Uckange

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Uckange
Hôtel de ville d'Uckange
Hôtel de ville d'Uckange
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Florange
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Maire
Mandat
Gérard Léonardi
2014-2020
Code postal 57270
Code commune 57683
Démographie
Gentilé Uckangeois
Population
municipale
6 688 hab. (2011)
Densité 1 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 11″ N 6° 09′ 21″ E / 49.3030555556, 6.1558333333349° 18′ 11″ Nord 6° 09′ 21″ Est / 49.3030555556, 6.15583333333  
Altitude Min. 150 m – Max. 190 m
Superficie 5,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.uckange-mairie.fr/

Uckange est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Uckange est situé en France, près de Thionville, dans le département de la Moselle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • d'un nom de personne germanique Hucho[1] suivi du suffixe -ing francisé en -ange.
  • Anciens noms[1],[2],[3]: Utingas (1106 & 1152), Uegeheim (1115), Uckinga (1178), Ukenge (1181), Ukenges & Hukanges (1224), Ukange (1262), Unquenghem (1302), Eukanges (1361), Ucquainge (1458), Ukignen (XVe siècle), Ukinga (1517), Huchenigen (1544), Uckingen (1574), Huckange (1790).
  • En allemand: Ueckingen[2], Ückingen (1871-1918|1940-44). En francique lorrain Ickéngen et Ickéng.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces des Uckangeois remontent à plus de 6000 ans avec la mise au jour dans les années 1960 de vestiges entre Ébange et Uckange ; sise dans un secteur fort disputé dans le Moyen Âge, la commune d’Uckange s’est vue tantôt luxembourgeoise, allemande et française au fil des siècles.

Dépendait de l’ancienne province de Luxembourg, dans la seigneurie de Richemont-Rodemack. Cédé à la France en 1659.

En 1817, Uckange, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés à gauche de la Moselle avait pour annexe la ferme de Brouck. À cette époque il y avait 671 habitants répartis dans 130 maisons.

La ville connaîtra son plus important essor à la fin du XIXe siècle, avec l’implantation des usines à fontes STUMM.

Aujourd’hui cette usine, qui produisait de la fonte, est fermée depuis 1991, mais un haut fourneau, le U4, subsiste et est inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[4].

Un vaste projet culturel permet, depuis 2005, de mettre en valeur ce patrimoine industriel. L’aménagement du jardin des traces s’élargira dans les années qui suivent vers la réhabilitation des structures en vue de les faire visiter par le plus grand nombre. Les premières visites ont débuté en septembre-octobre 2007.

Bien que relativement modeste, la ville a connu une grande importance par le passé : située sur l’axe de la voie romaine conduisant vers Trèves, au bord de la Moselle, dotée d’un réseau ferroviaire depuis 1850, c’est tout naturellement que le transit aidera à l’accroissement du tissu économique et donc de la démographie.

Uckange est également connu par les amateurs (collectionneurs) de bière car la Maison Ensel brassera de 1868 à 1940 et également pour sa spécialité, la Wagotine[5], produite depuis 1961.

Ville au passé ouvrier marqué, Uckange possède une des communautés maghrébines les plus importantes de Moselle.
Elle est par ailleurs classée comme zone de sécurité prioritaire.

Langue[modifier | modifier le code]

Linguistiquement la commune était germanophone (luxembourgeoise) jusqu'au XIXe siècle. Par la suite la langue française a fini par dominer.
En 1887 la frontière linguistique passait à travers la commune, elle était donc bilingue.

Histoire de l'usine d'Uckange[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Usine sidérurgique d'Uckange.
Le site du haut fourneau U4, aujourd'hui transformé en parc.

Entre 1890-1891 et 1897-1898, une batterie de quatre hauts fourneaux est construite à l’usine d’Uckange par les frères Stumm ; elle est complétée en 1904 par deux autres hauts fourneaux. Placée sous séquestre après la guerre de 1914-1918, l’usine est reprise dès 1919 par la Société des forges et aciéries du Nord et de Lorraine. Au début des années 1920, l’usine compte six hauts fourneaux, puis quatre au début des années 1930. Entre 1932 et 1935, les hauts fourneaux d’origine sont remplacés par des installations nouvelles. En 1965, l'entreprise change de raison sociale pour devenir les « Hauts Fourneaux Réunis de Saulnes et d’Uckange » (HFRSU). Le U2 est mis à l’arrêt en 1964-1965. En 1974, trois hauts fourneaux sont à feu : le U1, le plus gros, est chargé par skips et produit de la fonte hématite destinée aux aciéries voisines, alors que les U3 et U4, chargés par bennes Staehler, restent spécialisés dans les fontes de moulage. Le 17 mars 1988, le haut fourneau no 4 (U4), reconstruit en 1976 mais dont la mise à feu a été retardée par la mauvaise conjoncture économique, est allumé.

En 1991, le site d’Uckange est définitivement arrêté, les hauts fourneaux no 1 et 4 sont éteints. Le U4 est inscrit définitivement au titre de monument historique en 2001.

Tourisme industriel[modifier | modifier le code]

Vue du haut fourneau depuis le jardin des traces.
Haut fourneau d'Uckange

Depuis le 1er octobre 2007, le site est accessible au public[6]. Il ferme ses portes pour l’hiver (visites de groupes programmables par l’entremise de l’office de Tourisme à Hayange pour rouvrir en 2008, du 1er mai au 26 octobre. Visites guidées par d’anciens sidérurgistes les week-ends et jour fériés.

