Université de Lorraine

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Université de Lorraine
Image illustrative de l'article Université de Lorraine
Devise Faire dialoguer les savoirs, c’est innover[1]
Informations
Fondation 1er janvier 2012 (fusion) ; 1572 (bulle fondatrice)
Fondateur Charles III de Lorraine et Charles, cardinal de Lorraine (bulle In supereminenti de Grégoire XIII en 1572)
Type Grand établissement (EPSCP)
Budget 562 000 000 €[2]
Localisation
Coordonnées 48° 41′ 46″ N 6° 10′ 36″ E / 48.696236, 6.17654448° 41′ 46″ Nord 6° 10′ 36″ Est / 48.696236, 6.176544  
Ville Nancy et Metz
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Direction
Président Pierre Mutzenhardt
Chiffres clés
Personnel 3 070[2] pour l'année 2013
Enseignants-chercheurs 3 722[2] pour l'année 2013
Étudiants 52 478[2] pour l'année 2013
Premier cycle 23 764[2] pour l'année 2013
Deuxième cycle 9 858[2] pour l'année 2013
Troisième cycle 1 736[2] pour l'année 2013
Diplômés/an 1 686[2] pour l'année 2013
Divers
Affiliation Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Site web www.univ-lorraine.fr/

L'université de Lorraine est un grand établissement français issu de la fusion, au 1er janvier 2012, des universités Nancy I, Nancy II, Paul-Verlaine de Metz et de l’Institut national polytechnique de Lorraine (INPL). Le processus de fusion a débuté en 2009 avec la création du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) « Université de Lorraine ».

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Faculté de Droit, de Sciences économiques et de gestion de Nancy 2, désormais faisant partie de l'université de Lorraine
Bibliothèque de la Faculté des sciences et technologies sur le site de Nancy

L’existence de l’université de Lorraine émane de la création de Nancy-Université à la rentrée 2005, date à partir de laquelle les trois universités nancéiennes menèrent diverses activités en commun[3], avant la création officielle de l'établissement par un décret de mars 2007[4]. En octobre 2009, l'université Paul Verlaine-Metz rejoint le pôle qui prend alors le nom de « PRES de l'université de Lorraine »[5].

Cette union était considérée comme une étape préliminaire avant la création d’un établissement unique qui rassemblerait les activités de tous les membres[6]. Ainsi, et malgré un avis défavorable du CNESER le 30 mai 2011[7], le décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 prévoit la fusion des quatre établissements au 1er janvier 2012[8], créant ainsi un grand établissement au nom d’université de Lorraine.

Mais l'histoire de l'Université en Lorraine n'a pas commencé avec l'université de Lorraine, ni même avec les quatre établissements précédents. Il faut en effet remonter bien plus loin, et, plus précisément, au XVIe siècle, pour retrouver les vraies racines de l'université de Lorraine.

Sous l'ancien régime : l'université de Pont-à-Mousson[modifier | modifier le code]

Une ébauche à Verdun en 1558[modifier | modifier le code]

Nicolas Psaume, évêque de Verdun et participant au Concile de Trente, crée à Verdun en 1558 l'« Orphanotrophe », ainsi nommé parce que 24 places y sont réservées à des orphelins. Certains la présentent comme une université[9], d'autres comme une « université en miniature »[10], certains posant directement la question de l'appellation à lui donner[11]. Le projet est ambitieux, on y enseigne la théologie, la philosophie, les belles-lettres, le droit, la médecine.

Mais l'expérience tourne court : faute de ressources, l'enseignement s'interrompt dès 1564. Elle est relayée en 1570 par la création, toujours à Verdun, d’un collège ouvert à tous[12].

Une université à Pont-à-Mousson[modifier | modifier le code]

L'idée est reprise, quelques années plus tard, par le duc Charles III et son cousin Charles de Lorraine, Cardinal de Lorraine-Guise. Leur projet répond à plusieurs objectifs, le premier étant de créer un centre intellectuel pour limiter la fuite de la noblesse qui va parfaire ses études dans les pays voisins (les universités de Paris, Cologne, et Bologne attirent un grand nombre d'étudiants lorrains). Mais leurs motivations sont également d'ordre religieux, l'université de Pont-à-Mousson devant constituer un noyau de résistance contre l'avancée protestante venant des terres voisines, et contribuer à faire appliquer les principes du Concile de Trente (1542-1563), qui prône une meilleure formation pour les prêtres et réfute les thèses protestantes.

On peut noter que ce projet prend corps dans un contexte particulièrement favorable. D'une part, de nombreuses universités voient le jour à cette époque-là : l'université de Reims, en 1548 — grâce à l'intervention, déjà, de Charles de Lorraine, alors Cardinal de Guise et archevêque de Reims —, l'université de Douai en 1559, etc. D'autre part, la Lorraine est directement au cœur de l'affrontement que se livrent catholiques et protestants : en effet, depuis 1552, les trois évêchés (Metz, Toul et Verdun) sont contrôlés par la France, aux termes du Traité de Chambord, par lequel le roi de France, Henri II, confirme son soutien financier et militaire aux princes protestants allemands contre Charles Quint[13]. Cette prise de possession par le Royaume de France, officieuse, ne sera officialisée qu'en 1648, par les Traités de Westphalie qui marquent la fin de la guerre de Trente Ans et de la guerre de Quatre-vingts ans.

Stratégiquement, le lieu le plus adapté pour la nouvelle université semble être Pont-à-Mousson, ville animée à l'époque du fait de sa situation sur les rives de la Moselle, canal commercial important, et à égale distance des trois cités épiscopales (Metz, Toul, Verdun) et de la cité ducale de Nancy. Soucieux de reconnaissance, le duc et le cardinal font le siège de Rome, et finissent par obtenir, le 5 décembre 1572, que le pape Grégoire XIII, dans sa bulle In supereminenti, crée aux frontières de l'Allemagne protestante, dans le Duché de Bar, l'université de Pont-à-Mousson. Confiée aux Jésuites, elle se voit attribuer la mission de « dissiper le brouillard ténébreux de l'ignorance et la peste des hérésies »[14].

La bulle In supereminenti fixe précisément les détails du fonctionnement de l'université de Pont-à-Mousson, et précise notamment qu'elle doit être composée de quatre facultés : une faculté des arts, une faculté de théologie, une faculté de médecine, et une faculté de droit. Les deux premières, qui sont confiées à des religieux, sont en place dès 1575. En revanche, les deux autres facultés, dont la bulle précise qu'elles doivent être confiées à des laïcs, prennent davantage de temps, notamment parce que les Jésuites n'en acceptent pas bien l'idée[15]. Le premier cours de droit n'est donné qu'en 1578, et ce n'est qu'en 1582 que l'École doctrinale de droit public[16] est enfin mise en place par Pierre Grégoire. Concernant la faculté de médecine, il faut attendre que le célèbre Charles Le Pois (ou Lepois, selon les graphies), docteur régent de la faculté de médecine de Paris[17] accepte finalement de s'en charger. Les premiers cours, et le jardin botanique, sont mis en place à partir de 1592.

La « période de splendeur »[modifier | modifier le code]

Convaincus qu'il s'agit d'un facteur essentiel de réussite pour la nouvelle université, le duc et son cousin s'attachent à attirer à Pont-à-Mousson des enseignants à forte notoriété. au nombre de ceux-ci, Pierre Grégoire, Jean Hay, Fronton du Duc (auteur de la première pièce en vers français sur Jeanne d'Arc)[18], Léonard Perrin[19].

Et, en effet, le nombre d'étudiants progresse rapidement, ainsi que le montre les effectifs présents aux processions annuelles : les chiffres initiaux (400 en 1575) s'accroissent, pour atteindre 2000 en 1607[20]. Et ce ne sont pas uniquement les élites lorraines que l'on retrouve désormais à Pont-à-Mousson, mais également de nombreux étudiants étrangers, belges, hollandais, allemands, écossais, irlandais viennent grossir les rangs des étudiants[17]. L'université de Pont-à-Mousson, à ses plus belles heures, fait concurrence à la Sorbonne, qui, elle, souffre des nouvelles concurrences, après avoir été la référence des universités au Moyen Âge[21].

Un coup d'arrêt au développement[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le développement de l'université de Pont-à-Mousson connait un coup d'arrêt. On peut identifier trois principales raisons à ces difficultés : une forte concurrence, d'une part, la maladie (résurgence de la peste) ensuite, et, enfin, la position stratégique de la Lorraine, qui se traduit alors par le fait qu'elle est un terrain d'opposition armée entre les puissances en présence (le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique).

L'université de Pont-à-Mousson est d'abord victime de son propre succès. Les Jésuites, encouragés par la renommée de l'université, développent en parallèle un réseau dense de collèges, à Molsheim (1580), Haguenau (1607), Sélestat (1615), Ensisheim (1615), Nancy (1616), Metz (1622)[22], à Saint-Nicolas-de-Port (1630)[23] et Épinal (1632)[24]. Elle souffre également de la concurrence des universités de Strasbourg, de Reims et de Paris.

