Vittel
| Vittel | ||
Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Vosges | |
| Arrondissement | Neufchâteau | |
| Canton | Vittel (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Jean-Claude Millot (DVD) 2008-2014 |
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| Code postal | 88800 | |
| Code commune | 88516 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Vittellois | |
| Population municipale |
5 452 hab. (2010) | |
| Densité | 226 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 335 m (min. : 322 m) (max. : 457 m) | |
| Superficie | 24,13 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-vittel.fr | |
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Vittel est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine, connue pour son eau minérale.
Ses habitants sont appelés les Vittellois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Vittel est située à environ 40 km à l'ouest de la préfecture Épinal, dans l'arrondissement de Neufchâteau et à 1h au sud de Nancy.
Desservie par l'autoroute A31, Vittel est réputée pour ses eaux et ses cures thermales. Elle est traversée par un affluent du Vair, le Petit Vair. Sa rue principale est la Rue de Verdun où l'on peut trouver quelques boutiques et des boulangeries. Il existe des lotissements tels que : Le Gros Buisson, Le Brahaut ou la Petite Fin.
Le contournement de la ville a été inauguré en 1998, et se situe entre l'autoroute A31 et Épinal.
Histoire [modifier]
Vittel était partagé en deux sections par le Petit Vair. Sur la rive gauche était le Grand-Ban, appartenant au chapitre de Remiremont, sur la rive droite, le Petit-Ban, au duc de Lorraine. Ainsi, bien que compact, le village avait deux justices et deux paroisses. Le Grand-Ban avait pour patron saint Remi, fêté le 1er octobre, et le Petit-Ban, saint Privat, honoré le 21 août. Pour couper court aux querelles, l'évêque de Toul accorda, en 1734, deux fêtes patronales à Vittel[1]. La Révolution mit fin à cette division en faisant de Vittel un chef-lieu de canton.
Station thermale fréquentée par les Romains, elle n'est exploitée à l'époque moderne qu'à partir de 1845.
Deuxième guerre mondiale [modifier]
Du 1er mai 1941 au 12 septembre 1944, un « camp d'accueil » fut instauré par l'occupant nazi dans le parc thermal. Il rassembla environ deux mille femmes britanniques, canadiennes puis américaines destinées à servir de monnaie d'échange.
En janvier 1943 s’y ajoutèrent 300 Juifs venus de Drancy, d'URSS et de Pologne. Parmi les internés venus du ghetto de Varsovie figurait Mary Berg. Elle fut échangée contre des prisonniers allemands et partit aux États-Unis où elle arriva le 16 mars 1944. Elle rédigea un journal, Warsaw Ghetto: A Diary. Elle y décrit un camp destiné à rassurer la Croix-Rouge, où les conditions étaient donc bonnes.
Parmi les autres internés, Sofka Skipwith (en) (biographie dans Wikipédia en anglais).
Madeleine Steinberg, internée britannique parle également du camp de Vichy dans son mémoire, Les Camps de Besançon et de Vittel.
Parmi les internés figuraient aussi le poète yiddish Ytshak Katzenelson et son fils Zvi, déportés le 29 avril 1944 à Auschwitz, et gazés dès leur arrivée, le 1er mai 1944, comme le furent presque tous les internés polonais. Katzenelson avait eu le temps d'enterrer son poème Le Chant du peuple juif assassiné, écrit à Vittel.
Édouard Herriot fut interné à la villa Suzanne du 12 avril au 2 août 1943.
La ville fut libérée par la division Leclerc le 12 septembre 1944[2].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Ecartelé aux 1 et 4 losangé d'or et de sable qui est de Lignéville, aux 2 et 3 de gueules à deux clefs d'argent en sautoir qui est de Remiremont, sur le tout de gueules taillé ondé d'or.
Commentaires : Le blason, associant les armes de deux suzerains, rappelle la partition des deux bans. La devise « Fonte revivisco » (« je revis par une source ») évoque la prospérité récente de Vittel depuis la découverte des eaux minérales en 1854.
