Montmédy

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Montmédy
Vue depuis les remparts de la citadelle
Vue depuis les remparts de la citadelle
Blason de Montmédy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Montmédy (siège)
Maire
Mandat
Yves Lecrique
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55351
Démographie
Gentilé Montmédiens
Population
municipale
2 367 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 13″ N 5° 22′ 00″ E / 49.5202777778, 5.3666666666749° 31′ 13″ Nord 5° 22′ 00″ Est / 49.5202777778, 5.36666666667  
Altitude 294 m (min. : 177 m) (max. : 336 m)
Superficie 23,49 km2
Localisation

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Liens
Site web montmedy.fr

Montmédy [mɔ̃medi][1] est une commune française située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Montmédy, ancienne capitale du comté de Chiny, fait partie de la Lorraine gaumaise.

Ses habitants sont appelés les Montmédiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montmédy est situé sur la N43 à 43 km au sud-est de Sedan et à 25 km au nord-ouest de Longuyon ; Stenay est à 16 km à l'ouest via la D947 et la frontière belge est à 8 km à l'est via la D981.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montmédy
Thonnelle Avioth Thonne-la-Long
et Verneuil-Petit
Vigneul-sous-Montmédy
et Thonne-les-Près
Montmédy Verneuil-Grand
et Villécloye
Han-lès-Juvigny Juvigny-sur-Loison Bazeilles-sur-Othain
et Iré-le-Sec

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Chiers traverse le bourg de Montmédy. Avec l'Othain et la Thonne, ses affluents, elle sert parfois de limite au territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Montmédy est situé sur la ligne Valenciennes - Thionville.

La ville est ainsi reliée directement à Carignan, Sedan et Charleville-Mézières à l'ouest et Longwy et Metz à l'est.

De 1914 à 1936 Montmédy était relié par une ligne de chemin fer secondaire à Verdun qui faisait partie du réseaux des Chemins de fer départementaux de la Meuse.

Le tunnel de chemin de fer qui traverse la colline de Montmédy construit en 1861 fut dynamité à trois reprises lors des invasions allemandes de 1870, 1914 et 1940. Aussi bien pendant la Première Guerre mondiale que lors de la Deuxième Guerre mondiale un chemin de fer de contournement fut construit par l'occupant à travers les rues de la ville.

Lignes d'autobus[modifier | modifier le code]

Services assurés par Les Rapides de la Meuse (entreprise du Groupe Veolia Environnement, branche Transport) pour le Réseau Intermodal des Transports de la Meuse (RITM) du Conseil Général de la Meuse :

  • Transport à la demande : Montmédy - Damvillers (trois fois par jour)
  • Service régulier :
    • Montmédy - Stenay - Dun-sur-Meuse - Vacherauville - Verdun
    • Damvillers - Verdun
    • Montmédy - Virton (Belgique)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Madiacum (634); Mons-Medius (933); Mons-Madiensis (XIIe siècle); Novum castrum quod Mercurii-Mons dicitur (XIIe siècle); Montmaidy, Montmaidi (1239); Mont-Maidei (1258); Mont-Maidie, Mont-Maidey (1264); Mont-Maidy (1270); Montmaidi, Montmaidie (1276); Monmeidey, Monmeidy (1284); Momaydi (1364); Maidybas, Maidy-Bas, Maidy-Haut (1365); Montmalde (1399); Monmady, Montmadey (1549); Malmedy (1562); Montmady (1564); Monmedy (1656); Montmaidier (1683); Montmedy (1700); Mons-Maledictus (1756).

Histoire[modifier | modifier le code]

Montmédy, sous sa forme "Madiacum", est mentionné pour la première fois en 634. « Porcionem meam de Madiaco… cum mancipiis, aedificiis, vineis, campos, pratis, silvis, et prato sectum super Caro et Hogregia » : c’est ainsi que, dans son testament du 30 Décembre 634, Adalgisel Grimo, diacre de Verdun issu d’une grande famille aristocratique, donne à l’église Sainte Agathe de Longuyon ses propriétés de Montmédy et d’Iré : biens, édifices, vignes, champs, prés, bois, et prairie de fauche (?) en bordure de la Chières.

