Vittel
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| Vittel | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Neufchâteau |
| Canton | Vittel (chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 88516 |
| Code postal | 88800 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Claude Millot 2008-2014 |
| Intercommunalité | sans |
| Site internet | www.ville-vittel.fr |
| Démographie | |
| Population | 5 684 hab. (2006) |
| Densité | 236 hab./km² |
| Gentilé | Vittellois(es) |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 322 m — maxi. 457 m |
| Superficie | 24,13 km² |
Vittel est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine, connue pour son eau minérale.
Ses habitants sont appelés les Vittellois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Vittel est située à environ 40 km à l'ouest de la préfecture Épinal, dans l'arrondissement de Neufchâteau.
Desservie par l'autoroute A31, Vittel est réputée pour ses eaux et ses cures thermales. Elle est traversée par un affluent du Vair, le Petit Vair.
[modifier] Histoire
Vittel était partagé en deux sections par le Petit Vair. Sur la rive gauche était le Grand-Ban, appartenant au Chapitre de Remiremont, sur la rive droite, le Petit-Ban, au duc de Lorraine. Ainsi, bien que compact, le village avait deux justices et deux paroisses. Le Grand-Ban avait pour patron saint Remy, fêté le 1er octobre, et le Petit-Ban, saint Privat, honoré le 21 août. Pour couper court aux querelles, l'évêque de Toul accorda, en 1734, deux fêtes patronales à Vittel.[1] La Révolution mit fin à cette division en faisant de Vittel un chef-lieu de canton.
Station thermale fréquentée par les Romains, elle n'est exploitée à l'époque moderne qu'à partir de 1845.
De mai 1941 à septembre 1944, un « camp d'accueil » instauré par l'occupant nazi rassemble plusieurs milliers de Britanniques et d’Américains, tous civils, destinés à servir de monnaie d'échange. Vittel est libéré par la division Leclerc le 12 septembre 1944.
[modifier] Patrimoine
- L'église Saint-Remy, dont la nef et les bas-côtés datent des XVe et XVIe siècles.
- L'église Saint-Privat, érigée avant le XVIe siècle, à une date inconnue.
- La chapelle Saint-Louis, érigée à partir de 1910 et dénommée en mémoire de Louis Bouloumié, fondateur de la station thermale.
[modifier] Économie
- Thermalisme : très axée sur des activités sportives, Vittel, confinée jadis dans le traitement des problèmes rénaux et hépatiques, a connu le début d'un renouveau avec l'implantation du Club Méditerranée en 1968. Le lancement du "passeport forme" a confirmé son nouvel envol.
- Tourisme.
- Vittel est également la marque d'eau minérale commercialisée dans le monde entier. Elle fait partie du groupe Nestlé depuis 1969.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs[2] | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | → en cours | Jean-Claude Millot | ||
| 1995 | 2001 | Guy de la Motte-Bouloumié | ||
| 1977 | 1995 | Hubert Voilquin | UDF | Cadre, député de 1978 à 1981 |
| 1953 | 1977 | Guy de la Motte-Bouloumié | ||
| 1952 | 11 mai 1953 | André Gérard | ||
| 1947 | 1952 | Charles Villeminot | ||
| 1945 | 1947 | André Gérard | Notaire | |
| 1919 | 1945 | Jean Bouloumié | ||
| 1903 | 1919 | Henri Gérard | ||
| 1882 | 1903 | Ambroise Bouloumié | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
- Jumelage
- Vittel est jumelée avec :
Badenweiler (en Allemagne) depuis le 21 juillet 1957.
[modifier] Démographie
| 1877 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1326 | 5012 | 6343 | 6791 | 6440 | 6296 | 6117 | 5684 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||||
[modifier] Cadre de vie
- Ville fleurie : 4 fleurs



attribuée par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.