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Économie [modifier]
- Thermalisme : très axée sur des activités sportives, Vittel, confinée jadis dans le traitement des problèmes rénaux et hépatiques, a connu le début d'un renouveau avec l'implantation du Club Méditerranée en 1973. Le lancement du « passeport forme » a confirmé son nouvel envol.
- Tourisme.
- Vittel est également la marque d'eau minérale commercialisée dans le monde entier. Elle fait partie du groupe Nestlé depuis 1969.
Administration [modifier]
- Jumelage
- Vittel est jumelée avec :
Badenweiler (en Allemagne) depuis le 21 juillet 1957.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 452 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine thermal [modifier]
La maison du patrimoine permet de se documenter sur l'Histoire de Vittel et notamment sur son histoire thermale. L'ensemble des constructions thermales ont été inscrites aux monuments historiques en 1990.
- Les thermes accueillent des œuvres des architectes Charles Garnier, Fernand César et Auguste Bluysen. On y trouve un édicule qui abrite la source des Demoiselles (1859), l'établissement thermal (1884), le hall de l'établissement thermal (1905), la grande galerie (1897 à 1938), le palmarium avec sa piscine couverte (1911 à 1936), et le pavillon de la Grande-Source (1930). Les thermes ont été inscrits aux monuments historiques en 1990.
- Le Parc Thermal abrite non seulement les thermes mais également un ensemble de petits éléments et d'édicules dessinés par l'architecte Fernand César pour la Société générale des eaux minérales de Vittel au début du XXe siècle :
- le Grand escalier (1902),
- le Tea-Room ou rotonde (1912),
- le pavillon Heudebert (1923) construit pour la vente de produits de régime dont les biscuits Heudebert,
- le chalet d'Aisance (1923) avec des carreaux de faïence montrant des oiseaux lacustres,
- le chalet des Ânes (1923),
- le chalet des Enfants (1925)
- le pavillon des Jouets (1925) avec son décor en panneaux de céramique,
- le pavillon Émeraude (1925) avec son lanterneau en forme de casque turco-persan,
- des lampadaires de style Art déco (1928),
- l'exèdre à musique (1935).
- Les infrastructures sportives des thermes ont été créées pour la station thermale dans la première moitié du XXe siècle. Elles comprennent des constructions des architectes Fernand César et André Colin : le champ de courses avec la tribune (1904), le pavillon de lawn-tennis (1911), le chalet PMU (1923), l'institut d'éducation physique (1926) avec ses deux pavillons d'escrime sous hangar, le pavillon des cadets (1930) et le pavillon de pesage de (1935).
- L'ensemble hôtelier thermal regroupe trois édifices représentatifs de l'hôtellerie de la station thermale : l'Hôtel Vittel-Palace (construit par Fernand Nachon en 1900, agrandi par Fernand César de 1932 à 1934) qui possède une coupole vitrée avec des motifs géométriques par le maître-verrier nancéen André Lemoine, le Grand-Hôtel (édifié par Georges Walwein de 1912 à 1920), et l'Hôtel Ermitage (construit par Fernand César en 1929).
- Un ensemble de plusieurs villas : la villa Nino (1886-1887 par Charles Garnier pour son fils Christian Garnier), la villa Saint-Pierre (ancienne villa Debrousse de 1893 par Charles Garnier pour Pierre Bouloumié), la villa Minima qui est une extension de la villa Nino (1905) et les villas jumelles Sainte-Marie et Saint-Louis (1912 par André Colin).
- Le casino de Vittel, créé en 1882 dans le parc thermal, a été reconstruit par Auguste Bluysen en 1929-1930. Il conserve les murs de l'ancien théâtre du casino construit par Fernand Nachon en 1908 et incendié en 1920. Les fontaines et luminaires datent de 1934 et 1937. Le casino été réhabilité dans un décor plus contemporain en 2009. On peut y jouer aux machines à sous, au jackpot, au black jack, à la roulette anglaise et au Texas hold’em poker.
- La gare de Vittel a été construite en 1926 par la compagnie des chemins de fer de l'Est pour remplacer le bâtiment originel de 1881 construit lors de l'ouverture de la ligne de Merrey à Hymont - Mattaincourt. De style néoclassique pour l'extérieur, elle possède un grand porche d'entrée à colonnes doriques avec deux ailes de part et d'autres de celui-ci. À l'intérieur, le mobilier est de style Art déco avec notamment un sol carrelé imitant celui d'un établissement de bains.
