Lunéville
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| Lunéville | ||
Château de Lunéville |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meurthe-et-Moselle | |
| Arrondissement | Lunéville | |
| Canton | Deux cantons, Nord et Sud | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Lunévillois | |
| Maire Mandat |
Jacques Lamblin 2008 - 2014 |
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| Code postal | 54300 | |
| Code commune | 54329 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lunévillois(es) | |
| Population municipale |
19 740 hab. (2010) | |
| Densité | 1 208 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
27 572 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 222 m – Max. 320 m | |
| Superficie | 16,34 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.luneville.fr | |
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Lunéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Connue pour son château, surnommé le « Versailles Lorrain », Lunéville est l'une des sous-préfectures du département. Ses habitants sont appelés les Lunévillois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Lunéville est située au confluent de la Meurthe et de la Vezouze, dans la plaine, à moins de 30 kilomètres au sud-est de Nancy, 90 kilomètres de Metz, 55 kilomètres de Saint-Dié-des-Vosges, 100 km de Sélestat, 110 km de Colmar et 120 km de Strasbourg.
Transports[modifier]
Lunéville est reliée à la plaine d'Alsace par la RN 4 (Strasbourg à 120 km) et par la RN 59 (Saint-Dié-des-Vosges à 55 km, Colmar à 110 km et Sélestat à 100 km par le tunnel Maurice-Lemaire). L'autoroute A33 permet d'accéder à Nancy (32 km).
La ville possède une gare desservie par des TER Lorraine qui assurent des liaisons nombreuses et rapides vers Nancy, Saint-Dié-des-Vosges, Strasbourg. Certains sont prolongés jusqu'à Bâle aux heures de pointes uniquement. Le TGV Est place Lunéville à 1 h 55 de Paris-Est avec un aller-retour quotidien et la relie également à Nancy et Saint-Dié-des-Vosges via le TGV Est.
Depuis 2011, Lunéville possède un nouveau réseau de bus : Lunéo. Ce réseau dessert la ville via 2 lignes. La 1re de Moncel-les-Lunéville Château d'eau «» Lunéville Faisanderie, la 2e de Lunéville Chéron «» Z.A.D. Chanteheux.
Histoire[modifier]
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
D'or à la bande d'azur chargée de trois croissants d'argent.
Commentaires : Le blason prend modèle du blason du duché de Lorraine (d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent). Ces armes parlantes, adoptées au XVe siècle, font allusion au nom de la ville et peut-être au culte que l'on rendait à Diane/Arduinna (la lune) près de la fontaine du Léomont[1].
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Toponymie[modifier]
Le nom de la localité est mentionné sous les formes Lineatis villa en 1034, Lunaris villa en 1135[2], Linerville en 1140, Lunivilla en 1154 ou 1157[3] et encore Liniville, Linéville.
Les deux formes les plus anciennes s'opposent. Albert Dauzat, Charles Rostaing et Ernest Nègre ne prennent en compte que la première qui explique phonétiquement la plupart des formes attestées :
- Les premiers qualifient ce toponyme d'« obscur » et penchent pour la réutilisation d'un nom de lieu antérieur, avec adjonction plus tardive de l'appellatif ville « domaine rural, village », si la finale -atis est exacte. Ils suggèrent simplement une origine gauloise ou germanique pour Lineatis[4]. En effet, on rencontre parfois ce type de formation toponymique, comme Tonneville, anciennement Taunacum villa. L'élément Taunacum est bien un nom antérieur en -acum.
- Ernest Nègre suppose un alienata « aliénée, vendue », explication qui repose sur une aphérèse de a- et une hypothétique métathèse *Liena- > Linea-[5]. Cette théorie complexe, quoique plausible phonétiquement, est spéculative, car aucune forme ancienne ne la soutient. De plus, la plupart des toponymes médiévaux en -ville sont combinés à un nom de personne (généralement germanique) et non pas avec un participe passé.
La forme Lunaris villa est une forme artificielle de clercs latinistes qui ont relié cet élément au latin lunaris « semblable à la lune ». Les formes ancienne Lunivilla et actuelle Lunéville résultent de l'étymologie populaire par analogie avec le mot « lune ».