Depuis 1347 et la grande épidémie de peste noire qui a décimé l'Europe, la maladie reste endémique en France, et, évidemment, en Lorraine. Plusieurs phases de résurgence de la maladie sont connues tout au long du XVIe siècle (1517-1519, 1523-1527, 1545-1552, 1576-1589). Une nouvelle crise aigüe survient en 1610, avant que la situation ne redevienne épidémique, avec une première phase de recrudescence, de 1621 à 1625 (Pays messin, Verdunois, bailliage de Mirecourt), l'épidémie proprement dite se déclarant en 1627. De 1627 à 1636, elle s'installe, concourant à « la plus grande catastrophe démographique de l'histoire lorraine ». Du printemps 1630 jusqu'à 1634, l'enseignement à l'université de Pont-à-Mousson est interrompu[25]. « La peste, la famine et la guerre devaient s'unir pour faire un désert du plus beau pays de l'Europe »[26].

La guerre aussi joue son rôle. La Lorraine est le théâtre de l'affrontement entre différentes puissances, et diverses ambitions. Le royaume de France veut déplacer ses frontières vers l'Est, le Saint-Empire romain germanique se soucie de sa propre stabilité, et le Duc de Lorraine, entre les deux, essaye de jouer la carte des alliances. Charles IV, qui a succédé à Henri II à la mort de ce dernier en 1624, cherche le soutien de Ferdinand II, de l'Espagne, de l'Angleterre, du Duc de Savoie. Mais il se met à dos le cardinal de Richelieu. Tout cela se cristallise au travers de la Guerre de Trente ans (1618-1848). Les Traités de Westphalie qui en marquent le terme officialisent notamment l'annexion par la France des Trois-Évêchés et de la Haute-Alsace : l'espace lorrain est de plus en plus clairement sous la coupe du roi de France.

Si le Traité de Ryswick, en 1697, redonne au duc Léopold Ier de Lorraine la direction de ses États (même si, en réalité, la neutralité imposée au Duché le prive d'un réel pouvoir), cela ne suffit pas pour que l'université retrouve sa place et sa réputation. L'édit du 6 janvier 1699[27] est explicite :

« Le relachement que le désordre des guerres passées a fait naitre dans la discipline de notre université de Pont-à-Mousson, l'ayant fait décheoir de la réputation qu'elle s'étoit acquise chez les étrangers qui y accouroient de toutes parts [...] Nous avons cru qu'il étoit digne de nos soins de tâcher de la remettre dans son ancienne splendeur, en rétablissant la pureté de ses exercices suivant ses anciens statuts [...] Ce qui nous fait espérer, non seulement de la voir refleurir comme auparavant, par sa renommée dans toute l'Europe, mais encore qu'elle donnera à l'église et à l'état des sujets dignes des emplois les plus importans »[28].

Mais le mal est fait : « Jamais elle ne put recouvrer entièrement son ancienne splendeur »[29].

Nancy veut son université ![modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, Nancy, la cité ducale, connait un développement rapide, et se verrait bien accueillir le centre universitaire lorrain. Diverses intrigues se mettent en place, qui visent à obtenir le déplacement vers Nancy au moins des facultés de droit et de médecine. Tout est fait pour discréditer l'enseignement délivré à Pont-à-Mousson, et les désordres estudiantins sont montés en épingle. En 1721, Dominique Mathieu-de-Moulon, avocat nancéien, s'empare d'une querelle de préséance pour réclamer la séparation des partis, les Jésuites et leurs élèves à Pont-à-Mousson, le droit et la médecine à Nancy[30]. Mais le duc Léopold Ier de Lorraine reste sourd aux rumeurs et insinuations, jusqu'à sa mort en 1729.

En 1737, François III de Lorraine, duc de Lorraine et de Bar, mais surtout futur empereur du Saint-Empire, cède, au terme d'un jeu de stratégie complexe entre France et Saint-Empire officialisé par le Traité de Vienne, ses possessions lorraines en échange du grand-duché de Toscane. La Lorraine revient alors au beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczyński, qui, lui, renonce dans le même temps au trône de Pologne.

Avec l'arrivée de Stanislas, qui leur est favorable, les Jésuites de Pont-à-Mousson pensent que leur avenir est assuré. Et, en effet, celui-ci ne se laisse fléchir par aucun argument, malgré plusieurs campagnes de dénigrement orchestrées depuis Nancy. Stanislas, pourtant, maintient l'université à Pont-à-Mousson. Cependant, sous la pression, notamment, de Charles Bagard, son propre médecin, il accepte la création, le 15 mai 1752, du Collège royal des médecins de Nancy[31], installé dans l'actuel musée des beaux-arts de Nancy.

1768, l'année du basculement[modifier | modifier le code]

Les pressions nancéiennes se poursuivent, la municipalité propose des locaux provisoires et promet même la construction d'un bâtiment dédié.

Le 23 février 1766, Stanislas Leszczyński disparait. Aux termes du Traité de Vienne qui lui donnait la Lorraine, à sa mort, elle se retrouve définitivement rattachée au royaume de France. C'est le tournant : privée de Stanislas, son ultime défenseur, la cause de Pont-à-Mousson est perdue, Nancy va avoir son université.

Le 1er juillet 1768, un édit royal supprime la Compagnie en Lorraine (la même décision avait déjà été appliquée par Louis XV en 1763-1764 dans le royaume de France). Et le 3 août 1768, le transfert de l'université de Pont-à-Mousson à Nancy est officiel[32].

Malgré les promesses, Nancy ne dispose pas des bâtiments nécessaires à l'installation d'une université. Les quatre facultés se retrouvent séparées. L'architecte Charles-Louis de Montluisant se voit confier la conception et la construction du Palais de l'Université (l'actuelle Bibliothèque municipale de Nancy), vaste bâtiment conçu pour accueillir la faculté de médecine et la faculté de droit, ainsi que les ouvrages de la bibliothèque que Stanislas a créé en 1750[33]. Mais le chantier ne sera terminé qu'en 1778.

Quelques personnalités passées par l'université de Pont-à-Mousson[modifier | modifier le code]

Parmi les grands noms qui ont enseigné ou qui ont été, pour tout ou partie, formés à l'université de Pont-à-Mousson, on peut citer : Jean Barclay, Antoine-Henri de Bérault-Bercastel, Dom Calmet, Didier de La Cour, Pierre Fourier, Henri de Gondi, Jean L'Hoste, Valentin Jamerey-Duval, Louis Lallemant, Juan Maldonado, Jacques Marquette, Charles Palissot de Montenoy, Denis Pétau, Louis Richeome, Jean-François de Saint-Lambert, Jacques Sirmond.

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Suppression des universités : faire table rase[modifier | modifier le code]

La Révolution, dans sa volonté de construire un nouveau système sur les ruines de l'Ancien Régime qu'elle vient d'abattre, se soucie notamment de la façon dont l'État peut et doit assurer l'instruction du Peuple. L'idée directrice est que l'instruction doit être mise par la société à la portée de tous, et que, par conséquent, elle doit former un service public. La constitution de 1791 est explicite : « Il sera créé et organisé une instruction publique, commune à tous les citoyens, gratuite à l'égard des parties d'enseignement indispensables pour tous les hommes, et dont les établissements seront distribués graduellement, dans un rapport combiné avec la division du royaume »[34]. Un débat ardent s'engage entre les tenants de l'instruction publique et ceux de l'éducation nationale[35]. Le Comité d'instruction publique, créé en 1791 par la Législative, est le lieu de nombreux échanges, de nombreuses communications lui étant présentées (on peut citer, au nombre des intervenants, Nicolas de Condorcet, Jeanbon Saint-André, Le Peletier de Saint-Fargeau, Pierre Daunou...).

À la fin de l'année 1793, la Convention supprime toutes les universités françaises, dont l'université de Nancy. L'ancien système, aux termes du décret du 15 septembre 1793, devait être remplacé par quatre degrés progressifs d'instruction, correspondant aux écoles primaires, secondaires, aux instituts et aux lycées du plan de Condorcet, mais ce décret est suspendu dès le lendemain 16 septembre. Les travaux du Comité d'instruction publique aboutissent finalement, le 7 ventôse an III (autrement dit, le 25 février 1795), au décret instituant les écoles centrales, à raison d'une par département pour les élèves de onze à dix-huit ans. L'article 3 de ce décret stipule que « en conséquence de la présente loi, tous les anciens établissements consacrés à l'instruction publique sous le nom de collèges, et salariés par la nation, sont et demeurent supprimés dans toute l’étendue de la République ». Mais il faut attendre juillet 1794 pour que l'enseignement supérieur revienne en débat, alors que la France « manque cruellement d'ingénieurs et de cadres supérieurs »[36]. Le 9 brumaire de l'an III (30 octobre 1794), l'École normale (dite « de l'an III »), est créée : son existence sera éphémère, quelques mois seulement, mais elle préfigure ce que deviendront les Écoles normales supérieures créées ultérieurement. La Convention officialise, par le décret du 3 brumaire an IV (24 octobre 1795)[37] la place des grandes écoles spéciales, au nombre desquelles on compte l'École centrale des travaux publics (qui deviendra par la suite l'École polytechnique), le Conservatoire national des arts et métiers (le 19 vendémiaire an III / 10 octobre 1794), l'École spéciale des langues orientales (décret-loi du 10 germinal an III / 30 mars 1795)[38]. On peut également citer, dans les créations, durant la Révolution française, d'institutions académiques qui ont, pour la plupart, traversé les siècles, l'Institut national des sciences et des arts (décret du 3 brumaire an IV / 24 octobre 1795) ou l'École de Mars (13 prairial an II / 1er juin 1794).