Monuments religieux [modifier]
- L'église Saint-Remy, dont la nef et les bas-côtés datent des XVe et XVIe siècles, et l'orgue réalisé par Gonzalez en 1985[6], [7] (Inscrite aux Monuments historiques en 1926).
- L'église Saint-Privat, érigée avant le XVIe siècle, à une date inconnue (inscrite aux Monuments historiques en 1926).
- L'Église Saint-Louis, érigée à partir de 1910 et dénommée en mémoire de Louis Bouloumié, fondateur de la station thermale.
- La chapelle Saint-Éloi.
- Temple protestant église réformée, construit vers 1905, situé rue du Docteur Fournier
- Synagogue; 211 rue Croix-Pierrot édification d'une très belle synagogue, style « rétro » 1925/1930. Restaurée dans sa situation actuelle, la synagogue a été inaugurée le 14 juillet 1988.
Enceintes sportives et de loisirs [modifier]
- Le Centre Pierre de Coubertin, créé pour accueillir la délégation française pour sa préparation des Jeux olympiques d'été de 1972, couvre une superficie couverte d'un hectare. Le centre se compose d'une grande halle des sports (avec un indoor d'athlétisme et une salle multisports pour le handball, le basket-ball, le volley-ball, le badminton et le tennis), deux piscines de 25 et 50 mètres et 4 salles spécialisées (pour la musculation, l'haltérophilie, l'escrime, et les arts martiaux).
- Le gymnase Roger Lefèbvre accueille la salle Émilie Lepennec (pour la gymnastique) et la salle Richard Dacoury (pour le basket-ball, le volley-ball et du tennis de table).
- Le Stade Jean Bouloumié regroupe 4 terrains de football ou de rugby, une piste d’athlétisme et des aires de lancers et de sauts. Il peut accueillir 7500 spectateurs.
- L'hippodrome de Vittel, créé par la Société Générale des Eaux Minérales de Vittel en 1904, est l'un des deux seuls hippodromes de Lorraine avec celui de Nancy-Brabois.
- Le golf de Vittel Ermitage s'étend sur 600 hectares. Il propose trois parcours : le Peulin créé en 1986 (18 trous), le Mont Saint-Jean créé en 1905 (18 trous) et l'Île Verte (9 trous compact).
- Le Club Méditerranée possède deux villages (Vittel Golf Ermitage et Vittel Le Parc).
Cadre de vie [modifier]
- Ville fleurie : quatre fleurs attribuée par le Conseil national des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.
Personnalités célèbres [modifier]
- Claude Bassot, peintre religieux, né à Vittel vers 1580. Son père, Mengin Bassot, fut le maire de Vittel en 1567.
- Darry Cowl, musicien et comédien, né à Vittel le 27 août 1925 et mort à Neuilly-sur-Seine le 14 février 2006.
- Robert Hossein, citoyen d'honneur de la ville de Vittel.
Notes, références et bibliographie [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- A. Fournier. Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 1897-1898
- Libération du camp de Vittel le 12 septembre 1944
- France Gen Web
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), , Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X).
Présentation des orgues de l’église Saint-Rémy à Vittel : pages 633 à 635
- (fr) Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l’église Saint-Rémy à Vittel
- Pierre Bernard Bouloumié, Création d'une ville thermale. Histoire de Vittel (pour mes petits-enfants), A. Maloine et fils, éditeurs, Paris, 1925, 376 p.
- La Camp des Internés de Vittel, de Claude Poinsot (bulletin spécial n°22 de la Maison du Patrimoine).
- Le Camp des internés civils de Vittel (Britanniques-Américains-Juifs Polonais...) du 1er mai 1941 au 25 octobre 1944 de Claude Poinsot à la Maison du Patrimoine et du Thermalisme de Vittel
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3).
Vittel p. 1247
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (mul) Site officiel de la ville
- (mul) Site de l'office du tourisme et du palais des congrès de Vittel