Histoire de la ville[modifier]
Lunéville sort de l'ombre au Xe siècle. Auparavant, il n'y avait au confluent de la Meurthe et de la Vezouze que de modestes cabanes qui servaient de rendez-vous de chasse. Un premier château de Lunéville fut construit pour protéger le point de passage que constitue le pont sur la Vezouze, sur la route du sel que les sauniers et marchands empruntaient entre Rosières, Vic-sur-Seille, Marsal d'une part et Deneuvre, l'Alsace et la Bourgogne d'autre part. La seigneurie trouvait ainsi une source de revenus en prélevant un péage au passage du pont.
La ville a d'abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d'Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses descendants possédèrent la cité jusqu'en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu'à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul Ier.
Le vieux château féodal subsista jusqu'en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold Ier de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c'est le château actuel.
Sous le règne de Léopold, la régence de son épouse Élisabeth Charlotte d'Orléans puis le règne nominal de l'ex-roi de Pologne Stanislas et le rattachement de la Lorraine à la France en 1766, Lunéville, à l'instar de Versailles en France ou Schönnbrunn en Autriche, fut la capitale princière de la Lorraine, tandis que Nancy comme Paris ou Vienne restait capitale administrative.
Dans son siècle de Louis XIV, Voltaire, louant le duc Léopold, affirmait que l'on ne croyait pas avoir changé de lieu en laissant Versailles pour Lunéville.
En 1766, le château échoit au roi Louis XV de France qui, n'osant le détruire à l'instar d'autres châteaux Lorrains de son beau-père, le fit transformer en caserne.
En 1786 est construite sur permission de Louis XVI la synagogue. C'est la première construite dans le royaume depuis le Moyen Âge, et l'une des plus anciennes subsistant à ce jour[6].
C'est à Lunéville, dans les salons de l'hôtel Beauvau-Craon, que fut signé le 9 février 1801 le traité de Lunéville par lequel s'est provisoirement conclu l'affrontement entre l'Autriche de François II et la France consulaire de Bonaparte. Ce traité attribue à la France les Pays-Bas autrichiens (Belgique) et la rive gauche du Rhin.
Lunéville connut un essor important après la Guerre de 1870. En effet, le Traité de Francfort signé en 1871, fit de Lunéville une ville frontière. Une importante garnison y est affectée ( le château est transformé en caserne) et la ville connaît un afflux de rapatriés Alsaciens ou Mosellans refusant de devenir Allemands. Certaines entreprises de ces régions s'installèrent à Lunéville. Ce phénomène n'est pas propre à Lunéville : des villes comme Nancy ou Belfort ont connu la même situation. On note ainsi l'usine de la Lorraine-Dietrich, fondée dès 1897 par la famille De Dietrich, reprise en 1905 par Edouard, Eugène et Adrien de Turckheim.
A la veille de la Grande Guerre, la ville devient la "cité cavalière", hébergeant la 2e Division de Cavalerie ainsi que ses unités; Lunéville ne compte alors pas moins de 8 casernes, son château y compris. Parmi les troupes en présence on trouve les 17e et 18e Régiments de Chasseurs à Cheval, le 3e Bataillon de Dragons Portés, les 8e et 31e Régiments de Dragons, les batteries à cheval des 8e et 39e Régiments d'Artillerie de Campagne et le 2e Bataillon de Chasseurs à Pied.
Lunéville est renommée pour sa manufacture royale de faïence, fusionnée avec celle, voisine, de Saint-Clément, qui continue la production de faïence de Lunéville.
La cité est également renommée pour sa broderie: la Broderie de Lunéville (un mélange de perles et paillettes), utilisée dans les ateliers de Haute couture. Un conservatoire a vu le jour pour la promotion de cette technique.
Anecdote : dans le film "La vache et le prisonnier", l'acteur Fernandel s'évade d'Allemagne. Il se sait en France quand, arrivant dans une gare, il entend l'annonce "Lunéville".
Administration[modifier]
En 2010, la commune de Lunéville a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[7].
Lunéville est chef-lieu de deux cantons :
- le canton de Lunéville-Nord est formé d'une partie de Lunéville et des communes d'Anthelupt, Bauzemont, Bienville-la-Petite, Bonviller, Courbesseaux, Crévic, Deuxville, Drouville, Einville-au-Jard, Flainval, Hoéville, Hudiviller, Maixe, Raville-sur-Sânon, Serres, Sommerviller, Valhey et Vitrimont (13 063 habitants) ;
- le canton de Lunéville-Sud est formé d'une partie de Lunéville et des communes de Bénaménil, Chanteheux, Chenevières, Crion, Croismare, Hénaménil, Hériménil, Jolivet, Laneuveville-aux-Bois, Laronxe, Manonviller, Marainviller, Moncel-lès-Lunéville, Saint-Clément, Sionviller et Thiébauménil (22 624 habitants).