La situation de l'enseignement médical est un petit peu différent. Le 14 brumaire an IV (5 novembre 1795), sont créées trois écoles de santé, à Paris, Montpellier et Strasbourg, censées couvrir tout le territoire national. Nancy enregistre, avec la suppression de sa faculté de médecine, du Collège royal de médecine et du collège royal de chirurgie[39], une diminution sensible de sa population de médecins et de chirurgiens, alors que le nombre de charlatans s'accroit. Mais les initiatives, notamment dans le domaine de la santé, se concurrencent entre elles. Ainsi, les médecins de Nancy créent, le 19 janvier 1796 (28 nivôse An IV), la Société de santé de la commune de Nancy, qui se fixe trois grands objectifs : reprendre l'enseignement de l'art de guérir, faciliter les échanges de connaissances entre médecins, assurer des consultations pour les malades indigents. Un programme de cours sur trois ans est mis en place, l'enseignement étant entièrement gratuit (mais il ne permet pas d'accéder au titre de médecin, uniquement d'obtenir un certificat d'aptitude)[40]. Parallèlement, le 2 décembre 1802 (11 frimaire an XI), le Cours d'instruction médicale est créé ; fusionné avec des cours privés mis en place dès 1790, il donne naissance à une École libre de médecine, qui deviendra, en 1822, l'école secondaire de médecine de Nancy[41].

La renaissance de l'université : l'Université impériale[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier, reconnu comme « le bâtisseur d'une œuvre civile sans précédent »[42], a l'ambition de créer un système éducatif radicalement nouveau. Le décret-loi du 10 mai 1806[43], un texte bref (3 articles) et peu précis, instaure l'Université impériale. Il est complété par le décret du 17 mars 1808[44], qui en précise l'organisation et le fonctionnement.

L'Université impériale place de fait sous l'autorité de l'État tous les établissements d'instruction, qu'ils soient publics ou privés. À ce titre, elle est avant tout un instrument du pouvoir central. « L'Université impériale peut se définir comme une corporation composée de l'ensemble des enseignants. On ne peut plus enseigner en France si l'on n'appartient pas à cette corporation, elle-même placée sous la tutelle de l'État. C'est ainsi que naît le monopole de l'État, par l'intermédiaire de l'Université, sur l'enseignement »[45].

Placée sous l'égide du grand-maître (Jean-Pierre Louis de Fontanes), nommé et révoqué par l'Empereur, cette institution unique décide seule de l'implantation des facultés pour la France entière. C'est ainsi que Nancy se voit attribuer une faculté des lettres, et Metz une faculté des sciences[46].

Cependant, les soubresauts de l'histoire n'épargnent pas l'université... Napoléon Ier abdique le 6 avril 1814, laissant la place à Louis XVIII, qui choisit de supprimer l'Université impériale et de lui substituer 17 universités provinciales indépendantes, par l'ordonnance du 17 février 1815[47]. Mais le chassé-croisé se poursuit, avec le retour de Napoléon Ier à l'occasion des Cent-Jours, à peine quelques jours plus tard, le 1er mars : d'un trait de plume, celui-ci rétablit « son » Université[48]. Mais, le 22 juin 1815, Napoléon er, battu à Waterloo, abdique une seconde et ultime fois, laissant la place à la Commission Napoléon II, jusqu'au retour de Louis XVIII, le 8 juillet. Les mêmes auteurs du projet avorté du mois de février, à la lumière des difficultés financières du royaume, révisent leur copie. L'ordonnance du 15 août 1815 supprime ce qui peut l'être : 17 facultés des lettres, dont celle de Nancy, et 3 facultés des sciences, dont celle de Metz[49].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Avant la guerre de 1870[modifier | modifier le code]

À la chute de l'Empire, il ne reste donc plus rien en Lorraine en termes d'enseignement supérieur. La Monarchie de Juillet travaille à reconstruire un réseau de facultés, mais la Lorraine fait partie des régions oubliées. L'École préparatoire de médecine et de pharmacie, créée par l'ordonnance royale du 17 octobre 1843[50] est donc la seule institution lorraine d'enseignement supérieure à cette période.

En 1843, Prosper Guerrier de Dumast[51] sollicite les citoyens, leur propose de signer une pétition, aux termes de laquelle il demande la (re)création d'une faculté de droit à Nancy[52]. Mais il enregistre un refus, notamment parce qu'un plan prévoit de modifier la carte des académies : des 29 académies initialement créées par Napoléon Ier en 1808, on ne veut en garder que 15, au nombre desquelles Nancy ne figure pas. Il faut les « revendications incessantes, [les] démarches infatigables »[53] de Guerrier de Dumast pour que, finalement, Nancy obtienne « en 1852, le rétablissement définitif de son ancienne université »[54] et conserve « son » académie aux termes de l'arrêté du 7 septembre 1848. La faculté des sciences et celle de lettres sont établies en avril 1854, la faculté de droit en janvier 1864[55].

Afin d'accueillir dans de bonnes conditions enseignants et étudiants, l'architecte Prosper Morey se voit chargé de construire ce qui sera le Palais de l'Académie (dans lequel la faculté de droit est encore installée aujourd'hui). Le bâtiment est inauguré en mai 1862 sur la place de Grève (devenue la place Carnot)[56].

La guerre franco-allemande de 1870 et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Abusée par la dépêche d'Ems, la France tombe dans le piège que lui tend Bismarck, et déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870[57]. Mais c'est, surtout, la conclusion des tensions qui parcourent toute l'Europe depuis 1815[58].

Au-delà des perturbations directement liées à la guerre (mobilisation, occupation par la Prusse de territoires français...), la principale conséquence de la guerre de 1870 sur le monde universitaire est liée à l'annexion par l'Allemagne de l'Alsace-Moselle, à l'issue de la défaite française, sanctionnée par le Traité de Francfort signé le 10 mai 1871. En effet, l'université de Strasbourg constituait l'un des pôles universitaires importants en France, avec, notamment, l'une des trois facultés de médecine créées en 1795, mais également de l'École supérieure de pharmacie. Du côté allemand, des manifestes demandent la création d'une grande université allemande à Strasbourg. Côté français, le député de la Meurthe, Henri Varroy, dépose à l'Assemblée, le 30 mai 1871, une proposition de transfert de l'université de Strasbourg à Nancy, mais la ville de Lyon, par la voix des responsables de son École préparatoire de médecine et de pharmacie, se positionne également pour accueillir une faculté de médecine. Mais cette dernière candidature se heurte à la fois à des divisions internes (un conflit entre les autorités municipales et la direction de l'école) et à une opposition résolue de la faculté de médecine de Montpellier. Tout cela joue en faveur du dossier nancéien. Et, finalement, le 19 mars 1872, l'Assemblée est appelée à valider le choix par le gouvernement de Nancy pour accueillir la faculté de médecine transférée depuis Strasbourg[59]. À Strasbourg, pratiquement en même temps, la Kaiser-Wilhelms-Universität de Strasbourg est inaugurée les 1er et 2 mai 1872[60].

« Nancy se trouva ainsi la seule ville de province qui possédât quatre facultés »[61], auxquelles s'ajoute l'École supérieure de pharmacie[62], qui devient finalement la cinquième faculté nancéienne en 1920[63]. En décembre 1881, le Recteur Mourin est enthousiaste, bien que les débuts soient encore modestes, avec seulement 523 étudiants répartis entre les cinq institutions[64]. Un hôpital civil (en 1882) et deux Instituts (l'Institut chimique, inauguré par Sadi Carnot en 1892, et l'Institut d'anatomie, ouvert en 1894) viennent compléter le dispositif[65]. La dynamique est lancée, et ce avant même que l'université de Nancy soit finalement officiellement recréée, par la Loi du 10 juillet 1896 relative à la constitution des universités, donnant une reconnaissance légale à une situation déjà installée[66]. Et le mouvement se poursuit encore, avec la création de nouveaux instituts : l'Institut électrotechnique (en 1900), l'Institut dentaire (en 1901), l'Institut de géologie (en 1908), pour n'en citer que quelques-uns. Ces Instituts préfigurent les futures Écoles nationales supérieures (en 1947).

