Saint-Mihiel
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| Saint-Mihiel | ||
L'église Saint-Michel et le monument aux morts. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meuse | |
| Arrondissement | Commercy | |
| Canton | Saint-Mihiel (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sammiellois | |
| Maire Mandat |
Philippe Martin 2009-2014 |
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| Code postal | 55300 | |
| Code commune | 55463 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Sammiellois | |
| Population municipale |
4 620 hab. (2010) | |
| Densité | 140 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 33,00 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.saintmihiel.fr | |
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Saint-Mihiel est une ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de la Meuse, sur la Meuse. En dialecte, la ville se nommait « Sint-Mié ».
Sommaire |
Géographie[modifier]
Traversée par la Meuse, Saint-Mihiel se situe au centre du département homonyme, à mi-chemin entre Bar-le-Duc et Verdun- 35 km. Au centre de Saint-mihiel se situe un pont qui a été remplacé suite à une chute de l'ancien édifice dont on peut encore, si on y fait bien attention, apercevoir les vestiges.
Histoire[modifier]
La légende de la fondation de la ville rapporte que vers 709, le comte Wulfoad, qui revenait de pèlerinage au mont Gargan, et, séjournait au château de Heudicourt, chassait dans la forêt de Castelion, aujourd'hui rebaptisée Saint-Christophe. Ce noble était porteur d'un reliquaire que son chapelain avait accroché aux branches d'un noisetier. Voulant partir et se saisir du reliquaire, la branche se souleva, faisant la même manœuvre à plusieurs reprises avec le même effet. Par ces agissements, il vit en cela un signe provenant du Divin. Il décida alors d'édifier en ce lieu, le monastère qu'il voulait créer. Il dota l'abbaye de nombreuses terres dont celles de Godonécourt ; des bénédictins en prirent soin. Saint-Mihiel doit son nom à l'archange Michel qui est le saint protecteur de la commune à qui est dédiée l'abbaye bénédictine. La légende veut que sept méchantes fées auraient voulu engloutir le village de Godonécourt, dans les eaux de la Meuse, en y précipitant chacune un rocher. l'Archange Michel intervint alors et c'est ainsi qu'elles laissèrent tomber leurs rochers sur le rivage, là, où ils se trouvent toujours. En 1203, des drapiers de Verdun vinrent s'installer en ville ; ils contribuèrent à son développement.
La bourgade restait distincte de l'abbaye et elles eurent chacune leur rempart ; lors des ravages induits par la querelle des Investitures, un château fut construit, en 1090, pour la défense des deux parties. Il en fut ainsi jusqu'en 1301 et le Traité de Bruges qui abandonnait à Albert de Habsbourg le Barrois mouvant à Philippe IV le Bel ; le chef-lieu du Barrois non-mouvant (rive droite de la Meuse, n'étant pas vassale du roi de France) et devenait le chef lieu juridique du Barrois.
La ville fut consacrée chef-lieu de district de 1790 à 1795. Les moines chassés par la Révolution, la ville eut un collège puis après la guerre de 1870 elle devint le siège de la 40e division d'infanterie.
Saint-Mihiel fut occupée pendant quatre ans par les Allemands à partir du 24 septembre 1914, elle fut ensuite au centre d'une importante bataille de la Première Guerre mondiale : le Saillant de Saint-Mihiel, où les Alliés y entrèrent le 13 septembre 1918. L'endroit reçut la visite de Raymond Poincaré et de Clemenceau, pour ce qu'il avait subi d'importantes destructions.
Le 16 juin 1940, elle fut de nouveau occupée, une vingtaine d'otages allaient être exécutés mais furent sauvés par l'avance foudroyante des Américains qui délivrèrent la ville le 1er septembre 1944.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
Commentaires : Les rochers du blason figurent les sept roches qui s’élèvent au nord de la ville et constituent un site assez remarquable. La devise Donec moveantur — Jusqu’à ce qu’ils se meuvent — illustre la fidélité des habitants à leur duc. Elle se voulait aussi inébranlable que les rochers du blason[3].
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Décoration française[modifier]
Administration[modifier]
Monuments et lieux touristiques[modifier]
- L'ancien hôtel de ville dont la façade date du XVIIIe siècle. Construit au XVIe siècle (il en subsiste la partie postérieure du bâtiment) ; en 1714 ou peu après cette date, construction de la chambre du conseil des officiers de la prévôté ; en 1731, construction des chambres du greffe du bailliage ; en 1735, construction d'une chapelle dans la grande salle du palais ; en 1768, l'hôtel de ville, menaçant de s'écrouler, nécessite des travaux urgents. Travaux réalisés en 1776, 1777. L'hôtel de ville a été transféré à l'abbaye en 1978 ; le bâtiment abrite aujourd'hui des activités associatives.
