Liste des comtes et ducs de Luxembourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cet article contient la liste des comtes du comté de Luxembourg et la liste des ducs du duché de Luxembourg par maison et par ordre chronologique. Elle précède la liste des grands-ducs de Luxembourg.

Comté de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Le titre de comte de Luxembourg[1] n'apparaît que dans les actes de Guillaume Ier. Pour ses prédécesseurs, on sait qu'ils sont comtes et qu'ils possédaient la ville et le château de Luxembourg depuis la fondation faite par Sigefroy de Luxembourg vers 963.

Maison d'Ardennes[modifier | modifier le code]

Le comté de Luxembourg est un fief d'Empire dit masculin, c’est-à-dire qu'à l'extinction de la famille en lignée masculine, le fief retourne à l'Empire. L'empereur inféoda alors le Luxembourg à Henri de Namur, petit-fils par sa mère de Conrad Ier de Luxembourg.

Maison de Namur[modifier | modifier le code]

À la mort d'Agnès de Gueldre, l'empereur Henri VI inféode le comté à son frère :

Le premier époux de la fille d'Henri IV, négocie avec Otton sa renonciation et récupère le comté au profit de sa femme :

Maison de Limbourg[modifier | modifier le code]

  • 12471281 : Henri V (1216 † 1281), fils de la précédente
    marié en 1240 à Marguerite de Bar (1220 † 1275), fille d'Henri II, comte de Bar, et de Philippe de Dreux
  • 12811288 : Henri VI (1250 † 1288), fils du précédent
    marié en 1265 à Béatrice d’Avesnes(† 1321), fille de Baudouin d'Avesnes, seigneur de Beaumont, et de Félicité de Coucy
Cet Henri et son épouse sont sans cesse mis à l'honneur par Jacques Bretel dans son Tournoi de Chauvency (1285).

Duché de Luxembourg[modifier | modifier le code]

En 1354, le comté de Luxembourg et ses "annexes" (comtés de La Roche et de Durbuy et marquisat d'Arlon) sont réunis en une nouvelle entité élevée au rang de duché par l'empereur Charles IV en faveur de son frère.

  • 13531383 : Wenceslas Ier (1337 † 1383), demi-frère du précédent, fils de Jean l'Aveugle et de Béatrice de Bourbon
    marié en 1352 à Jeanne de Brabant (1322 † 1406), fille de Jean III, duc de Brabant et de Limbourg, et de Marie d'Évreux.

En 1364, il achète le comté de Chiny. Par mariage, il est également duc de Brabant et duc de Limbourg.

À partir de Wenceslas II, les ducs de Luxembourg vont donner le duché en gage successivement à certains grands seigneurs ou princes, moyennant une somme d'argent qu'ils pouvaient rembourser pour récupérer le duché. Ne pouvant le faire, le duché finit par appartenir définitivement au duc engagiste du moment.

Ducs en titre[modifier | modifier le code]

Ducs engagés[modifier | modifier le code]


Le duché de Luxembourg est intégré[2] :

Titre de duc de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, le titre de duc de Luxembourg n'était plus porté de manière autonome, mais fondu dans un ensemble de nombreux titres, et des descendants d'une branche cadette de la maison de Luxembourg revendiqua le droit de porter le titre. Le roi de France leur accorda ce titre, sans qu'il impliquât une possession territoriale. De là vient une lignée de ducs de Piney-Luxembourg, dont le titre se transmit à la maison d'Albert, puis à la maison de Montmorency, avec deux maréchaux de Luxembourg.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Alfred Lefort, La Maison souveraine de Luxembourg, Reims, Imprimerie Lucien Monge,‎ 1902, 262 p. [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie des comtes de Luxembourg sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale
  2. En 1839, une partie du grand-duché est rattachée au nouveau royaume de Belgique, tandis que l'autre partie (le Grand-Duché de Luxembourg actuel) reste en union personnelle avec les Pays-Bas jusqu'en 1890, année où il reçoit une dynastie propre et devient réellement indépendant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]