- Jumelage
Schwetzingen (Allemagne) depuis le 21 septembre 1969
Économie[modifier]
Les années 80 et la première moitié des années 90 ont été plutôt difficiles pour Lunéville, de nombreuses entreprises industrielles disparaissant ou se restructurant. À partir de la moitié des années 90 une dynamique nouvelle fut impulsée, fondée sur une politique d'amélioration continue de la qualité de vie des habitants et une politique d'attractivité en direction des PME-PMI.
L'hôpital reste le plus grand employeur public de la ville, 500 employés y assurant une grande variété de soins médicaux. Une synergie positive, qui doit garantir la permanence et la qualité des soins à Lunéville. Les autres principaux employeurs sont : Général Trailers (160 salariés), l'hypermarché Cora (250 salariés) et Leclerc (170 salariés), l'entreprise de logistique Logidis (100 salariés), la clinique Jeanne d'Arc (100 salariés), l'entreprise de BTP Prestini (100 salariés) et de TP Thiriet (100 salariés).
La ville possède un régiment, le 53e de transmissions. Bien que menacé par la réorganisation militaire de 2008, ce régiment resta à Lunéville grâce à la mobilisation générale de l'ensemble de la population, l'État-Major de la Brigade de transmissions et d'appui au commandement étant transféré à Douai.
En mai 2011, grâce à la ville de Lunéville et sa CCL, un collectif des entreprises du luxe Lorrain s'installe à la Maison du Marchand. Ce groupement est " Lorraine Terre de Luxe, manufactures d'exception", et est constitué d'entreprises issues du secteur du luxe et désireuses d'associer leurs talents et leurs savoir-faire pour répondre ensemble aux projets les plus ambitieux. En valorisant et en mettant en synergie le savoir-faire et l'expertise acquis en Lorraine, leur action vise ainsi à améliorer la compétitivité et la performance de toutes les entreprises Métiers d'Art et du Luxe et plus largement celles des entreprises régionales sur le marché touristique international (hôtellerie, restauration, culture...)
Éducation[modifier]
La ville possède une université ainsi qu'un lycée général, un lycée professionnel, un lycée technologique et trois collèges.
- L'IUT de métrologie et de qualité
- Le lycée Ernest Bichat de Lunéville est jumelé avec le Hebel Gymnasium de Schwetzingen, du land de Bade-Wurtemberg en Allemagne.
- Le lycée Boutet de Monvel (lycée technologique à 3 niveaux : BTS - Bac S & STI - Bac Pro & BEP)
- Le lycée Paul Lapie (lycée professionnel à dominante tertiaire)
- Le collège Charles Guérin
- Le collège Ernest Bichat (dans la cité scolaire E. Bichat qui regroupe le collège et le lycée)
- L'établissement privé St Pierre Fourier, qui dispense les 3 niveaux (maternelle, primaire, collège et lycée). Le collège Saint Pierre Fourier est jumelé depuis 2002 avec le Hilda-Gymnasium de Pforzheim (Allemagne / Bade-Wurtemberg).
Sports[modifier]
La ville possède trois clubs de football dont le Football Club Lunéville qui évolue actuellement en CFA2 le plus haut niveau jamais atteint par le club, les municipaux qui jouent en championnat national entreprise 2 et l'ESLS qui joue en promotion de district. Lunéville possède également une équipe de rugby à XV, le RCL qui évolue dans plusieurs catégories. Un peu en dehors de Lunéville, il y a aussi un centre équestre, la Galopade.
Pendant longtemps, Lunéville a accueilli le championnat de France de rallycross (automobile). Situé à Chenevières, le circuit est maintenant un centre de pôle mécanique en Lorraine.
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Lunéville compte 20 078 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 443e rang au niveau national, alors qu'elle était au 422e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 594 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Lunéville depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1911 avec 25 587 habitants.

Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
- 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 25,8 %).
