Catherine Trautmann
| Catherine Trautmann | |
Catherine Trautmann, au Parlement européen le 1er mai 2006. |
|
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Culture et de la Communication | |
| 1997 – 2000 | |
| Président | Jacques Chirac |
| Premier ministre | Lionel Jospin |
| Gouvernement | Gouvernement Lionel Jospin |
| Prédécesseur | Philippe Douste-Blazy |
| Successeur | Catherine Tasca |
| Porte-parole du gouvernement | |
| 1997 – 1998 | |
| Président | Jacques Chirac |
| Premier ministre | Lionel Jospin |
| Gouvernement | Gouvernement Lionel Jospin |
| Prédécesseur | Alain Lamassoure |
| Successeur | Jean-François Copé |
| Députée européenne | |
| 1989 – 1997 | |
| Groupe politique | Groupe du Parti socialiste européen |
| En fonction depuis le 2004 | |
| Groupe politique | Groupe du Parti socialiste européen |
| Maire de Strasbourg | |
| 1989 – 1997 | |
| Prédécesseur | Marcel Rudloff |
| Successeur | Roland Ries |
| 2000 – 2001 | |
| Prédécesseur | Roland Ries |
| Successeur | Fabienne Keller |
| Députée du Bas-Rhin | |
| 1986 – 1988 | |
| Prédécesseur | Émile Koehl |
| Successeur | Marc Reymann |
| 1997 – 1997 | |
| Prédécesseur | Harry Lapp |
| Successeur | Armand Jung |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Catherine Argence |
| Date de naissance | 15 janvier 1951 |
| Lieu de naissance | Strasbourg, Bas-Rhin (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti socialiste |
| modifier |
|
Catherine Trautmann, née Argence le 15 janvier 1951 à Strasbourg, est une femme politique française, membre du Parti socialiste.
Sommaire |
Études [modifier]
Elle a suivi des études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg où elle a obtenu une maîtrise de théologie protestante. Elle est spécialiste de langue et littérature copte.
Parcours politique national [modifier]
Au PS, elle est membre du Conseil national (depuis 1987), du bureau national du PS depuis avril 2000, membre du conseil national du PS; membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie et de la commission temporaire sur les défis politiques et les moyens budgétaires de l'Union élargie 2007-2013 au Parlement européen.
Elle a été députée du Bas-Rhin de 1986 à 1988 ; durée pendant laquelle elle est aussi membre de la délégation française au Conseil de l'Europe. Elle est élue en juin 1997 députée de la Première circonscription du Bas-Rhin en battant Harry Lapp. Cette circonscription était tenue par la droite depuis la Libération.
Elle est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.
Fonctions gouvernementales [modifier]
- Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'emploi, chargée des Personnes âgées et des handicapés du gouvernement Michel Rocard (du 13 mai au 28 juin 1988) ;
- Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du gouvernement Lionel Jospin (du 4 juin 1997 au 30 mars 1998) ;
- Ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement Lionel Jospin (du 30 mars 1998 au 27 mars 2000).
En 1999, elle décide de rouvrir l’aile ouest du palais de Tokyo (Paris), pour la consacrer à la diffusion de l’art contemporain (en quelques années, ce lieu s’impose dans le paysage culturel français et international : il est le centre d’art le plus visité d’Europe et un véritable lieu d’émergence pour l’art contemporain)[réf. nécessaire].
Très critiquée au sujet de ses projets de réforme concernant les chaînes de télévision, elle quitte le ministère lors d'un remaniement, où Catherine Tasca lui succède.
Elle a participé à créer la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits (CPCSPRD), qui est une commission de la cour des comptes chargée de surveiller les sociétés de perception et de répartition des droits d'auteurs (comme la SACEM, l'ADAMI, etc). Catherine Trautmann a commencé la présentation de la loi créant cette commission à l'assemblée et au sénat, et Catherine Tasca a fini celle-ci et promulgué la loi.
À Strasbourg [modifier]
La carrière politique de Catherine Trautmann débute réellement avec son entrée, en 1983 au conseil municipal de Strasbourg, où elle est alors dans l'opposition, dans une ville traditionnellement de droite.
Secrétaire d'État du gouvernement Michel Rocard en mai 1988, elle est désignée pour diriger la liste PS aux élections municipales de 1989. Elle a notamment pour programme la mise en place d'un tramway alors que Marcel Rudloff, considérant que le projet de son adversaire est passéiste, met en avant un projet de métro de type VAL.
Son entrée en campagne débute difficilement par un échec aux élections législatives de juin 1988 qui la contraint à quitter le gouvernement un mois après y avoir fait son entrée.
Opposée au maire sortant, président du Conseil régional d'Alsace et sénateur, elle parvient cependant, à la faveur d'une campagne dynamique et de dissensions à droite, à conquérir le siège de maire. La victoire de Catherine Trautmann constitue un séisme politique d'ampleur nationale. Avec la prise de Strasbourg par la gauche, elle devient la première femme maire d'une ville de plus de 100 000 habitants. Sa victoire permettra la réalisation du tramway, et l'essor des transports publics et de l'intermodalité (zones piétonnes, recul de la place de la voiture en hyper-centres), qui ont joué un rôle majeur dans la requalification de Strasbourg. Elle sera maire de Strasbourg et présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) de 1989 à 1997 et de 2000 à 2001.
