Lunéville

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Lunéville
Château de Lunéville
Château de Lunéville
Blason de Lunéville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Deux cantons, Nord et Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Lunévillois
Maire
Mandat
Jacques Lamblin
2014-2020
Code postal 54300
Code commune 54329
Démographie
Gentilé Lunévillois
Population
municipale
19 909 hab. (2011)
Densité 1 218 hab./km2
Population
aire urbaine
27 572 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 22″ N 6° 30′ 06″ E / 48.5894444444, 6.5016666666748° 35′ 22″ Nord 6° 30′ 06″ Est / 48.5894444444, 6.50166666667  
Altitude Min. 222 m – Max. 320 m
Superficie 16,34 km2
Localisation

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Liens
Site web luneville.fr

Lunéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Connue pour son château, surnommé le « Versailles Lorrain », Lunéville est l'une des sous-préfectures du département. Ses habitants sont appelés les Lunévillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lunéville est située au confluent de la Meurthe et de la Vezouze, dans la plaine, à moins de 30 kilomètres au sud-est de Nancy, 90 kilomètres de Metz, 55 kilomètres de Saint-Dié-des-Vosges, 100 km de Sélestat, 110 km de Colmar et 120 km de Strasbourg.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lunéville est reliée à la plaine d'Alsace par la RN 4 (Strasbourg à 120 km) et par la RN 59 (Saint-Dié-des-Vosges à 55 km, Colmar à 110 km et Sélestat à 100 km par le tunnel Maurice-Lemaire). L'autoroute A33 permet d'accéder à Nancy (32 km).

La ville possède une gare desservie par des TER Lorraine qui assurent des liaisons nombreuses et rapides vers Nancy, Saint-Dié-des-Vosges, Strasbourg. Certains sont prolongés jusqu'à Bâle aux heures de pointes uniquement. Le TGV Est place la gare de Lunéville à 1 h 55 de Paris-Est avec un aller-retour quotidien et la relie également à la gare de Nancy et la gare de Saint-Dié-des-Vosges via le TGV Est.

Depuis 2011, Lunéville possède un nouveau réseau de bus : Lunéo. Ce réseau dessert la ville via 2 lignes. La 1re de Moncel-les-Lunéville Château d'eau « » Lunéville Faisanderie, la 2e de Lunéville Chéron « » Z.A.D. Chanteheux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Lineatis villa en 1034, Lunaris villa en 1135[1], Linerville en 1140, Lunivilla en 1154 ou 1157[2] et encore Liniville, Linéville.

Les deux formes les plus anciennes s'opposent. Albert Dauzat, Charles Rostaing et Ernest Nègre ne prennent en compte que la première qui explique phonétiquement la plupart des formes attestées :

  • Les premiers qualifient ce toponyme d'« obscur » et penchent pour la réutilisation d'un nom de lieu antérieur, avec adjonction plus tardive de l'appellatif ville « domaine rural, village », si la finale -atis est exacte. Ils suggèrent simplement une origine gauloise ou germanique pour Lineatis[3]. En effet, on rencontre parfois ce type de formation toponymique, comme Tonneville, anciennement Taunacum villa. L'élément Taunacum est bien un nom antérieur en -acum.
  • Ernest Nègre suppose un alienata « aliénée, vendue », explication qui repose sur une aphérèse de a- et une hypothétique métathèse * Liena- > Linea-[4]. Cette théorie complexe, quoique plausible phonétiquement, est spéculative, car aucune forme ancienne ne la soutient. De plus, la plupart des toponymes médiévaux en -ville sont combinés à un nom de personne (généralement germanique) et non pas avec un participe passé.

La forme Lunaris villa est une forme artificielle de clercs latinistes qui ont relié cet élément au latin lunaris « semblable à la lune ». Les formes ancienne Lunivilla et actuelle Lunéville résultent de l'étymologie populaire par analogie avec le mot « lune ».

Anciens noms en allemand: Lünstadt, Lünenstadt, Lünstädten.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lunéville sort de l'ombre au Xe siècle. Auparavant, il n'y avait au confluent de la Meurthe et de la Vezouze que de modestes cabanes qui servaient de rendez-vous de chasse. Un premier château de Lunéville fut construit pour protéger le point de passage que constitue le pont sur la Vezouze, sur la route du sel que les sauniers et marchands empruntaient entre Rosières, Vic-sur-Seille, Marsal d'une part et Deneuvre, l'Alsace et la Bourgogne d'autre part. La seigneurie trouvait ainsi une source de revenus en prélevant un péage au passage du pont.

