Toul

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48° 40′ 30″ N 5° 53′ 30″ E / 48.675, 5.89166666667

Toul
Cathédrale Saint-Étienne de Toul
Cathédrale Saint-Étienne de Toul
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Toul (chef-lieu)
Canton canton de Toul-Nord (Chef-lieu)
canton de Toul-Sud (Chef-lieu)
Code commune 54528
Code postal 54200
Maire
Mandat en cours
Nicole Feidt
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes du Toulois
Site web www.mairie-toul.fr
Démographie
Population 15 939 hab. (2009)
Densité 521 hab./km2
Aire urbaine 23 180 hab. ()
Gentilé Toulois(es)
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 30″ Nord
       5° 53′ 30″ Est
/ 48.675, 5.89166666667
Altitudes mini. 200 m — maxi. 400 m
Superficie 30,59 km2

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Voir la carte administrative

Toul est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Les habitants de Toul sont appelés les Toulois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Toul est située sur la Moselle, à l’ouest de Nancy, dans une cuvette formée à l’ouest par les côtes de Meuse, également appelées côtes de Toul, dénomination géographique attribuée aux fameux vins gris de Toul) et à l’est par les côtes de Moselle. Toul est également située à 40 km du futur site d'enfouissement de déchets hautement radioactifs de Bure ( Meuse ). Arrivée des premiers déchets en 2025.

[modifier] Héraldique

Blason Toul 54.svg La ville porte de gueules au tau d’or.


[modifier] Histoire

Toul et les abords de la Moselle recellent de sites d’habitats préhistoriques anciens. Tullum est une cité romaine fondée au Ier siècle sur la rive gauche de la Moselle à proximité d'une grande île : ambitieuse, elle englobe dans sa première palissade d'emblée onze hectares. Si le remplissage intra muros a été réalisé dans les premières décennies de son existence, elle est une des plus grandes cités de la Gaule romaine. Elle contrôle le transbordement de la Meuse à la Moselle, rivières navigables. Sa plaine est fertile. Elle apparaît au second Empire romain sous le nom de Tullium Leucorum. Malgré les éphèmères reconquêtes de Julien, la cité doit être fortifiée par Valentinien. Ses côtes calcaires au soleil se couvrent de vignes au IVe siècle.

Les historiens ont expliqué sa fondation par l'obtention d'un droit de cité du peuple gaulois des Leuques. Ceux-ci qui ne sont cités qu’une seule fois dans la Guerre des Gaules avaient pour voisins les Médiomatriques, les Lingons et les Séquanes. Les Leuques ainsi que les Séquanes et les Lingons fournirent du blé à Jules César lorsque l’armée romaine s’arrêta à Vesontio (Besançon) pour se ravitailler avant d’affronter les Germains d’Arioviste (58 av. J.-C.). (César, De Bello Gallico, I, 40).

Les archéologues pensent que leur dernière capitale était l'oppidum de Boviolles. Mais que sont devenus les Leuques plus d'un siècle et demi après la conquête romaine de César ? Après avoir contribué à fonder Nasium, il est possible qu'ils aient contribué à l'édification de Toul administrée initialement par des Romains.

Apollogranum, création plus méridionale des légions romaines et de leurs troupes auxiliaires à la fin du Ier siècle, apparaît mieux placée aux carrefours des voies de terre. A vocation militaire, elle devient une place commerciale et religieuse rivale. Mais elle décline pendant les terribles guerres du IVe siècle et au Ve siècle.

Pendant ces temps troublés s'est installé le christianisme primitif. Tullum partage avec Grand au IVe siècle le siège d’un évêché itinérant. Saint Mansuy devient le premier évêque à demeure. A l’arrivée des premiers Francs, après 456, la cité commandant à un vaste diocèse dans la province écclésiastique de Trêves est gouvernée par son évêque et une bande de barbari, c'est-à-dire une troupe de soldats. À la suite de la bataille de Tolbiac, le roi Clovis se serait arrêté à Toul et aurait appris les rudiments du christianisme auprès d'un prêtre, futur saint Waast. Plus sûrement, le roi mérovingien aurait entériné la création d'un vaste comté dans cette marche de l'est, appelée à se nommer royaume d'Austrasie au VIIe siècle. Toul est également la patrie de saint Loup.

Une bataille décisive et fratricide se livre aux abords de Tullum en 612. Les guerriers de Thierry II roi de Bourgondie, bénéficiant de la complicité des leudes austrasiens, écrasent les troupes fidèles de son frère Théodebert, roi d'Austrasie.

Malgré les aléas du pouvoir temporel épiscopal au VIIIe siècle et les ravages des Normands fin 889 et des Hongrois en 917, la cité et une partie du diocèse sont ensuite gouvernées par les évêques Gauzelin et Gérard avec l'assistance de comtes au Xe siècle. Intégré au royaume de Germanie sous Othon Ier, le plus vaste diocèse de Lotharingie supérieure subit l'influence champenoise, bourguignonne et germanique.