Plan de la citadelle (XVIIe siècle)

Ancienne capitale du comté de Chiny. Le comte de Chiny y élève en 1220 un château fort, le château de Mady, qui donnera son nom à la ville.

En 1285, en contrebas des remparts, dans la plaine de Chauvency-le-Château, Louis de Looz, comte de Chiny, offre des fêtes extraordinaires avec joutes et tournois où participent plus de 500 chevaliers des environs et même de lointaines régions (Grilly au bord du lac Léman, Bergues au bord de la mer du Nord, Trie-Château près de Paris, Sancerre, etc.). Jacques Bretel, dans un reportage, raconte ces journées : Le Tournoi de Chauvency.

Montmédy haut, l'église Saint-Martin (1790)

Après être passée aux ducs de Luxembourg et avoir été ainsi incorporée aux Pays-Bas bourguignons d'abord, puis espagnols, elle fut rattachée à la France par le Traité des Pyrénées(1659).

La ville, défendue par Jean V d'Allamont, investie en juin 1657, est prise, en présence du jeune Louis XIV et de Mazarin, en août 1657 par Vauban[2], qui dirige là son premier siège[3].

En 1791, lors de sa fuite, le roi Louis XVI est attendu à Montmédy. Reconnu, il sera arrêté à Varennes-en-Argonne.

Elle fut chef-lieu d'arrondissement de 1800 à 1926.

Hindenburg à Montmédy

Pendant la Première Guerre mondiale Montmédy fut une plaque tournante pour l'approvisionnement du front de Verdun pour l'armée allemande qui se servait dans ce but de la ligne du Meusien reliant Montmédy à Verdun qui venait de s'ouvrir juste avant le début des hostilités.

Le prince héritier a reçu le 7 septembre 1916, en gare de Montmédy, feld-maréchal v. Hindenburg et le général Ludendorff lors de leur premier déplacement en France.

Montmédy a été le lieu d'implantation de plusieurs ouvrages de la ligne Maginot (177 blockhaus et 36 tourelles, sept casemates, quinze maisons fortes, batteries de 155 L 77 au sud-est de Montmédy, sept PC et quatre observatoires).

Article détaillé : Secteur fortifié de Montmédy.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant la drôle de guerre, le poste de commandement de la 2e division légère de cavalerie du général André Berniquet s'établit à Montmédy[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1983 Gilbert Parentin    
1983 mars 2008 Claude Léonard UMP Conseiller général du canton de Montmédy (depuis 2008)
Sénateur de la Meuse (2011-2012)
mars 2008 en cours Yves Lecrique SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 367 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 467 1 577 1 717 2 200 2 195 2 251 3 169 2 689 2 649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 470 2 376 2 135 2 020 2 648 3 000 3 169 2 782 2 733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 600 2 441 2 774 2 525 2 023 1 923 2 491 1 643 2 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 455 2 196 2 250 2 024 1 943 2 260 2 197 2 233 2 321
2011 - - - - - - - -
2 367 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Grâce à ses commerces et ses administrations, Montmédy reste un centre de services pour le nord meusien. L'essentiel des emplois relève de l'administration publique, mais les secteurs du commerce et du transport tiennent une place importante dans la vie économique locale.

L'enseignement est assuré localement de la maternelle au baccalauréat, voire au delà. Les Montmédiens dispose ainsi d'écoles maternelle et primaire, d'un collège (Jean d'Allamont) et, à Stenay, d'un lycée polyvalent et professionnel (Alfred Kastler). Celui-ci offre par ailleurs un brevet de technicien supérieur d’assistant de gestion.

Les médecins, y compris spécialistes, sont présents sur place, ainsi que 2 pharmacies, un opticien, un audioprothésiste et plusieurs autres professionnels de santé. La ville dispose d'un cinéma, d'un Centre Social et Culturel et de nombreuses associations sportives ou culturelles.

L'offre commerciale, alimentaire et non alimentaire, est présente en centre-ville, mais aussi par le biais d'un supermarché de 2 490 m² de surface de vente (Super U), ou de hard-discounteurs (Lidl, Aldi) implantés en périphérie. L’attraction des pôles commerciaux extérieurs est significative mais elle reste assez diffuse (Longwy, Verdun, Virton,…). La proximité de la Belgique (Virton à 19 minutes) alimente une évasion commerciale importante notamment dans le domaine non alimentaire, peu développé dans la commune.

