les vitraux. Un christ ou bon-Dieu de pitié[39] du XVIe siècle est conservé dans l’église, semblable à celui de l’église de Pierrevillers. Les modifications de l’entre-deux-guerres (destruction de l’ancien ossuaire, du couvent) ont mis au jour les vestiges archéologiques de la période romane. Le site sur lequel elle s’élève était fortifié, permettant ainsi le repli des habitants en cas de conflit.
  • Croix sculptées dans la pierre de Jaumont dont la croix dite des Mageron (XVIIe siècle) et la croix-Navée. La croix des Mageron, antérieure à la guerre de Trente Ans a été relevée voire restaurée à la suite des destructions de la guerre. Elle consiste en un fût qui supporte un édicule cubique miniature avec quatre niches sculptées représentant successivement saint Nicolas, sainte Barbe, saint Rémi, et à son sommet une croix[40],[41], ils témoignent de cet art régional des bildstocks, littéralement « colonnes à images ». Au cours des dernières décennies, le devenir de ce patrimoine rural est en danger (érosion de la pierre, dégradations volontaires, enfouissement partiel). Le sculpteur François Lapierre de Rombas est resté dans la postérité en signant plusieurs de ces monuments essaimés dans la région, souvent le long des chemins.
  • Le temple protestant réformé, rue de Metz, néogothique a été construit en 18991900 sur les plans de M. Gunz, ingénieur d’usine. Les vitraux ont été réalisés en Allemagne, et ses orgues réputées sont l’œuvre de Frédéric Haerpfer à Boulay-Moselle.
  • Chapelle de Villers, XXe siècle.
  • Église néo-apostolique, rue de l'Argonne.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

La pharmacie de la rue de Metz (actuelle Pharmacie des Roches) (1900), style néo-renaissance. À l’arrière-plan, les hauts-fourneaux peu avant leur démolition en 2001.
  • immeubles d’habitation du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle : rue de la Fontaine, Grand’rue, rue de l’Église ; rues de la Tour et de Villers.
  • école et ancienne mairie (actuellement siège de la communauté de communes), fin XIXe siècle, rue Alexandrine ainsi dénommée d’après le prénom de l’épouse de M. Tischmacher, maire de Rombas de 1891 à 1910.
  • ancienne école protestante devenue médiathèque La Pléiade
  • ancienne mairie et tribunal, (actuel commissariat de police) ;
  • immeubles d’habitation de la période allemande : rues de la Gare, de Versailles, Raymond-Mondon, Sœur-Pierre-Stanislas. Villas de "la côte des Lapins" (rue Joffre) et de la rue Foch où se sont établis les cadres de l’usine.
  • pharmacie de la rue de Metz (1900), pastiche de la période allemande, avec un décor au contraste chromatique de brique et pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Sitek, Rombas, mémoire de la vallée de l’Orne, Gérard Klopp,‎ 1993.
  • Jean-Jacques Sitek, Rombas, hier et aujourd’hui, Serge Domini,‎ 1999.
  • Philippe Mioche et Jacques Roux, Henri Malcor, un héritier des maîtres de forge, Paris, éd. du CNRS,‎ 1988.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [ʀɔ̃.bɑ] dans le système API, [Ro~.bA] en symboles SAMPA.
  2. Cartes géologiques de la France au 1/50000, Briey ; BRGM ; 1983.
  3. Quid 2004, page 619
  4. a et b Rombas, ses origines sur le site web de la ville
  5. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  6. a, b et c Rombas sur le Géoportail de l’IGN.
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978. p. 574.
  8. « Un peu d’histoire » sur le site web de Marange-Silvange.
  9. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
  10. Crise de la sidérurgie lorraine et échec de la diversification industrielle, Michel Freyssenet, Archivio di studi urbani e regionali, Milan, Franco Angeli Editore, no 16, 1983, p. 67–81.
  11. Revue municipale Le Petit Rombasien
  12. Article paru dans Le Républicain lorrain le 29 novembre 2008.
  13. www.rombas.com
  14. www.espace-culturel-rombas.com
  15. Armoiries sur le site web de la ville de Rombas
  16. Site de l’Union des cercles généalogistes lorrains
  17. Biographie de Jacques Aimé Félix Marie Laurent (1891-1983)
  18. Décret no 2004-1150 du 28 octobre 2004 modifiant le décret no 73-250 du 7 mars 1973 portant création de l’Établissement public foncier de Lorraine.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  21. « Évolution et structure de la population à Rombas en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  23. Site du ministère de la Justice
  24. Rapport annuel 2002 de la CCPOM.
  25. Town of Weston, « Report of the Weston International affiliation »[PDF](en)
  26. http://www.rombas.com/page123-professions-liberales.html
  27. « Annuaire professionnel »
  28. Ville de Rombas, « Présentation du Syndicat d’initiative de Rombas »
  29. Source : villes et villages fleuris
  30. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  31. Site web de la cité scolaire Julie-Daubié, Rombas.
  32. Site Internet de la médiathèque municipale de Rombas
  33. Ville de Rombas, « Présentation de la médiathèque La Pléiade »
  34. Ville de Rombas, « Présentation de l’Espace Culturel »
  35. Ville de Rombas, « Présentation du Pôle musical et espace Danse »
  36. L’association Au fil de l’Orne a été fondée le 9 décembre 1999 à Moyeuvre-Grande.
  37. René Alleau (sous la dir. de), Guide de la France mystérieuse, Les Guides noirs–Tchou Princesse,‎ 1964, 1979, 1023 p., « Rombas ».
  38. « La tour de Drince » sur le site web de la ville de Rombas.
  39. Fiche hypertexte de la base Palissy, ministère de la Culture.
  40. Fabienne Fey, Marie-Pierre Gama, Jeannine Polon-Grimard et Josette Toniolo, Références pour une première culture artistique, Inspection académique de la Moselle.
  41. bildstock.free.fr, « Le bildstock Mageron à Rombas » (consulté le 5 mars 2013)
  42. François Lapierre, sculpteur de croix in Les Cahiers lorrains, no 1, (nouvelle série), 26e année, janvier 1974, J.-M. Demarolle, Jacques Carel, Y. Le Moigne (collectif).
  43. Une rue de Rombas porte son nom

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]