Le nombre d'étudiants ne cesse de progresser : on passe d'un petit peu moins de 1100 étudiants en 1900 à presque 2500 en 1912, le point culminant sur la période[67].

La Guerre 14-18[modifier | modifier le code]

Le conflit marque naturellement un nouveau coup d'arrêt, avec la mobilisation de nombreux professeurs et étudiants. Reprenant le mot d'Emmanuel-Joseph Sieyès[68], Charles Bruneau indique que, « pendant la guerre de 1914-1918, l'université de Nancy a vécu », décrivant notamment la mobilisation des doyens, mais dans une université qui est « une ombre vaine, et comme un cadre vide, un semblant de cadre, attendant que la jeunesse vînt y prendre place », selon l'expression du Recteur Adam. Seules les facultés de médecine et de pharmacie poursuivent leur activité universitaire : professeurs et élèves se retrouvaient aussi bien dans les salles de classe qu'au chevet des nombreux blessés. Témoins de cette double activité, plusieurs thèses ont été soutenues pendant la période[69]. Cela a été officiellement reconnu à l'occasion de la citation de la faculté de Médecine de Nancy à l'Ordre de la Nation pour « belle conduite »[70], mais également par l'attribution à l'université de Nancy de la Croix de Guerre[71] et de la Légion d'honneur[72].

Le Traité de Versailles qui marque la fin de la guerre et la défaite de l'Allemagne, consacre, entre autres décisions, le retour de l'Alsace-Moselle dans le giron de la France. Strasbourg retrouve son université, et Nancy une situation de concurrence. Le redémarrage est difficile, entre destructions, démobilisation, difficulté à trouver des professeurs capables d'assurer les enseignements...

Un Institut métallurgique et minier est créé en 1919, renommé, un an plus tard, École de la métallurgie et des mines[73].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Il faut plusieurs années à l'université de Nancy pour retrouver ne serait-ce que des chiffres de fréquentation comparables à ceux de 1912 : c'est chose faite en 1924. Mais les inquiétudes suscitées par la reconstruction d'une université concurrente à Strasbourg se montrent exagérées : l'université de Nancy explose littéralement. Entre 1924 et 1931, le nombre d'étudiants double pratiquement, passant de presque 2300 à pratiquement 4300 inscrits. Du coup, elle se retrouve confrontée à une véritable crise de croissance, les locaux sont terriblement insuffisants, donnant lieu au lancement d'un vaste plan immobilier, à l'occasion duquel seront construits la Cité universitaire, une bibliothèque pour la faculté de médecine, un Institut de zoologie (qui héberge désormais le Muséum-Aquarium de Nancy), un Institut agricole, un Institut colonial, une clinique dentaire, un Institut de minéralogie[74]...

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une fois encore, « l'université de Nancy versa son tribut au conflit »[75]. Arrestations, emprisonnements, déportations, sans retour pour certains, tandis que d'autres, à la Libération, sont inquiétés ou condamnés pour faits de collaboration. Des témoignages[76] sur cette période en donnent des éclairages individuels.

De 1945 à 1968[modifier | modifier le code]

L'université de Nancy reprend sa marche en avant, sous l'influence de fortes personnalités, à l'image du Doyen de la faculté de Médecine de 1949 à 1955, Jacques Parisot, reconnu internationalement pour son rôle, notamment, dans la création de l'Organisation mondiale de la santé. « Dans bien des matières, [d'autres exemples] montreraient qu'une insertion forte à Nancy n'était pas un obstacle à une reconnaissance internationale. La recherche régionale était d'ailleurs valorisée par les Annales de l'Est, renaissant en 1950, et la toute nouvelle Revue géographique de l'Est »[77].

1968 : la loi d'orientation de l'enseignement supérieur (Loi Faure)[modifier | modifier le code]

Après les événements de Mai 68, chacun ressent la nécessité de réformer le système universitaire. Celui qui a pris en main le ministère de l'Éducation nationale, Edgar Faure, parvient cependant à surprendre, en proposant une loi d'orientation de l'enseignement supérieur[78] dès le mois de novembre, votée largement par la représentation nationale (seuls les communistes s'abstenant). Cette loi consacre trois principes issus des revendications de 1968 : autonomie (statuts, organisation, choix pédagogiques, finances), participation et pluridisciplinarité, dans le cadre du statut d'Établissement public à caractère scientifique et culturel (EPCSC).

À partir de cette loi, s'organisent en Lorraine quatre pôles qui obtiennent le statut d'Établissement public à caractère scientifique et culturel :

L'organisation de l'université de Lorraine[modifier | modifier le code]

L'Université de Lorraine : un grand établissement[modifier | modifier le code]

Le statut de Grand Établissement[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) constitué sous la forme d’un grand établissement au sens de l’article L. 717-1 du code de l’éducation[84] ; son statut a été fixé par le décret n°2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l’université de Lorraine (décret pris après avis du Conseil d’État). Ce statut conduit l'université de Lorraine à déroger à certains points de « droit commun » concernant l’organisation, la gouvernance, les instances.

Le statut spécifique de l'université de Lorraine permet d’assurer au sein des conseils centraux une représentation des grands secteurs de formation et des sites d’implantation de l’établissement. Il instaure aussi une gouvernance de proximité au travers de 8 collégiums (regroupant des composantes de formation) et 10 pôles scientifiques (regroupant par thématiques les composantes de recherche) qui disposent de compétences propres.

Les principes fondateurs de l'université de Lorraine[modifier | modifier le code]

Ce statut de grand établissement permet également la mise en œuvre de trois principes de fonctionnement institutionnel :

  • la subsidiarité : compétences données aux pôles scientifiques et aux collégiums (modalités de contrôle des connaissances, répartition des moyens financiers et des emplois, approbation des conventions et accords au-dessous d'un certain seuil financier)
  • la territorialité : garantie de représentation des différents sites universitaires lorrains dans les conseils
  • la collégialité : instauration d'un conseil de la vie universitaire, distinct du conseil de la formation, d'un sénat académique, et d'un directoire (regroupant les directeurs de collégiums et de pôles scientifiques)

Les conseils centraux[modifier | modifier le code]

Avec la Loi relative à la liberté et à la responsabilité des universités et la loi du 22 juillet 2013, les universités françaises se définissent, de droit, par quatre instances majeures : le Conseil d'administration, le Conseil scientifique, le Conseil des études et de la vie universitaire et le Conseil académique.

Par comparaison, l'université de Lorraine dispose de cinq conseils centraux : Conseil d'administration, Conseil scientifique, Conseil de la formation, Conseil de la vie universitaire, Sénat académique.

  • Le Conseil d'administration

Organe décisionnel de l'université, le Conseil d'administration approuve le contrat d'établissement, vote le budget, répartit les emplois et les crédits entre les collégiums et les pôles scientifiques.

  • Le Conseil scientifique

Organe consultatif, le Conseil scientifique veille à la qualité et à la cohérence de la politique scientifique de l'établissement, s'assure de la liaison entre l'offre de formation et la politique scientifique. Il est consulté sur la répartition des crédits de recherche, la politique d'emploi des enseignants-chercheurs et chercheurs, les programmes et contrats de recherche proposés par les pôles scientifiques, la création et la suppression de pôles scientifiques.

  • Le Conseil de la formation

Organe consultatif qui veille à la qualité et à la cohérence de l'offre de formation et de sa déclinaison territoriale, le Conseil de la formation contribue à l'élaboration de la politique de formation initiale et continue. Il est consulté sur l'organisation des formations, la politique de développement des infrastructures de formation, la création et la suppression des collégiums.

  • Le Conseil de la vie universitaire

Organe consultatif qui veille à la qualité de la vie universitaire et au respect des droits et libertés des étudiants, le Conseil de la vie universitaire est consulté sur la politique de sites en matière d'activités culturelles, sportives ou associatives, l'action sociale en faveur des étudiants et des personnels ainsi que l'attribution des crédits correspondants, la politique de santé, la gestion du handicap, la politique en faveur de l'engagement des étudiants, les relations avec les partenaires institutionnels de la vie universitaire.

  • Le Sénat académique

Cette instance est composée des seuls membres élus du conseil scientifique, du conseil de la formation et du conseil de la vie universitaire, ainsi que de 6 enseignants et 10 représentants des personnels BIATSS (élus lors d'un scrutin spécifique). Réuni au moins deux fois par an, il est consulté sur le contrat d'établissement, la création et la suppression des collégiums et pôles scientifiques, les prévisions budgétaires pluriannuelles, la politique annuelle d'affectation des ressources humaines, la politique partenariale en matière universitaire, culturelle ou socio-économique.

Les structures de formation[modifier | modifier le code]

Le décret de création de l'université de Lorraine[8] instaure huit Collégiums, qui assurent la coordination des activités des instituts, des écoles ou des unités de formation et de recherche qui les composent. Les Collégiums assurent la représentation des grands secteurs de formation de l'établissement.

