Pierre Moscovici

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Pierre Moscovici
Pierre Moscovici, en février 2013.
Pierre Moscovici, en février 2013.
Fonctions
Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l'Union douanière
En fonction depuis le 1er novembre 2014
Président Jean-Claude Juncker
Gouvernement Commission Juncker
Prédécesseur Jyrki Katainen
Député de la 4e circonscription du Doubs
3 mai 201431 octobre 2014
Prédécesseur Frédéric Barbier
20 juin 200721 juillet 2012
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Prédécesseur Irène Tharin
Successeur Frédéric Barbier
Ministre de l'Économie et des Finances
29e ministre des Finances de la Ve République
16 mai 201231 mars 2014
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur François Baroin
Successeur Michel Sapin (Finances)
Arnaud Montebourg (Économie)
Président de la Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard
12 avril 200829 juin 2012
Prédécesseur Louis Souvet
Successeur Jacques Hélias
12 juin 19974 juillet 1997
Prédécesseur Jean Geney
Successeur Joseph Tyrode
Ministre chargé des Affaires européennes
4 juin 19976 mai 2002
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Renaud Donnedieu de Vabres
Biographie
Date de naissance 16 septembre 1957 (57 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Parti socialiste
Père Serge Moscovici

Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 dans le 15e arrondissement de Paris, est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il est député européen entre 1994 et 1997 puis entre 2004 et 2007, période au cours de laquelle il est vice-président du Parlement européen. Il est ministre chargé des Affaires européennes entre 1997 et 2002 dans le gouvernement Lionel Jospin. Il est élu député du Doubs en 1997, en 2007 et en 2012. De 2008 à 2012, il préside la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard (PMA).

Directeur de campagne du candidat socialiste François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur en mai 2012 dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault I, puis ministre de l'Économie et des Finances en juin 2012 au sein du gouvernement Jean-Marc Ayrault II. Il est ensuite député de la quatrième circonscription du Doubs, parlementaire en mission auprès du Premier ministre, chargé d’évaluer la contribution des politiques européennes à la croissance et à l’emploi.

Le 1er novembre 2014, il devient commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l'Union douanière au sein la commission Juncker[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Il naît au sein d'une famille juive d'intellectuels de gauche[2]. Son père est le psychologue social Serge Moscovici (1925-2014) qui, adolescent pendant la Seconde Guerre mondiale, milita au Parti communiste roumain[2] avant de fuir son pays en 1947 pour se réfugier en France. Il participa également à la fondation du mouvement des Verts[2]. Sa mère, d'origine polonaise, est la psychanalyste Marie Bromberg. Proche du PCF[2], elle signa le manifeste des 121[2].

En 2012, il révèle qu'il partage sa vie depuis cinq ans avec Marie-Charline Pacquot, jeune doctorante en philosophie, alors âgée de 24 ans, de 30 ans sa cadette[3],[4]. Séparé en août 2014 de sa précédente compagne, il partage depuis sa vie avec Anne-Michelle Bastéri, inspectrice des Finances, ancienne conseillère « participations de l'État » au sein de son cabinet au ministère de l'Économie et des Finances[5],[6].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Après ses études au lycée Condorcet, il obtient un DEA de sciences économiques et un DEA de philosophie. Il sortira ensuite diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et de l’ENA (promotion Louise Michel (1982-1984).

À sa sortie de l'ENA, il est affecté à la Cour des comptes, où il est nommé conseiller maître en 2003. Il cesse d'y exercer en 2004.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il quitte la LCR d’Alain Krivine en 1984. Sous l'impulsion de Dominique Strauss-Kahn, qui fut son professeur à l'ENA, il se rapproche du PS, dont il devient en 1986 secrétaire du « groupe des experts » constitué par Claude Allègre. Considérant ses engagements de jeunesse, il affirmera en 2006 : « le Parti socialiste me paraissait opportuniste »[7].

Il est nommé en 1988 conseiller technique puis chargé de mission auprès de Lionel Jospin à l’Éducation nationale.