Patrimoine[modifier]
- Le château de Lunéville, dit « Le Versailles lorrain », est un chef d'œuvre de l'architecture du XVIIIe siècle. Haut lieu des Lumières, sous les règnes de Léopold Ier de Lorraine et de Stanislas Leszczyński, il a été en partie détruit en 2003 par un incendie. Des travaux sont en cours pour le restaurer et c'est actuellement le plus grand chantier patrimonial d'Europe[réf. nécessaire] ; les jardins du château ont quant à eux gardé toute leur splendeur. Le domaine du château de Lunéville fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 mars 1998[14].
- La maison du Marchand, du XVIIIe siècle, chef d'œuvre de l'architecture classique en grès rose des Vosges, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 février 1976[15].
- La Tour Blanche, seul vestige du rempart médiéval.
- Le théâtre italien.
- Le château de la Favorite (photos), construit par Germain Boffrand au XVIIIe siècle pour le dernier fils du duc Léopold Ier de Lorraine, Charles-Alexandre de Lorraine, et remanié au XIXe siècle, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par décret du 21 septembre 2011[16]. Il est situé 3, avenue Voltaire.
- Conservatoire des Broderies de Lunéville situé au château.
Édifices religieux[modifier]
- L'église Saint-Jacques, ancienne abbatiale Saint-Rémy, du XVIIIe siècle, de style rococo. Elle possède un grand orgue réalisé entre 1749 et 1751 par le facteur lorrain Nicolas Dupont, né à Domnon-lès-Dieuze, Moselle. En 1852, il fut reconstruit par le facteur vosgien Jean-Nicolas Jeanpierre en conservant beaucoup de tuyaux du XVIIIe siècle. Cet orgue est unique par son décor cachant tous les tuyaux. Ce décor a été dessiné par Emmanuel Héré, Premier Architecte du Roi Stanislas, effectuée par Bertrand Cattiaux (aidé de Laurent Plet). L'instrument doté de 56 jeux est réparti sur 4 claviers et pédalier. Au mois de mai, un festival est organisé : Le Printemps de l'Orgue.
- Bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Rémy, du XVIIIe siècle, remaniés au XIXe siècle (actuel hôtel de ville).
- L'ancien prieuré bénédictin de Ménil, actuellement école privée (ensemble scolaire St Pierre Fourier).
- L'église Sainte-Jeanne-d'Arc, du début du XXe siècle, première église de France consacrée à la sainte.
- Chapelle Saint-Charles à l'hôpital Saint-Charles.
- Chapelle de la Vierge et Saint-Antoine au château.
- Église Saint-Léopold.
- Église Saint-Maur.
- Église protestante, église Réformée, inauguré en juin 1870.
- La synagogue dans le style du XVIIIe siècle, la première construite en France depuis le Moyen Âge. Elle est aujourd'hui en retrait de la rue, mais à sa construction en 1786, elle était placée derrière une maison pour des motifs de discrétion, le pouvoir royal ne faisant que tolérer un tel bâtiment dans un royaume généralement interdit aux juifs. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 juillet 1980[17].
- La ville possède également deux mosquées : une mosquée pour les arabophones (4 rue de l'Hôpital) et une autre mosquée pour les turcophones (44 rue de Viller) afin d'accueillir les fidèles musulmans pratiquants de la ville.
Gastronomie[modifier]
- Le baba au rhum fut créé à Lunéville, une fois de plus par la cuisinière de Stanislas. C'est une sorte de petit kouglof au rhum.
- Le pâté lorrain, grande spécialité de Lorraine comme la quiche lorraine, se déguste dans les nombreuses boulangeries et restaurants de Lunéville.
- Le pain Stanislas, pain que l'on trouve dans les boulangeries, exclusivement les jeudis près de la Maison du Marchand.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Nicolas Béatrizet, dit Beatricetto, graveur du XVIe siècle, né à Lunéville, mort à Rome.
- Georges de la Tour (1593-1652), peintre, décédé à Lunéville.
- Louis de Lorraine (1704-1781), comte de Lorraine, né à Lunéville.
- Jean-Nicolas Jadot de Ville-Issey (1710-1761), architecte, né à Lunéville.
- Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780), gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1741-1780), grand maître de l'Ordre Teutonique, né à Lunéville.
- Émilie du Châtelet (1706-1749), mathématicienne, amante de Voltaire, décédée à Lunéville et enterrée dans l'église St-Jacques, sous une dalle noire près de l'entrée.
- Dominique Diettmann (1739-1794), général des armées de la République.