Collégium Arts, Lettres et Langues[modifier | modifier le code]

Le Collégium Arts, Lettres et Langues comprend trois composantes de formation :

Collégium Droit, Économie, Gestion[modifier | modifier le code]

Le Collégium Droit, Économie, Gestion comprend 8 composantes de formations implantées à Nancy et à Metz mais également à Épinal.

  • Centre Universitaire Européen (CEU)
  • Institut de préparation à l'administration générale (IPAG)
  • Institut régional du travail (IRT)
  • Institut supérieur d'administration et de management (ISAM-IAE)
  • UFR Droit, Économie Administration
  • UFR Faculté de Droit, Sciences Économiques et Gestion
  • UFR ESM - Études Supérieures de Management - IAE
  • UFR Mathématiques et Informatique

Collégium Lorraine-INP[modifier | modifier le code]

Le Collégium regroupe dix écoles d'ingénieurs (prochainement 11, avec l'association de l'École nationale d'ingénieurs de Metz à l'université de Lorraine[85])

Collégium Interface[modifier | modifier le code]

Le Collégium Interface regroupe trois composantes dont les missions sont la formation des enseignants et personnels de l'éducation, les formations aux langues étrangères pour les étudiants d'autres disciplines ainsi que de l'institut d'études franco-allemandes.

  • Institut supérieur franco-allemand de techniques, d'économie et de sciences (ISFATES)
  • École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE)
  • UFR LANSAD

Collégium Technologie[modifier | modifier le code]

Le Collégium Technologie regroupe les 8 IUT, couvrant tout le territoire lorrain.

Ses composantes sont :

Collégium Santé[modifier | modifier le code]

Le collégium Santé regroupe les composantes de formation des domaines de santé et de sports de l'université de Lorraine.

  • Faculté de médecine
  • Faculté d'odontologie
  • Faculté de pharmacie
  • UFR Staps
  • Département de la "Première année commune aux études de santé (PACES)

Collégium Sciences et Technologies[modifier | modifier le code]

Le Collégium Sciences et Technologies est composé de :

  • Faculté des sciences et technologies
  • UFR mathématiques, informatique, mécanique
  • UFR Sciences fondamentales et appliquées

Collégium Sciences Humaines et Sociales[modifier | modifier le code]

Deux UFR sont regroupées au sein du Collégium SHS :

  • UFR SHS Nancy
  • UFR SHS Metz

Les structures de recherche[modifier | modifier le code]

La recherche est portée au niveau de la Lorraine par l'université et ses partenaires (CNRS, Inria, Inserm, Inra, et CHU), rassemblés au sein du Comité de coordination et d'orientation scientifique lorrain.

La signature de la convention de site entre ces partenaires porte les actions concrètes de gestion des unités mixtes ainsi que des domaines thématiques prioritaires partagés :

  • Connaissance et gestion durable des ressources naturelles ;
  • Énergie et le génie des procédés ;
  • Matériaux et procédés de transformation ;
  • Ingénierie des langues et des connaissances ;
  • Ingénierie pour la santé et vieillissement 
  • Mathématiques et les sciences et techniques de l'information et de la communication
  • Mutation des institutions et des organisations ;
  • Patrimoine, culture et identité.

Le décret de création de l'université de Lorraine[8] prévoit également la création de 10 pôles scientifiques. Ces derniers regroupent les 60 laboratoires et 8 fédérations de recherche de l'université de Lorraine, qu'il s'agisse d'unités propres (équipes d'accueil) ou d'unités de recherche formées avec d'autres établissements d'enseignement supérieur ou de recherche (unités mixtes de recherche).

Pôle scientifique Agronomie, agroalimentaire, forêt (A2F)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Dynamique des génomes et adaptation microbienne DynAMic UMR 1128 Université de Lorraine, Inra
Interactions arbres micro-organismes IAM UMR 1136 Université de Lorraine, Inra
Écologie et écophysiologie forestières EEF UMR 1137 Université de Lorraine, Inra
Laboratoire d'ingénierie des biomolécules LIBio EA 4367 Université de Lorraine
Laboratoire agronomie et environnement LAE UMR 1121 Université de Lorraine, Inra
Unité de recherches animal et fonctionnalités des produits animaux URAFPA EA 3998 Université de Lorraine, Inra
Écosystèmes forestiers, agroressources, bioprocédés et alimentation EFABA IFR 110 Université de Lorraine, Inra

Pôle scientifique Automatique, mathématiques, informatiques et leurs interactions (AM2I)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications LORIA UMR 7503 Université de Lorraine, CNRS, Inria
Centre de recherche en automatique de Nancy CRAN UMR 7039 Université de Lorraine, CNRS
Institut Élie-Cartan de Lorraine IECL UMR 7502 Université de Lorraine, CNRS, Inria
Laboratoire d'informatique théorique et appliquée LITA EA 3097 Université de Lorraine
Laboratoire de conception, optimisation et modélisation des systèmes LCOMS EA 7306 Université de Lorraine
Laboratoire de génie industriel, de production et de maintenance LGIPM EA 3096 Université de Lorraine, ENIM
Fédération Charles Hermite FR 3198 Université de Lorraine, CNRS

Pôle scientifique Biologie, médecine, santé (BMS)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Cibles thérapeutiques, formulation et expertise pré-clinique du médicament CITHEFOR EA 3452 Université de Lorraine
Défaillance cardio-vasculaire aigüe et chronique DCAC UMR S 1116 Université de Lorraine, Inserm
Développement, adaptation et handicap. Régulations cardio-respiratoire et de la motricité DevAH EA 3450 Université de Lorraine
Imagerie adaptative diagnostique et interventionelle IADI UMR S 947 Université de Lorraine, Inserm
Ingénierie moléculaire et physiopathologie articulaire IMoPA UMR 7365 Université de Lorraine, CNRS
Interactions gène-environnement en physiopathologie cardio-vasculaire IGEPCV UMR S 1122 Université de Lorraine, Inserm
Interactions gènes-risques environnementaux et effets sur la santé INGRES EA 7298 Université de Lorraine
Maladies chroniques, santé perçue, et processus d'adaptation. Approches épidémiologiques et psychologiques APEMAC EA 4360 Université de Lorraine
Nutrition - génétique et exposition aux risques environnementaux NGERE UMR S 954 Université de Lorraine, Inserm
Pratiques professionnelles : aspects méthodologiques éthiques et juridiques ETHOS EA 7299 Université de Lorraine
Stress, immunité, pathogènes SImPa EA 7300 Université de Lorraine
Bioingénierie moléculaire, cellulaire et thérapeutique BMCT FR 3209 Université de Lorraine, CNRS, Inserm, CHU de Nancy

Pôle scientifique Connaissance, langage, communication, sociétés (CLCS)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication LISEC EA 2310 Université de Lorraine, Université de Strasbourg
Centre de recherche sur les médiations CREM EA 3476 Université de Lorraine, Université de Haute-Alsace
Laboratoire lorrain de sciences sociales 2L2S EA 3478 Université de Lorraine
Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire CRULH EA 3945 Université de Lorraine
Laboratoire de psychologie de l'interaction et des relations intersubjectives INTERPSY EA 4432 Université de Lorraine
Laboratoire d'histoire des sciences et de philosophie - Archives Henri Poincaré LHSP-AHP UMR 7117 Université de Lorraine, CNRS
Analyse et traitement informatique de la langue française ATILF UMR 7118 Université de Lorraine, CNRS
Psychologie ergonomique et sociale pour l'expérience utilisateurs PErSEUs EA 7312 Université de Lorraine
Maison des sciences de l'homme - Lorraine MSH Lorraine USR 3261 Université de Lorraine, CNRS

Pôle scientifique Chimie et physique moléculaires (CPM)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Laboratoire cristallographie, résonance magnétique et modélisations CRM2 UMR 7036 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire de chimie physique et microbiologie pour l'environnement LCPME UMR 7564 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire structure et réactivité des systèmes moléculaires complexes LSRSMC UMR 7565 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire de chimie et physique - Approche multiéchelle des milieux complexes LCP-A2MC EA 4632 Université de Lorraine
Institut Jean Barriol IJB FR 2843 Université de Lorraine, CNRS


Pôle scientifique Énergie, mécanique, procédés, produits (EMPP)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Équipe de recherche sur les processus innovatifs ERPI EA 3767 Université de Lorraine
Groupe de recherche en électrotechnique et électronique de Nancy GREEN EA 4366 Université de Lorraine
Laboratoire d'études et de recherche sur le matériau bois LERMAB EA 4370 Université de Lorraine
Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée LEMTA UMR 7563 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire de chimie physique macromoléculaire LCPM UMR 7568 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire réactions et génie des procédés LRGP UMR 7274 Université de Lorraine, CNRS
Fédération Jacques Villermaux FR 2863 Université de Lorraine, CNRS

