Saint-Avold

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Saint-Avold
L'abbatiale vue depuis la Place de la Victoire, place centrale de la ville.
L'abbatiale vue depuis la Place de la Victoire, place centrale de la ville.
Blason de Saint-Avold
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Saint-Avold-1
Saint-Avold-2
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Maire
Mandat
André Wojciechowski
2014-2020
Code postal 57500
Code commune 57606
Démographie
Gentilé Naboriens
Population
municipale
16 278 hab. (2011)
Densité 459 hab./km2
Population
aire urbaine
38 888 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 13″ N 6° 42′ 29″ E / 49.103713, 6.70792649° 06′ 13″ Nord 6° 42′ 29″ Est / 49.103713, 6.707926  
Altitude Min. 215 m – Max. 383 m
Superficie 35,48 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-saint-avold.fr

Saint-Avold [sɛ̃tavɔld][1] est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Naboriens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de la Moselle, sur la Rosselle, près de l'actuelle frontière allemande, la commune de Saint-Avold est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est. La ville fait partie d'une conurbation transfrontalière avec les villes de Forbach, Freyming-Merlebach, Sarreguemines côté français et Sarrebruck côté allemand connue sous le nom d’eurodistrict Saar-Moselle.

Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 548 hectares ; l'altitude varie entre 215 et 383 mètres[2].

Située en bordure du Warndt, dans la vallée de la Rosselle, la localité prend un aspect vosgien.

Saint-Avold est située exactement sur la frontière géologique du bassin parisien[Note 1], on y rencontre donc les premiers affleurements de roches primaires quand on vient de l'ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Avold est océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais en fonction des vents dominants peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouvent des vestiges de la voie romaine de Paris (Lutèce) à Mayence (Mogontiacum). Encore aujourd'hui, le grand axe européen qu'est l’autoroute A4 traverse la commune.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Saint-Avold est desservi par trois axes routiers principaux :

  • l’autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg par Reims et Metz, marqué par la barrière de péage de Saint-Avold ;
  • la RD603 (ancienne RN3) reliant Metz à Forbach et la frontière allemande ;
  • la RN33 reliant Saint-Avold à la frontière allemande vers Sarrelouis.

L'A4 et la RD603 sont des voies de communication Ouest-Est, la RN33 est orientée Nord-Sud.

La gare au début du XXe siècle

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une gare SNCF mais celle-ci, très excentrée, se trouve sur le territoire de la commune voisine de Valmont.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Saint-Avold est également desservie par le réseau de transports urbains Transavold composé de six lignes urbaines et de dix lignes suburbaines/interurbaines TIM et transfrontalières (MS1 vers Sarrebruck, MS2 vers Sarrelouis) qui convergent vers la gare routière.

Dans le cadre de l'eurodistrict SaarMoselle, une ligne de tram-train est en projet entre Sarrebruck et Saint-Avold par Forbach et Freyming-Merlebach, qui desservirait la ville par 3 stations : Saint-Avold (nord) et Saint-Avold (centre)[3]. La première phase envisagée à l'horizon 2017 pourrait se limiter toutefois au trajet Sarrebruck - Forbach[4].

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

En 2011, Saint-Avold se voit délivrer le « clou rouillé » par la Fédération française des usagers de la bicyclette, pour le non-respect de la loi LAURE, et la mauvaise prise en compte des déplacements à vélo[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

  • Le quartier Arcadia.
  • Le quartier des Capucines.
  • La cité de la Carrière, ZUS.
  • Le village de Dourd'Hal, rattaché à la commune depuis 1965.
  • Le quartier Émile-Huchet.
  • La cité du Faubourg, ZUS.
  • La colline du Felsberg, son centre de rencontres international et son terrain de camping.
  • La zone du Gros-Hêtre.
  • La zone du Hollerloch.
  • La cité Jeanne-d’Arc.
  • L’ancien étang et la forêt d’Oderfang.
  • Le quartier du Tyrol.
  • Le quartier du Wenheck, ZUS.

L'église paroissiale est construite en grès et il y a encore 20 ou 30 ans certaines rues avaient un aspect tout à fait montagnard (de bois et de moellons).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 18 315, alors qu'il était de 15 122 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 87,9 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 10,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 53,7 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 49,4 %, en hausse par rapport à 1999 (45,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 13,8 contre 16,7, leur nombre ayant augmenté de façon importante 1 925 contre 1 600[a 3].

Projets d’aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Hilariacus viculus (587), Saint-Nabor (XIIe siècle), Saint-Auor (1241), Saint-Avou (1339), Saint-Avoulz (1395), Saint-Avost (1396), Saint-Avolz (1431), Saint-Avolt & Saint-Avoult (1489), Saint-Avau (1553), Die statt Nabor (1553), Santerfor (1592), Saint-Azoult (XVIIe siècle), Saint-Avolze (1633), Saint-Avolx (1638)[6], Rosselgène et Trimouts (noms révolutionnaires)[7], Saint Avold (1793)[7].
    • En francique lorrain : Sändafor[8], Sänt Avor & Sänt Avuur. En allemand : Sankt Avold (1871-1918, 1940-44).
    • Les habitants de Saint-Avold portent le nom de Naboriens, rappelant saint Nabor, patron de l'abbaye autour de laquelle s'est développée la ville[9].
  • Oderfang[6] : Lauderfang (1483), Oderfang (1680), Odrefang (1718).
  • Dourd'hal[6] : Dourchdalleym (1341), Dourdalheim (1343), Dürthalen (1365), Dourchdahle (1587), Dourchdalhaim (1594), Dourdal (1664), Durchdalen (XVIIIe siècle), Dhordal (1751), Dorthal ou Dordhal (1756), Dourdhal (1801).
  • Etang d'Oderfang [6]: Usselange (1414), Ussing (1483), Essing (1756), Nessing (1802), Oderfanger Weiher, Nisinger Weiher/Weyer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, l’érudit bénédictin Dom Calmet écrivait : « Saint-Avold a joué un rôle de premier plan dans l’histoire lorraine. Elle abritait dans ses murs des ducs de Lorraine, des rois de France et des empereurs d’Allemagne ».

De la fondation de la ville au Saint-Avold épiscopal[modifier | modifier le code]

Un moine irlandais du nom de Fridolin de Säckingen, venant de Poitiers en 509, crée un oratoire nommé Hilariacum, à l’emplacement de Saint-Avold, avant de fonder le monastère de Sickingen. Saint Sigebaud, évêque de Metz, qui, vers 720, fait construire une abbaye sous le vocable de Saint-Pierre. Saint Chrodegang, évêque de Metz ministre de Charles Martel et Pépin le Bref, y introduit la règle bénédictine de saint Benoît. Il permet, lors d’un voyage à Rome, le 24 août 765, de transférer les reliques de saint Nabor. Le 24 août demeure la date de vénération et de pèlerinage. Une bourgade se développe extra-muros à l’ombre du monastère, renommé abbatias Sancti-Naboris, l’abbatiale Saint-Nabor, réputé pour son scriptorium et placée sous la protection des évêques de Metz. Angelram, trente-sixième évêque de Metz de 766 à 791, y aurait vécu comme simple moine.

Saint Nabor

Aux Xe et XIe siècles, les habitants de Saint-Nabor se placent sous la protection d’un seigneur laïc appelé avoué, chargé de les protéger. Les avoués héréditaires des évêques de Metz sont d’abord les comtes épiscopaux de Metz. Étienne de Bar (1121-1162) confie vers 1160 l’avouerie de Hombourg-Saint-Avold, c’est-à-dire la ville et une vingtaine de villages, aux comtes de Sarrebruck et de Créhange. Sous la protection de l’évêque, Saint-Avold se développe. Renaud de Bar l’affranchit en 1302. Elle devient le chef-lieu politique de l’avouerie, siège d’une justice particulière, la mère-cour et de l’administration civile. Un droit de bourgeoisie est institué avec possibilité pour ses habitants d’élire un conseil de ville et de prélever des impôts. La ville se dote d’un coutumier ou Stadtrecht, définitivement codifié en 1580, qui précise le fonctionnement de l’institution municipale. Un premier hôpital est fondé en 1313 par l’abbé Jean de Saint Nabor. Une deuxième institution est créée en 1426 par le couple Elkine von der Linden et Anselm, greffier. En 1534, son administration passe à la bourgeoisie.

