Malzéville

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Malzéville
Image illustrative de l'article Malzéville
Blason de Malzéville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Nancy
Canton Canton de Malzéville
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Bertrand Kling
2014-2020
Code postal 54220
Code commune 54339
Démographie
Gentilé Malzévillois-Malzévilloise
Population
municipale
8 070 hab. (2011)
Densité 1 072 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 40″ N 6° 11′ 14″ E / 48.7111, 6.187248° 42′ 40″ Nord 6° 11′ 14″ Est / 48.7111, 6.1872  
Altitude Min. 187 m – Max. 384 m
Superficie 7,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.malzeville.fr

Malzéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

C'est l'une des vingt communes de la Communauté urbaine du Grand Nancy.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est arrosée par la Meurthe et adossée au plateau de Malzéville, dont une partie est classé en zone Natura 2000 [1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villa de Margeville (1130), Mareseivilla (1176-1205), Malisevila (1231), Malesevilla (1246), Mallisei villa (XIVe siècle), Marezeville (1349), Marzeville (1390), Morisevilla (1402), Malzeville (1424), Mallezeville (1444), Malzeville-devant-Nancy (1494), Malezeville-près-Nancy (1496), Maleseville (1526), Marzeville-lès-Nancy (1573), Malzeville (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les rives de la Meurthe et le minaret de La Douëra

Le fief de Malzéville relevait de la châtellenie de Nancy, bailliage de cette ville.
De 1927 à 1984, Malzéville était traversée par le TP Max, transporteur par câble aérien qui acheminait du calcaire depuis les carrières de Maxéville jusqu'à l'usine Solvay de Dombasle-sur-Meurthe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Malzéville Blason Blasonnement : parti : au premier de sable à la patte d'oie d'argent posée en pal, au second d'argent à la croix patriarcale de gueules.
Détails Utilisé depuis 1771

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars mars 1989 Jean Jonette   .
mars 1989 mars 2008 Jean-Paul Bolmont PS Conseiller général
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Franoux PS .
mars 2014   Bertrand Kling PS .
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 070 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
981 927 1 037 1 101 1 253 1 375 1 640 1 710 1 788
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 775 1 938 2 230 2 472 2 756 2 827 2 974 3 114 3 257
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 426 4 169 4 296 4 648 4 850 5 404 5 332 6 133 7 412
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
8 725 8 432 8 325 8 090 7 712 8 120 8 070 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin. Peintures murales du XVIe siècle (dont un remarquable "chemin de croix", cycle de la Passion en réalité, classé)[4], boiseries du chœur du XVIIIe siècle (classées). Clocher fortifié (présence de meurtrières).

Une association, créée en mai 2011, a « pour but de promouvoir, d'encourager ou d'organiser toutes les actions et manifestations tendant à mieux faire connaître les valeurs historiques, culturelles, artistiques et religieuses de l'église Saint-Martin de Malzéville, et d'œuvrer pour l'entretien et la restauration de son patrimoine, notamment des peintures murales. » [5]

Une monographie, parue en 2012, offre un beau panorama illustré de l'édifice et de son histoire[6].

  • Ancienne chapelle Saint-Pierre de Pixerécourt. Elle accueille actuellement le musée Mathieu-de-Dombasle du lycée agricole de Pixérécourt.
  • Église Saint-Michel, moderne et de forme ronde; construite par le chanoine André Vaillant (inhumé dans le nartex). À moitié sur le territoire de Saint-Max.
  • Chapelle Saint Gauzelin. Désacralisée et vendue en 2009. Vitraux de Jacques Le Chevallier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Cournault 1815-1904, peintre et archéologue, il effectua de nombreux voyages en Orient et en Algérie, d'où il rapporta maints croquis lui ayant servi à transformer un simple chalet de Malzéville en véritable villa imitant le style mauresque, la Douëra.
  • Étienne Cournault 1891-1948, petit-fils du précédent, peintre sous verre et graveur.
  • Émile Driant 1855-1916, officier, écrivain, député de Nancy, tombé glorieusement au Bois des caures (Verdun) le 22 février 1916. Pendant son mandat de député, il avait loué le château de Pixérécourt.
  • La célèbre violoniste Teresa Milanollo (1827 Savigliano – 1904 Paris) possédait une maison de famille à Malzéville. Elle y donnait des concerts pour ses connaissances même si elle avait cessé de se produire en public après son mariage, en 1857, avec le Général de division d'origine alsacienne Théodore Parmentier (1821 Barr – 1910 Paris). Brillant militaire mais aussi savant et musicien amateur reconnu, le Général appréciait de pouvoir se reposer à Malzéville de ses longues tournées d'inspection fatigantes[7]. Teresa Milanollo possédait un Stradivarius de 1728 – le Milanollo – qui a ensuite appartenu à Christian Ferras et Pierre Amoyal[8].
  • Jo Schlesser, pilote automobile né à Liouville et mort le 7 juillet 1968 lors du Grand Prix de France de Formule 1 disputé à Rouen-les-Essarts, est inhumé à Malzéville.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pont sur la Meurthe à l'entrée de la ville

