Liverdun

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Liverdun
La Moselle vue depuis la ville haute.
La Moselle vue depuis la ville haute.
Blason de Liverdun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Canton de Domèvre-en-Haye
Intercommunalité Communauté de Communes du Bassin de Pompey
Maire
Mandat
Jean-Pierre Huet
2014-2020
Code postal 54460
Code commune 54318
Démographie
Gentilé Liverdunois(es)
Population
municipale
6 001 hab. (2011)
Densité 238 hab./km2
Population
aire urbaine
410 508 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 04″ N 6° 03′ 45″ E / 48.7511111111, 6.062548° 45′ 04″ Nord 6° 03′ 45″ Est / 48.7511111111, 6.0625  
Altitude Min. 187 m – Max. 340 m
Superficie 25,25 km2
Localisation

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Liverdun

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Liverdun
Liens
Site web www.liverdun.com

Liverdun est une commune française de l'agglomération de Nancy située dans le département de Meurthe-et-Moselle (54) et la région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Liverdun est située entre Nancy, Pont-à-Mousson et Toul.

Le village médiéval surplombe les boucles de la Moselle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Onze communes ont une limite commune avec Liverdun. En partant du Nord et dans le sens des aiguilles d'une montre, ces communes sont Saizerais, Marbache, Pompey, Frouard, Champigneulles, Velaine-en-Haye, Sexey-les-Bois, Aingeray, Villey-Saint-Étienne, Jaillon et Rosières-en-Haye[1].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Liverdun 54.svg D'argent à la branche de chêne de sinople, posée en pal, englantée de gueules.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Liverdunum, d'origine latine (romaine)[réf. nécessaire] et gauloise :

  • liver- : probablement de Liber, autre nom de Bacchus (dieu romain du vin) mais liber signifie aussi : écorce (pour écrire), livre, libre[réf. nécessaire] ;
  • -dunum : forteresse puis colline ; Liverdun est situé sur une hauteur dominant la Moselle.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Liverdun a été la résidence d'été des évêques de Toul[2].
  • Traité de Liverdun (26 juin 1632) : Nancy, la capitale du Duché de Lorraine, est menacée directement par les Français ; le duc Charles IV doit signer de nouveau un traité avec le roi Louis XIII. Ce dernier rend les principales places occupées mais le duc doit céder au roi, pour quatre ans, les villes de Stenay, Dun-sur-Meuse, Jametz et Clermont-en-Argonne, cette dernière étant donnée définitivement à la France en échange d'une indemnité. D'autre part, Charles IV promet de rendre hommage au roi pour le Duché de Bar d'ici à un an[3].
  • Lors de l'incendie du château Corbin, le 8 septembre 1904, le lieutenant des pompiers Charles Nicolas Frustin dirige les opérations afin de limiter l'incendie dans un périmètre restreint vu la proximité des proches habitations.
la place de la fontaine.

Les forges et la fabrique de dynamite[modifier | modifier le code]

En 1868, Alfred Nobel, en quête de capitaux et de débouchés, recherche un partenaire industriel et financier. Il trouve la société Barbe, Père et Fils et Cie, Maîtres de Forges à Liverdun (à l'époque département de la Meurthe). Paul François Barbe (voir Paul Barbe) (1836-1890), investit 200 000 francs dans le capital de la société Nobel sous réserves d'obtenir les autorisations nécessaires pour fabriquer dès l'automne 1871 de la dynamite pour la région Alsace-Lorraine et l'exporter vers la Belgique. La fabrique de dynamite avait été installée par MM. Barbe et Smitt dans trois logements vides des cités de la Croisette. Par la suite, Monsieur Barbe délocalise le site de Liverdun pour créer une dynamiterie en Espagne à Galdácano (voir Galdakao) dans une ancienne poudrerie et en confie la direction à Monsieur Frédéric Combemale, ancien sous-directeur de de la dynamiterie de Paulilles. Cette usine est mise service avec du personnel de la fabrique de Liverdun dont Auguste Marchal (directeur du site de Liverdun puis à Galdácano jusqu'en 1904, époux de Marie-Thérèse Barbe) et Joseph Emile Depardieu ; ce dernier restera en Espagne et fonda une famille[4]. Les forges de Liverdun ont été rachetées en 1881 par motié par les maîtres de forges de Pompey et le reste par la Société Anonyme des Forges de Champigneulles créée pour la circonstance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1791 Nicolas Colin    
1791 1793 François Haouy    
1794 1795 Daniel François    
1795 1797 Christophe Mory    
1798 1799 Claude Daunot    
1800 1801 François Pierson    
1801 1808 Antoine Lienard    
1808 1820 Nicolas Pierson    
1821 1830 Claude Colin    
1830 1841 françois Nicolas    
1841 1848 Joseph Crabouillet    
1848 1861 Joseph Pierson    
1861 1871 Jean Martin    
1871 1874 Gustave de Men    
1874 1878 J-B Barbe   Maître de forge
1888 1884 Christophe Daunot    
1884 1888 Prospère Charlemagne    
1888 1892 Christophe Daunot    
1892 1900 Aimé Laurent    
1900 1902 Nicolas Noel   Fabricant de pompes
1902 1908 Aimé Laurent    
1908 1912 Camille Noel    
1912 1922 Louis Jacob    
1922 1929 Auguste Gabriel    
1929 1940 Georges Sognet    
1942 1944 Edouard Monchablon    
1944 1945 Georges Sognet    
1945 1947 Gaston Bourgeois    
1947 1959 Emile Zumstein    
1959 1969 Robert Boernet    
1969 mars 1989 Armand Remy UDF Conseiller général du canton de Domèvre-en-Haye (1982-1994)
mars 1989 mars 1992 Ghislaine Millard-Lagrandeur PS Enseignante
mars 1995 août 2007 Didier Bianchi PS Directeur de banque
octobre 2007 en cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Pierre Huet PS Cadre de santé
l'entrée du château Corbin.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Liverdun se trouve sur la ligne Paris - Strasbourg et est desservie par la ligne T.E.R Métrolor numéro 29 : Nancy - Bar-le-Duc - Paris et la ligne numéro 07 : Nancy - Toul - Neufchâteau.