La ville est un centre commercial actif, servant de relais pour les marchands français et lorrains qui se rendent vers le Rhin, Nancy et Vaudrevange, capitale du bailliage d’Allemagne. De grandes corporations de marchands se créent, tels les tanneurs, tisserands et bouchers. Elles exportent leurs produits dans tout le monde rhénan. Six foires animent chaque année l’économie locale au XVIe siècle. Elles attirent des marchands hollandais, allemands, français et lorrains. On y échange du cuivre, du chanvre et de la laine. Ce développement attire la convoitise d’autres seigneurs territoriaux. Les évêques décident alors de fortifier Saint-Avold en 1327. L’entretien des remparts se fait grâce à un impôt sur les marchandises, l’octroi accordé par l’évêque de Metz, Adhémar de Monteil en 1360.

La ville est une paroisse unique. Elle possède une église construite en style gothique vers 1300, dédiée aux saints apôtres Pierre et Paul, agrandie vers 1500 par l’abbé Adam de Roupeldange. Cette église sert au culte paroissial jusqu’en 1792, date à laquelle elle est désaffectée et remplacée par l’église abbatiale, après la suppression du monastère des bénédictins.

Du duché de Lorraine au royaume de France[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 1572, le cardinal Charles Ier de Lorraine, évêque de Metz, cède l’avouerie à son neveu Henri Ier, duc de Guise, qui lui avance 18 000 florins d’or. À son tour, le duc de Guise cède par traité le nouveau fief au roi de France, puis, revenant sur la décision, il le vend le 24 novembre 1581 pour 96 000 écus à son cousin Charles III, duc de Lorraine. La ville est alors intégrée dans le duché de Lorraine, état indépendant qui connaît son âge d'or. Elle forme une seigneurie d’une trentaine de localités, gérée par un bailli ducal établi au château de Hombourg. Son lieutenant s’installe à Saint-Avold, capitale économique de la seigneurie.

La ville participe au développement du duché. Elle connaît une expansion économique et démographique remarquable. Le duc de Lorraine Henri II cède ses terres en 1621 à sa nièce Henriette de Lorraine lors de son mariage avec Louis de Guise, baron d'Ancerville, fils illégitime du Cardinal de Guise, son favori. Le couple stimule le commerce et l’économie de la seigneurie. Il crée une verrerie au lieu-dit Ambach. La princesse Henriette fonde en 1631 le couvent des bénédictines malgré les menaces de la guerre de Trente Ans. Celles-ci créent la première école bilingue de jeunes filles de la région.

Pendant la guerre de Trente Ans, la ville est plusieurs fois occupée et pillée par la soldatesque française, suédoise, les Impériales et même… Lorraine. Prélèvements et guerres font disparaître une grande partie de la population. Beaucoup sont morts, d’autres fuient vers les pays rhénans et mosellans. La ville ne compte plus que dix-huit habitants en 1656, contre deux mille en 1621. Les traités de Ryswick qui rendent la Lorraine au duc Léopold Ier de Lorraine et celui de 1718, voient la paix s’installer et le retour de la prospérité.

Les mesures prises par le duc Léopold Ier après 1698 dans les domaines économiques et administratifs favorisent la reconstruction de Saint-Avold, alors désigné comme chef-lieu d’une prévôté de vingt-trois villages dans le bailliage d’Allemagne reconstitué. La reprise économique des années 1715-1730 voit la construction de plus de deux cents nouvelles maisons, le rétablissement de ses foires. Un nouvel hôtel de ville est construit en 1735 et le paysage urbain de la ville change. Un ensemble de belles fontaines construites par le maître maçon Melchior Spinga agrémentent plusieurs quartiers. Un nouvel hôtel des postes est construit en 1723. De belles demeures bourgeoises, aux portes sculptées et fenêtres mansardées, témoignent de la richesse de la bourgeoisie commerçante. Le beau XVIIIe siècle laisse son empreinte au centre-ville. Fortifiée par l’apport tyrolien des années 1700-1720, la démographie naborienne est rétablie en 1750-1760.

Ancien Hôtel de Ville

Plusieurs dynasties d’artistes s’implantent à Saint-Avold lors de la reconstruction de l’abbaye en 1720-1790 tels les Metzinger et les Melling, ces derniers étant originaires du pays de Thionville. Les remparts de la ville disparaissent entre 1710 et 1720. La ville retrouve son rôle de ville étape entre le monde germanique et la France. Un certain nombre de familles naboriennes (Avrange, Kaiser, Hennin) choisissent d’ailleurs de servir l’empereur et accompagnent le duc de Lorraine François III en Autriche, où elles feront de belles carrières dans l’administration et l’armée.

Le règne du roi polonais Stanislas, imposé par la France en 1735, n’est que nominal, son intendant François Chaumont de la Galaizière, sans égard pour les traditions lorraines, introduit le système français de la corvée et de la milice. En 1751, la prévôté est supprimée. La ville est incluse - de force et bien malgré elle - dans le Bailliage de Boulay, qui comprend plus de soixante-dix bourgs et villages. L’église abbatiale où une école réputée forme les enfants de la bourgeoisie éclairée, est reconstruite de 1754 à 1769 dans le style classique, selon les plans de Dom Léopold Durand, également architecte à Echternach. Les orgues sont construites par le facteur d’orgues Barthelemy Chevreux en 1770-1771, tandis que Jacques Gounin, sculpteur très connu dans les comtés de Nassau-Sarrebruck et Deux-Ponts voisins, façonne le nouveau buffet d’orgue en 1769.

Conformément aux dispositions du Traité de Vienne (1738), Saint-Avold est rattaché au royaume de France à la mort de Stanislas Leszczyński en 1766.

Orgue de l’abbatiale

La Révolution à Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Commencée et acceptée dans l’allégresse générale, la Constitution civile du clergé en 1791 va partager les opinions de surcroît déjà irritées après la dissolution des ordres monastiques. La Terreur provoque l’émigration de soixante-trois personnes en 1793. Saint-Nabor devient Rosselgène et le culte de l’Être suprême est institué, tandis que les prêtres réfractaires bénéficient de la vaste complicité d’une partie croissante de la population. Le nouveau magistrat élu tente de s’adapter à la situation de crise. La nouvelle municipalité affronte une situation financière dégradée et des passages de troupes continuels. Elle est chef-lieu de canton et s’intègre difficilement dans le nouveau département créé en 1790, malgré l’aide de son premier député, Joseph Becker (1743-1812), le seul des élus mosellans à avoir voté contre l’exécution de Louis XVI. Le Consulat puis l’Empire ramènent le calme dans les esprits et la paix religieuse, grâce à la modération de Jean Nicolas Houllé, archiprêtre de Saint-Avold. Une certaine prospérité économique se développe jusqu’en 1813. Le régime de Napoléon Ier y bénéficie d’une large popularité grâce à l’action du général-baron Georges Kister (1755-1832).

De la campagne de France (1814) à l'annexion[modifier | modifier le code]

Saint-Avold est la première ville de vieille France qui sera prise puis occupée par les troupes alliées.

Devant l'avance de la cavalerie prussienne, le 10 janvier, le maréchal Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont regroupe ses troupes à Saint-Avold[10] et se replie lui-même en direction de Metz en laissant en arrière-garde à Saint-Avold le général de Beurmann, 600 fantassins, 400 hussards du Xe régiment sous les ordres du colonel Curely, 5 pièces d'artillerie[11] face aux troupes du Feldmarschall Gebhard Leberecht von Blücher (1742-1819) qui occupent la Sarre. Au Nord de Saint-Avold, la ville d'Überherrn est tombée aux mains du prince Guillaume de Prusse (1783-1851) qui commande la 2e brigade du corps de Yorck. Les unités de pointe du Oberstleutnant baron Franz Carl Friedrich Ernst von Klüx (1776-1858) occupent dès le 11 janvier les villages de Bisten, Guerting, Carling et L'Hôpital (Moselle). Uhlans, dragons, chasseurs et les hussards du régiment national de Silésie du prince Biron attaquent la ville qui est évacuée après une demi-heure de combat. Les infanteries prussiennes et russes occupent la ville[12]. Saint-Avold est tombée sans la jonction redoutée de Blücher avec Schwarzenberg.