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Malzéville est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération Nancéienne appelé Réseau Stan :

  • 6 : Malzéville Savlons - Villers Clairlieu
  • 8 : Malzéville (Pixerécourt) - Vandoeuvre CHU
  • 16 : Malzéville Savlons - Villers Clairlieu
  • 18 : Dommartemont - Seichamps Haie Cerlin
  • P'tit Stan de Nancy : Malzéville Mairie - Nancy Cimetière du Sud
  • B : Malzéville Verlaine - Dommartemont René Nicklès - Malzéville le Nid
  • J : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Malzéville Pixerécourt

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page du site internet de la DREAL Lorraine concernant la zone Natura 2000 du Plateau de Malzéville
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. http://www.renaissancenancy2013.com/Attention-chefs-d-oeuvre-reveles
  5. Article 2 des statuts de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine de l'église Saint-Martin de Malzéville
  6. Étienne Martin (dir.), Ilona Hans-Collas, Laurence Blondaux, L’église Saint-Martin, Malzéville : ASPE Saint-Martin, 2012, 40 p. (ISBN 978-2-7466-5282-8).
  7. Le Messager d'Alsace-Lorraine, 1910, 7 mai, p. 145-147, 8 mai.
  8. Hargrave, R., « Stradivari perfectly preserved », The Strad, 1998, Juni, p. 612-617

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Bleicher, Géographie régionale. La colline de Malzéville, Impr. de Berger-Levrault, Nancy, 1899, 8 p.
  • A. Chéry, Ville de Malzéville. Quelques pages d'histoire locale, Impr. nancéienne, 1947, 10 p.
  • P. Dardaine, « Le caractère méridional du Plateau de Malzéville, en Meurthe-et-Moselle, et sa pelouse à Knautia purpurea (Vill.) Borbas », Le Monde des Plantes, 1996, no 455
  • Charles-A. Gesnel-Demange, Rapport sur la concession de Malzéville, Impr. de l'Indépendance de l'Est, Bar-le-Duc, 1890, 15 p.
  • Raoul Guérin, Les tombelles antéhistoriques de la côte de Malzéville, Impr. de A. Lepage, 1868, 14 p.
  • Stanislas Thomas, Courte notice sur Malzéville, Nancy, 1878, 20 p., réédition ANDT 2007.
  • Petitjean, Malzéville - Pixerécourt, monographie , 1888, manuscrit np., édition ANDT 2007,
  • Jacques Riston, La vigne à Malzéville : essai historique, Nancy, 1908, 25 p.
  • Gaston Gaillard, Malzéville, monographie, Malzéville, 1912, manuscrit. Édité par ANDT en 2009.
  • André Cronel, Malzéville, 1789. Le cahier de doléances, Société d'histoire de Malzéville, 28 p. dactylo.
  • André Cronel, Notes sur l'histoire de Malzéville, Société d'histoire de Malzéville, 1961, 36 p. dactylo.
  • Roger Beck, Malzéville, 34 fascicules édités entre 1975 et 1985, réédition ANDT, 1995-1998 en 6 tomes.
  • Michel Mougin, Malzéville d'hier et d'aujourd'hui, ANDT, 2003, 42 p.
  • Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville au XXe siècle, Malzéville, 1999, 181 p.
  • Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville libéré : 1944, ANDT, 2004, 81 p.
  • Étienne Martin (dir.), Ilona Hans-Collas, Laurence Blondaux, L’église Saint-Martin, Malzéville : ASPE Saint-Martin, 2012, 40 p. (ISBN 978-2-7466-5282-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]