La ville a d'abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d'Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses descendants possédèrent la cité jusqu'en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu'à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul Ier.

Le vieux château féodal subsista jusqu'en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold Ier de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c'est le château actuel.

Sous le règne de Léopold, la régence de son épouse Élisabeth Charlotte d'Orléans puis le règne nominal de l'ex-roi de Pologne Stanislas et le rattachement de la Lorraine à la France en 1766, Lunéville, à l'instar de Versailles en France ou Schönnbrunn en Autriche, fut la capitale princière de la Lorraine, tandis que Nancy comme Paris ou Vienne restait capitale administrative.

Dans son siècle de Louis XIV, Voltaire, louant le duc Léopold, affirmait que l'on ne croyait pas avoir changé de lieu en laissant Versailles pour Lunéville.

En 1766, le château échoit au roi Louis XV de France qui, n'osant le détruire à l'instar d'autres châteaux Lorrains de son beau-père, le fit transformer en caserne.

En 1786 est construite sur permission de Louis XVI la synagogue. C'est la première construite dans le royaume depuis le Moyen Âge, et l'une des plus anciennes subsistant à ce jour[5].

C'est à Lunéville, dans les salons de l'hôtel Beauvau-Craon, que fut signé le 9 février 1801 le traité de Lunéville par lequel s'est provisoirement conclu l'affrontement entre l'Autriche de François II et la France consulaire de Bonaparte. Ce traité attribue à la France les Pays-Bas autrichiens (Belgique) et la rive gauche du Rhin.

Lunéville connut un essor important après la Guerre de 1870. En effet, le Traité de Francfort signé en 1871, fit de Lunéville une ville frontière. Une importante garnison y est affectée (le château est transformé en caserne) et la ville connaît un afflux de rapatriés Alsaciens ou Mosellans refusant de devenir Allemands. Certaines entreprises de ces régions s'installèrent à Lunéville. Ce phénomène n'est pas propre à Lunéville : des villes comme Nancy ou Belfort ont connu la même situation. On note ainsi l'usine de la Lorraine-Dietrich, fondée dès 1897 par la famille De Dietrich, reprise en 1905 par Edouard, Eugène et Adrien de Turckheim.

À la veille de la Grande Guerre, la ville devient la "cité cavalière", hébergeant la 2e Division de Cavalerie ainsi que ses unités; Lunéville ne compte alors pas moins de 8 casernes, son château y compris. Parmi les troupes en présence on trouve les 17e et 18e Régiments de Chasseurs à Cheval, le 3e Bataillon de Dragons Portés, les 8e et 31e Régiments de Dragons, les batteries à cheval des 8e et 39e Régiments d'Artillerie de Campagne et le 2e Bataillon de Chasseurs à Pied.

Lunéville est renommée pour sa manufacture royale de faïence, fusionnée avec celle, voisine, de Saint-Clément, qui continue la production de faïence de Lunéville.

La cité est également renommée pour sa broderie: la Broderie de Lunéville (un mélange de perles et paillettes), utilisée dans les ateliers de Haute couture. Un conservatoire a vu le jour pour la promotion de cette technique.

Anecdote : dans le film "La vache et le prisonnier", l'acteur Fernandel s'évade d'Allemagne. Il se sait en France quand, arrivant dans une gare, il entend l'annonce "Lunéville".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ville Internet[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Lunéville a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[6].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
novembre 1870   Edmond Keller    
mai 1912   Eugène de Turckheim    
août 1914   Émile Georges Keller   Fin de mandat au cours de la
Première Guerre mondiale
1945 1947 Albert Mayer    
1947 mars 1965 René Bisiaux   Ingénieur
mars 1965 mars 1971 Jean Bichat FNRI Médecin
Conseiller général du canton de Lunéville-Nord (1949-1979)
Député (1967-1978)
mars 1971 mars 1977 Henri Formell    
mars 1977 mars 1983 Jean Lhommée PS Instituteur
Conseiller général du canton de Lunéville-Sud (1976-1982)
mars 1983 juin 1995 Guy Corbiat RPR Conseiller général du canton de Lunéville-Sud (1982-1988)
juin 1995 mars 2008 Michel Closse PS Proviseur
Conseiller général du canton de Lunéville-Sud (1988-2001)
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Jacques Lamblin UMP Vétérinaire
Député (depuis 2007)