De Sarrebruck, Blüchner donne ses ordres pour la journée du 12 janvier:

Le 12 janvier, le corps de York marche avec ses cantonnements entre Fouligny et Saint-Avold. La brigade von Horn continue sa marche vers Thionville. La brigade d'avant-garde du prince Guillaume de Prusse avance sur Metz (...). Le corps de Sacken marche en prenant ses quartiers de cantonnement entre Faulquemont et Puttelange-aux-Lacs. Mon quartier-général vient à Saint-Avold.[10]

Blücher envoie l'officier de son état-major, le major comte von Hardenberg préparer son arrivée à Saint-Avold. Le maréchal Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont entre à Metz le 12 janvier et annonce son intention de défendre la Moselle au maréchal Berthier, major-général des armées. Le 14 janvier, Blüchner laisse le corps de York devant Metz. Apprenant que le gros des troupes françaises se replie vers Verdun, il souhaite désormais marcher sur Paris[13], partageant la position du Generalmajor August Neidhardt von Geissenau (1760-1831) qui pense que le haut-commandemant allié doive marcher sur Paris sans conquérir les places fortes rencontrées, afin de précipiter la chute de Napoléon[14].

Le 17 janvier, l'officier d'état-major de l'armée bavaroise, le major prince August von Thurn und Taxis[15] arrive à Saint-Avold avec ses troupes. Il sera rejoint le même jour par 1 500 dragons et de cosaques de la cavalerie russe du général Nikolai Mikhailovich Barasdin (1782-1830) qui s'installe à Saint-Avold. Le 18 janvier la troupe du général Barasdin quitte sur ordre de Büchner la ville afin de rejoindre le corps d'York et de faire le siège de Metz.

L’occupation bavaroise se poursuit jusqu’en 1818 et la cité compte en garnison un régiment de cavalerie. Au niveau politique, la ville accompagne tous les changements de régime sans aucune résistance. Néanmoins, Napoléon III y est très populaire.

La cantine du 18e régiment des chasseurs

L’industrialisation se développe au cours de la première moitié du XIXe siècle. Fabrique de creusets, fonderie, fabrique de flanelles, tuilerie, brasserie, fabrique de bleu de Prusse, faïencerie, quinze tanneries, assurent du travail à de nombreux Naboriens ainsi qu’aux habitants du canton. Néanmoins beaucoup de Naboriens, devant la dureté des conditions de vie, les épidémies et famines de 1817-1818, 1849 et 1866, émigrent vers les États-Unis. Certaines familles, comme les Collin et les Risse, font fortune dans le Nouveau Monde. La situation va changer à partir de 1851. L’ouverture de la voie de chemin de fer Metz–Saint-Avold en 1851, puis Saint-Avold–ForbachSarrebruck en 1852, ainsi que la découverte du charbon à Carling avec l’ouverture du puits Max en 1862, va asseoir la prospérité de la ville. À la veille de 1870, le pays naborien subit une profonde métamorphose économique, comme l’ensemble de l’est mosellan. La ville, bien intégrée dans la communauté nationale, voit la naissance de vingt-trois généraux dont Édouard Hirschauer (1857-1943), futur fondateur de l’aéronautique française. Elle est le lieu de naissance du père Eugène Braun (1825-1882), fondateur des servantes du Sacré-Cœur de Jésus, établies en France, en Angleterre et en Autriche.

Le Reichsland Elsaß-Lothringen et les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

En 1871, la ville de Saint-Avold est annexée à l'Empire allemand en vertu du traité de Francfort. Sanct-Avold fait alors partie du Landkreis Forbach ou cercle de Forbach au sein du Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen. L’intégration économique de la ville se fait d'abord de manière très lente jusqu’en 1885-1890. À partir des années 1890, la ville connaît une nouvelle vocation avec l’arrivée des militaires et de leurs familles et une rapide expansion grâce au dynamisme de l’empire allemand. L’agglomération se développe vers le nord sur un axe reliant la ville aux casernes De Brack (Jägerkaserne), Lahitolle (Artilleriekaserne), Mahon (Ketzerratkaserne) et Hamon (Bahnhofskaserne), cette dernière étant occupée par les Uhlans.

Vue d'ensemble de la caserne Ardant du Picq (Infanterie Kaserne) vers 1908

Des cinq casernes construites à l´époque du Reichsland Elsaß-Lothringen seule subsiste dans son intégralité la Infanterie-Kaserne, rebaptisée caserne Ardant du Picq par l’armée française après 1919 pour honorer le colonel Charles Ardant du Picq mort à Metz en 1870. Après le départ de l'armée en 1999 elle a été rachetée par la ville en 2008 pour un million d’euros. Emblématique de l'architecture wilhelmienne, ce dernier vestige du passé militaire de la ville est aujourd'hui menacé de destruction par un projet immobilier spéculatif[16].

Le protestantisme connaît un développement fulgurant avec en 1889, la construction du temple de la garnison. En 1900, la ville atteint les 5 000 habitants, elle passe à 6 400 habitants en 1910, dont 2 500 militaires. Elle participe à la prospérité générale de l’Empire et se dote d’infrastructures nouvelles (tramway, eau, gaz et électricité), grâce aux très dynamiques maires de carrière, dont Joseph Koestel. En même temps sont construits un hôpital militaire, une infirmerie et un mess des officiers.

Homburgerstrasse mit Hauptwache Homburgerstraße avec la Corps de garde
La Place de la Victoire et le tramway de Saint-Avold vers 1924

Les garnisons introduisent des activités de service pour l’approvisionnement du commerce. Les taverniers profitent des activités militaires et de l’animation en ville. Les constructions nouvelles portent l’empreinte du néogothique et de la néorenaissance caractéristiques du style wilhelmien. Le palais de justice et l’hôpital sont réalisés par Weissdorf dans un style néoclassique. La fin du XIXe siècle voit s’établir définitivement l’organisation spatiale de la ville. Les rues commerçantes sont celles de Poincaré et Hirschauer et la place de la Victoire, celles des services et finances dans les rues des Américains et De Gaulle. La noblesse militaire occupe la nouvelle rue Houllé, l’avenue Clemenceau et la rue de la Carrière, les artisans et ouvriers les rues des Tanneurs, de la Montagne, de l’Hôpital et de la Mertzelle, alors que les casernes sont construites en périphérie. Cette période voit la naissance d’Adrienne Thomas (1897-1980), écrivain de langue allemande, auteur en 1933 d’un livre à succès, Catherine soldat ou Kathrin wird Soldat, livre antimilitariste condamné par les nazis. Elle meurt à Vienne en Autriche, en 1980. Elle sera réhabilitée par sa ville natale grâce à la création d’un prix attribué par la municipalité à de jeunes historiens travaillant sur Saint-Avold.

Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent tout naturellement pour l’Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup de Lorrains tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée.

Inauguration de l’avenue du général Grégoire le 20 novembre 1918 à Saint-Avold

En novembre 1918, le général Grégoire met en marche sa Division pour reprendre possession de la Lorraine. À Saint-Avold, le 20 novembre, une réception solennelle est organisée pour la reconquête de la Lorraine. Le général Grégoire entre à cheval à la tête de ses troupes.

Après 1918, la ville conserve son aspect de ville de garnison. Le développement charbonnier fait de Saint-Avold une ville de résidence. En 1928-1930, la société houillère Sarre et Moselle construit ex nihilo pour son personnel une cité de six-cent-cinquante logements, la cité Jeanne d’Arc, située à proximité du puits Sainte-Fontaine. Au recensement de 1926, la population est de 3 412 habitants. Elle triple en 1931 avec 8 264 habitants. Les nouveaux arrivants sont surtout d’origine polonaise et transitent par la Westphalie pour travailler dans les mines de charbon lorraines. 1 205 Polonais vivent à Saint-Avold en 1931, dont 1 032 à la nouvelle cité Jeanne d’Arc. La ville souffre de la proximité de la ligne Maginot construite à partir de 1928, beaucoup d’industriels répugnent à s’installer si près d’un front potentiel.

