Un long dimanche de fiançailles (film)
Un long dimanche de fiançailles
| Réalisation | Jean-Pierre Jeunet |
|---|---|
| Scénario | Guillaume Laurant et Jean-Pierre Jeunet d’après Sébastien Japrisot |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | 2003 Productions, Warner Bros France, Tapioca Films, TF1 films productions |
| Pays d’origine | |
| Genre | Film de guerre - romance |
| Sortie | 2004 |
| Durée | 134 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Un long dimanche de fiançailles est un long-métrage réalisé par Jean-Pierre Jeunet, sorti au cinéma le 27 octobre 2004 (France, Suisse et Belgique) d’après le livre homonyme de Sébastien Japrisot.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Dans les tranchées de la Somme, pendant la Première Guerre mondiale, cinq soldats sont accusés de s’être auto-mutilés pour échapper à leur devoir. Condamnés à mort par une cour martiale, ils sont conduits jusqu’à un avant-poste nommé « Bingo crépuscule »[1] et abandonnés à leur sort dans le no man's land qui sépare les deux camps. Parmi eux figure Manech, le fiancé de l’héroïne du film, une jeune romantique prénommée Mathilde qui ne croit pas à la mort de son amoureux. S’il était mort, elle le saurait. Forte de cette intuition, elle mène son enquête et recueille peu à peu les indices qui vont l’amener à découvrir ce qui s’est passé ce jour-là à « Bingo crépuscule ». Utilisant des superstitions, elle est amenée à souffler sur la poussière qui voile cette affaire sombre et mystérieuse.
Fiche technique [modifier]
- Titre : Un long dimanche de fiançailles
- Titre anglais : A Very Long Engagement
- Réalisation : Jean-Pierre Jeunet
- Scénario : Guillaume Laurant et Jean-Pierre Jeunet, d’après Sébastien Japrisot
- Directeur de la photographie : Bruno Delbonnel
- Décors : Aline Bonetto
- Costumes : Madeline Fontaine
- Musique : Angelo Badalamenti
- Photographie : Bruno Delbonnel
- Producteurs : Francis Boespflug, Bill Gerber, Jean-Louis Monthieux et Fabienne Tsaï
- Production : 2003 Productions, Warner Bros France, Tapioca Films, TF1 films productions
- Distribution : Warner Bros
- Pays : France, États-Unis
- Langue : français
- Budget : 56,6 millions de $
- Format : Couleur - 2,35:1 - Son Dolby Digital
- Durée : 134 minutes
- Dates de sortie :
Box-office [modifier]
| Pays | Box-office | Nbre de sem. | Classement TLT[2] | Date |
| Box-office Mondial | 70 115 868 $ | - | - | Total |
| Box-office États-Unis/Canada | 6 524 389 $ | - | 3 520e | Total |
| Box-office Belgique | 246 543 entrées | - | - | Total |
| Box-office France | 4 413 839 entrées | - | - | Total |
| Box-office Suisse | 129 829 entrées | - | - | Total |
Distribution [modifier]
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Anecdotes [modifier]
- Le film est adapté du roman du même nom de Sébastien Japrisot dont les droits constituent la participation minoritaire du studio hollywoodien Warner aux côtés de TF1, Canal +, Tapioca (la société de production de Jean-Pierre Jeunet) et la nouvelle société 2003 Production. Bien que la majorité des acteurs soient français et l’ensemble des scènes tournées en France, cette coproduction a été jugée étrangère le 26 novembre 2004 en raison de la forte participation de la société américaine Warner Bros. Pictures aux frais de production, ce qui lui a fait perdre le droit à une future subvention du centre national de la cinématographie. Le film participera néanmoins aux César du cinéma dans la catégorie générale. Avec un coût de 45 millions d’euros, c’est l’un des films « français » les plus coûteux qui aient jamais été produits.
