Nadine Morano

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Nadine Morano

Nadine Morano
Secrétaire d’État à la Famille et à la Solidarité
Actuellement en fonction
Depuis le 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) elle-même (Famille)
Valérie Létard (Solidarité)
Secrétaire d'État à la Famille
18 mars 2008 - 23 juin 2009
Président(s) Nicolas Sarkozy
Gouvernement(s) François Fillon II
Prédécesseur(s) Xavier Bertrand (ministre du Travail, de la Famille, des Relations sociales et de la Solidarité)
Successeur(s) elle-même
Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle
19 juin 2002 - 19 avril 2008
Successeur(s) Philippe Morenvillier
Biographie
Né(e) le 6 novembre 1963 (45 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Nancy
Nationalité Française
Parti politique UMP

Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville

Nadine Morano, née le 6 novembre 1963 à Nancy, est une femme politique française, membre de l'UMP. Elle est nommée le 23 juin 2009 au poste de secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité Xavier Darcos dans le gouvernement Fillon II.[1]

Sommaire

[modifier] Biographie

Nadine Morano est issue d'un milieu modeste et ouvrier de la banlieue de Nancy[2] et elle passa son enfance au quartier du Haut-du-Lièvre. Son père était chauffeur de poids lourds et sa mère standardiste dans une entreprise de taxis.

Titulaire d'un DESS d'information, communication et organisation des entreprises[3], elle est chargée de mission au Conseil régional de Lorraine entre 1992 et 1997[3]. Elle devient ensuite responsable de la communication du Parc naturel régional de Lorraine[3] entre 2000 et 2002 avant d'être élue députée de la Cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle.

Mère de trois enfants, elle vit à Toul avec ses enfants et ses parents (son père, victime d'un accident vasculaire cérébral, est à moitié paralysé et aphasique)[4].

[modifier] Carrière politique

  • Déléguée des Jeunes RPR de Meurthe-et-Moselle entre 1986 et 1988[3]
  • Déléguée générale à l'UMP au monde du travail en 2006
  • 19 juin 2002 - 19 juin 2007 : députée de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle
    • Membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales
    • Vice-présidente du Groupe d'Etudes sur la Sécurité Intérieure
    • Vice-présidente de la Mission d'information sur l'accompagnement de la fin de vie
    • Vice-présidente du groupe d'études sur la jeunesse, l'intégration et la citoyenneté
    • Vice-présidente des groupes d'amitié entre la France et : Brunei - Tchad
    • Secrétaire du groupe d'amitié entre la France et Luxembourg
    • Membre des groupes d'amitié ou des groupes d'études à vocation internationale entre la France et : Chine - Italie - Madagascar
    • Membre de « Génération entreprise »
  • 20 juin 2007 - 19 avril 2008 : députée de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, remplacée par son suppléant Philippe Morenvillier lors de sa nomination au gouvernement.
  • Municipales de 2008 : elle échoue dans sa conquête de la ville de Toul où se déclarent trois listes de droite face à l'équipe sortante socialiste. Cette division, à laquelle participe l'ancien maire RPR (1971-2001) l'empêche de gagner la ville. Au 2nd tour, elle arrive en 3e position dans le cadre d'une triangulaire. La droite totalise 56 % des voix et la gauche 44 %.
  • Proche de Nicolas Sarkozy, elle est nommée le 18 mars 2008 au poste de secrétaire d'État en charge de la Famille auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité Brice Hortefeux, puis Xavier Darcos dans le gouvernement Fillon II. Elle est confirmée le 23 juin 2009 et obtient en plus le portefeuille ministériel de la Solidarité de Valérie Létard[5].

Favorable à l'exception d'euthanasie, à la reconnaissance par la loi de l'homoparentalité[6], elle est membre de la mission parlementaire sur la fin de vie, créée à la suite de l'affaire Vincent Humbert, et depuis décembre 2004 de la mission d'information sur la famille.

[modifier] Actions en tant que parlementaire

  • Elle a apporté son soutien aux revendications d'un syndicat de police visant à l'interdiction des concerts du groupe de rap Sniper, aux paroles jugées « haineuses et racistes ». En 2003, elle a interrogé à l'Assemblée nationale le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, souvent cible des attaques de ce même groupe, et celui-ci a annoncé qu'il allait porter plainte « contre ces textes racistes et antisémites »[7], se voyant à cette occasion félicité par Nadine Morano.
  • Le 13 février 2007, elle dépose un amendement, qui est voté, pour punir la diffusion de vidéos d'« happy slapping », la France ayant été secouée par une recrudescence de violences ayant pour seules finalités d'être filmées et diffusées sur des sites de vidéos communautaires.

[modifier] Actions en tant que membre du gouvernement

  • Le 4 juin 2009, Nadine Morano est en visite à l'ONU, à Genève, pour défendre le rapport de la France sur la mise en oeuvre de la Convention Internationale des droits de l'enfant, où elle a soutenu son dossier pendant plus de 5 heures. La présidente coréenne du Comité des droits de l'enfant a reconnu que la France « plaçait la barre très haut » dans la protection de l'enfance. De nombreux journaux ont d'ailleurs fait remarquer que Nadine Morano avait fait mieux que Ségolène Royale entre 2000 et 2002, puisque Ségolène Royal ne s'était pas rendu devant le comité, ce qui a été très fortement déprécié[8].
  • Le 9 juin 2009, suite à la promesse de Nicolas Sarkozy lors du sommet social, elle accord une prime exceptionnelle de 150 euros pour tous les bénéficiaires de l'Allocation de rentrée scolaire, ce qui représente trois millions de familles, et 450 millions d'euros pour soutenir les familles les plus en difficultés.[9]

[modifier] Controverses

Alors que les socialistes s'opposent au projet de loi qui impose une peine de sûreté aux délinquants sexuels dangereux et potentiellement récidivistes, qui ont fini de purger leur peine, elle déclare en tant que porte-parole de l'UMP : « Je laisse le soin aux Français de juger le PS qui se met clairement du côté des assassins »[11]. Le projet de loi est voté quelques temps plus tard.

Le 10 février 2009, elle porte plainte contre X[12] pour injure publique à la suite de nombreux commentaires qu'elle juge insultants, diffamants, et injurieux déposés sur Dailymotion et Youtube. La justice ordonne aux sites de diffusion de vidéos en ligne Dailymotion et Youtube de délivrer les adresses IP des utilisateurs qui avaient fait des commentaires[13]. Parmi ceux-ci, certains étaient très virulents et injurieux, pendant que d'autres l'étaient beaucoup moins. L'un d'entre eux consistait en un propos anodin « hou la menteuse », qui n'a donné finalement aucune suite[14], car la Ministre considérait que cela restait dans le cadre du débat démocratique[15]. Pour la quinzaine d'autres, dont on retiendra le cas d'un internaute qui avait traité Madame la Ministre de « connasse », la plainte subsiste[16].

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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