Le cimetière américain à Saint-Avold.

La Seconde Guerre mondiale touche immédiatement les habitants de Saint-Avold. Après l’évacuation forcée organisée par le gouvernement français, en raison de la proximité de la frontière, et la débâcle de juin 1940, le patrimoine de la commune n'échappe pas au pillage. La Moselle étant de nouveau annexée à l’Allemagne en juillet 1940, le "Landkreis Sankt Avold" est créé ex nihilo le 1er décembre 1940, à partir des arrondissements de Boulay et de Forbach. L'arrondissement fait partie du CdZ-Gebiet Lothringen, nouvelle division territoriale intégrée au Gau Saarpfalz, renommé Westmark en 1942. Entre 1940 et 1944, la ville paye un lourd tribut à la guerre. Comme dans le reste de la Moselle annexée, la dictature nazie fait rage et apporte son lot de désolations. Alors que la Hitlerjugend devient obligatoire pour les jeunes du pays le 4 août 1942, une ordonnance institue le service obligatoire dans la Wehrmacht le 19 août 1942. Dix jours plus tard, les premiers "Malgré-nous" sont appelés dans les armées du Reich. À partir de 1944, les bombardements alliés se succèdent au-dessus de la région[17], obligeant les habitants à se terrer dans les caves et dans des abris de fortune. Le bombardement dévastateur du 9 novembre 1944 restera dans les mémoires[18]. La ville ne sera libérée que le 27 novembre 1944, après le départ de la 36e Volksgrenadier Division du LXXXII. Armeekorps. Le cimetière américain, le plus grand d’Europe avec ses 10 489 tombes, témoigne de la dureté des combats pendant la campagne de Lorraine.

Renouveau industriel d’après guerre[modifier | modifier le code]

Grâce à son environnement agréable et à sa situation de carrefour ainsi qu’à son éloignement de la zone industrielle, la ville devient un centre résidentiel du bassin. De 1945 à 1966, les Houillères y construisent plus de 1 300 logements et la population augmente de 7 054 à 18 000 habitants, répartis dans les cités du Wenheck, La Carrière, Émile Huchet et Arcadia.

Le développement de la centrale thermique Émile Huchet prend une ampleur exceptionnelle entre 1949 et 1960.

La cokerie de Carling voit le jour avec le développement du procédé de carbonisation. Cette plate-forme donne naissance après 1954 à diverses usines et installations dont l’ensemble représente l’une des plus importantes plates-formes chimiques de France.

Dès les années 1960, la ville poursuit son expansion vers le nord et l’est, accélérée par la construction de l’autoroute Metz–Sarrebruck. La ville poursuit une politique de diversification industrielle avec la création de la ZIL du Gros-Hêtre, zone artisanale et industrielle, en 1968-1969, ainsi qu’une zone industrielle au Hollerloch en 1975, sur un espace de quarante-six hectares occupé par quarante-sept entreprises. Ce puissant développement économique favorise l’expansion de la ville et du canton. Dans les années 1960-1970, la ville se dote d’infrastructures modernes : deux lycées : le lycée général et technologique Charles Jully, et le lycée général Poncelet ; trois collèges et une piscine avec complexe sportif dignes d’une ville chef-lieu de canton. Elle connaît une croissance démographique de 1,42 % entre 1968 et 1975, supérieure à la moyenne française. Le 28 juin 1964 a lieu la concrétisation de la réconciliation franco-allemande par le jumelage avec Dudweiler, en Sarre.

L’après charbon[modifier | modifier le code]

Avec la fin du charbon en France, CdF, en faillite doit céder la cokerie de L'Hôpital-Carling déjà en instance de liquidation, ce qui est fait à des conditions favorables grâce à une tendance haussière du marché.

La cokerie employait alors près de 500 personnes, mais ne trouvant pas de repreneurs, elle envisageait une fermeture définitive fin 2004, dans un contexte de mondialisation et de forte concurrence asiatique. Finalement, dans l’euphorie d’un marché immobilier dopé par des bulles spéculatives immobilières et banquières, le marché du coke, porté par celui de l’acier profite d’un retournement spectaculaire les premiers mois de 2003 à grâce au fait que la Chine manquait de coke en raison de sa sidérurgie en pleine croissance. Ceci a permis de repousser la fermeture et de négocier une vente avec divers acquéreurs possibles. L’usine sera achetée le 1er avril 2004 par une firme allemande qui s’engageait à conserver l’intégralité de la propriété et de l’exploitation de la cokerie durant cinq ans au moins, et en reprenant (via une convention de mise à disposition) tout le personnel de l’usine. 421 emplois locaux ont ainsi pu être sauvés en 2004, néanmoins réduits à 257 en 2008. Le gain pour CdF a été estimé à 49 M€ par la cour des comptes malgré une cession à l’euro symbolique, grâce à l’économie de frais de personnels et de coûts d’entretien du site pour CfF (d’environ 76 M€, toujours selon la cour des comptes)[19].

La Centrale électrique Emile-Huchet mise en service en 1958 est restée depuis les années 1960 l'une des plus grosses centrales thermiques de France (1 873 MW avec trois tranches charbon de 115 MW (tranche 4), 330 MW (tranche 5) et 600 MW (tranche 6). Deux tranches (7 et 8) CCGT de 414 MW chacune, mises en service en mars 2010.

75 M€ ont été investis pour diminuer la pollution par le souffre et les oxydes d'azotes des fumées (DeSOx-DeNOx) de la tranche 6.

En 2011 elle a produit 4 655 GW*h, et c'est l'une des rares fonctionnant encore au charbon[20], mais elle vieillit et perd de sa rentabilité (notamment en raison des quotas d'émission de gaz à effet de serre). Le groupe allemand E.ON la rachète en 2009, Elle fonctionne avec plus de 350 personnes jusqu'en 2012 où 42 suppressions de postes sont annoncés et cent autres au moins avant fin 2015. Les tranches de production 4 et 5 (environ 150 postes) devraient fermer en 2015[21].

Une ville face à son avenir[modifier | modifier le code]

À l’orée du nouveau siècle, après la « fin du charbon », la carbochimie n’est pas morte. C’est l’industrie pétrochimique qui favorise un nouveau développement économique. Avec 17 000 habitants, la ville connaît une croissance moyenne supérieure aux autres villes du bassin houiller. Après avoir misé sur les aspects quantitatifs et immédiats dans la stratégie du développement, il semble que l’on s’oriente dorénavant vers la diversification industrielle et les aspects qualitatifs. Les années 1990 voient la création d’un centre régional d’essais et d’applications en plasturgie inauguré le 29 juin 1990, agrandi devant son succès croissant en 1998 pour atteindre une superficie de 1 740 m2, avec plus de 1 200 m2 de locaux techniques et 540 m2 de surface pour les bureaux. Plus de cent-cinquante entreprises font appel à son service dans les domaines de la chimie lourde. Le 5 novembre 1994, l’université de Metz inaugure un IUT de chimie fine. En partenariat avec Sarrebruck est créé aussi, dans le cadre du SIVOM, l’Europort spécialisé dans la logistique et les transports, sur une surface totale de cent hectares.

Cette diversification industrielle ne va pas sans une certaine recherche de qualité de vie. La ville possède un potentiel forestier important. Sur la colline du Felsberg, la ville a aménagé à partir de 1983, dans le cadre d’un contrat ville-relais, un centre de rencontre international formé d’un ensemble de chambres, d’un restaurant associatif et d’un terrain de camping. Le Felsberg est un lieu fréquenté par les touristes néerlandais et allemands. Le massif boisé de la forêt de Saint-Avold permet l’aménagement d’un centre aéré dès 1965 et d’un centre équestre avec parcours de santé. Des études sont envisagées pour la réhabilitation de l’étang d’Oderfang, disparu en 1957 à la suite du pompage de la nappe phréatique par la centrale de Carling. La ville développe aussi ses infrastructures culturelles. En janvier 1986, elle inaugure le Centre d’action culturelle. Elle offre par ce biais des spectacles diversifiés de bonne tenue. Un certain nombre d’artistes tels Jean Marie Wallaster (1927-2000), Jean Schouler (1927-1984), Gabrielle Bouffay témoignent du renom culturel de Saint-Avold.