Cantons[modifier | modifier le code]

Lunéville est chef-lieu de deux cantons :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 17 janvier 2014, Lunéville est jumelée avec[7] :

Par ailleurs, Lunéville a signé en 1997 un contrat de partenariat dans le domaine sportif avec la commune de Pápa en Hongrie[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 909 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 691 10 436 11 555 11 247 12 378 12 798 12 285 12 278 12 476
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
15 301 15 528 12 369 16 041 18 136 20 500 21 542 22 599 23 269
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
24 266 25 587 24 366 23 263 24 668 23 665 20 377 22 690 21 618
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
23 177 22 709 21 468 20 711 20 200 19 881 19 909 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 25,8 %).
Pyramide des âges à Lunéville en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,6 
6,6 
75 à 89 ans
10,4 
11,8 
60 à 74 ans
13,8 
19,6 
45 à 59 ans
19,0 
18,4 
30 à 44 ans
18,7 
23,4 
15 à 29 ans
20,3 
19,9 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de la Meurthe-et-Moselle en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,3 
20,5 
45 à 59 ans
20,1 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
22,5 
15 à 29 ans
20,6 
18,5 
0 à 14 ans
16,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède une université ainsi qu'un lycée général, un lycée professionnel, un lycée technologique et trois collèges.

  • L'IUT de métrologie et de qualité
  • Le lycée Ernest Bichat de Lunéville est jumelé avec le Hebel Gymnasium de Schwetzingen, du land de Bade-Wurtemberg en Allemagne.
  • Le lycée Boutet de Monvel (lycée technologique à 3 niveaux : BTS - Bac S & STI - Bac Pro & BEP)
  • Le lycée Paul Lapie (lycée professionnel à dominante tertiaire)
  • Le collège Charles Guérin
  • Le collège Ernest Bichat (dans la cité scolaire E. Bichat qui regroupe le collège et le lycée)
  • L'établissement privé St Pierre Fourier, qui dispense plusieurs niveaux (maternelle, primaire, collège et lycée). Le collège Saint Pierre Fourier est jumelé depuis 2002 avec le Hilda-Gymnasium de Pforzheim (Allemagne / Bade-Wurtemberg).
  • L'institut de formation d'Auxiliaire de Puériulture - IRFSS Alsace Lorraine - Croix rouge Française[12]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède trois clubs de football dont le Football Club Lunéville qui évolue actuellement en DH, les municipaux qui jouent en championnat national entreprise 2 et l'ESLS qui joue en promotion de district. Lunéville possède également une équipe de rugby à XV, le RCL qui évolue dans plusieurs catégories. Un peu en dehors de Lunéville, il y a aussi un centre équestre, la Galopade.

Pendant longtemps, Lunéville a accueilli le championnat de France de rallycross (automobile). Situé à Chenevières, le circuit est maintenant un centre de pôle mécanique en Lorraine.

Économie[modifier | modifier le code]

Les années 1980 et la première moitié des années 1990 ont été plutôt difficiles pour Lunéville, d'autant plus retardé économiquement par les effets de la 2e guerre mondiale, de nombreuses entreprises industrielles disparaissant ou se restructurant. À partir de la moitié des années 1990 une dynamique nouvelle fut impulsée, fondée sur une politique d'amélioration continue de la qualité de vie des habitants et une politique d'attractivité en direction des PME-PMI.

L'hôpital reste le plus grand employeur public de la ville, 500 employés y assurant une grande variété de soins médicaux. Une synergie positive, qui doit garantir la permanence et la qualité des soins à Lunéville. Les autres principaux employeurs sont : l'hypermarché Cora (250 salariés) et Leclerc (170 salariés), l'entreprise de logistique Logidis (100 salariés), la clinique Jeanne d'Arc (100 salariés), l'entreprise de BTP Prestini (100 salariés) et de TP Thiriet (100 salariés) appartenant au groupe Vicat qui y dispose d'une centrale à béton au lieu-dit Chaufontaine-Hériménil et de plusieurs carrières dans le secteur, d'une direction régionale pour l'Est de la France.

La ville possède un régiment, le 53e de transmissions. Bien que menacé par la réorganisation militaire de 2008, ce régiment resta à Lunéville grâce à la mobilisation générale de l'ensemble de la population, l'État-Major de la Brigade de transmissions et d'appui au commandement étant transféré à Douai.

