Bitche

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Bitche
La porte de Strasbourg et l'église Sainte-Catherine
La porte de Strasbourg et l'église Sainte-Catherine
Blason de Bitche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Gérard Humbert
2014-2020
Code postal 57230
Code commune 57089
Démographie
Gentilé Bitchois
Population
municipale
5 326 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 09″ N 7° 25′ 33″ E / 49.0525, 7.42583333333 ()49° 03′ 09″ Nord 7° 25′ 33″ Est / 49.0525, 7.42583333333 ()  
Altitude Min. 249 m – Max. 432 m
Superficie 41,13 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bitche.fr

Bitche capitale du Bitcherland, est une commune du département français de la Moselle et de la région Lorraine, non loin de la frontière allemande.

La ville, serrée autour de son imposante citadelle, est le chef-lieu du canton de Bitche et du Pays de Bitche (Bitscherland). La commune, ville fleurie possédant quatre fleurs, fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Ses habitants sont appelés les Bitchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Bitche est située à l’extrême nord-est du département de la Moselle, sur la Horn, dans une dépression, bordée de collines boisées. Au centre de la cuvette se dresse un énorme piton rocheux en grès, dominé par la citadelle.

Carte de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le pays de Bitche est traversé d’est en ouest par l’ex-RN 62 (RD 662 depuis 2006) reliant Haguenau à Deux-Ponts puis à Sarreguemines, et dont la portion Niederbronn — Bitche est construite entre 1824 et 1826.

La ville se trouve à 10 km de Volmunster, à 14 km de Rohrbach-lès-Bitche, à 23 km de Niederbronn-les-Bains, à 28 km de Deux-Ponts et à 47 km de Wissembourg. Bitche est à 26 km de l’échangeur no 30 km de l’autoroute allemande A 8.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer reliant Haguenau à Sarreguemines est construite entre 1866 et 1869. La section BitcheNiederbronn n’est actuellement plus desservie par fer mais des autocars TER Lorraine continuent d’assurer la liaison vers Haguenau. En direction de Sarreguemines, des autorails reliaient la gare de Bitche à Béning et à Metz-Ville. Cette portion de voie est également "temporairement" inutilisée depuis 2010.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 50 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 85 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 180 km de la ville. En outre, l’aéroport de Deux-Ponts25 km) a été récemment construit et offre des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bitsch en allemand standard et en francique lorrain[1].
    • Bitche est mentionnée sous les formes Bytis-Castrum (1172); Bites (1196); Bitch (1203); Bichem (1203); Vites (1205); Bytis (1207); Bittes (1225); Bitches (1238); Biches (1286); Bitsch / Bitsche (1297); Bitis (1298); Bitze (1320); Bitchen (1321); Biche (1390); Bitses (1394); Pitsch (1479); Bich / Bisch (1488); Bischt (1494); Bittsch (1592); Bitch (1611)[2]; Bitche (1793)[3].
  • La Cense aux Loups est attestée sous les formes Volfgarten/Volfsgarten (1755), Wolfgarten (carte de l'état-major), La cense de Volffgarthen (Ord. de Lorr. XII.417)[2].

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Anciens sobriquets désignant les habitants[4]: Rampartritscher (ceux qui glissent sur les remparts).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Bitche.

L’histoire de la ville est indissociable de celle de la forteresse qui la surplombe.

Après la construction du château, résidence des comtes de Deux-Ponts-Bitche, qui prend au fil des siècles de l’importance, trois agglomérations d’inégale importance se forment à ses pieds, lesquelles formeront plus tard la ville de Bitche, entourée très tôt d’une muraille et percée de deux portes.

Au cours de la Guerre de Trente Ans, les troupes de Gustave II Adolphe de Suède, n'ayant pas réussi à s’emparer du château, réduisent la ville en cendres.

La reconstruction, qui dure des décennies, est constamment interrompue par les incessants conflits franco-lorrains qui ravagent la région.

La ville est annexée par la France en 1680. Vauban, chargé de la construction de nouveau château de Bitche, fait entourer les bourgs de Kaltenhausen et de Rohr d’une enceinte bastionnée qu’il adosse à la forteresse, créant ainsi une véritable place forte qui prend le nom de Bitche. Profitant des facilités accordées par Louis XIV de France aux nouveaux colons, de nombreux immigrés de langue française, viennent se fixer à Bitche, ville de tradition germanophone.