Celle-ci se tourne vers des défis du futur et se dote de structures industrielles capables de faire face à la mondialisation. Depuis le 1er septembre 2004, Saint-Avold crée la Communauté de communes du Pays naborien qui rassemble les dix communes de l’ex SIVOM - Altviller, Carling, Diesen, Folschviller, Lachambre, L’Hôpital, Macheren, Porcelette, Saint-Avold et Valmont - d’une population totale de 43 076 habitants. La création de cet établissement public intercommunal situé au cœur d’un espace transfrontalier de plus d'un million d'habitants offre de réelles perspectives d’avenir. Relever le défi du développement économique est un des axes prioritaires de ce territoire d’une superficie de 10 880 hectares. Plus d’une centaine d’entreprises se répartissent sur quatre zones d’activité gérées et valorisées par la Communauté de communes, à savoir la zone Europort de Saint-Avold, la zone Actival de Valmont, la zone Furst à Folschviller et la zone du Grunhof de Porcelette.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1965, la petite commune de Dourd'Hal fut rattachée à Saint-Avold. Saint-Avold est divisée en deux cantons :

La commune a reçu le label « Ville Internet @@ » en 2008[22] et @@@ en 2010[23].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[24].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1817 1824 Georges Kister Militaire
1894 1908[Note 2] Robert Hein
1908 2 décembre 1918[Note 3] Joseph Koestel secrétaire d’État
1919 1934 Théodore Paqué
1934 1950 Barthélémy Crusem
1951 1959 Jean Robert
1971 1977 Denis Klein Médecin
1977 2001 François Harter Directeur d'école.
mars 2001 en cours André Wojciechowski UMP puis UDI Député de 2007 à 2012.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Avold relève du tribunal d'instance de Saint-Avold, du tribunal de grande instance de Sarreguemines, de la cour d'appel de Metz, du tribunal pour enfants de Sarreguemines, du conseil de prud'hommes de Forbach, du tribunal de commerce de Sarreguemines, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[25].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 18 mars 2012, Saint-Avold est jumelée avec[26] :

Le rond-point de l’Europe qui permet l’accès au centre-ville, rappelle le jumelage franco-allemand grâce à un imposant monument représentant une poignée de mains.

Population et société[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Plusieurs langues sont utilisées sur le territoire de la ville de Saint-Avold. Les principales sont:

  • le français (langue officielle de la République) ;
  • l’allemand (ou « Hochdeutsch »). Son usage reste exceptionnel dans la commune (publications, cultes et chants) ;
  • le dialecte francique rhénan de Lorraine (ou « Rheinfränkisch ») qui fait partie du groupe des langues germaniques du moyen-allemand occidental (ou « Westmitteldeutsch »). L’usage du dialecte (ou « Platt ») est en long déclin à Saint-Avold et alentours.

En 1790, le bilinguisme administratif est appliqué à Saint-Avold et l’usage du « Platt » est constant.

En 1794 une loi (reprise plus tard par Napoléon Bonaparte) interdit tout acte officiel en une langue autre que le français. Néanmoins les archives naboriennes montrent certains écarts avec ce principe.

1850 : le français gagne du terrain mais le catéchisme et les cultes se font en allemand. La population cultivée lit invariablement des publications en français et en allemand. Le dialecte est la langue du quotidien.

1870 : à la suite de l’occupation allemande et de l’exode de citoyens de la ville, la culture allemande commence à s’introduire peu à peu, des colons Allemands commencent à s’installent dans la ville de Saint-Avold qui s’industrialise.

1872: l’école devient tout à fait allemande. Le « Platt » reste la langue du quotidien.

1902: le naborien Hans Koch (écrivain) (1881-1952) fonde avec Otto Flake, René Schickele et Ernst Stadler le mouvement littéraire expressionniste de langue allemande et les revues "Der Stürmer" et "Der Merker"[27].

1918: le français s’impose au retour de la Lorraine à la France. L’enseignement se met en place progressivement en français. Plusieurs familles de langue allemande quittent la cité. (La famille d'Adrienne Thomas quittera Saint-Avold dès 1916).

1926: les écoliers naboriens suivent encore quelques heures d’enseignement d’allemand par semaine. Le catéchisme et les cultes se font souvent en allemand. Le président Raymond Poincaré prônera un bilinguisme français/dialecte ce qui entraînera une réaction hostile des députés et des évêques. La situation restera inchangée jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

1930: la naborienne exilée Adrienne Thomas publie l'un des premiers romans anti-guerre de l'époque, Die Katrin wird Soldat (traduit et publié en français en 1932: Catherine soldat)[28]. Sous le nazisme, l'ouvrage sera interdit et brûlé[29].

1940: la Moselle est annexée au Troisième Reich. Les cours doivent se faire en allemand (« Hochdeutsch ») uniquement. Des enseignants de langue maternelle allemande sont mis en place dans les différentes écoles. Le français est interdit et son usage est verbalisé. Les actes se font désormais uniquement en allemand. Le dialecte (« Platt ») continue d’être utilisé par la population.

Après 1945: on assiste à une francisation forcée. La loi de 1926 sur l’enseignement de l’allemand à l’école restera provisoirement suspendue jusqu’en 1972, date à laquelle l’enseignement de l’allemand réapparaîtra timidement au primaire (méthode Holderith). Le dialecte (« Platt ») connaît un long déclin et ne survit que dans les échanges quotidiens de la population âgée et dans certaines manifestations populaires (théâtre, chants et poésies)[30].

1986: l'option "Langues et cultures régionales" au baccalauréat devient "Langue et culture des pays mosellans".

2004: Albert Hudlett linguiste de la Faculté de Mulhouse et une quarantaine d'usagers du dialecte se réunissent à Saint-Avold afin de rédiger une charte sur l'harmonisation des graphies des différentes variances du « Platt »[31].

2012: lors des "Estivales du kiosque" de Saint-Avold, le groupe de Spicheren Die Platt Spieler ont repris des tubes de rock des années 60 à 80 adaptés très librement en Platt[32].

2013: pour la première fois le club « Théâtre en Platt » de la Concordia se produit au centre culturel de Saint-Avold le 14 février[33].

L'office de tourisme de Saint-Avold propose différents objets avec une inscription typiquement "Platt" correspondante.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
2 900 3 345 2 726 2 972 3 365 3 146 3 288 2 925 2 843
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
2 715 3 087 2 943 3 374 3 931 5 648 5 978 3 888 4 181
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5 412 8 271 8 893 7 054 11 244 15 247 16 280 17 955 16 485
1990 1999 2006 2011 - - - - -
16 533 16 922 16 915 16 278 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[34].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 20,1 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Avold en 2007 en pourcentage[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,5 
75 à 89 ans
9,7 
12,3 
60 à 74 ans
12,9 
23,0 
45 à 59 ans
22,3 
20,1 
30 à 44 ans
20,7 
20,1 
15 à 29 ans
17,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2007 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,6 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,7 
30 à 44 ans
20,6 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
18,3 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Avold est située dans l’académie de Nancy-Metz.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre neuf écoles maternelles et sept écoles élémentaires communales.

Le département de la Moselle y gère deux collèges : le collège La Fontaine et le collège de La Carrière ; la région Lorraine trois lycées : le Lycée J.-V. Poncelet, le Lycée Charles Jully et le Lycée Valentin Metzinger.

Saint-Avold dispose d'un établissement privé, le groupe scolaire Sainte-Chrétienne.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

La ville possède un IUT de chimie faisant partie de l'université Paul-Verlaine de Metz, ainsi qu'une résidence de 63 chambres et le restaurant universitaire Robert-Schuman.