- Le café des arcades, maison du XVIe siècle abritant les voyageurs après la fermeture des portes de la ville.
- Le château-fort, construit sur une butte au nord de la ville à l'initiative de la comtesse Sophie de Bar à la fin du XIe siècle (1090 ?), pourvu d'une chapelle castrale, citée au milieu du XIIIe siècle. Le château fait l'objet d'importants travaux de défense en 1375 : réfection de la grosse tour, remise à neuf du beffroi, rétablissement de la poterne du donjon par d'Aubert de Hangest ; nouveaux travaux en 1427, 1457, 1497 et en 1499, travaux à tout le maisonnement, à trois tours et aux "quatre du beffroi". Chapelle Sainte-Catherine citée en 1518, mentionnée comme totalement ruinée en 1570. Château endommagé en 1559, considéré comme ruiné en 1570 ; en 1634, la grosse tour, les tours du Baile et du Guet sont réparées ; château démantelé en 1636 sur ordre de Louis XIII, puis transformé en carrière de pierre qui motive une protestation du procureur ducal ; terrain acensé en 1776 puis nivelé.
- De nombreuses maisons (maison du roi, maison Ligier Richier) ou hôtels particuliers (hôtels Bousmard, de Gondrecourt, de Faillonnet de style Renaissance, hôtel de Rouÿn du XVIIe siècle) remarquables.
- Le cimetière israélite (rue Pierre de Coubertin ; rue de la Côte de Bar) Notice no IA55000180, base Mérimée, ministère français de la Culture. La clé du cimetière est disponible auprès des Pompes Funèbres Sammielloises, 14 rue Général Pershing.
- « les Sept Roches » : ces falaises pittoresques sont situées à la sortie nord de la ville. Elles sont constituées de sept blocs de roches calcaires, hauts de plus de 20 m.
Édifices religieux[modifier]
- L'abbaye bénédictine dont les édifices actuels datent du XVIIIe siècle. Sa bibliothèque renferme près de 9 000 ouvrages dont 74 manuscrits et 86 incunables. L'abbaye abrite également le musée d'Art sacré.
- L'église Saint-Michel appartient à l'ensemble abbatial. En grande partie remaniée au XVIIIe siècle, elle conserve une tour-porche romane. On peut y voir la « Pâmoison de la Vierge » de Ligier Richier.
- L'église Saint-Étienne abrite le chef d’œuvre de Ligier Richier La mise au tombeau ou Saint sépulcre.
- Le couvent et lavoir des minimes, vestiges de l'église romane et du cloître.
- Le Couvent d'annonciades, rue des Annonciades
- La chapelle Sainte-Agathe situé Faubourg de Bar, (qui eut pour 2e vocable celui de sainte Madeleine) dépendait d'une léproserie installée à l'extérieur de la ville, sur la rive gauche de la Meuse, dans le faubourg de Bar, au lieu-dit au Bout du Grand Pont, près de l'ancienne route de Bar-le-Duc. L'établissement, qui semble avoir toujours été modeste, était propriété de la ville. Cité en 1463, il périclite dans la 2e moitié du XVIe siècle. La chapelle n'est connue que grâce à une carte postale ancienne la représentant en ruine, sans doute au lendemain des combats de 1914-1918.
- La chapelle Notre-dame des Prés situé chemin de Versel, est citée dans un acensement (avant 1498) des terres de la ferme de Verzelle par les gouverneurs de la ville à Jehan Le Horliet et sa femme Marguerite. Elle fut propriété des bénédictins de Saint-Mihiel ; reconstruite en 1803. La plantation de l'allée d'arbres qui y mène est réalisée vers l'an 12 (1803-1804). Elle est restaurée en 1923 et 1997
- l'ancienne abbaye Saint-Christophe.
- La chapelle de l'hôpital Sainte-Anne.
- L'ancienne synagogue, située 26 rue des Annonciades, date de 1866. Sa façade est ornée de motifs sculptés en pierre (tables de la loi, motifs végétaux et géométriques…) abandonnée depuis la Seconde Guerre mondiale, vendue en 1973 et transformée en maison d'habitation en 1976[4].
-
Église Saint-Étienne : La Mise au Tombeau de Ligier Richier.
Personnalités célèbres[modifier]
- Ligier Richier (vers 1500-1567), un des plus grands sculpteurs de la Renaissance, travaillait à Saint-Mihiel.