En 1990, il entre au Commissariat général au Plan et devient Chef de service de financement et de la modernisation de l'économie. Fidèle de Lionel Jospin, il devient en 1990 le plus jeune secrétaire national du PS. En 1991, il publie avec François Hollande (secrétaire général des clubs « Témoins ») L’Heure des choix, un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. En 1992, il devient trésorier du PS[8] et le reste jusqu'en 1994.

Député européen et ministre délégué aux Affaires européennes[modifier | modifier le code]

Pierre Moscovici est élu député européen lors des élections européennes du 12 juin 1994[9], mandat qu'il abandonne le 5 juin 1997 après son élection à l'Assemblée nationale.

À la fin du second mandat de François Mitterrand, en 1995, il se prononce pour un bilan critique du mitterrandisme. Il est d'ailleurs le premier socialiste à réagir lors de la parution du livre de Pierre Péan sur la jeunesse de François Mitterrand, et déclare, à propos des relations de l'ancien président avec René Bousquet[10] : « Ce qui me choque c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l’antisémitisme d’État et un complice de la Solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu. »

En octobre 1995, Lionel Jospin le nomme secrétaire national du PS chargé des études et du projet.

Pierre Moscovici est élu député du Doubs aux élections législatives de 1997[11], au cours desquelles il a été le rédacteur du programme socialiste[12]. Cependant, devenant immédiatement ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin[13], et restant en poste cinq ans, Pierre Moscovici ne siège pas durant cette mandature.

Pendant ses fonctions ministérielles, il prend en charge les négociations en vue de l’élargissement de l’Union européenne aux PECOS, qui avaient retrouvé la liberté après la chute du mur de Berlin. Il est aussi chargé de préparer la présidence française de l'Union européenne en période de cohabitation, alors que les Affaires étrangères sont un domaine de compétence partagé avec le président de la République Jacques Chirac. C'est au cours de cette présidence (premier semestre 2001) qu'est négocié le traité de Nice. Pierre Moscovici est ensuite l'un des négociateurs français du traité constitutionnel européen.

Durant cette même année, il est condamné pour atteinte au droit à l'image ; il avait en effet utilisé la photo d’un employé municipal, sans son consentement, la publiant dans une brochure électorale lors des élections municipales à Montbéliard, dans le Doubs. Il fut condamné à verser 1 220 euros à cet employé[14].

Dans l'opposition à la droite[modifier | modifier le code]

Pierre Moscovici est battu aux élections législatives françaises de 2002, un an après avoir subi un échec aux élections municipales à Montbéliard. Lors des élections européennes du 13 juin 2004, il est réélu député européen, poste dont il démissionne à nouveau le 25 juin 2007 pour devenir député à l'Assemblée nationale. Entre-temps, il est un des vices-présidents du Parlement européen.

Il a été président de l'association À gauche, en Europe fondée par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard[15].

Lors de la campagne de la primaire présidentielle socialiste de 2006 en vue de l'élection présidentielle de l'année suivante, il soutient activement Dominique Strauss-Kahn, battu dès le premier tour par Ségolène Royal.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il retrouve son siège à l'Assemblée nationale française. Il devient alors président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares prisonnières en Libye pour laquelle il demande en vain à Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer sur son rôle dans cette affaire[16].

Il prend la présidence de la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard en 2008 après les élections municipales. À la tête de cette collectivité, il mène un projet de transformation économique, sociale, culturelle, destiné à faire du Pays de Montbéliard, marqué par son identité industrielle et par la présence de PSA, une éco-agglomération.