Archives[modifier | modifier le code]

Le centre des archives industrielles et techniques de la Moselle (CAITM)

La ville de Saint-Avold offre aux usagers deux accès à des archives.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville est dotée de deux centres hospitaliers (Hospitalor et Centre Hospitalier Lemire) ainsi que d'une clinique (Saint-Nabor), de maisons de retraite (Ehpad Villa d'Avril, maison de retraite Lemire) et de trois laboratoires[37]. De nombreux professionnels de la santé exercent sur la commune[37].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède des clubs de sport très variés et de nombreuses infrastructures sportives :

  • six stades, où les sports comme le football, le rugby et l'athlétisme sont pratiqués.
  • un stade nautique (natation, plongée, water-polo)
  • huit gymnases (tennis de table, arts martiaux, gymnastique rythmique, handball, basket, volley, escrime)
  • une piste bicross et un skate-park.
  • quatre cours de tennis
  • cinq boulodromes
  • six city-stades installés dans les différents quartiers de la ville (sport de balle)
  • un centre équestre (Oderfang)

Culture[modifier | modifier le code]

  • Maison des jeunes et de la culture de Saint-Avold (MJC), affiliée à la FFMJC (Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture créée en 1948), elle est située 1 rue de la Chapelle à Saint-Avold et présente des activités réparties sur différents espaces (espace Chapelle, espace Clemenceau). Son directeur en est Fabien Chambrion. Elle est dirigée par un Bureau élu au sein du conseil d'administration. Son ancien président était Georges Loeffler qui a dirigé l'association de 1999 à 2013. Le président actuel est Gilbert Heymes, assisté de deux vice-présidents: Ramazan Ayhan et Jacqueline Schmitt. Les adhérents composant le conseil d'administration sont renouvelés par tiers lors d'une Assemblée Générale annuelle. La MJC propose différentes activités destinées à un large public: secteur loisirs jeunesse (mercredis éducatifs et centres de vacances), activités pour enfants, activités pour adolescents, activités pour adultes et seniors, clubs...[38]
  • Centre culturel Pierre Messmer, situé 1 rue de la Chapelle à Saint-Avold. Il est géré directement par la ville de Saint-Avold. Il comporte une salle de spectacles, une médiathèque municipalle, un cinéma d'art et d'essai (salle de cinéma François Truffaut).
  • Salle des congrès, située rue de la Piscine à Saint-Avold. Elle accueille des manifestations diverses.
  • Galerie municipale de l'Hôtel de Ville. Accueille des manifestations et expositions temporaires diverses.
  • L'Agora, présente deux salles (2700 et 300m2) accueillant des expositions et des manifestations diverses.
  • Lieux d'exposition privés (Verrière Saints-Pierre-et-Paul (Laboratoire D. Guisard), ...).

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

  • Radio Saint Nabor sur la fréquence 103.2 MHz. Elle émet depuis 1995. Son président est Roland Berrar.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 125 €, ce qui plaçait Saint-Avold au 24 679e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[39].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 10 604 personnes, parmi lesquelles on comptait 66,3 % d'actifs dont 55,8 % ayant un emploi et 10,5 % de chômeurs[a 4].

On comptait 11 632 emplois dans la zone d'emploi, contre 10 566 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 5 964, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 6] est de 195,0 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre deux emplois pour un habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Avold comptait 1 415 établissements : 12 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 82 dans l'industrie, 102 dans la construction, 943 dans le commerce-transports-services divers et 276 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 129 entreprises ont été créées à Saint-Avold[a 7], dont 60 par des autoentrepreneurs[a 8].

Une boutique en ligne spécialisée dans les accessoires canins est originaire de Saint-Avold[40].

Des établissements de métallurgie et de chimie sont installés à Saint-Avold[41],[42],[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Façade de l'église abbatiale Saint-Nabor avec la statue du portail de Blondel représentant la Foi.
Mise au tombeau de 1510, abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold.
Le chœur de l'abbatiale Saint-Nabor en 1981.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'inventaire général du patrimoine culturel de la France recense 44 bâtiments à Saint-Avold[44] dont neuf à l'inventaire des monuments historiques :

  • chapelle de la Sainte-Trinité (construite de 1699 à 1714 aux frais des époux Hermann Richard, anciens meuniers à Oderfang ; bénite 1714), « inscrite » depuis le 29 septembre 1997[45] ; les boiseries datent du XVIIIe ;
  • hôtel, « inscrit » depuis le 10 juin 1937[46] ;
  • chapelle Sainte-Croix ou Belle-Croix, « inscrite » depuis le 31 décembre 1980[47] ; évoquée déjà au (XIVe siècle), elle est citée pour la première fois en 1583 ; son architecture dénote une construction du (XIIIe siècle)[48] ; statues de Melling (Saint Jean et la Vierge) ; chemin de croix de 1663 ; les deux fêtes principales du lieu étaient l'Invention et l'Exaltation de la Sainte Croix ;
  • chapelle des Comtes de Créhange (sans doute construite après 1574 pour Pierre Ernest de Créhange et son épouse Marie de Mansfeld. Transformée en remise au XIXe siècle quand la demeure des comtes de Créhange devint l'hôtel de Paris), « classée » depuis le 16 septembre 1985[49] ; la clef de voûte de cet édifice gothique porte les armes des Comtes de Créhange. Elle était construite près de leur hôtel particulier (disparu) ;
  • fontaine devant l'immeuble, « inscrite » depuis le 10 juin 1937[50] ;
  • immeuble, « inscrit » depuis le 10 juin 1937[51] ;
  • ancienne mine de plomb du Bleiberg, « inscrite » depuis le 3 mars 1993[52] ;
  • carreau de Sainte-Fontaine, « inscrit » depuis le 22 octobre 1992[53] ;
  • église Saint-Nabor, « classée » depuis le 10 septembre 1923[54]. Cette prestigieuse abbaye fondée au (VIe siècle) a été reconstruite au (XVIIe siècle) et (XVIIIe siècle); grandes orgues restaurées ; sur la façade de l'église abbatiale, statue représentant la Religion ou la Foi du sculpteur Pierre-François Le Roy (1739-1812) provenant du portail de Blondel de la cathédrale Saint-Étienne de Metz ;