Plusieurs banques et assureurs sont présents, ainsi que quelques hôtels et restaurants.

Le centre de détention est un acteur majeur de la vie économique locale depuis 1990. 310 détenus, souvent condamnés à de longues peines, y sont encadrés par 120 membres du personnel.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Citadelle de Montmédy
La citadelle de nuit
  • Citadelle (XVIe, XVIIe et XIXe siècles)
  • [7],[8] ;
  • Fortification de Vauban ;
  • Musée Jules Bastien-Lepage consacré au peintre Jules Bastien-Lepage
  • Musée de la Fortification
  • Château de Fresnois à Fresnois

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin à Montmédy-Haut.
  • Église de la Nativité à Iré-les-Prés.
  • Église Saint-Bernard à Montmédy-Bas.
  • Église Saint-Martin à Fresnois.
  • Chapelle de la Croix.
  • Chapelle de Malandry à Montmédy-Haut
  • Chapelle Saint-Nicolas à Fresnois.

Arbres remarqués[modifier | modifier le code]

Quelques-uns des arbres les plus intéressants de Montmédy, tous visibles de la route (mesures prises à épaule d'homme soit à 1,50 mètre, en janvier 2010) :

  • le chêne de l'Attaque, spectaculaire tronc creux toujours vivant, ayant survécu à plusieurs incendies malveillants et autres actes de vandalisme, d'une circonférence de 5,90 mètres, au bord du ruisseau du Chabot, un peu en amont d'Iré-les-Prés.
  • trois séquoias remarquables par leur circonférence :
    • 4,90 mètres, arbre situé sous les remparts sud de la citadelle, dans un joli jardin près d'une folie tout en bois de la Belle Époque ;
    • 5,20 mètres, dans un parc privé, Place Tronville ;
    • 9,00 mètres(?), à Iré-les-Prés, dans un jardin privé : cet arbre avait été fracassé au tiers de sa hauteur lors de la tempête de Noël 1999.
  • un calocèdre, d'une circonférence de 3,65 mètres, situé dans un jardin privé, à Iré-les-Prés, à quelques pas du séquoia foudroyé. C'est le seul arbre de cette taille et de cette beauté dans le Nord-Meusien. Un spécimen comparable est visible dans les ruines de l'Abbaye d'Orval.
  • un tulipier de Virginie d'une circonférence de (?) mètres, à l'entrée de l'avenue du Lieutenant Bourguignon.
  • un platane, d'une circonférence de (?) mètres, dans le parc du château de Fresnois.
  • un très rare frêne pleureur, en compagnie de plusieurs anciens catalpas et de pins dans le Jardin Poulain, route de Villécloye.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Montmédy haut : la fontaine de la Place de l'Hôtel de Ville.

La citadelle de Montmédy constitue le cadre de « Les enfants de la citadelle », un album de la série « Tendre Violette » dessinée par Jean-Claude Servais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lanher, Le pays de Montmédy au fil des jours : août 1914-novembre 1918, Éd. Serpenoise, Metz, 2001, 125 p. (ISBN 2-87692-488-9)
  • Georges Henri Parent, Additions et corrections au catalogue des plantes vasculaires de l'arrondissement de Montmédy : étude sur l'évolution séculaire de la flore, Musée national d'histoire naturelle, Luxembourg, 2006, 195 p.
  • Alfred-Jean-Marie Pierrot, L'arrondissement de Montmédy sous la Révolution, C. Lacour, Nîmes, 2005, 206 p. (ISBN 2-7504-1065-7) (fac-simile de l'édition de Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1904)
  • Alfred-Jean-Marie Pierrot, Montmédy sous l'ancienne monarchie française : 1657-1789, C. Lacour, Nîmes, 2004, XXXVI p. (ISBN 2-7504-0645-5) (fac-simile de l'édition de Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1909)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166
  3. Barros et alii, p. 44
  4. Le corridor des Panzers, tome I, Jean-Yves Mary, p.34-35, Heimdal, 2009
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. La citadelle de Montmédy de 1874 à 1914
  8. Citadelle de Montmédy
  9. sources : "Nicolas-Charles Bochsa, harpiste, compositeur, escroc" de Michel Faul (éditions Delatour 2003) et site sur Bochsa et sa biographie