Après la nomination de Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international, Pierre Moscovici devient l'un des principaux animateurs du courant social-démocrate dont l'ancien ministre de l'Économie était le représentant au sein du PS. Cependant, Pierre Moscovici se distingue alors de la stratégie de Jean-Christophe Cambadélis, autre animateur de ce courant qui cherche à nouer des alliances avec d'autres courants du PS[17] en vue du congrès de 2008 pour éviter que ce congrès désigne un éventuel présidentiable en 2012. En effet, en 2007, Pierre Moscovici annonce qu'il pourrait lui-même briguer la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors de son prochain congrès, prévu à Reims en novembre 2008[18]. Il présente sa candidature au premier secrétariat du PS dans un « Appel du 18 mai »[19] avec l'objectif d'animer un travail collectif pour rénover le parti, et préparer le programme qui pourra servir de tronc commun à toute la gauche et présenter l'alternative crédible pour 2012. Des primaires élargies pour élire le/la présidentiable seraient organisées en 2011. Il est le premier signataire de la contribution Besoin de gauche, qui rassemble Socialisme et Démocratie et Rénover maintenant, d'Arnaud Montebourg.

Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, alors qu'il mise sur le ralliement de Martine Aubry, il s'estime trahi par celle-ci et par Jean-Christophe Cambadélis qui s'allient à Laurent Fabius en souhaitant voir l'ancienne ministre prendre la tête du PS. Il choisit de s'allier à des « barons locaux », le maire de Lyon, Gérard Colomb, Jean-Noël Guérini, chef du PS dans les Bouches-du-Rhône et Manuel Valls, député-maire d'Évry, puis rejoint la motion de Bertrand Delanoë en compagnie de François Hollande

Après l’échec du congrès de Reims, il relance et structure le groupe « Besoin de Gauche », qui rassemble aujourd’hui de nombreux élus, dont une cinquantaine de parlementaires[20].

Début septembre 2008, il se déclare « post-strausskahnien ». Fin septembre 2008, lors du dépôt des motions, alors que les « barons locaux » de la « Ligne Claire » soutiennent Ségolène Royal, et que Jean-Christophe Cambadélis et Arnaud Montebourg se déclarent pour la motion de Martine Aubry, il annonce au dernier instant qu'il rejoint Bertrand Delanoë. Après le congrès de Reims, à la suite du forfait de Delanoë, il ne donne pas de consigne de vote, ni envers Martine Aubry ni envers Ségolène Royal.

À la mi-juin 2009, Pierre Moscovici lance une pétition pour la tenue d'une convention socialiste sur les primaires. Cette action prolonge son engagement pour ce mode de désignation du candidat socialiste à la présidentielle, qu'il estime impératif pour renouveler les structures du P.S[21].

En octobre 2009, il publie un nouvel ouvrage, Mission impossible ? Comment la gauche peut battre Nicolas Sarkozy en 2012, dans lequel il présente quelques axes programmatiques, en particulier pour rénover la République, créer une croissance économique écologiquement responsable ou encore modifier la fiscalité dans un esprit de justice et d'égalité.

Au printemps 2010, il anime, au sein du Parti socialiste, la Convention nationale pour un nouveau modèle de société : social, écologique et solidaire, intégrant la dimension environnementale[22]. De cette convention émerge un texte voté à l’unanimité par le Conseil national du PS[23], qui trace les grandes lignes du projet socialiste pour 2012.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Après avoir apporté son soutien à Dominique Strauss-Kahn, qui ne peut se présenter en raison de son inculpation pour agression sexuelle en mai 2011, il envisage un temps de présenter sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il choisit fin juin de soutenir François Hollande pour la primaire socialiste[24]. Il est coordinateur de la campagne des primaires de ce dernier.

Le 17 novembre 2011, il devient directeur de la campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle[25].

Ministre de l’Économie et des Finances[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2012, à la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, et de la nomination par ce dernier de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur. Le 21 juin 2012, il est nommé ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault II. Le 21 juin 2012, il perd la charge du Commerce extérieur à la suite de la nomination de Nicole Bricq à ce poste[26].

Ses deux ministres délégués sont Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du Budget, qui a remplacé Jérôme Cahuzac le 20 mars 2013, et Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l’Économie sociale et solidaire et de la Consommation.

Son objectif est de réduire la dette, renforcer la compétitivité de la France, et mener des réformes de structure pour l'économie française[27]. Il indique vouloir défendre le « sérieux de gauche » pour restaurer la crédibilité budgétaire et financière de la France. Il souligne régulièrement l'importance de la réduction des déficits et des dépenses publiques, récusant les termes d'austérité et de rigueur[28]. Sur le terrain, il explique les mesures du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi et les 35 mesures qu'il contient, dont le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et la Banque publique d'investissement (BPI)[29].