Liste des prévôts[modifier | modifier le code]

1638 : Louis Barrat

Liste des procureurs du parlement[modifier | modifier le code]

1772-1788 : François Poinsignon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 001 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 007 933 977 907 965 915 1 065 1 110 2 000
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 069 1 139 1 500 1 920 1 411 1 410 1 714 1 636 1 826
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 622 1 650 1 847 1 975 1 943 2 260 1 901 2 440 4 022
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
3 876 5 035 6 110 6 435 6 390 5 975 5 911 6 003 6 001
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Liverdun fait partie des 3100 pôles urbains de France.
Liverdun fait partie de la zone d'emploi de Toul.
Liverdun fait partie de l'aire urbaine de Nancy qui compte, en 1999, 410 508 habitants.
Liverdun fait aussi partie de l'unité urbaine de Nancy, qui compte, en 1999, 331 363 habitants.
Cependant, Liverdun ne fait pas partie de la communauté urbaine du Grand Nancy, qui compte, en 1999, 258 414 habitants[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien presbytère et croix de mission .
Maison à arcades Benoist et statue classées sur la place de la fontaine .
  • Présence gallo-romaine : une villa détruite au IIIe siècle fit l'objet de fouilles de sauvetage en 1967 au lieu-dit Rupt Chaudron.
  • Une nécropole mérovingienne du VIIIe siècle de plus de 1000 tombes fut sommairement fouillée en 1870.
  • Vestiges des remparts, dont la Porte-Haute XVIe siècle, tour carrée et tour ronde XVe siècle. Les remparts et le château furent démolis aux XIVe et XVe siècles, remaniés au XVIIe siècle.
  • Belles façades de maisons à arcades rue de l'Église et place de la Fontaine avec arcades.
  • Maison dite du Gouverneur, XVIe siècle.
  • Ancienne maison prévôtale, XVIe siècle.
  • Ancienne Maison-Dieu, XVIe siècle.
  • Ancien hôtel de Camilly, XVIIIe siècle.
  • Domaine de la Garenne : villa et son décor : vitraux et verres colorés, décor de mosaïques ; parc : château, serre, bancs et bassins. Construite en 1897 pour Charles-Auguste Masson, reprise en 1904 par l'architecte Lucien Weissenburger ; les aménagements intérieurs et la décoration sont réalisés par l'ébéniste Eugène Vallin et le maître-verrier Jacques Gruber. Depuis 1993, le domaine est utilisé par un Centre d'aide par le Travail.
  • Fontaine monumentale sur la place aux arcades.
  • Château Corbin, XIXe siècle, parc.
  • Château de la Flye, début du XXe siècle par M Noël industriel à Liverdun.

Economie[modifier | modifier le code]

Liverdun est connue pour ses « Madeleines de Liverdun », de la biscuiterie Chenel.