Pôle scientifique Matière, matériaux, métallurgie, mécanique (M4)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Institut Jean Lamour IJL UMR 7198 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire de mécanique biomécanique polymère structures LaBPS EA 4632 Université de Lorraine, ENIM
Laboratoire d'étude des microstructures et de mécanique des matériaux LEM3 UMR 7239 Université de Lorraine, Arts et métiers Paris Tech - Metz, ENIM et CNRS
Laboratoire matériaux optiques, photonique et systèmes LMOPS EA 4423 Université de Lorraine, Supélec Metz
Fédération génie industriel, mécanique et matériaux GI2M FR 15 Université de Lorraine, Arts et métiers Paris Tech - Metz, ENIM et CNRS

Pôle scientifique Observatoire terre et environnement de Lorraine (OTELo)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Laboratoire interdisciplinaire des environnements continentaux LIEC UMR 7358 Université de Lorraine, CNRS
Observatoire terre et environnement de Lorraine OTELo UMS 3562 Université de Lorraine, CNRS
GéoRessources UMR 7359 Université de Lorraine, CNRS, CREGU
Centre de recherches pétrographiques et géochimiques CRPG UMR 7538 Université de Lorraine, CNRS
Laboratoire sols et environnement LSE UMR A 1120 Université de Lorraine, Inra

Pôle scientifique Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Bureau d'économie théorique et appliquée BETA UMR 7522 Université de Lorraine, Université de Strasbourg
Centre européen de recherche en économie financière et gestion des entreprises CEREFIGE EA 3942 Université de Lorraine
Institut François Gény IFG EA 7301 Université de Lorraine
Institut de recherches sur l'évolution de la nation et de l'état IRENEE EA 7303 Université de Lorraine

Pôle scientifique Temps, espaces, lettres, langues (TELL)[modifier | modifier le code]

Nom du laboratoire Sigle ou acronyme Type et
n° d'unité[86]
Organismes de rattachement
Centre de recherche sur les cultures et les littératures européennes CERCLE EA 4372 Université de Lorraine
Histoire et cultures de l'Antiquité et du Moyen Âge HISCANT-MA EA 1132 Université de Lorraine
Théorie et pratiques de l'interdisciplinarité dans les études anglophones IDEA EA 2338 Université de Lorraine
Littératures, Imaginaire, Sociétés LIS EA 7305 Université de Lorraine
Centre d'étude et de recherche en géographie de l'aménagement des paysages et de l'environnement CERGAPE EA 7304 Université de Lorraine
Centre d'études germaniques interculturelles de Lorraine CEGIL EA 3944 Université de Lorraine
Centre lorrain de recherches interdisciplinaires dans les domaines des littératures, des cultures et de la théologie ECRITURES EA 3943 Université de Lorraine

Les structures de la vie universitaire[modifier | modifier le code]

La culture scientifique et technique[modifier | modifier le code]

Mener des actions de culture scientifique et technique (CST) fait désormais partie des missions confiées aux universités.

Comme le précise le rapport au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche[87] :

« Les musées et collections universitaires – parfois très importants – doivent être davantage valorisés et le rôle des universités comme diffuseur de la CST doit se développer notamment dans le cadre des pôles territoriaux en cours de constitution. Le travail engagé pour la constitution d’un « réseau national des musées et collections universitaires » est un signe positif en ce sens. »

On peut citer, parmi les projets de CST menés au sein de l'université de Lorraine, le projet « Construire ensemble une région de la connaissance » (CERCo), et le projet « Nouvelle imagerie pédagogique pour l’invisible » (NIPIB), ainsi que la création de la Maison lorraine pour la science et la technologie au service des professeurs.

La documentation et l'édition[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine compte actuellement 26 bibliothèques universitaires pour 1,8 millions d'ouvrages. Les bibliothèques sont organisées en une direction opérationnelle, la Direction de la Documentation et de l'Édition.

  • Les anciennes universités de Nancy comptaient plusieurs bibliothèques universitaires représentant 500 000 documents dont plus de 250 000[réf. souhaitée] livres, réparties sur 36 sites ; la première pierre de la bibliothèque de l'ex-Nancy II fut posée par le président de la République Albert Lebrun en 1932.
  • Six bibliothèques dont trois à Metz, une à Thionville-Yutz, une à Sarreguemines et une à Saint-Avold, étaient rattachées à l’université de Metz, représentant environ 280 000 livres, 880 titres de revues papier et 26 650[réf. souhaitée] revues en ligne.

Implantations géographiques[modifier | modifier le code]

Les 11 principaux sites lorrains de l'université de Lorraine[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine possède un patrimoine de 832 500 m2 de surface, réparti sur 262 bâtiments à travers 49 sites en Lorraine. Les implantations géographiques de l'université de Lorraine se retrouvent en suivant ce lien.

Les cinq sites sur lesquels on retrouve plusieurs implantations sont Bar-le-Duc, Épinal, Metz, Nancy et Sarreguemines.

L'université de Lorraine à Bar-le-Duc[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc accueille deux sites de l'université de Lorraine :

  • l'École supérieure du professorat et de l'éducation de Lorraine (ESPE de Lorraine)
  • une antenne de la faculté des sciences et des technologies

L'université de Lorraine à Épinal[modifier | modifier le code]

À Épinal, on compte sept composantes de l'université :

L'université de Lorraine à Metz[modifier | modifier le code]

Les composantes de recherche et de formation de l'université de Lorraine à Metz sont organisées autour de trois campus : le campus du Saulcy, le Technopole et le campus Bridoux.

Le campus du Saulcy regroupe les Unités de formation et de recherche (UFR) suivantes :

Sur le Technopole de Metz, l'UFR ESM-IAE (École supérieure de management - Institut d’administration des entreprises) et l'ISFATES (Institut supérieur franco-allemand de techniques, d’économie et de sciences) sont installées dans le même bâtiment, alors que l'École nationale d'ingénieurs de Metz est désormais associée à l'université de Lorraine.

L'UFR SciFA, le département de STAPS sont implantés sur le campus Bridoux.

L'École supérieure du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ de Lorraine) dispose également d'un site à Montigny-lès-Metz[90]

L'université de Lorraine à Nancy[modifier | modifier le code]

Les différents campus et bâtiments sont répartis sur tout le Grand-Nancy. La faculté de droit, de sciences économiques et de gestion est au centre ville de Nancy. À Vandoeuvre-lès-Nancy, la faculté des sciences et technologies, Télécom Nancy, ainsi que la faculté des sports se trouvent près du Vélodrome. La ville accueille également le campus de l'ESSTIN, le campus de Brabois accueillant des écoles d'ingénieurs (ENSAIA, ENSEM, ENSG) et le site de la faculté de médecine, puis à terme la faculté de pharmacie et la faculté d'odontologie sises actuellement à côté de l'Hôpital central au centre ville. Et au campus ARTEM à Nancy se trouve l'École Nationale Supérieure des Mines de Nancy. En vieille ville, se trouve le campus de l'École nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC), et entre Meurthe et canal deux écoles, l'École européenne d'ingénieurs en génie des matériaux (EEIGM) et l'École nationale supérieure en génie des systèmes industriels (ENSGSI), sur le même campus que l'École nationale supérieure d'architecture de Nancy, associée par convention à l'université de Lorraine. La faculté des lettres et sciences humaines est à proximité de la gare vers les sorties nord et ouest de la ville.

Sont également présents, sur l'agglomération nancéienne, deux IUT, l'IUT de Nancy-Brabois et l'IUT Nancy-Charlemagne, et l'antenne de Nancy-Maxéville de l'École supérieure du professorat et de l'éducation.

L'université de Lorraine à Sarreguemines[modifier | modifier le code]

Sarreguemines accueille trois sites de l'université de Lorraine :

Personnalités et faits marquants[modifier | modifier le code]

Sont signalés dans cette partie les événements les plus marquants survenus dans l'histoire académique en Lorraine, et les personnalités ayant participé notablement au rayonnement de la recherche lorraine, quel que soit leur rattachement administratif (EPST, université...).

Médailles et prix scientifiques internationaux[modifier | modifier le code]

Intitulé de la distinction Nom du récipiendaire (année) Commentaire
Prix Nobel catégorie "chimie", obtenu avec Paul Sabatier
Médaille Fields


A. Grothendieck a refusé le prix

Prix Crafoord A. Grothendieck a refusé le prix
Médaille Davy
Prix Grawemeyer catégorie "éducation"
Prix Harvey
Prix Gay-Lussac Humboldt
Prix japonais (Japan Prize)
Prix Wolf catégorie "mathématiques"

Les Palmes académiques[modifier | modifier le code]

Sont listées ici exclusivement les personnalités ayant été fait Commandeur dans l'Ordre des Palmes académiques.