Il a traité depuis mai 2012 plusieurs dossiers d'entreprises en difficulté, tels que le Crédit immobilier de France, Dexia, ou encore PSA Finances[30].

Sur le plan européen, Pierre Moscovici s'est impliqué dans le Pacte de croissance en juin 2012, la recapitalisation de la Banque européenne d'investissement, le sauvetage de la Grèce et de Chypre ou encore la supervision bancaire[31].

À l'international, il soutient la recherche de remèdes à la volatilité des taux de change même si il affirme que « la France n'a jamais souhaité qu'il y ait un pilotage des changes qui remette en cause l'indépendance des banques centrales », les approches coopératives pour favoriser le retour généralisé à la croissance[32].

Il est directement mis en cause dans l'affaire Cahuzac le 7 avril 2013 sur Itélé[33] par Edwy Plenel président du journal Médiapart. Edwy Plenel affirme que le Ministre de l'économie connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-décembre 2012, et que l'enquête fiscale auprès des banques Suisses sur une période restreinte qu'il avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une tentative de sauvetage en ultime recours.

Lors de l'élection municipale de 2014 à Valentigney, la liste sur laquelle il figure recueille 48,55 % des voix, battue par la liste de droite. Le 5 mai 2014, il retrouve son poste de député du Doubs[34].

Député du Doubs et parlementaire en mission auprès du Premier ministre[modifier | modifier le code]

Pierre Moscovici est élu député de la quatrième circonscription du Doubs le 17 juin 2012. Membre du gouvernement, son mandat est exercé par son suppléant, Frédéric Barbier. Le 5 mai 2014, il retrouve son poste de député du Doubs, membre de la Commission des Finances.

Il est chargé par le Premier ministre d’une mission parlementaire de six mois sur les voies et les moyens d’un renforcement de la contribution de l’Union européenne à la consolidation de la croissance et à la création d’emplois[35].

Fin juillet 2014, il est choisi par François Hollande comme candidat de la France pour un poste de commissaire européen, au sein de la future commission Juncker[36], et ce, en dépit des réticences de l'Allemagne[37],[38].

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Il est associé au courant de pensée social-démocrate. Il a exposé sa vision politique dans ses nombreux ouvrages, dont le dernier, Combats: Pour que la France s'en sorte, dont le plan aurait été rédigé par des conseillers de l'agence Havas[39], est paru en 2014. Il a aussi présenté ses orientations politiques dans le texte l’Audace d’innover, en juin 2011.

Politique économique[modifier | modifier le code]

Partisan de l’école keynésienne, il soutient une politique économique résolument tournée vers la croissance[réf. nécessaire], associée à un effort de désendettement. L’investissement dans les secteurs d’avenir et écologiques, la relance de grands projets industriels, le soutien à l’innovation et à la compétitivité des entreprises, sont autant de marqueurs de son action économique[réf. nécessaire].

Responsable de la convention du Parti socialiste pour un nouveau modèle de développement en 2010, il a plaidé pour l’intégration de l’urgence écologique au cœur de l’innovation économique. Il est favorable à plus de justice fiscale, qui tienne compte des capacités contributives de chacun, en préservant l’activité économique et la compétitivité[40].

Europe et international[modifier | modifier le code]

Reconnu comme un européen engagé, il fait partie des tenants d’une Europe plus intégrée. Ses expériences de député européen, de 1994 à 1997, et de 2004 à 2007, période pendant laquelle il est vice-président du Parlement européen, de ministre chargé des Affaires européennes, de 1997 à 2002, puis de membre de la Convention européenne en 2002-2003, ont renforcé cet engagement européen.

Il souhaite la mise en place d’une gouvernance économique européenne – qui se traduirait par un budget réellement européen[41], et l’harmonisation des normes fiscales, sociales, et environnementales au sein de l’Union européenne. Il souhaite aussi un approfondissement social et politique de l’Union européenne. Avant la campagne présidentielle, il s’est prononcé en faveur de la création d’un poste de ministre européen des Finances.