Ce flux d’immigration est stoppé par le Traité de Ryswick en 1697 qui oblige la France à rétrocéder la Lorraine à son propriétaire légitime, le duc de Lorraine et de Bar Léopold Ier (1679-1729). Celui-ci fait appel à des Tyroliens, des Suisses, des Wurtembergeois, des Luxembourgeois population germanophone qui prend la relève.

Les vides entre les constructions se comblent de sorte que la rue principale d’un seul tenant traverse la ville d’ouest en est, en forme de demi-lune, de l’actuelle Porte de Strasbourg jusqu’à l’actuelle rue du Bastion.

Domination française[modifier | modifier le code]

Plan-relief de 1794

Après la cession de la Lorraine et du Barrois par le duc François III au roi détrôné de Pologne Stanislas Ier, beau-père de Louis XV, lorsque les Français reviennent à Bitche en 1738 pour refortifier la cité, une nouvelle étape est franchie. La ville s’étend de plus en plus vers le nord-est et voit s’édifier en son sein des maisons bourgeoises et des hôtels, signe d’une prospérité certaine, ainsi que des bâtiments militaires, comme l’hôpital, actuel bâtiment Rocca, et des casernes, qui seront détruites après 1945. C’est à cette époque que les Augustins ouvrent à Bitche le premier collège d’enseignement secondaire d’où sortira par la suite une forte proportion des notables de la Lorraine germanophone.

Le dialecte local est un dialecte du Moyen allemand, une variété du Westmitteldeutsch, ou moyen allemand occidental, le francique rhénan lorrain.

L’église paroissiale Sainte-Catherine est construite en 1774-1775 pour remplacer une petite chapelle datant de 1683, qui est devenue trop exiguë.

Au milieu du siècle suivant, Bitche ayant été classée place forte de première classe (1850), voit sa défense renforcée. On l’entoure d’une nouvelle enceinte et on construit le fort Saint-Sébastien, complété par un camp retranché, ainsi que la voie ferrée Sarreguemines-Haguenau en 18681869. Tous ces travaux attirent une forte main d’œuvre à Bitche dont le commerce local tire un large bénéfice.

Le commandant Louis-Casimir Teyssier, responsable de la place de Bitche, tient un siège face à l’assaillant allemand du 8 août 1870 au 26 mars 1871. La ville est bombardée du 23 août au 21 septembre 1870. Un blocus est mis en place du 25 septembre 1870 au 25 mars 1871. Le bilan du siège est de cent quatre-vingt-six morts français et de vingt-trois morts allemands. Le commandant Teyssier remet les clés de la place à son homologue allemand le 26 mars 1871, après un siège héroïque. Le commandant et les troupes françaises quittent la place avec les honneurs de la guerre, dispensés d’avoir à défiler devant les troupes allemandes.

Domination allemande[modifier | modifier le code]

Bitche vers 1903

Le 10 mai 1871 est signé le traité de Francfort, enlevant à la France l’Alsace, sauf Belfort, et une partie de la Lorraine : les territoires qui formeront par la suite le département de la Moselle et même quelques communes vosgiennes. La partie de la Lorraine annexée inclut donc l’arrondissement de Sarreguemines dont Bitche fait partie. Pour renforcer l’importance stratégique de Bitche, un champ de manœuvres et de tirs est constitué en 1900 à proximité de Bitche. Lorsque la guerre éclate en 1914, les Bitchois partent se battre sous l’uniforme allemand sur les différents champs de batailles européens : la Première Guerre mondiale voit tomber ainsi quarante-huit Bitchois au champ d’honneur. L’armistice du 11 novembre 1918 fait repasser Bitche à la France après quarante-sept années de souveraineté allemande.

Retour à la France[modifier | modifier le code]

Libération 1918.jpg

Le 22 novembre 1918, onze jours après l’armistice, la population bitchoise accueille les troupes françaises. Le 22 août 1919, le président de la République Poincaré visite Bitche pour remettre officiellement à la ville la Légion d'honneur. Poincaré n’est pas le seul personnage célèbre à venir à Bitche après la Première Guerre mondiale puisque le maréchal Pétain visite également la ville le 17 octobre 1921.