Réélue au premier tour en juin 1995, elle est contrainte d'accueillir dans sa ville un rassemblement du Front national, mais organise en parallèle une importante contre-manifestation dont la réussite (entre 50 000 et 80 000 personnes manifestent contre le racisme) la propulse au premier plan parmi les personnalités du PS. En mai 1996, Jean-Marie Le Pen présente à son auditoire, lors d'un meeting, une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann qu'il fait huer. Estimant que « l'agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d'hostilité excédant les limites admissibles d'un débat d'opinion dans une société démocratique », le tribunal condamne le leader frontiste au franc symbolique pour cette « mise en scène macabre et choquante évoquant l'image de la mise à mort par décapitation visant d'une manière certes symbolique mais intolérable à l'élimination de l'intéressée »[1].
Lors de la victoire de la Gauche plurielle en 1997, elle fait son retour au gouvernement et est nommée ministre de la Culture. Pour se conformer au principe de non cumul des mandats, elle démissionne de ses mandats locaux et laisse le poste de maire et de président de la Communauté urbaine de Strasbourg à Roland Ries, son bras droit, avec l'accord qu'elle recouvrera la mairie à son retour.
Son retour à Strasbourg est cependant difficile en raisons de sa décision de cumuler la mairie et la présidence de la CUS (contrairement à l'accord initialement conclu avec Roland Ries) et d'un important conflit avec son adjoint aux finances, Jean-Claude Petitdemange, premier secrétaire de la fédération socialiste du Bas-Rhin. Cependant, ce dernier échoue à entraîner Roland Ries avec lui, qui choisit finalement de rester fidèle à la majorité municipale.
La zizanie qui suit le difficile retour de Catherine Trautmann a un effet très négatif sur l'électorat strasbourgeois, tandis que le relatif succès de la liste indépendante de Jean-Claude Petitdemange divise les voix de la gauche aux élections municipales de 2001, au profit de la liste d'union UDF-RPR menée par le « tandem » Fabienne Keller et Robert Grossmann (qui intègreront, en 2002, l'UMP).
Catherine Trautmann perd largement, dans une triangulaire l'opposant à Fabienne Keller et Jean-Claude Petitdemange, les élections municipales de 2001, et devient membre de l'opposition municipale, où elle préside le groupe socialiste.
En 2007, suite à un accord avec Roland Ries, elle s'efface et le laisse mener la liste socialiste à Strasbourg. La très large victoire de cette liste fait entrer Catherine Trautmann dans la majorité, et, le 18 avril 2008, elle est élue deuxième vice-présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg (dirigée par Jacques Bigot), chargée de l'université et du développement économique.
Elle est également présidente du port autonome de Strasbourg[2].
Députée européenne [modifier]
Catherine Trautmann est élue députée européenne lors des élections européennes de 1989. Elle siège au sein du groupe du Parti socialiste européen. Elle est réélue lors des élections de 1994. Elle siège jusqu'en 1997, date à laquelle elle est nommée ministre de la Culture et de la Communication au sein du gouvernement Lionel Jospin en France.
Elle est réélue députée lors des élections européennes de 2004, et succède à une autre élue strasbourgeoise, Marie-Hélène Gillig. Elle est vice-présidente de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. Elle est notamment l'un des rapporteurs du Paquet télécoms.
Elle conduit la liste socialiste aux élections européennes de 2009 dans la circonscription nord-est. Ayant obtenu quatre élus en 2004, le PS espère refaire un bon score en 2009, bien que la circonscription ait perdu un siège (9 contre 10 en 2004). Néanmoins, le soir du 7 juin, sa liste obtient 17,8 % des voix, mieux que la moyenne nationale de son parti (16,48 %), mais seulement deux élus, talonnée par les Verts et distancée par la liste de Joseph Daul (UMP), qui l'emporte avec 29,2 % des voix et quatre sièges.[réf. nécessaire]
En janvier 2012, elle est candidate à la présidence du groupe parlementaire Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), considérée comme « outsider » par rapport au favori Hannes Swoboda[3].
Distinctions et missions [modifier]
Catherine Trautmann est Chevalier de la Légion d'honneur, Commandeur des Arts et des Lettres et docteur honoris causa de l'Université de Leicester.
Présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) entre 1988 et 1990, elle a aussi été Commissaire générale (de 2000 à 2003) de l'Exposition internationale 2004, événement annulé par le gouvernement français sur décision du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Catherine Trautmann fut la première présidente de l'Institut des villes, entre 2000 et 2001, avant de laisser la place à Edmond Hervé.
Depuis 2012, elle est Vice-présidente du Conseil d'administration du Mouvement européen-France.
Voir aussi [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Références [modifier]
- Le Monde, 1er octobre 1998
- Le conseil d’administration du port autonome de Strasbourg
- « Trautmann, la politique à la force du poignet », euractiv, 10 janvier 2012.
Articles connexes [modifier]
- Ancien ministre de la Cinquième République
- Ancien ministre alsacien
- Personnalité du Parti socialiste (France)
- Femme politique française
- Député européen élu en France 1989-1994
- Député européen élu en France 1994-1999
- Député européen élu en France 2004-2009
- Député européen élu en France 2009-2014
- Député européen du Groupe du Parti socialiste européen 2004-2009
- Député européen du groupe Alliance progressiste des socialistes & démocrates au Parlement européen 2009-2014
- Ancien député du Bas-Rhin (cinquième République)
- Maire de Strasbourg
- Ministre français de la Culture
- Porte-parole du gouvernement français
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Naissance en 1951
- Naissance à Strasbourg
- Étudiant de l'université de Strasbourg
- Ministre français de la Communication
- Commandeur des Arts et des Lettres
- Député de la VIIIe législature de la Ve République