Il défend une vision politique de l’Europe qui dépasse les cadres historiques et religieux. Il fait partie des partisants d’une intégration, à terme, de la Turquie dans l’Union européenne. Dans cette optique, il publie en 2009 une tribune dans le Le Monde intitulée « Oui, nous avons besoin de la Turquie en Europe ! », où il loue le rôle de la Turquie comme « intermédiaire pacificateur dans la tragédie proche-orientale » et son exemple de « seul Etat laïque au monde à majorité musulmane » qui prouve la « capacité de l'islam... à vivre dans la laïcité »[42].

Il souhaite que l’intégrité de la zone euro soit préservée[43], et est un défenseur de la monnaie unique.

Responsable des questions internationales du PS à partir de 2003, il se définit comme partisan du multilatéralisme. Il se positionne en faveur d’une coopération volontaire et équilibrée avec les États-Unis.

Enjeux sociétaux[modifier | modifier le code]

Il s’est positionné en 2011 en défenseur du modèle social français, sur les questions des retraites ou encore de formation professionnelle[41]. Il soutient une approche renouvelée de l’État-providence[réf. nécessaire], qui tienne compte des évolutions de la société.

Il défend un accès aux soins mieux assuré, soutenu par une refonte du financement de la sécurité sociale pour mieux partager le coût de la solidarité.

Il affirme aussi la nécessité de mettre en place un véritable programme social, éducatif, économique et urbain pour permettre réellement aux immigrés qui ont voulu vivre en France de travailler et de contribuer à la richesse nationale, économique mais aussi culturelle et sociale[réf. nécessaire].

Démocratie et exercice du pouvoir[modifier | modifier le code]

Il a appelé de ses vœux, à plusieurs reprises, une évolution maîtrisée de la démocratie représentative, qui permette de recréer du lien entre politique et citoyens. C’est cette approche qui s’est appliquée lors de l’élaboration du projet 2008-2009 de la Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard, dont il était alors président.[réf. souhaitée]

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats électoraux[modifier | modifier le code]

Député européen
Député
Conseiller régional
Conseiller général
Conseiller municipal
Communauté d'agglomération

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Représentant français à la Convention européenne.
  • Président du Mouvement Européen-France 2005-2006.
  • Secrétaire national aux relations internationales au Parti socialiste.
  • Maître de conférences à Sciences Po[44].
  • Président du SMAU de juin 2009 à juin 2011[45].
  • Président de l'Agence de développement et d'urbanisme du pays de Montbéliard de 2009 à 2012.
  • Vice-président du Cercle de l'industrie, créé par Dominique Strauss-Kahn, qui rassemble les Présidents des grandes entreprises industrielles (jusqu’en 2012)
  • Avocat inscrit au barreau de Paris en qualité d'associé du cabinet Rossini Société d'Avocats[46] de 2005 à 2007, créé par Xavier Autain, Frédérique Cassereau, Antoine Denis-Bertin et Frédéric Jeannin[46], (il s'est fait omettre, c'est-à-dire s'abstenir volontairement d'exercer, après son élection de député en juin 2007).