  • Denise Cagniant (1987)
  • Roland Kleim (1989)
  • Jean-Jacques Banchot (1997)
  • Jean-Louis Rivail (1998)
  • François Dietsch (1999)
  • Adrien Duprez (2000)
  • Jean-Louis Davrainville (2001)
  • Christian Dugas de la Boissonny (2002)
  • Jean-Pierre Finance (2002)
  • Jacques Dellacherie (2003)
  • Xavier Déglise (2004)
  • René Hodot (2004)
  • André Laurent (2005)
  • Gérard Michaux (2005)
  • Jean-Louis Clerc (2006)
  • Jean-Pierre Crance (2006)
  • Bernard Decaris (2006)
  • Michel Grunewald (2006)
  • Herbert Néry (2006)
  • Pierre Dizengremel (2007)
  • Pierre Guilmin (2007)
  • Christian Dournon (2008)
  • Pierre Steinmetz (2008)
  • Patrick Netter (2009)
  • Jean-Paul Tisot (2009)
  • Hélène Tixier (2009)
  • Chantal Finance (2010)
  • Christine Atkinson (2011)
  • Michel Clemens (2011)
  • Jean-Yves Rivière (2011)
  • Kathie Birat (2013)
  • Jean-Marc Engasser (2013)
  • Danielle Evrard (2013)
  • Henry Coudane (2014)
  • Jean-Pierre Husson (2014)
  • Odile Thibier (2014)
  • Dominique Gros (2015)

ainsi que Marie-Jeanne Philippe et Mostafa Fourar (années de remise non encore connue).

International[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine fait partie d'un réseau transfrontalier de 6 universités formant ainsi l'université de la Grande Région (UGR, composée de l'université de Lorraine, de l'université de Liège, de l'université du Luxembourg, de l'université de la Sarre, de l'université de Trèves et de l'université de Kaiserslautern). Ce regroupement présente un total de plus de 123.000 étudiants.

L'université de Lorraine compte 7540 étudiants internationaux de 137 nationalités différentes.

Scientométrie[modifier | modifier le code]