Le « Parc du haut fourneau U4 », devenu propriété de la Communauté d'agglomération du Val de Fensch en 2005, a fait l’objet de différentes campagnes de travaux afin de permettre sa réouverture partielle au public et la mise en lumière du haut fourneau par Claude Lévêque, artiste plasticien de renommée internationale[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2003 Michel Paradeis PS Conseiller pédagogique, conseiller général, démissionnaire pour raison de santé
2003 en cours Gérard Léonardi PS Professeur de technologie

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 688 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
522 548 618 784 978 1 052 1 212 1 268 1 168
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 223 1 021 892 1 056 1 368 2 088 2 378 2 419 2 283
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 625 3 292 2 835 2 960 4 008 7 661 10 326 11 560 9 524
1990 1999 2006 2011 - - - - -
9 189 7 905 7 356 6 688 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


On constate une forte chute démographique depuis quelques décennies. En 1975, il y avait 11 560 Uckangeois. En 1999, ils n'étaient plus qu'au nombre de 7 905. En 2011, il n'y avait plus que 6 688 personnes à Uckange. La plupart des communes de l'Ouest thionvillois connaissent aussi de lourds handicaps démographiques comme Uckange.

Scolarisation

Les élèves de la ville sont ratachés à l'Académie de Nancy-Metz qui fait partie de la Zone A.

La ville administre deux écoles maternelles et quatre écoles primaires.

Le département gère un collège, le collège Jean Moulin. Il reçoit les élèves originaires d'Uckange et de Richemont.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Barbe (XIXe siècle)
Temple protestant

Patrimoine archéologique.

Cimetière Israélite
  • Passage d’une voie romaine près du moulin d’Ebange.
  • Fragment sculpté* Portant une triple représentation d’Epona.
  • Maisons XVIIIe siècle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Cimetière Musulmans
  • Cimetière Chrétiens
  • Cimetière Israélite, rue des vergers de 1876[10].
  • Église Sainte-Barbe[11], de style néogothique (1868) et ses grandes orgues[12],[13],[14].
  • Grotte de Lourdes.
  • Calvaire XVIIe siècle.
  • Temple protestant réformé, rue du Temple construit en 1957.
  • Synagogue construite en 1780, détruite au cours de la Seconde guerre Mondiale.
  • Mosquée Assahaba (1989).

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Jardin des Traces. Situé au pied du haut fourneau U4 classé monument historique, le jardin des traces s’étend sur ce qui était, entre autres, l’usine d’agglomération. Il se divise en trois grands jardins qui s’articulent autour d’un mail minéral en béton qui symbolise une coulée de fonte. Les 3 jardins (alchimie, sidérurgiste et énergie) sont « les traces » du passé sidérurgiste du site. L’alchimie avec les matières premières et la transformation de ces matières en fonte grâce au haut fourneau, l’énergie et les hommes mettant en œuvre cette transformation. Ces jardins rappellent les paysages, et autres spécificités de ces pays
  • Le Jardin de l’Alchimie est un parcours de structures minérales et végétales, permettant de découvrir les quatre éléments, leurs symboles, leurs rôles pour la nature, pour l’homme, pour la sidérurgie.
    • Dans la nature, les éléments Terre, Feu, Air et Eau ont permis la VIE sur notre planète.
    • Dans la sidérurgie, l’homme a utilisé les quatre éléments pour produire la FONTE au sein des hauts fourneaux.
    • L’alchimie est l’art ancestral d’associer des éléments contre nature afin d’obtenir une richesse. Le jardin de l’alchimie associe la sidérurgie et l’art des jardins, sujets apparemment contre nature, pour créer une nouvelle richesse : la découverte, l’art, la culture.
  • Le jardin du sidérurgiste rend hommage aux hommes, en particulier les immigrés italiens, polonais, portugais, espagnols et nord-africains qui ont quitté leur pays par centaines et qui ont travaillé dans les usines lorraines, en particulier dans le secteur de la sidérurgie.
  • Le jardin des énergies. Ouverture en 2012.
  • Berges de la Moselle.

Uckange et le cinéma[modifier | modifier le code]

Trois documentaires :

  • « Sous le Gueulard la Vie » (Emmanuel Graff et Isabel Gnaccarini, VPS Lausanne prod)
  • « L'Héritage de l'Homme de Fer » (Emmanuel Graff et Stéphane Bubel, la Bascule prod., Nancy)
  • « La Trace des Pères » (Emmanuel Graff, Textes de Hamé/La Rumeur, Faux Raccord prod, Metz)

→ www.latracedesperes.fr

→ Trois documentaires DVD disponibles sur le site U4 et à l'office du tourisme de Hayange. Egalement: egraff@worldcom.ch.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Printz et Bernard Colnot, Uckange, hier et aujourd'hui, éditions Serge Domini

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre
  2. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865)
  4. « Notice no PA00135420 », base Mérimée, ministère français de la Culture Usine sidérurgique : Éléments inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11-11-2001 : haut fourneau ; machine de production ; vestibule ; escalier ; chaufferie ; bureau
  5. La confiserie artisanale de la « Godet-Wagonnet »
  6. le clip « M. Boulot » de Éric Frasiak), a été tourné dans le Parc du haut-fourneau U4.
  7. L'œuvre de Claude Lévêque « Tous les soleils ». Commande publique réalisée avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication - Délégation aux Arts Plastiques / Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lorraine
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Sur les traces du patrimoine juif mosellan.
  11. Église Sainte-Barbe d’Uckange
  12. L'église Sainte-Barbe d'Uckange et ses grandes orgues
  13. Inventaire Orgue F.Haerpfer de Uckange
  14. Jehan Alain Postlude pour l'Office de Complies Didier Hennuyer Orgue Uckange
  15. Huckange : Son Patrimoine industriel
  16. Le site d’Uckange et ses spécificités. Actes du Colloque « Patrimoine Industriel du val de Fensch » du 23 mars 2002
  17. Uckange