En mai 2011, grâce à la ville de Lunéville et sa CCL, un collectif des entreprises du luxe Lorrain s'installe à la Maison du Marchand. Ce groupement est " Lorraine Terre de Luxe, manufactures d'exception", et est constitué d'entreprises issues du secteur du luxe et désireuses d'associer leurs talents et leurs savoir-faire pour répondre ensemble aux projets les plus ambitieux. En valorisant et en mettant en synergie le savoir-faire et l'expertise acquis en Lorraine, leur action vise ainsi à améliorer la compétitivité et la performance de toutes les entreprises Métiers d'Art et du Luxe et plus largement celles des entreprises régionales sur le marché touristique international (hôtellerie, restauration, culture...)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lunéville dans le cinéma

  • La vache et le prisonnier par Henri Verneuil en 1959.
  • Les confessions d'un enfant de chœur par Jean L'Hôte en 1976.
  • Une enfance par Philippe Claudel (sortie en salle le 29 Avril 2015).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jacques, ancienne abbatiale Saint-Rémy, du XVIIIe siècle, de style rococo. Elle possède un grand orgue réalisé entre 1749 et 1751 par le facteur lorrain Nicolas Dupont, né à Domnon-lès-Dieuze, Moselle. En 1852, il fut reconstruit par le facteur vosgien Jean-Nicolas Jeanpierre en conservant beaucoup de tuyaux du XVIIIe siècle. Cet orgue est unique par son décor cachant tous les tuyaux. Ce décor a été dessiné par Emmanuel Héré, Premier Architecte du Roi Stanislas, effectuée par Bertrand Cattiaux (aidé de Laurent Plet). L'instrument doté de 56 jeux est réparti sur 4 claviers et pédalier. Au mois de mai, un festival est organisé : Le Printemps de l'Orgue.
  • Bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Rémy, du XVIIIe siècle, remaniés au XIXe siècle (actuel hôtel de ville).
  • L'ancien prieuré bénédictin de Ménil, actuellement école privée (ensemble scolaire St Pierre Fourier).
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc, du début du XXe siècle, première église de France consacrée à la sainte.
  • Chapelle Saint-Charles à l'hôpital Saint-Charles.
  • Chapelle de la Vierge et Saint-Antoine au château.
  • Église Saint-Léopold.
  • Église Saint-Maur.
  • Église protestante, église Réformée, inauguré en juin 1870.
  • La synagogue dans le style du XVIIIe siècle, la première construite en France depuis le Moyen Âge. Elle est aujourd'hui en retrait de la rue, mais à sa construction en 1786, elle était placée derrière une maison pour des motifs de discrétion, le pouvoir royal ne faisant que tolérer un tel bâtiment dans un royaume généralement interdit aux juifs. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 juillet 1980[16].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le baba au rhum fut créé à Lunéville, une fois de plus par la cuisinière de Stanislas. C'est une sorte de petit kouglof au rhum.
  • Le pâté lorrain, grande spécialité de Lorraine comme la quiche lorraine, se déguste dans les nombreuses boulangeries et restaurants de Lunéville.
  • Le pain Stanislas, pain que l'on trouve dans les boulangeries, exclusivement les jeudis près de la Maison du Marchand.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la bande d'azur chargée de trois croissants d'argent.
Commentaires : Le blason prend modèle du blason du duché de Lorraine (d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent). Ces armes parlantes, adoptées au XVe siècle, font allusion au nom de la ville et peut-être au culte que l'on rendait à Diane/Arduinna (la lune) près de la fontaine du Léomont[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 417
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  4. Ernest Nègre, Op. cité, p. 374.
  5. Histoire de la synagogue de Lunéville
  6. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  7. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 janvier 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Lunéville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de la Meurthe-et-Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  12. « Institut de Lunéville - Institut de Formation Professionnelle Sanitaire et Sociale de la Croix-Rouge d'Alsace Lorraine » (consulté le 3 novembre 2014)
  13. « Notice no PA00106079 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00106083 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Décret du 21 septembre 2011 portant classement au titre des monuments historiques du Petit-Château du prince Charles dit « la Favorite » et de son parc, 6, cours de Verdun, sur la parcelle section AD no 403, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), NOR: MCCC1112187D
  16. « Notice no PA00106084 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Premier atelier d'Annie Jourdain, novembre 2011, sur le blog de l'Université populaire de Perpignan
  18. « Histoire de la dynastie Gruss »
  19. Site de l'UCGL