Industriel[modifier | modifier le code]

  • Cours de la Moselle canalisée, tunnel de 500 mètres sous la ville, écluse[9].
  • Un pont canal qui fut détruit lors du passage à : la Moselle en grand gabarit pour les péniches, le canal est en partie comblé suite à ce choix industriel (relier les usines de Neuves-Maisons) et d'infrastructure.
  • Une ancienne mine de fer sur le lieu-dit briquetterie, elle s'appelle La Croisette, desservie par deux galeries dites saint Paul et sainte Barbe. Les galeries de mine sont bouchées en 1892[10], une commémoration en est donné le long de la route D90 (route de Frouard, juste avant le pont fauché par un camion inattentif qui convoyait une grue) par un wagonnet sur rail. Elle faisait partie de la concession de la Mine du Val de Fer.
  • Une cité ouvrière (rue de Châtillon) est construite en 1866, elle comprenait 86 logements à l'origine.
  • Une fonderie établie de 1891 à 1892 pour Nicolas Noël, fabricant de pompes, dont l'usine parisienne, qui datait de 1866, avait été expropriée au moment de la construction du boulevard Parmentier en 1871.Elle se trouve actuellement Rue Nicolas Noël.
  • Une usine de colle, acquise en 1919, par Eugène Lerebourg[11], apparenté au fabricant de conserves William Saurin, qui la transforme en conserverie de fruits, confiserie et usine de confitures.

Etablissements Scolaires[modifier | modifier le code]

  • A Liverdun, il y a trois écoles primaires, trois écoles maternelles et un collège.
  • Les écoles sont réparties sur trois sites : sur le plateau, en bas près de la mairie et au Rond Chêne.
  • Ecoles maternelles :

- Ecole François Dolto : 12 Rue de la Gare

- Ecole la Champagne : 14 Rue des Hautes-Alpes

- Ecole du Rond-Chêne : 6 Avenue Rameau

  • Ecoles primaires :

- Ecole Georges Brassens : 12 Rue de la Gare

- Ecole La Provence : 16 rue des Hautes-Alpes

- Ecole du Rond-Chêne : 6bis Avenue Mozart

  • Le collège Grandville regroupe les élèves de Liverdun, Pompey, Saizerais et d’Aingeray. Il est situé Rue Pierre Pinteau.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de Liverdun fin XIIe siècle, ancienne collégiale : tour romane avec clocher moderne, nef et bas-côtés XIIe siècle avec chapiteaux à crochets, transept XIIe siècle, chevet remanié XVIIIe et XIXe siècles, tombeau de Saint Euchaire, gisant, Renaissance XVIe siècle; orgue 1847, buffet d'orgue restauré ; tableaux XVIIIe siècle.
  • Une autre église disparue (Saint-Martin) avait été confiée aux prémontrés.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bel-Amour, XVIIe siècle.
  • Niche avec statue de saint Jean-Baptiste, place de la Fontaine.
  • Croix de Saint-Euchaire, XVIe siècle.
  • Ancienne résidence épiscopale, XVIe siècle, avec Portail monumental XVIe siècle, devenu presbytère, XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Le Cercle de Généalogie de Liverdun et du Toulois.
  • Les amis de Liverdun (la mémoire en images de 1900 à nos jours)[12].
  • Ultimate Troopers : équipe d'ultimate frisbee de Liverdun

Astronomie[modifier | modifier le code]

L'astéroïde (N°18637) à Liverdun, découvert en 1998, a été ainsi baptisé en l'honneur de la commune[13].

Résidence Toulaire[modifier | modifier le code]

Le lotissement Toulaire est un ensemble de 318 pavillons situé au nord de la commune.

En 1957, l’armée américaine, qui occupait la Base aérienne 136 Toul-Rosières (distante de seulement quelques kilomètres de la commune de Liverdun et fermée en 2004), a fait construire cette résidence pour y loger son personnel d’encadrement. Le nom Toulaire correspond du reste à la contraction de Toul air base.

Après le départ des soldats en 1965, l’ensemble immobilier a été mis en vente au début des années 1970.

La conception à l'américaine des constructions, tant dans leur aspect extérieur (grandes maisons de plain pied), que dans l’aménagement intérieur (grandes baies vitrées, cuisines intégrées, chauffage au sol, etc.), mais également la situation à proximité de la forêt et la végétation diversifiée et très présente (conifères, peupliers…) dans la résidence, confère à Toulaire une apparence exotique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Choux, Liverdun, Meurthe et Moselle, son histoire, son église, S.A.E.P, Colmar, 1970, 20 p.
  • Lucien Geindre, Liverdun : ville franche, ville française : histoire et description, Champigneulles, Impr. Hilt, 1989, 276 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail
  2. Henri Lepage, Liverdun. Notice historique., 1842, p. 50.
  3. Almanach Vermot 2008 et « Une guerre de trente ans en Lorraine », page 369 de Philippe Martin, Professeur d'histoire moderne à l'Université de Nancy 2.
  4. Recherches de Robert Depardieu
  5. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=4409
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Fiche Insee
  9. Quelques photos
  10. http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-59-16743-118297.html#fiche
  11. Images du site
  12. Site de l’association des amis de Liverdun
  13. Dictionary of Minor Planet Names p. 954, Lutz D. Schmadel

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Gare de Liverdun

Liens externes[modifier | modifier le code]

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