[modifier] Personnalités célèbres
- Claude Bassot, peintre religieux, né à Vittel vers 1580 (son père, Mengin Bassot, fut le maire de Vittel en 1567)
- Darry Cowl, musicien et comédien, né à Vittel le 27 août 1925 et mort à Neuilly-sur-Seine le 14 février 2006
- Robert Hossein, citoyen d'honneur de la ville de Vittel
- Antoine Borowski, né le 4 août 1946 à Pont-à-Mousson (54), athlète (10 fois international, 3 participations aux Championnats du Monde de cross-country, 3 fois champion de France et 4 fois champion du Monde vétérans de cross-country), directeur du C.P.O (Centre de Préparation Olympique) de Vittel de 1977 à 2006. Clubs de Blénod-lès-Pont-à-Mousson (54), F.C Sochaux-Montbéliard (25), Saint-Remy de Vittel (88). Adjoint aux sports de la ville de Vittel depuis 2008. (Bertrand Munier)
- CHARRON Erick. Athlète. (14 mai 1955, Epinal, 88) Son nom est intimement lié à celui de son frère et entraîneur Jean-Luc (spécialiste du 400 m haies), ainsi qu’à sa belle-sœur, la championne du demi-fond lorrain, Nicole Mory*. Appelé à sept reprises en équipe de France junior, il rejoint les rangs de l’élite hexagonale lors d’une réunion transalpine organisée à Florence (1974). Appelé à en découdre sur 800 m, il affiche le sixième temps. Par contre, son record personnel sur cette distance est de 1’47’’01. Licencié au S.R Vittel, il décroche le titre de champion de France indoor, l’année où sa carrière se brise par un accident. Il se retire ensuite à Marignane (13). (Bertrand Munier)
- CHARRON-MORY Nicole. Athlète. (6 décembre 1950, Darney, 88) Elle se singularise tout d’abord à travers la danse classique et la gymnastique. Aussi, faut-il l’heureuse rencontre avec Jean-Luc Charron afin qu’elle puisse s’adonner aux plaisirs de la cendrée. En parfaite adéquation avec son entraîneur et futur mari, au demeurant un excellent hurdler (champion de Lorraine du 400 m haies), elle progresse à pas de géant. Sous l’étendard du club du patronage Saint-Remy de Vittel, où excelle également sa sœur Josette, elle prend part aux compétitions régionales. L’ensemble des ses prestations au sein de l’élite, de 1971 à 1997, est programmé sur 1 500 m. C’est sur sa distance de prédilection qu’elle enregistre ses victoires les plus notoires. La plus significative d’entre elle, a lieu à Colombes, lors des Championnats de France (1972). La Vittelloise domine son sujet en 4’27’’8. Deux autres titres nationaux lui reviennent, mais en indoor (1973-1977). Affichant un record personnel sur 1 500 m en 4’25’’00 (1972), et comptabilisant huit sélections internationales, Nicole Mory-Charron renonce à la compétition à l’âge de 27 ans. D’une fidélité absolue à la station thermale vosgienne, l’ancienne championne du demi-fond lorrain se consacre ensuite à sa famille et à sa vie professionnelle. Une nouvelle existence l’attend, au titre de responsable du Palais des Congrès puis de l’Office de Tourisme vittellois. (Bertrand Munier)
- MOUGENEZ Léonard. Homme politique-avocat. (5 avril 1817, Vittel, 88 - 24 août 1854, Vittel) Fils d’un agriculteur vittellois, son nom s’orthographie tantôt Mougené, tantôt Mougenez. Licencié en droit, ce Vosgien s’oriente vers une carrière d’avocat et très vite, sa situation professionnelle lui permet d’acquérir le respect et la confiance de ses concitoyens. Au début du 19e siècle, Vittel n’est pas encore une prospère station thermale et pose un épineux problème à l’administration départementale vosgienne. Les deux villages de Vittel et de Remoncourt revendiquent le titre de chef-lieu de canton. Dans ce difficile contexte politique, Léon Mougenez devient maire de Vittel et conseiller général du canton de Vittel (1848-1852). (Bertrand Munier)
- LA MOTTE BOULOUMIÉ (de) Guy. Homme politique-industriel. (24 décembre 1920, Lyon, 69) Guy de La Motte-Bouloumié, fils de Jacques de La Motte, officier de cavalerie, issu d’une ancienne famille de noblesse de robe du Dauphiné, est par sa mère Édith Bouloumié, le descendant de Louis Bouloumié*, le fondateur de la station thermale vosgienne de Vittel. L’entreprise de ce dernier, poursuivie par ses fils Ambroise* (1843-1903) et Pierre* (1844-1929), grand-oncle et grand-père de Guy de La Motte, connaît un essor considérable, continuée à la génération suivante par Jean et Germaine Bouloumié. Ceux-ci étant l’un et l’autre sans héritier, c’est à Guy de La Motte-Bouloumié que revient la tâche de diriger la station thermale et l’entreprise d’embouteillage. Après avoir donc servi en France libre, il entre à la Société générale des Eaux de Vittel (1947). Suite à ses fonctions d’attaché de direction, secrétaire général, directeur général-adjoint, il devient président-directeur général (1972). Tout comme ses grands-parents, l’industriel poursuit une carrière politique en tant que : maire de Vittel (1953-1977 et 1995-2001), conseiller général du canton de Vittel (1952-1976) et conseiller régional de Lorraine (1974-1977). De surcroît, il sera président de la Chambre de Commerce d’Épinal 88) ; un mandat qu’il assure de 1980 à 1986.(Bertrand Munier)
[modifier] Références et bibliographie
- ↑ A. Fournier. Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 1897-1898
- ↑ France Gen Web
- Pierre Bernard Bouloumié, Création d'une ville thermale. Histoire de Vittel (pour mes petits-enfants), A. Maloine et Fils, éditeurs, Paris, 1925, 376 p.
- Le Grand Livre des Elus Vosgiens (1789-2003)de Bertrand Munier (éditions Gérard Louis)
- Lorraine Etoiles du Sport (2008) de Bertrand Munier (éditions Serpenoise)