En 1930 commence la construction de la Ligne Maginot destinée à protéger les frontières de l’est d’une nouvelle invasion allemande. Cette gigantesque ligne de défense va donner à Bitche un caractère militaire sans précédent, notamment par l’édification d’une ligne fortifiée avec d’énormes réseaux souterrains qui occupent des centaines d’ouvriers, donnant du travail à toute la population du pays de Bitche. Inexpugnable dans le passé grâce à sa Citadelle, Bitche va garder sa renommée par la Ligne Maginot. La ville reçoit la visite d’André Maginot le 8 septembre 1931.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1939, deux jours avant la déclaration officielle de la guerre de la France à l’Allemagne, est le jour du départ pour les Bitchois vers la Charente. C’est ainsi que la vie des réfugiés bitchois se déroule au sein des Charentais jusqu’à l’arrivée des troupes allemandes quelques jours précédant l’armistice de 1940. Peu de temps après l’arrivée des Allemands en Charente durant l’été 1940, il est signifié à la population réfugiée de Bitche qu’il leur est permis de regagner leur ville.

Le département de la Moselle est officiellement réuni, le 30 novembre 1940, à la Sarre et au Palatinat pour former la nouvelle province du Westmark. Installée à l’Hôtel de Metz, la Gestapo se charge des fouilles, des enquêtes et des interrogatoires. Le 26 mai 1942, Laval déclare au cours d’un entretien renoncer à l’Alsace-Lorraine au nom de la collaboration, et le 29 août 1942, le Gauleiter Josef Bürckel fait un discours à Metz, dans lequel il proclame l’épuration politique totale et l'institution du service militaire obligatoire. Le sort de la ville et de la région est désormais lié à celui du Troisième Reich.

Le ralentissement de la progression américaine et le retour des autorités nazies à Bitche le 3 septembre 1944 dissipent l’espoir de la libération de la ville. Les combats entre les troupes allemandes et américaines dans la région de Bitche débutent le 3 décembre 1944. Les troupes US appartiennent à la 100e Division d’Infanterie de la 7e Armée. Cette division est communément appelée la Century Division. Le mardi 5 décembre 1944, les premiers obus américains s’abattent sur Bitche, et la population se réfugie immédiatement dans les caves. Ces bombardements vont se poursuivre durant cent-trois jours, avec intensité au début et à la fin et sporadiques entre temps qui marquera durablement les habitants terrés dans leurs caves.

Dès que le front s’éloigna de Bitche, une trentaine d’agents de la Gestapo, une vingtaine de gendarmes nazis, un Kreisleiter et un Landrat, installés dans les caves de l’Hôtel de Metz, reviennent une nouvelle fois s’installer en ville. Cette situation dure jusqu’au 13 mars 1945, date à laquelle le commandement américain fixe les modalités de son offensive du printemps : lors de l'opération Undertone, il est prévu d’attaquer au centre du front bitchois, de se déplacer à l’est, de prendre la ville de Bitche, de neutraliser le plateau dominant la ville et ensuite de prendre le Bitche-Camp. Ce jour, les unités US prennent leurs nouvelles positions d’attaque. Les troupes allemandes, réalisant qu’il est inutile de résister, désertent Bitche dans la soirée du 15 mars 1945. À six heures du matin, la compagnie E du 398e Régiment d’Infanterie US entre dans Bitche.

Autre conséquence de la Seconde Guerre mondiale, le canton de Bitche montre une baisse démographique de 41,9 % par rapport à la population de 1936. Les cicatrices des combats mettront encore de longues années à disparaître de la ville de Bitche et des villages voisins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1947   Joseph Lang    
mars 1959   Pierre Wantzenriether    
mars 1971   Frédéric Greiner    
mars 1977 juin 1995 Joseph Schaefer SE  
juin 1995 mai 1998 Pierre Foeglé SE  
mai 1998 mars 2001 Joseph Schaefer SE  
mars 2001 mars 2008 Edmond Stenger DVG  
mars 2008 mars 2014 Gérard Humbert DVD  
mars 2014 en cours Gérard Humbert DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Lebach (Allemagne) depuis 1979

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
2 480 2 339 2 621 2 698 3 077 3 033 2 965 2 740 3 047
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
2 238 2 908 2 850 2 764 2 854 3 640 4 758 2 864 3 151
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 486 5 552 9 342 3 479 4 401 4 277 5 004 5 055 5 648
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
5 517 5 752 5 674 5 607 5 415 5 326 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 1976, Bitche était le siège du 57e régiment d’artillerie. Elle avait déjà vu, en 1997, la dissolution du 4e régiment de cuirassiers, ainsi que du "Groupement de camp, le 128e régiment d'infanterie". Le 24 juillet 2008, la dissolution du 57e RA est annoncée dans le cadre de la réorganisation de la Défense par le Premier ministre François Fillon[6]. Cette annonce suscite la colère des habitants de Bitche qui va perdre son statut de ville de garnison[7]
Le 7 février 2009, après des mois de lutte intense, les habitants de Bitche et leurs élus respirent : le ministre de la Défense annonce qu’un régiment de taille équivalente va remplacer le 57e régiment d’artillerie.

