Gare de Meuse TGV

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Meuse TGV
Image illustrative de l'article Gare de Meuse TGV
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Commune Les Trois-Domaines
Adresse Lieu dit Le Cugnet Mondrecourt
55220 Les Trois-Domaines
Coordonnées géographiques 48° 58′ 42″ N 5° 16′ 18″ E / 48.97833, 5.271733 ()48° 58′ 42″ Nord 5° 16′ 18″ Est / 48.97833, 5.271733 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF/SNCF
Exploitant SNCF
Services Voyageurs
Caractéristiques
Ligne(s) Ligne de Paris à Strasbourg (LGV)
Voies 2
Quais 2
Transit annuel 180 000
Altitude 276 m
Historique
Ouverture 10 juin 2007

La gare de Meuse TGV, ou Meuse TGV - Voie sacrée est une gare ferroviaire française TGV, de la LGV Est européenne, située sur le territoire de la commune des Trois-Domaines, dans le département de la Meuse, en région Lorraine.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare est située au point kilométrique 213,572[1] de la ligne de Paris à Strasbourg (LGV). Son altitude est de 276 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur la LGV-Est, les élus meusiens et haut-marnais défendaient un tracé sud, par Troyes et Nancy, qui aurait permis de construire une gare à Saudrupt, entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier[2].

Philippe Essig, ingénieur général chargé de piloter la commission qui a défini le tracé actuel, ne voyait pas l'intérêt d'une halte entre Verdun et Bar-le-Duc[2]. Il relevait des problèmes d'accès routier et craignait une concurrence avec la desserte de Bar-le-Duc[3]. Il préconise donc de simples mesures conservatoires en attendant la réalisation des projets d'urbanisme qui justifierait une gare[3].

Sa création est une exigence de Rémi Herment, président du conseil général de la Meuse qui menace en 1988 de retirer son financement si la gare devait être abandonnée[2]. Il s'annonce prêt à financer le déficit d'exploitation de la gare[2]. Gérard Longuet, alors président du Conseil régional et sénateur de la Meuse, a également appuyé la réalisation de la gare[4].

Le conseil général a réservé 100 hectares pour développer une future zone d'activité. Il avait un temps l'idée d'y développer une « ville nouvelle » avec des commerces, des logements, des entreprises… Ce projet, aujourd'hui en suspens, avait suscité des craintes de concurrence territoriale à Bar-le-Duc[5].

Le 14 mai 2014, le groupe d'origine meusienne Arelis, spécialiste de l’électronique haute fréquence et expert européen dans les secteurs stratégiques de l’aéronautique et de la défense, annonce l'implantation de son centre de recherche et développement sur la zone d'activité de la gare d'ici fin 2015[6],[7].

La gare[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Hall de la gare.

L'architecte de la gare est Jean-Marie Duthilleul, directeur de l'aménagement de la SNCF.

Selon la volonté du conseil général de la Meuse, la gare a été construite en bois local. Sa structure est en grumes de pin et la toiture en chêne et en mélèze[8]. C'est la première gare française construite en bois depuis la gare d'Abbeville en 1856[9].

Le bâtiment voyageurs a une superficie de 310 m2, avec une toiture de 40 m de long[8].

Sa silhouette est inspirée de celle des villages de la région, avec notamment un lanterneau de 16 m de haut qui évoque un clocher[8].

Le lanterneau, habillé à l'intérieur de réflecteurs en inox, sert de puits de lumière[8].

L'architecture de la gare a été récompensée par un Brunel Award en 2008[10].

Accès[modifier | modifier le code]

Cette gare est située aux Trois-Domaines, à mi-parcours entre Verdun et Bar-le-Duc sur la RD1916-Voie Sacrée (ex-RN35). Elle dispose de 190 places de parking. Des navettes routières existent entre Bar-le-Duc, Verdun et la gare TGV depuis 2007. À partir du 5 avril 2010, un bus vers Saint-Mihiel et Commercy est mis en place, suite à l'arrêt de la desserte TGV de la gare de Commercy[11].