- l'abbé Grégoire (1750-1831), député du clergé en 1789, avocat des juifs, des noirs et des esclaves, né à Vého, près de Lunéville.
- Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul (1760-1838), pair de France, né à Lunéville.
- Emmanuel Héré (1705-1763), architecte, décédé à Lunéville.
- Stanislas Leszczyński (1677-1766), roi de Pologne de 1704 à 1709 et de 1733 à 1736 sous le nom de Stanislas Ier, puis duc de Lorraine et de Bar jusqu'à sa mort à Lunéville.
- Nicolas Ferry, (1741-1764), le nain Bébé, célèbre bouffon du roi Stanislas.
- Boutet de Monvel, né à Lunéville en 1745 et mort en 1811, fut comédien-auteur (a laissé cependant plus de réputation comme comédien que comme auteur). Parmi les pièces qu'il a écrites on a : 'L'amant bourru' , 'La jeunesse du duc de Richelieu' , 'Blaise et Babet' ou la suite des Trois fermiers, etc.
- Charles-Joseph Parmentier (1765-1843), homme politique français du XIXe siècle.
- François Nicolas Benoît Haxo (1774-1838), général de division de Napoléon, spécialiste des citadelles et fortifications, né à Lunéville.
- Maurice Frimont (1747-1811), général de brigade, décédé à Lunéville.
- Charles Guérin (1873-1907), poète, né et mort à Lunéville.
- Antoine Charles Louis Lasalle (1775-1809), général de division de Napoléon, comte d'Empire, dont la statue fut érigée à Lunéville en 1891.
- Émile Erckmann (1822-1899), écrivain, mort à Lunéville.
- Auguste François (1857-1935), consul de France en Chine et photographe, ministre plénipotentiaire, né à Lunéville.
- Henri Cornat (1903-1968), homme politique, sénateur de la Manche, né à Lunéville.
- Maurice Chapleur (1912-2005), collectionneur et inventeur de la collection éponyme de motos et de vélos.
- Arsène Lejeune (1866-1938), architecte qui a dirigé la réalisation de la gare de Lunéville.
- Gilbert Bauvin, coureur cycliste (2e du Tour de France en 1956), né à Lunéville en 1927.
- Jean Bastien-Thiry (1927-1963), lieutenant-colonel connu pour avoir tenté d'assassiner Charles de Gaulle, né à Lunéville.
- Jean-Pierre Cuny (1930-2000), cinéaste né à Lunéville.
- Jean L'Hôte (1929-1985), écrivain et téléaste.
- Jean-Pierre Coffe, présentateur et auteur, né en 1938 à Lunéville.
- Jean-Pierre Bagard, PDG de Coca-Cola Entreprise SA (2007-2009), né à Lunéville.
- Bernard Keller, homme politique, maire de Blagnac, né en 1948 à Lunéville.
- Cécile-Stanislas de Girardin (1762-1827), politicien.
- Barthélemy Guibal (1699-1757), sculpteur.
- Nicolas Guibal (1725-1784), peintre.
- Nicolas de Pigage (1723-1796), architecte actif en Allemagne.
- Jean Lhote (1926-2010), historien.
- Alexis L'Hotte (1825-1904), général de cavalerie né et décédé à Lunéville.
- André Gruss (1919-2003), né à Lunéville. Clown, acrobate équestre et directeur de cirque[18]
- Jacques Réda (1929), poète et éditeur, né à Lunéville.
- Henry Desmarest, musicien et compositeur du Duc de Lorraine, mort à Lunéville le 7 septembre 1741.
- Rudy Colas (1983), jeune humoriste, imitateur politique et engagé de la scène Lunévilloise. Très connu pour ses parodies et imitations politiques aux tons toujours juste et mordant.
Notes et références[modifier]
- Site de l'UCGL
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 417
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
- Ernest Nègre, Op. cité, p. 374.
- Histoire de la synagogue de Lunéville
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
- Notice communale de Lunéville, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Lunéville, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Lunéville en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Meurthe-et-Moselle en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Notice no PA00106079, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00106083, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Décret du 21 septembre 2011 portant classement au titre des monuments historiques du Petit-Château du prince Charles dit « la Favorite » et de son parc, 6, cours de Verdun, sur la parcelle section AD n° 403, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), NOR: MCCC1112187D
- Notice no PA00106084, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Histoire de la dynastie Gruss
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Château de Lunéville, résidence des ducs de Lorraine.