Le diocèse de Toul devient un foyer actif de la réforme bénédictine. Dans sa suburbium, respectivement en un faubourg au sud-ouest et un autre au nord-ouest, deux abbayes, Saint Èvre la plus ancienne et saint Mansuy sur la crypte du premier évêque, ont été installées.

Toul n'a connu qu'une croissance modeste pendant les XIIe siècle et XIIIe siècle, à peine un triplement de sa surface. L'évêque accorde une commune en 1261. Ville libre du Saint-Empire romain germanique après la bulle impériale de 1361, la Tull germanique n'en finit pas de vider ses querelles intestines entre pouvoirs rivaux depuis 1287, faute de pouvoir souverain efficace. L'évêque, le représentant impérial, les chanoines, les abbés et chapitres des monastères saint Mansuy et saint Epvre sous contrôle respectif de la maison de Bar et de Lorraine, la commune bourgeoise, les regroupements bourgeois, les corporations, la population laborieuse parfois en colère s'opposent ensemble et à tour de rôle. La ville dont les chantiers de la cathédrale saint Étienne s'achèvent reste néanmoins une place marchande et religieuse incontournable de la Lorraine méridionale. La ville déclinante au XVIe siècle est occupée par l'armée de Henri II en 1552 avec le reste du territoire lorrain des Trois-Évêchés et annexée officiellement à la France, en vertu des traités de Westphalie (1648). Par lettres patentes du 10 mai 1636, le parlement des trois évêchés, qui avait pour siège Metz, est transféré à Toul. L'entrée solennelle à Toul se fait le 16 avril 1637 ; le parlement y séjourne 20 années.

Toul est à nouveau fortifiée par Vauban en 1700.

Le Duché de Lorraine est intégré à la France à la mort de Stanislas en 1766, l’évêché de Toul est transféré à Nancy en 1777 afin de créer l’évêché de Nancy-Toul, en l'amputant du nouveau diocèse de Saint-Dié.

Toul qui s'enorgueillit d'un beau pont de pierre est en 1800 une sous-préfecture du département de la Meurthe à 24 kilomètres de la préfecture Nancy. L'ancien palais épiscopal devient hôtel de ville. La cité est assiégée par les Prussiens en 1815.

Toul prend un premier essor avec l'arrivée du chemin de fer, sur la ligne de Paris à Strasbourg.

Assiégée, elle doit capituler au bout d’un mois devant les troupes prussiennes lors de l’invasion de 1870. Les anciennes fortifications sont intégrées après la guerre franco-prussienne de 1870-1871 dans le système de défense de la France face à l’Est, aussi connu sous le nom de système Séré de Rivières, depuis la moitié du XIXe siècle. Elle est ainsi fortifiée en 1874 par une ceinture de places fortes.

Après le siège, Toul ne compte en 1872 que 6930 habitants. Le retour des prisonniers et des réfugiés repeuple la vieille cité qui n'est spécialisée que dans le commerce de vins et d'eaux-de-vie, la faïence et la broderie. Place de guerre de troisième classe, elle possède un tribunal de première instance, un collège, une belle bibliothèque.

La ville est à nouveau assiégée en 1940 et oppose une résistance acharnée à l’avance des troupes allemandes durant cinq jours. Ses monuments subissent des dégâts très importants (40 % de la ville est détruite pendant la Seconde Guerre mondiale). La restauration de ses monuments est lente en raison de coûts trop élevés pour être supportés par la seule ville elle-même. Cependant, depuis 1999, des efforts significatifs ont été entrepris avec l’aide de l’État et des collectivités régionales et départementales pour accélérer ce programme de restauration.

[modifier] Économie

Longtemps marquée par la présence de l’armée, la ville a été touchée au début des années 1990 par plusieurs restructurations militaires, qui ont provoqué la perte de plusieurs milliers d’emplois. Son tissu industriel, assez dense (ZI de la Croix-de-Metz), est aujourd'hui durement menacé (fermeture de l’usine Kléber - groupe Michelin en 2009, premier employeur du Toulois). L’activité tertiaire y reste sous-représentée, et aucune formation supérieure n’y est dispensée (à l’exception d’un BTS transport).

Les environs de Toul constituent un terroir viticole ancien, les Côtes-de-toul, AOC depuis 1998, où l’on produit notamment le Gris de Toul.

[modifier] Administration

Toul est chef-lieu de 2 cantons :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
4 février 1790 13 novembre 1791 Charles François de Bicquilley    
   
mars 1971 2001 Jacques Gossot RPR  
mars 2001 en cours Nicole Feidt PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Vers 1496 la population de Toul compte environ 6000 habitants[1].

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 015 6 940 6 973 7 535 7 507 7 333 7 037 7 158 7 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 191 7 687 - 6 930 10 085 10 012 10 459 12 138 12 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 287 13 663 15 884 12 363 11 951 12 656 13 267 9 389 12 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
14 155 14 780 16 454 17 406 17 281 16 945 16 617 15 939 -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[2], base Insee à partir de 1968[3],[4],[5].