Il s’agit du 16e bataillon de chasseurs, anciennement basé à Saarburg (Rhénanie-Palatinat) à compter de 2010. La présence de ce bataillon a permis de maintenir l'activité du camp de Bitche. L'existence de ce camp et des moyens de soutien de la base de défense ont permis l'installation, en 2010, du centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de la Brigade de renseignement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Citadelle

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Abrahamfels, Armsberg, Carlsfels, Dianafels, Dunkelberg, Eichelsberg, Erbsenfels, Falkenberg, Fensterfels, Gauchsberg, Geierstein, Geissenberg, Glockenfels, Hasselberg, Hausberg, Helfenstein, Hollaenderberg, Hundskopf, Indianerfels, Kachler, Kandelfels, Kohlberg, Krappenberg, Kreuzberg, Krokodilfels, Landersberg, Lattenberg, Luchsfels, Philippsfels, Pilsfels, Ranschberg, Rothenberg, Sandkopf, Schloesschen, Schnepfenfels, Speckfelse, Steinbergfels, Waldeck, Wildmannsfels, Zwillingsfels…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Bitche

Ces armoiries sont : D'argent, à la mâcle gringolée de sable, le premier serpent ondoyant en chef mouvant vers le flanc senestre de la pièce, la tête vers le chef posée en bande du canton dextre, le second serpent contourné ondoyant en pointe mouvant vers le flanc dextre de la pièce, la tête vers le chef posée en barre du parti senestre.

Autrement dit, c’est un écu blanc à un losange noir, ajouré et dont les extrémités sont terminées par deux têtes de serpent adossées, celle du haut tournée vers la droite de l’écu (gauche du spectateur) et celle d’en bas, vers la gauche de l’écu (droite du spectateur). Le serpent présente plusieurs sinuosités, la gueule des deux têtes laisse voir la langue. En 1608, l’écu ne comporte qu’un petit rond blanc, autrement dit, un besant.

Ce n’est que dans la Description de la Lorraine de Durival qu’apparaît très nettement le dessin losangé du mâcle. Les échevins de Kaltenhausen scellèrent des armoiries primitives une lettre du 18 décembre 1610.

Ce sont des armes parlantes. Le besan est le symbole du propriétaire de Bitche et de la seigneurie. La mâcle, mot qui vient du latin macula, (maille en losange) représente les plaques de fer de la cotte d’armes du chevalier, c’est-à-dire du seigneur de Bitche. Quant aux deux têtes de serpent, on peut supposer qu’elles font allusion à l’importance et à la position presque inaccessible de la forteresse. On s’est demandé à tort si le serpent à deux têtes ne représentait pas la forteresse avec la « petite tête » et la « grosse tête ». C’est à la rigueur le plan de la forteresse de Vauban et de Cormontaigne, mais non pas celui de 1676 qui reproduit le château des ducs de Lorraine.

La forteresse résista à l’ennemi en 1793, 1814, 1815 et 1870. Aussi peut-elle inscrire sous l’écu sur une banderole en lettres d’or la devise de Nancy : Qui s’y frotte s’y pique ou la devise particulière : Je mords derrière comme devant. Enfin, la ville de Bitche peut faire figurer en bas des armoiries la Légion d'honneur, reçue le 14 juin 1919 et la Croix de guerre 1939-1945.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Rittgen, Bitche et son canton, des origines à 1945, 1988.
  • André Schutz, Bitche et son pays, 1992.
  • Didier Hemmert, Le Pays de Bitche, 1998.
  • Joël Beck, Les moulins et scieries du Pays de Bitche, 1999.
  • Joël Beck, Le pays de Bitche : 1900-1939, A. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2005, 127 p. (ISBN 2-8491-0267-9)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Bitche, court métrage documentaire de Jean-Loïc Portron, 1994, 25 min, in Étretat-Lorient-Bitche, JBA édition, ADAV, Paris, 2010 (DVD)
  • La Forteresse assiégée, téléfilm de Gérard Mordillat, ARTE France, 2006, 135 min
  • Le siège de Bitche 1944-1945, documentaire de Mallory Grolleau, 2005, 59 min (DVD)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach n°62 - 2008
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/24_07_Modernisation_de_la_Defense_nouveau_dispostifif_territorial.pdf
  7. http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2008/07/bitche-perd-le.html
  8. Base Mérimée
  9. Histoire de la communauté de Bitche