Dès sa création en 2011, l’université de Lorraine est classée dans les 300 meilleures universités du monde[91] au classement de Shanghai.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://eureka.lorraine.eu/jahia/Jahia/fr/pid/2612?breve=20078
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Chiffre clés de l'université de Lorraine
  3. « Étapes et temps forts », sur www.nancy-universite.fr
  4. Décret no 2007-384 du 21 mars 2007 portant création de l'Établissement public de coopération scientifique (EPCS) « Nancy Université », JORF no 69 du 22 mars 2007, p. 5281, texte no 27, NOR MENS0700639D, sur Légifrance.
  5. Décret no 2009-1316 du 26 octobre 2009 modifiant le décret no 2007-384 du 21 mars 2007 portant création de l'Établissement public de coopération scientifique « Nancy Université » et approuvant les modifications apportées aux statuts de l'Établissement public de coopération scientifique « PRES de l'université de Lorraine », JORF no 251 du 29 octobre 2009, p. 18387, texte no 36, NOR ESRS0920214D, sur Légifrance.
  6. « Le projet UDL », sur vers.univ-lorraine.fr (consulté le 9 janvier 2010)
  7. « Brefs éléments d’information sur le CNESER des 30 & 31 mai 2011 », sur snesup.fr
  8. a, b et c Décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l’université de Lorraine
  9. Marie-Catherine Vignal Souleyreau, « Religion et politique en Lorraine au tournant des XVIe siècle et XVIIe siècle siècles », Europa Moderna, no 1/2010, p. 54.
  10. Bernard Ardura, « Un précurseur de la réforme catholique en Lorraine. Nicolas Psaume évêque et comte de Verdun (1548-1575) », Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 75, no 194, 1989, p. 39.
  11. Simonne Guenée, « Nicolas Psaume a-t-il fondé une université à Verdun au XVIe siècle ? », Mélanges de la Bibliothèque de la Sorbonne offerts à André Tuilier, 1998, Paris, p. 158-182.
  12. Op. cit., Marie-Catherine Vignal Souleyreau, p. 54.
  13. Voir, sur le site du Ministère de la Culture, la présentation par Joël Cornette, professeur à l'université Paris-VIII.
  14. Op. cit., Marie-Catherine Vignal Souleyreau, p. 56. Consultable en ligne. Dans cet article, elle utilise cette citation en l'attribuant à Henri Tribout de Morembert, « L'Université de Pont-à-Mousson et la controverse protestante », p. 121, dans « L'Université de Pont-à-Mousson et les problèmes de son temps. Actes du colloque de Nancy des 16-19 octobre 1972 », organisé par l'Institut de recherche régionale en sciences sociales, humaines et économiques de l'université de Nancy II, Nancy, Annales de l'Est Mémoire no 47, 1974.
  15. Voir la conférence d'Antoine Beau, Coup d'œil sur l'histoire de l'enseignement de la médecine en Lorraine, donnée à l'occasion de la séance des 27 et 28 mai 1989 à la Société française d'histoire de la médecine, p. 174. Consultable en ligne.
  16. Claude Collot, L'école doctrinale de droit public de Pont-à-Mousson (Pierre Grégoire de Toulouse et Guillaume Barclay) à la fin du XVI° siècle, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1965, 357 p.
  17. a et b Op. cit., Antoine Beau, p. 174.
  18. Op. cit., Eugène Martin, p. 174.
  19. Jésuite, il a été professeur de théologie scolastique, puis d'interprétation des livres saints, avant d'être chancelier puis recteur de l'université de Pont-à-Mousson. Voir, à ce sujet (y compris les variations d'orthographe du nom, et le flou sur le lieu de naissance) :
    • la page 580 de l'ouvrage Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, tome 4, par Augustin et Alois de Backer, Imprimerie de L. Grandmont-Donders, Liège, 1836, 775 p.
    • la page 267 du Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, Volume 2, par Louis-Marie Prudhomme, Édition Baudouin, 1804.
  20. Eugène Martin, « L'université de Pont-à-Mousson », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 12-15.
  21. Laurence W.B. Brockliss, « Patterns of Attendance at the University of Paris, 1400-1800 », The Historical Journal, Vol. 21, No. 3 (Sep., 1978), p. 503-544. Consultable sur Jstor.org.
  22. Op. cit., Marie-Catherine Vignal Souleyreau, p. 57. Consultable en ligne.
  23. Henri Fouqueray, Histoire de la Compagnie de Jésus en France : des origines à la suppression (1528-1762), Tome V, Paris, 1925, p. 124-125. Consultable en ligne sur archive.org.
  24. Archives départementales d'Épinal, série H, fonds XXXVI H, voir le descriptif.
  25. Gérard Michaux, « Les épidémies de peste en Lorraine au XVIIe siècle », La lettre du musée, Association des amis du musée de la Faculté de médecine de Nancy, 1999, no 7, p. 2-4.
  26. Auguste Digot, Histoire de Lorraine, Tome V, Nancy, 1856, p. 172. Consultable en ligne.
  27. Cet édit, « portant Règlement pour les Études & Promotions aux Dégrez publics en son Université de Pont-à-Mousson », est signalé et décrit par Jean-Nicolas Beaupré, Nouvelles recherches de bibliographie lorraine, Chapitre IV (1635-1700), 1856, Nancy, p. 56-57. Consultable en ligne. L'auteur précise que le document en question, imprimé à Pont-à-Mousson par Fr. Maret Imprimeur, est un In-4 de 20 pp., titre compris, et qu'il est complété par l'ordonnance du 18 février 1702 portant règlement pour l'ordre et discipline de l'université de Pont-à-Mousson.
  28. Ibid., extraits du préambule.
  29. Ibid.
  30. Eugène Martin, « L'Université de Pont-à-Mousson », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 15.
  31. Lettres patentes portant établissement d'un collège royal de médecine, à Nancy, Nancy, 1752. Consultable en ligne.
  32. Recueil des ordonnances et règlements de Lorraine, tome XI, p. 370.
  33. Op. cit., Eugène Martin, p. 20.
  34. Article « Instruction publique » du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, Ferdinand Buisson (Dir.), 1911, Librairie Hachette, Paris. Consultable en ligne sur le site de l'Institut français de l'éducation, une composante de l'École normale supérieure de Lyon.
  35. Pierre-Eugène Muller, « De l'instruction publique à l'éducation nationale », In : Mots, décembre 1999, no 61. L'École en débats. p. 151-153. [url : /web/revues/home/prescript/article/mots_0243-6450_1999_num_61_1_2575 Consultable en ligne].
  36. Michel Nusimovici, « Les écoles de l'an III », Le ruban bleu, bulletin de l’ANMONM 35, décembre 2010. Consultable en ligne.
  37. Décret du 3 brumaire an IV portant sur l'organisation de l'instruction publique. Consultable en ligne.
  38. Op. cit., Michel Nusimovici.
  39. Op. cit., Antoine Beau, p. 177.
  40. Sandra Giuriato, Histoire de la Société de santé de Nancy (1796 - 1806), thèse de médecine, 2005, p. 35, 55. Consultable en ligne (en pdf).
  41. Pierre Labrude, « La participation des pharmaciens à la création et aux activités de la "Société de santé de la commune de Nancy" (1796-1806) », Revue d'histoire de la pharmacie, no 354, 2007, p. 220, 228. Consultable en ligne.
  42. Jacques-Olivier Boudon, Napoléon organisateur de l'Université, sur le site Napoléon.org. Consultable en ligne.
  43. Le texte du décret est consultable en ligne sur le site du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes.
  44. Emmanuelle Papot, Création de l'Université impériale le 10 mai 1806 : quelques points de repère, sur le site Napoléon.org. Consultable en ligne.
  45. Op. cit., Jacques-Olivier Boudon.
  46. Site des Archives 54 : « Nancy reçoit une faculté qui dispense trois enseignements : les belles lettres, la philosophie et l’histoire. Metz, de son côté, obtient une faculté des sciences. ». Consultable en ligne.
  47. Article « Louis XVIII » du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, Ferdinand Buisson (Dir.), 1911, Librairie Hachette, Paris. Consultable en ligne sur le site de l'Institut français de l'éducation, une composante de l'École normale supérieure de Lyon.
  48. Louis Liard, L'Enseignement supérieur en France, 1789-1893, tome II, Armand Colin, Paris, 1894, p. 132. Consultable en ligne sur Gallica.
  49. Op. cit., Louis Liard, p. 136, et Ambroise Rendu, Code universitaire ou lois, statuts et règlemens de l'université royale de France, Librairie classique et élémentaire de L Hachette, 1835, p. 109 (Facultés des sciences) et 110 (Facultés des lettres). Consultable en ligne.
  50. Bulletin universitaire contenant les ordonnances, règlements et arrêtés relatifs à l'instruction publique, Tome XII, Paris, 1844, p. 184-185. Consultable en ligne.
  51. Claude Rétat, « Initiations, initiatives. Prosper Guerrier de Dumast dans les "Mines de l'Orient" », Chroniques d'histoire maçonnique lorraine, Institut lorrain d'études et de recherches maçonniques, no 10, mai 2000, p. 8-54. Consultable en ligne.
  52. Fabienne Henryot, « Les ephemera au temps de la lutte pour la liberté de l'enseignement. La Malgrange, 1836-1901 », dans Philippe Martin, Ephemera catholiques. L'imprimé au service de la religion (XVIe-XXIe siècles), Beauchesne, Paris, Beauchesne, Bibliothèque historique, 2012, p. 262. <hal-00836560v1>. Consultable en ligne.
  53. Notice nécrologique de Propser Guerrier de Dumast dans Le Progrès de l'Est, 27 janvier 1883, citée dans Auguste-Prosper-François, Bon Guerrier de Dumast. (1796-1883), Imprimerie de Berger-Levrault, Nancy, 1883, p. 6. Consultable en ligne sur gallica.bnf.fr.
  54. Ibid., p. 7.
  55. Paul Sadoul, Le Régionalisme Lorrain de 1830 à 1914, communication à l'Académie de Stanislas, 4 mai 2001, Metz, p. 398. Consultable en ligne.
  56. La présentation du Palais de l'Académie sur le site Histoire des institutions scientifiques et éducatives de Nancy (HISE).
  57. Pierre Milza, L'année terrible - La guerre franco-prussienne septembre 1870 - mars 1871, Éditions Perrin, 2009, .
  58. Amédée le Faure, Désiré Lacroix, Histoire de la guerre franco-allemande, 1870-71, tome I, Garnier Frères, Paris, 1886, p. 11 à 14.
  59. Pierre Labrude, Stéphanie Alexandra Strohl, « Le transfèrement depuis Strasbourg, et les dix premières années de l'École supérieure de pharmacie de Nancy (1872-1882). Un exemple de la difficulté à créer un établissement d'enseignement supérieur presque ex nihilo et dans l'urgence.... », dans Revue d'histoire de la pharmacie, 94e année, no 353, 2007, p. 26-27.
  60. François Uberfill, La Kaiser-Wilhelms-Universität ou l'Université impériale de Strasbourg (1872-1918), publié le 13 juillet 2011 sur la Base numérique du patrimoine d'Alsace. Consultable en ligne.
  61. André Gain, « L'enseignement supérieur à Nancy de 1789 à 1896 », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 37.
  62. Pierre Seyot, « La Faculté de Pharmacie », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 150-151.
  63. Le décret du 14 mai 1920 consacre la transformation des quatre Écoles supérieures de pharmacie de Paris, Montpellier, Nancy et Strasbourg, en facultés de pharmacie.
  64. Op. cit., André Gain, p. 38.
  65. Op. cit., André Gain, p. 39.
  66. Op. cit., André Gain, p. 42.
  67. Graphique « Statistiques des étudiants », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 197.
  68. Rapide biographie de Sieyès sur le site du Sénat, citant la réplique attribuée à Sieyès :
    « - Qu'avez-vous fait pendant la Terreur ?
    - J'ai vécu. ».
  69. Charles Bruneau, « L'Université de Nancy pendant la guerre de 1914-1918 », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 167.
  70. Journal officiel de la République française, 16 avril 1920, p. 6034. Consultable en ligne.
  71. David Vodisek, Le Recteur Charles Adam, dans l'ouvrage publié à l'occasion du Bicentenaire de la fonction de recteur, 2008, Académie de Nancy-Metz, p. 56. Consultable en ligne.
  72. La Croix du 8 novembre 1932, p. 2. Consultable en ligne.
  73. Françoise Birck, « De l'Institut électrotechnique de Nancy à l'École nationale supérieure d'électricité et de mécanique (1900 - 1960) », dans Françoise Birck, Un siècle de formation des ingénieurs électriciens : Ancrage local et dynamique européenne, l'exemple de Nancy, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 49. Consultable en ligne.
  74. Charles Bruneau, « Le passé et l'avenir de l'Université de Nancy », dans L'Université de Nancy (1572-1934), Éditions du "Pays lorrain", Nancy, 1934, p. 193-194.
  75. Philippe Martin, « L'Université face à de nouveaux défis (1914-1972) », dans Le pays lorrain, Paul Sadoul(dir.), n° hors série (Les universités de Nancy), mai 2003, p. 30.
  76. On peut consulter le témoignage du Dr Kiril Bozgounov, étudiant à Nancy de 1938 à 1945, dans la lettre adressée au Doyen de la faculté de chirurgie dentaire le le 11 mars 2009.
  77. Op. cit., Philippe Martin, p. 30-31.
  78. Consulter le texte de la Loi n°68-978 du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur sur le site Légifrance.
  79. Décret no  69-930 du 14 octobre 1969 portant application aux instituts de facultés ou d’université préparant à un diplôme d’ingénieur de la loi no  68-978 du 12 novembre 1968
  80. Décret no  70-1174 du 7 décembre 1970 portant érection d’universités et instituts nationaux polytechniques en établissements publics à caractère scientifique et culturel.
  81. Historique de la constitution de l'université de Metz dans le rapport d'évaluation du Comité national d'évaluation des EPCSCS en 2005, p. 3. Consultable en ligne.
  82. Les différentes disciplines n'ont pas été traitées simultanément :
  83. Décret du 23 décembre 1970 portant érection d’universités et instituts nationaux polytechniques en établissements publics à caractère scientifique et culturel
  84. L'article L. 717-1 du Code de l'éducation sur Légifrance.
  85. Décret 2014 1529 du 17 décembre 2014, paru au Journal officiel le 19 décembre 2014, portant association de l'ENIM à l'Université de Lorraine. Consultable en ligne sur Légifrance.
  86. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Note sur les types d'unité : le sigle UMR désigne une Unité mixte de recherche, structure de recherche rattachée à plusieurs institutions de recherche, avec les UMR classiquement rattachées au CNRS, les UMR A rattachées à l'Inra, et les UMR S liées à l'Inserm ; une EA est une Équipe d'accueil, rattachée exclusivement à une université ; une FR est une Fédération de recherche, un IFR un Institut fédératif de recherche ; une USR est une Unité de service et de recherche.
  87. Jean-François Cervel, Patrice Bresson, Béatrice Cormier, Roger-François Gauthier, Myriem Mazodier, Rapport n° 2012-014, La diffusion de la culture scientifique : bilan et perspectives, janvier 2012. Consultable en ligne.
  88. « site web de l'IUT Épinal Hubert Curien »
  89. « page web du site spinalien de l'ÉSPÉ de Lorraine »
  90. « Page web du site de l'ÉSPÉ à Montigny-lès-Metz »
  91. Consulter le classement de Shangaï.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wolfgang Müller (Traduction de Petra Roscheck ; adaptée par Michel Boulangé et Jean-Louis Rivail), « L’Université de Nancy, « mère » des institutions universitaires sarroises et la coopération entre la Sarre et la Lorraine dans le domaine universitaire », Le Pays lorrain,‎ 2010, p. 221-230 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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