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b, c, d et e LELIEVRE Marie-Dominique, « émancipé », sur www.liberation.fr,‎ 2008 (consulté le 15 mars 2012)
  3. Moscovici : il officialise sa relation amoureuse avec Marie-Charline Pacquot Sur le site linternaute.com du 20 juin 2012
  4. La compagne de Moscovici vole à son secours, sur le site lepoint.fr du 11 avril 2013
  5. « La "Love affair" de Moscovici »
  6. « Pierre Moscovici séparé de Marie-Charline Pacquot »
  7. « Pierre Moscovici - Naufragé ou rescapé ? », Gaël Tchakaloff, Le Nouvel Économiste, 30 novembre au 6 décembre 2006
  8. Biographie de Pierre Moscovici, sur le site m6.fr
  9. Fiche de Pierre Moscovici sur le site internet du Parlement européen
  10. Propos tenus sur Radio-France Besançon, rapportés par L'Humanité, François Mitterrand répondra aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, 12 septembre 1994
  11. Fiche de Pierre Moscovici sur le site internet de l’Assemblée nationale
  12. Pierre Moscovici: ministre délégué chargé des Affaires européennes, L'Humanité, 5 juin 1997
  13. Décret du 4 juin 1997 relatif à la composition du gouvernement, Legifrance
  14. Moscovici condamné pour atteinte au droit à l'image, sur le site liberation.fr du 3 décembre 2001
  15. Présentation de ‘A gauche, en Europe’ sur le site internet ‘Rencontrez l’Europe’
  16. Le Nouvel Observateur, Moscovici : « pas d'obstacle » à l'audition de Cécilia Sarkozy, 27 août 2007.
  17. « Cambadélis et Moscovici “d’accord sur leurs désaccords” » Libération, 7 février 2008
  18. Moscovici «prêt» pour la présidence de la République, Le Figaro, 30 avril 2008
  19. Pierre Moscovici en première ligne dans le courant DSK, Le Figaro, 19 mai 2008.
  20. Site internet de Besoin de Gauche
  21. Pourquoi une pétition sur les primaires ouvertes ? Sur le site moscovici.typepad.fr
  22. Présentation de la Convention par Pierre Moscovici
  23. Convention nationale nouveau modèle de développement: le texte est approuvé sur le site parti-socialiste.fr
  24. Pierre Moscovici choisit François Hollande, sur le site lefigaro.fr du 20 juin 2011
  25. Grand Entretien avec Pierre Moscovici, Nonfiction.fr, 2 décembre 2011
  26. Nicole Bricq nommée au Commerce extérieur, sur le site lefigaro.fr du 21 juin 2012
  27. Notre révolution copernicienne, libération.fr le 26 novembre 2012
  28. "Nous proposons le sérieux de gauche", TF1 News, le 17 juillet 2012
  29. Dossier sur le Pacte de compétitivité, site internet du Ministère de l'Économie et des Finances
  30. Pierre Moscovici, son plan pour 2013, article paru dans le Journal des Grandes Écoles no 57, janvier 2013
  31. "Moscovici dit sa passion d'européen", lefigaro.fr, le 14 décembre 2012
  32. "Le G20 lève à son tour le pied sur la rigueur, lefigaro.fr, le 2 février 2013
  33. affaire cahuzac edwy plenel n'est pas convaincu par les explications de Moscovici, sur le site itele.fr, non trouvé le 31 juillet 2014
  34. L'astuce de Pierre Moscovici pour sauver son siège de député, lefigaro.fr, 6 mai 2014
  35. « "En bonne place pour Bruxelles, Moscovici hérite d'une mission parlementaire", lepoint.fr, 06/05/14 »
  36. François-Xavier Bourmaud, « Commission européenne : Hollande choisit Moscovici », Le Figaro, mercredi 30 juillet 2014, page 4.
  37. L'Allemagne ne veut pas de Pierre Moscovici en commissaire européen, rtl.fr, 29 juillet 2014
  38. Moscovici à Bruxelles, la récompense d'un double échec, marianne.net, 31 Juillet 2014
  39. Un livre de Pierre Moscovici écrit en partie avec l'argent de Bercy?, lexpress.fr, 17 septembre 2014
  40. Pierre Moscovici invité de France Info, sur le site franceinfo.fr le 30 août 2012
  41. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées audacejuin2011.
  42. Oui, nous avons besoin de la Turquie en Europe !, Pierre Moscovici et Pierre Weill, lemonde.fr, 1er juin 2009
  43. Pierre Moscovici livre son analyse de la situation économique, lesechos.fr, 30 août 2012
  44. Programme de cours de Sciences Po, sur le site sciences-po.fr
  45. Jean-Michel Villaume est élu président du SMAU, sur le site pays-aireurbaine.com
  46. a et b La Lettre des Juristes d'Affaires du 14 février 2005
  47. [2]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]