- Gérard Richier, son fils, également sculpteur, né à Saint-Mihiel en 1534
- Albert Girard (1597-1632), célèbre mathématicien, né à Saint-Mihiel
- Benoît de Maillet (1656-1738), issu d'une famille de la petite noblesse. Géologue amateur, et célèbre auteur du fameux Telliamed. Consul en Égypte, puis en Italie.
- Jean Bérain père (1640-1711), né à Saint-Mihiel, dessinateur de la Chambre et du Cabinet du Roi Louis XIV.
- Nicolas Joseph Thiéry de Ménonville (Saint-Mihiel, 1739 - Port-au-Prince, 1780), botaniste.
- Pierre Joseph Vallée (18 décembre 1758 - Saint-Mihiel ✝ 3 octobre 1828 - Paris), magistrat et homme politique français.
- Charles Joseph Boyé, baron d'Abaumont (1762 - Ehrenbreitstein (Électorat de Trèves) † 16 mai 1832 - Saint-Mihiel), militaire français d'origine germanique des XVIIIe et XIXe siècles, maire de Saint-Mihiel.
- Alphonse Charles Mathurin Paillard[5] (9 mars 1817 - Saint-Mihiel (Meuse) ✝ 2 mars 1903 - Château de Charly, Mazille), Substitut du procureur de la République à Avesnes (1842), à Valenciennes (1845, démissionne en 1848), Sous-préfet de Forcalquier (1849-1851), sous-préfet de Dunkerque (1851-1854), préfet du Cantal (1854-1858), Préfet du Puy-de-Dôme (1864-1866), préfet du Pas-de-Calais (1866-1870), Chevalier (10 décembre 1850), puis Officier (25 septembre 1852), puis Commandeur de la Légion d'honneur (7 août 1869), Officier de l'instruction publique (1866), Chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique (1854), Commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand (1858).
- Nicolas Lebel (1838-1891), militaire français, qui a contribué à la création du fusil de l'armée française qui porte son nom : le Lebel modèle 1886.
- Léon Millot (1881-1960), homme politique
- Charles Vallin (1903-1948), homme politique, neveu du père Teilhard de Chardin (une rue de Paris lui est dédiée)
- Stéphane Léoni né en 1976, footballeur au FC Metz puis à l'AS Cannes
Jumelage[modifier]
Enkenbach-Alsenborn (Allemagne) depuis le 9 octobre 1983
Divers[modifier]
- La ville de Saint-Mihiel est citée dans Les Misérables de Victor Hugo, partie III (Marius), livre septième (Patron-Minette), III, où l'on dit à propos de Babet : « Il avait joué le vaudeville à Saint-Mihiel. »
- La devise de la ville est : « Donec Moveantur » « Jusqu’à ce qu’elles bougent » et fait référence aux sept roches coralliennes de la ville.
- Spécialité culinaire : les rochers qui sont des chocolats avec des morceaux de noisettes disponibles chez les boulangers.
Bibliographie[modifier]
- (de) Anja Gillen, Saint-Mihiel im hohen und späten Mittelalter : Studien zu Abtei, Stadt und Landesherrschaft im Westen des Reiches, Kliomedia, Trèves, 2003, 566 p. (ISBN 3-89890-065-7) (texte remanié d'une thèse d'histoire à l'Université de Trèves, 2000)
- (fr) Claude Bonnabelle, Notice sur Saint-Mihiel : son abbaye, ses dépendances : et aperçu sur le canton, C. Lacour, Nîmes, 2006, 155 p. (ISBN 2-7504-1233-1) (fac simile de l'édition de Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1889)
- (fr) René Yaigre, Saint-Mihiel : balade dans l'histoire et les rues de Saint-Mihiel, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 2008, 64 p. (ISBN 978-2-7466-0172-7)
- (fr) Marcel Yonque, Le Saillant, Saint-Mihiel et la région : quatre ans de guerre, 1914-1918, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 1997, 398 p. (ISBN 2-9510064-1-1)
- (fr) Marcel Yonque, La guerre 1939-1945, Saint-Mihiel et la Meuse : les combats, l'Occupation, la Libération, Éd. Sphères, Saint-Mihiel, 2000, 413 p. (ISBN 2-9510064-2-X)
Notes et références[modifier]
- Histoire des Villes de France, par A. Guilbert [and others]. sur Google Books, page 612
- Nobiliaire de Saint-Mihiel sur Google Books vol. 1, page 3 d'azur à trois rocs d'argent, posés 2 en chef et 1 en pointe
- Site de l'UCGL
- Notice no IA55000133, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Alphonse Paillard sur roglo.eu