Les quais

La gare est principalement financée par le conseil général qui a investi 200 millions d’euros pour améliorer les accès routiers à la gare[5]. Les améliorations de la route sont compliquées par la nécessité de préserver la mémoire de son caractère historique[4]. Selon le président du Conseil général, ces aménagements routiers ont été « la plus grosse dépense du département dans toute son histoire »[12].

Une autre solution aurait été de construire une gare au croisement de la LGV et de la ligne Lérouville-Verdun-Sedan, actuellement fermée à tout trafic. La fédération nationale des associations d'usagers des transports avait notamment défendu cette alternative, s'attirant de sévères critiques du président du conseil régional de l'époque, qui avait qualifié la réouverture de la ligne Sedan-Verdun-Lérouville d'« aimable plaisanterie » [13]. Une ligne à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Meuse passait sur le site de 1895 à 1936 ; elle reliait Verdun à Bar-le-Duc[14].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Les prévisions de fréquentation étaient de 40 000 voyageurs par an[15]. À la mise en service de la LGV, cette gare est desservie par 5 TGV quotidiens dans chaque sens, dont trois entre Paris-Est (58 à 59 minutes) et Nancy ou Metz, et un entre Strasbourg (1 h 30) via Lorraine - TGV (20 minutes) et Bordeaux (5 h 05) via Champagne-Ardenne (26 minutes), Marne la Vallée (1 h 00) et Massy TGV (1 h 35).

Avec 90 000 voyageurs la première année, la gare a connu une fréquentation nettement supérieure à celle escomptée[16]. La direction de la SNCF a annoncé vouloir créer deux nouvelles dessertes durant l'année 2009  : un aller-retour vers Paris en mi-journée, et un arrêt du Strasbourg - Le Havre[17]. En 2012, la gare est désormais fréquentée par plus de 180 000 voyageurs, ce qui justifie l'extension du parking auto, et la demande du conseil général pour entamer un agrandissement de la gare elle-même.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 37.
  2. a, b, c et d A.Felten A.Schontz, Le TGV-Est [détail des éditions], pp. 70-72
  3. a et b A.Felten A.Schontz, Le TGV-Est [détail des éditions], p. 80
  4. a et b La fin des maires: dernier inventaire avant disparition, p. 49, Luc Gwiazdzinski et Gilles Rabin, 2008, ISBN 2-916571-07-8
  5. a et b Les impacts d’une gare TGV sur un territoire, p. 75, Direction Départementale de l’Équipement de Saône-et-Loire, 2007-2008
  6. « Arelis implante son centre de recherche et développement en Meuse », sur lesechos.fr
  7. Un projet technologique à forte valeur ajoutée en Meuse, Conseil général de la Meuse, coll. « Meuse 55 » (no 18),‎ juin 2014
  8. a, b, c et d Jean-Marie Duthilleul and Etienne Tricaud AREP, p. 43, Master architect series, 2009, ISBN 1-86470-164-1
  9. "La gare Meuse-Voie Sacrée a été inaugurée", Le Nouvel Observateur, 23 juin 2008
  10. http://www.sncf.com/fr_FR/html/media/CH0001-Lentreprise/BR0564-Pluie-dAwards-pour-les-gares/MD0005_20081008-Lire-larticle.html
  11. La Vie du Rail Magazine du 16 septembre 2009
  12. Le pouvoir aux régions: La reconstruction géopolitique du territoire français, p. 134, François Hulbert, 2010, ISBN 2-296-11757-0
  13. Bulletin de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, no 124
  14. Pascal Cordier, « La Voie Sacrée Ferroviaire » entre Bar-le-Duc et Verdun, sur web.archive.org, initialement sur www.enmeuse.fr',‎ 31 mars 2008 (consulté le 28 juillet 2014).
  15. http://www.usinenouvelle.com/article/page_article.cfm?idoc=114164&numpage=2
  16. http://www.meuse.cci.fr/telechargement.php?url=pdf/kiosque/nouvellescci/nouvellescci57.pdf
  17. http://www.bertrandpancher.com/index.php?page=commun7&id=242

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
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Paris-Est Paris-Est TGV Nancy-Ville Nancy-Ville
Bordeaux-Saint-Jean Champagne-Ardenne TGV TGV Lorraine TGV Strasbourg