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Maison de l’Apothicaire
fontaine Louis Curel
Le Musée d’Art et d’Histoire, rue Gouvion-Saint-Cyr
  • Remparts gallo-romains (vestiges) construits au IIIe siècle et situés Passage B, près de la place des Trois-Évêchés avec enceinte.
  • Hospice Saint-Charles situé rue 18, 20 du Docteur-Denis.
  • Ancien Bailliage situé 1 rue des Lombards avec porte.
  • Commanderie des Templiers de Libdeau. Unique vestige de l'architecture templière en Lorraine. Commanderie fondée avant 1190. Portail de la chapelle déposé au musée lorrain de Nancy.
  • Ancien hôpital des Bourgeois et ancien hôtel de Pimodan situé 6, 6bis, 8 rue du Général-Gengoult anciennement 6, 8 rue Saint-Gengoult construit aux XVe siècle ; XVIe siècle ; XVIIe siècle ; XVIIIe siècle. Fondation médiévale de l'ancien hôpital des Bourgeois, devenu hôtel particulier. Architecture échelonnée du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Ancien hôtel de Pimodan (dépendance de l'hôpital) aménagé de la fin du XVe au XVIIIe siècle.
  • Ancienne Maison de l'Apothicaire de style Renaissance située 8 place de la Croix-de-Fue : escalier ; élévation ; toiture ; balustrade construite au XVIe siècle.
  • Ancienne Maison dite des Chevaliers de Malte située 30 rue du Général-Gengoult : élévation ; toiture, construite au XVIIe siècle.
  • L'Hôtel de ville, ancien palais épiscopal érigé au XVIIIe siècle sous Scipion-Jérôme Bégon (1723-1753) et Claude Drouas de Boussey (1754-1773), évêques de Toul.
  • Le Musée d’Art et d’Histoire, dans l’ancienne Maison-Dieu dont la fondation remonterait au Xe siècle sous l’épiscopat de saint Gérard. La salle du fonds lapidaire est aménagée dans l’ancienne Chapelle des Malades, de style gothique et construite au XIIIe siècle.
  • Fontaine Louis-Curel, entre la rue Gambetta et la rue Thiers. Par ailleurs, il existe aussi une fontaine Louis-Curel à Saint-Germain-sur-Meuse.
  • Les Fortifications de Toul, construites par Vauban, quelques peu modifiées, mais toujours en eau, encerclant le centre-ville dans un écrin de verdure et d’eau.
  • En 1874, la Place de Toul devient l’une des principales places du système Raymond Adolphe Séré de Rivières.
  • De 1887 à 1914, l’adaptation militaire du système Decauville va être réalisée par le commandant Péchot à la batterie de Bouvron près de Toul[6].
  • La ville de Toul, malgré les dommages causés lors de la Seconde Guerre mondiale, montre une riche variété architecturale du Moyen Âge à nos jours.

[modifier] Édifices religieux

chevet de la Collégiale
  • La Cathédrale Saint-Étienne de style gothique flamboyant (façade) et rayonnant, construite du XIIIe au XVe siècle, jouxtée par le deuxième plus grand cloître gothique de France et deux chapelles Renaissance.
  • La Collégiale Saint-Gengoult de style gothique avec un cloître de transition gothique flamboyant-Renaissance.
  • L'ancien Couvent Saint-Léon construit au XVIIIe siècle : bâtiment conventuel ; réfectoire ; cuisine. Il s'agit à présent du Collège Rigny.
  • L'ancien Couvent des Cordeliers construit au XVe siècle ; XVIIe siècle situé rue du Ménin ; rue du Pont-des-Cordeliers : chapelle ; portail ; élévation ; toiture.
  • La Chapelle Notre-Dame-de-Gare-le-Col XVe siècle : statues XIVe siècle et XVIe siècle provenant des portails de la cathédrale.
  • L'ancienne Abbaye Saint-Evre.
  • La Chapelle Notre-Dame sur le Mont Saint-Michel.
  • Le Temple protestant.
  • La Synagogue située au 15 rue de la Halle construite en 1812, réaménagée sous le Second Empire, dans le style mauresque (inaugurée en 1862). Ancienne école hébraïque édifiée en 1869, classée aux Monuments Historiques. Le cimetière israélite actuel est situé Rue de Briffoux, le long de la voie ferrée, en face du cimetière chrétien situé de l’autre côté.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Vie militaire

Train sortant de l’arsenal de Toul, tracté par une locomotive Decauville
Caserne du 15e RGA, Toul

Unités tenant actuellement garnison à Toul :

  • 516e régiment du train

Unités ayant tenu garnison à Toul :

[modifier] Jumelage

[modifier] Notes et références

  1. Nouveau Voyage de France, vol. 2 de Jean-Aimar Piganiol de La Force, page 99
  2. base Cassini
  3. Résultats du recensement de la population - Toul sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  6. Alain Meigner, le chemin de fer militaire à voie de 60, vie et œuvre du colonel Péchot.
  7. Le collège Saint Claude, dont les bâtiments existent encore, avait été fondé en 1769 par l'évêque Claude Drouas, mais, contrairement au collège Saint Léon, il eut une brève existence.
    Source 
    Histoire et anecdotes des rues et places de Toul, Cercle généalogique de Liverdun et du Toulois. Consulté le 3 août 2011

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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