Autres lieux, monuments civils ou militaires[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : statue de Diane découverte au XIXe siècle dans les murs en démolition d'une maison située rue Poincaré en provenance d'un ancien temple romain disparu situé à l'emplacement de l'oratoire de Bonne Fontaine à Moulin-Neuf (commune de Macheren), ruines d'un camp romain.
  • Château dit d'Henriette de Lorraine, construit début XVIIIe siècle, sans doute pour les comtes de Hennin. Acquis début XIXe siècle par le général baron Kister, maire de Saint-Avold de 1817 à 1824. Vendu en 1873 au département. Transformé en établissement d'enseignement. Hôtel-de-ville depuis 1965. Il comportait au rez-de-chaussée une ancienne chapelle.
  • Caserne Ardant du Picq, ou Infanterie-Kaserne (1896), bel exemple de l'architecture militaire du XIXe siècle.
  • Cimetière américain, le plus important d’Europe de la Seconde Guerre mondiale, qui compte 10 489 tombes ; chapelle-mémorial et belvédère.
  • Les fontaines anciennes parsemant le centre-ville.
  • L’esprit de la matière no 1, sculpture de Shelomo Selinger.
  • Chêne des Sorcières : arbre de 850 ans, lié à certaines légendes et classé par l'association Arbres remarquables de France.
  • Arboretum de la forêt d'Oderfang.
  • Ouvrages de la Ligne Maginot.
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Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold, vue de la façade avec statue de Blondel.
  • Basilique Notre-Dame-de-Bonsecours. Située au Sud de Saint-Avold, c'est un vaste édifice (XVIIe au XIXe) qui remplace une chapelle construite au XVIe siècle en l'honneur de la Vierge Marie et ornée elle-aussi d'une statue de l'ancien portail de la cathédrale de Metz. Près de la basilique se trouve une chapelle construite en 1922, accueillant la tombe de l'abbé Lemire, ancien archiprêtre de Saint-Avold. À proximité s'élève une vaste maison de récollection appelée Foyer Notre-Dame.
  • Abbaye de Bénédictines de l'Annonciation, construite de 1631 à 1633 ; restaurée XVIIIe siècle ; vendue comme bien national en 1798 ; ruinée au cours du XIXe siècle. Il en subsiste quelques murs avec une porte armoiriée d'un blason représentant deux poissons. Le maître-autel de la chapelle de ce couvent réalisé par Jean-Marc Melling (dit Remacle) en 1765 fut sauvé de la vente des biens de la Révolution et entreposé dans une remise. En 1832 il fut racheté par le maire Schang de Folschviller pour la somme de 400 francs et offert à la paroisse de cette ville. Restauré par l'artiste naborien Jean Robert (1906-1976), il se trouve toujours dans l'église de Folschviller.
  • Église paroissiale Saint-Thomas à Dourd'Hal, remplace une église construite en 1717 et démolie en 1834-1835. Reconstruite en 1835-1836. Demeure l'église du village de Dourd'hal, rattaché à la ville de Saint-Avold depuis 1965
  • Église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, construite vers 1300 ; réparée en 1497 ; reconstruite et agrandie en 1557 ; réparée au long du XVIIIe siècle ; abandonnée en 1791 au profit de l'église de l'abbaye bénédictine ; vendue comme bien national en 1798 ; puis partiellement démolie (le chœur et la tour). La vaste nef a été transformée en commerce. Située au cœur de la ville, c'est l'une des plus anciennes églises gothiques de Lorraine.
  • Église Saint-Pie-X (Cité Émile Huchet) XXe siècle.
  • Église Sainte-Jeanne-d'Arc (Cité Jeanne-d'Arc)
  • Chapelle-mémorial (1960) du cimetière américain de Saint-Avold: sur la façade moderne, la statue de Saint Nabor. Surplombant le maître-autel, 5 statues allégoriques de la lutte pour la liberté (un guerrier entouré du roi Arthur, de George Washington, du roi David et de l'empereur Constantin Ier) ; de part et d'autre du mémorial, Mur des Disparus qui porte le nom de 444 soldats américains dont les corps ne furent pas retrouvés. À l'intérieur de la chapelle, cartes murales émaillée, œuvre de Pierre Bourdelle et de Georgette Pierre, représentant les trois phases de la libération de la région. La vaste chapelle est construite sur le site de l'ancien terrain de manœuvres impérial où se rendit en son temps l'empereur Guillaume II, à l'entrée du cimetière militaire américain, le plus vaste d'Europe. Il abrite 10 489 tombes.
  • Chapelle du Choléra ou Sainte-Croix, construite en 1832 au carrefour du Wehneck, sur la route de Valmont, elle a été détruite en 1944.
  • Chapelle Saint-Sébastien, au cimetière à Dourd'Hal, construite en 1832 par les habitants du village, à la suite d'une épidémie de choléra.
  • Crypte carolingienne, place de la Victoire. Mise à jour lors de la démolition de l'immeuble Collin ; les colonnes ont été démontées.
  • Oratoire à la Vierge, rue des anglais.
  • Chapelle sépulcrale, rue Lemire.
  • Église Luthérienne, rue Lemire construite entre 1887 et 1889
  • Temple protestant aux (Cité Jeanne-d'Arc) construit en 1954.
  • Église Néo-apostolique, route du Puits
  • Synagogue de Saint-Avold. La première fut construite rue des Anges, la seconde à l'angle de la rue Mertzelle et de la rue des Américains, reconstruite en 1825, détruite au cours de la Seconde Guerre mondiale et reconstruite en 1956.
  • Cimetière Israélite, rue du Cimetière, créé en 1902. Le cimetière abrite un monument aux morts dédié aux 44 victimes naboriennes de la Shoa[55]. Ce monument, œuvre de R. Sounillac, marbrier sculpteur à Fontaines-sur-Saône, a été inauguré par Robert Schuman le 26 septembre 1954.
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Légendes liées à Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Le Gros Chêne ou Chêne des Sorcières millénaire situé dans la forêt entre L'Hôpital et Saint-Avold (septembre 2013).

La légende de Mélusine[modifier | modifier le code]

Mélusine (fée) serait à l'origine du château ou palais mythique de la colline du Felsberg de Saint-Avold qu'elle confia à un prince de sa parenté pour protéger les habitants de la vallée de la Rosselle et les voyageurs de passage et qu'elle détruisit car il ne tenait pas ses engagements[56].

Les légendes liées au Gros Chêne aussi appelé Chêne des Sorcières[modifier | modifier le code]

La tradition populaire rapporte le passage de Frédéric Ier Barberousse auprès du Gros Chêne situé dans la forêt entre Saint-Avold et L'Hôpital (Moselle) au temps des premières croisades[57] vers 1180. Enfonçant sa lance dans le tronc de l'arbre, il s'y serait arrêté accompagné du Comte de Sarrebruck, de Robert de Roldinga Seigneur de Varsberg et d'autres Seigneurs et Dames afin de se reposer et de se restaurer à l'ombre de son feuillage[58]. Autour du chêne se déroulaient, selon différentes légendes, des sabbats de sorcières. Les habitants de L'Hôpital s'y rendaient en processions. Le chêne abritait dans l'une de ses branches une statue de la Vierge.

La légende de la fondation de la Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Avold se rendaient à leur ferme de Fürst en prenant le chemin de Valmen (Valmont). Un des moines aperçut une statue de la Vierge dans un buisson près du chemin et la rapporta au couvent. Peu de temps après elle disparut. S'en retournant à la ferme de Fürst, il la retrouva dans ce buisson. De nouveau il la rapporta au couvent et elle disparut pour être retrouvée encore une fois dans le buisson. À la vue de la répétition de ce miracle, les moines décidèrent la construction d'une chapelle nommée Valmerskappelle (chapelle de Valmont) à cet endroit. Cette chapelle est à l'origine de l'actuel sancturaire, la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours[59].

Le tramway de Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Le tramway de Saint-Avold en 1910

Le tramway de Saint-Avold a été mis en service en 1910 et reliait jusqu'en 1944 le centre-ville à la gare qui est située à environ 2,5km de la localité.

Personnalités liées à Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Nées à Saint-Avold[modifier | modifier le code]

Adrienne Thomas (1897-1980)
Tableau de Théo Azambre : port de mer

Ayant habité Saint-Avold[modifier | modifier le code]