- Le Conseil d'État a finalement décidé que le film était bel et bien américain, et qu’il n’aurait pas de double nationalité, ceci malgré le fait que la réalisation soit française, et le casting à plus de 98 % français. Le producteur délégué du film étant largement contrôlé par la firme Warner, le film n’a donc pu être éligible à une subvention de 8 millions d’euros du CNC[3].
- Dans l’une des scènes du film, on voit l’un des soldats condamnés à mort tenter de se rendre aux Allemands en criant « Ne me tuez pas ! Je suis Corse, pas Français ! ». Une polémique s’en est suivie en Corse, d’autant plus que le personnage était veule, lâche et sournois. À l’origine, le soldat devait être marseillais, mais le réalisateur a choisi d’en faire un Corse parce qu’il, explique-t-il, voulait à tout prix filmer la beauté de l’île (et non créer une polémique).
- Le film a été retiré des salles de cinéma en Corse dont celles de Propriano, suite à des nombreuses critiques à l’égard d'une phrase prononcée par un des personnages, Ange Bassignano : « je ne suis pas français, je suis corse, moi ». Beaucoup de Corses se sont portés volontaires pour servir dans l’armée française durant la Première Guerre mondiale ; cette phrase portait ainsi préjudice à leur mémoire.
- On retrouve dans ce film de nombreuses sources d’inspiration : la couleur sépia de l’image évoque l’atmosphère des albums de bande dessinée de Jacques Tardi, certaines scènes font allusion au facteur de Jour de fête de Jacques Tati, et la bande sonore rappelle le thème du film Les Sentiers de la gloire.
- Certaines scènes ont été tournées au hangar Y de Meudon. Les scènes du village breton ont été tournées à Locronan et notamment dans les jardins de l'ancien presbytère. Malheureusement, ce jardin arrangé par la production du film n'a duré qu'une saison. Le lieu de résidence de Mathilde se situe à Plougrescant.
- Certaines scènes parisiennes du film ont été tournées à Pontoise (95), place de la harengerie, en raison de l'aspect XIXe du lieu.
- Les scènes de tranchée ont été tournées près de Montmorillon (86 - Vienne), sur un terrain militaire (anciennement terrain des armées de l'OTAN[4]). L'équipe avait creusé des tranchées qui sont maintenant recouvertes.
- Le making of du film (Une année au Front, 74 min), véritable mine d'informations et d'anecdotes, a obtenu le Prix du Jury au Festival de Making-of en 2006.
Distinctions [modifier]
Récompenses [modifier]
- Dallas-Fort Worth Film Critics Association : Meilleur film en langue étrangère
- Florida Film Critics Circle : Meilleur film étranger
- Chicago Film Critics Association : Meilleur film en langue étrangère
- Festival international du Making-of : Grand prix du Jury
- Prix Edgar-Allan-Poe 2005 du meilleur scénario
Nominations [modifier]
Notes et références [modifier]
- Sébastien Japrisot explique dans son livre qu'un Portrait de Byng au crépuscule donne le nom de la tranchée Bingo Crépuscule. À noter que cette explication n'est pas reprise dans le film.
- Tous les temps - All Time
- Le Monde, 10 août 2007
- Au XXe siècle, les forces de l’OTAN ont acquis à l’amiable ou en expropriant les fermes de l’est de Montmorillon. Les dernières parcelles ont été achetées en 1956. Des troupes américaines ont occupé le camp jusqu’en novembre 1966 où les autorités françaises ont pris possession du terrain.
Liens externes [modifier]
- Film tiré d'une œuvre de Sébastien Japrisot
- Film français sorti en 2004
- Film sur la Première Guerre mondiale
- Film réalisé par Jean-Pierre Jeunet
- Film tourné dans le Finistère
- Film tourné dans les Côtes-d'Armor
- Film tourné dans le 9e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 13e arrondissement de Paris
- Film tourné en Haute-Corse
- Film nommé aux Oscars
- Film tourné dans l'Aisne
- Film dramatique
- Film avec un César des meilleurs costumes
- Film avec un César de la meilleure photographie
- Film avec un César des meilleurs décors
- Film avec un César de la meilleure actrice dans un second rôle