  • Théodore (Théo) Azambre, né le 23 avril 1923, originaire de L'Hôpital (Moselle), fils de Jean-Pierre Azambre (1893-1978) et d'Elisabeth Becker (1893-1935), époux de Geneviève de Ré. Ancien professeur de philosophie du Lycée Technique de Saint-Avold, il est un peintre et illustrateur contemporain, membre de l'APAE (Amis de la Peinture de Saint-Avold et environs). Il expose régulièrement au centre culturel Pierre Messmer de Saint-Avold. Il a animé des ateliers de peinture abstraite et illustré l'ouvrage "Poèmes en Provence" de Vette de Fonclare.
  • Colonel René Babonneau, Compagnon de la libération
  • Manu Foissotte, né en 1972, producteur et animateur de radio français, a étudié au lycée J.-V. Poncelet de 1987 à 1991.
  • Félix Lasserre, (1895-1965), joueur de rugby à XV français y est décédé.
  • abbé Georges-Auguste Lemire (1838-1922), curé-archiprêtre de Saint-Avold de 1880 à 1906. La Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold fut construite à son initiative à partir de 1889. Il est aussi à l'origine de la construction d'une maison d'œuvre et d'un hôpital qui porte son nom. Il repose dans une chapelle à proximité de la Basilique.
  • Henriette de Lorraine (1605-1660), princesse de Saint-Avold.
  • Jean-Yves Masson, né en 1962, écrivain et traducteur, professeur à la Sorbonne, a vécu à Saint-Avold de 1975 à 1987 et étudié au lycée J.-V. Poncelet de 1976 à 1979.
  • Jean des Porcelets de Maillane, (1582-1624), évêque de Toul de 1607 à 1624. Il fut également abbé de l'abbaye bénédictine de Saint-Avold dans laquelle il introduisit la réforme bénédictine partie de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun et fonda en 1611 le village de Porcelette, auquel fut donné son nom. On voit encore dans le bas-côté droit de la nef de l’abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold une croix de 1624, que l’on continue d’appeler la Croix des Porcellets. Cette croix a été éxécutée en sa mémoire par son successeur, l'abbé Marcel Hann de Trèves (1606-1624)[64].
  • Jean-Paul Marx (1940-2005), succède au poste de Claude Rosenfeld comme hazzan à la synagogue de Saint-Avold jusqu'à son départ pour Bouzonville en 1964, puis en 1973 à Sélestat. Nommé hazzan émérite au cours d'une cérémonie en 2003 en présence du grand rabbin René Gutman[65].
  • Roland Ries, né en 1945, ancien enseignant au lycée J.-V. Poncelet, maire de Strasbourg de 1997 à 2000 et depuis 2008.
  • abbé Gabriel Sarraute (1893-1991), aumonier militaire des troupes en poste à Saint-Avold en 1940, deviendra plus tard chanoine de la cathédrale de Carcassonne et conservateur des trésors culturels de l’Aude. Auteur de divers ouvrages.
  • Capitaine Henri Vernhes du 156e R.I.F, officier de réserve rappelé et mobilisé le 22 août 1939 à Zimming, commandant de la 7e cie (2e bataillon) du 156e R.I.F, il prend ensuite le commandement du Groupe-Franc du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital. Il est tué au combat en 1940 au cours d'une mission de retardement de l'ennemi, infiltré dans le secteur de Saint-Avold. Croix de guerre 1939-1945 et Légion d'honneur à titre posthume. Mort pour la France.
  • Jean-Marie Walaster, né le 17 novembre 1927 à Petite-Rosselle et mort le 23 juillet 2000 à Saint-Avold. C'est un artiste qui est à l'origine des vitraux de la nef (1987) de l'église Sainte-Barbe de Bois-Richard (L'Hôpital) et de nombreuses autres œuvres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Avold

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix alésée potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or aux quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout ; sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent. (Armes des ducs de Lorraine)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le bassin parisien est un bassin sédimentaire (constitué de roches du secondaires et du tertiaire) entouré par des massifs anciens (de l'ère primaire) situés à quelque 250 ou 350 kilomètres du centre (de Paris).
  2. Robert Hein démissionne de son mandat de maire en 1908.
  3. Joseph Koestel est démis de son mandat de maire le 2 décembre 1918.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. http://www.scot-rosselle.com/temp/f905e__12_03_DOG_mars_2012.pdf
  4. http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/12/le-tram-train-dans-cinq-ans-comme-sarreguemines
  5. Attribution du guidon d'or et du clou rouillé 2011, FUB.
  6. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  7. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Geoplatt
  9. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 10 septembre 2009
  10. a et b Le cahier du pays naborien no 25, 2011
  11. de la 7e compagnie du 3e régiment d'artillerie à cheval sous les ordres du capitaine Thomas René Lechesne
  12. Julius von Wickede, Ein deutsches Reiterleben, Alexander Duncker Verlag, Berlin, 1861
  13. Lettre de Büchner adressée au général Ernst von Rüchel.
  14. Lettres du 15 janvier envoyées de Saint-Avold par von Geissenau au maréchal Karl Friedrich von dem Knesebeck (1768-1848).
  15. Auguste von Thurn und Taxis, Aus drei Feldzügen 1812 bis 1815, Leipzig, 1912.
  16. Des Naboriens se battent pour garder la caserne sur republicain-lorrain.fr (article du Républicain lorrain du 19/07/2013).
  17. Le 7 novembre 1944 et les jours suivants, près de 1 300 bombardiers lourds américains déversèrent des centaines de tonnes d'explosifs et de napalm sur les points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée américaine
  18. Les bombes américaines dévastèrent plusieurs pâtés de maison, ainsi qu'une partie de l’église Saint-Nicolas dans l’après-midi du 9 novembre 1944.
  19. Rapport annuel 2009 de la Cour des comptes
  20. E. ON France, Centrale thermique Emile Huchet, 2012
  21. Le républicain lorrain, Deux cents emplois menacés à Emile-Huchet ; L’énergéticien allemand E.ON a décidé d’arrêter, d’ici 2013, les groupes 4 et 5 de la centrale thermique Emile-Huchet à Saint-Avold. Un coup dur qui entraînerait la suppression de 200 emplois., 28 novembre 2012.
  22. « Palmares 2008 », sur www.villes-internet.net (consulté le 10 septembre 2009)
  23. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  24. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  25. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 14 mai 2013).
  26. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 18 mars 2012).
  27. a et b Eros Vicari, Un regard sur la littérature en Alsace : du Moyen Âge à la Deuxième Guerre mondiale, J. Do Bentzinger, Colmar, 2007, p. 137 (ISBN 978-2-8496-0-1112)
  28. François Roth, Robert Schuman, 1886-1963 : du Lorrain des frontières au père de l'Europe, Fayard, 2008, p. 84.
  29. Site des livres interdits et brûlés où l'on trouve le livre d'Adrienne Thomas
  30. Le Républicain Lorrain, 14 décembre 2011, "Le Platt existe, je l'ai rencontré".
  31. [1]
  32. Le Républicain Lorrain, 13 août 2012.
  33. Le Républicain Lorrain, 14 février 2013.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  35. « Évolution et structure de la population à Saint-Avold en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010).
  36. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010).
  37. a et b « Listes et coordonnées des professionnels de la santé de Saint-Avold. », sur Ville de Saint-Avold,‎ 2012 (consulté le 7 octobre 2012).
  38. Brochure d'activités de la maison des jeunes & de la culture de l'année 2014-2015.
  39. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  40. Site de la boutique Foudemonchien.com
  41. Présentation du groupe Arkema
  42. Branche chimie du groupe Arkema
  43. Groupe Total
  44. Base Mérimée du ministère de la Culture
  45. « Chapelle de la Sainte-Trinité », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Hôtel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Chapelle Sainte-Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. J.-C. Eckert & R. Maurer, Saint-Avold, Cité d'Art?, imprimerie Léon Louis, Boulay, 1977, éditions numérotée
  49. « Chapelle des Comtes de Créhange », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Fontaine devant l'immeuble », base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. « Immeuble », base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. « ncienne mine de plomb du Bleiberg », base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Carreau de Sainte-Fontaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Église Saint-Nabor », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Saint-Avold&DOM=INV&REL_SPECIFIC=3
  56. Franz Fahnemann, Füllhorn der Westmark (Märchen, Sagen und Geschichten), pages 62-63, Westmark-Verlag Ludwigshafen-Saarbrücken, Buchgewerbehaus G.m.b.H. Saarbrücken - Hausen Verlag Saarlautern, 1941-1942)
  57. Revue Chez-Soi du 1er novembre 1954
  58. Entre Lauter et Merle no 10, juin 1997, ISSN 1148-9316.
  59. Brochure La basilique Notre-Dame de Bon-Secours, édition S.A.E.P. Ingersheim, Colmar, 1990.
  60. [2]
  61. [3]
  62. La Conversion et le baptême d'Alexandre de St-Avold, juif de naissance, rabbin de la synagogue de Metz, et ci-devant rabbin supérieur de celle de Carpentras, tenu sur les fonts de baptême au nom de monseigneur et de madame la duchesse de Bourgogne, Imprimerie de Veuve H. Lambin, 1699.
  63. [Histoire des sciences, des lettres, des arts et de la civilisation, Émile Auguste Nicolas Jules Bégin, Metz, 1829.]
  64. R. Maurer et J.-C. Eckert, "Saint-Avold, cité d'art?", tome 1, "Visages méconnus de Lorraine", Imprimerie Léon Louis et Cie, juin 1976 (ouvrage sans pagination, chapitre "liste des abbés de Saint-Nabor connus depuis sa fondation").
  65. [4]