Marange-Silvange

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Marange-Silvange
Château de Marange, XVIIe siècle
Château de Marange, XVIIe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Marange-Silvange (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Yves Muller
2014-2020
Code postal 57535
Code commune 57443
Démographie
Gentilé Marangeois et Silvangeois
Population
municipale
5 815 hab. (2011)
Densité 382 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 57″ N 6° 07′ 00″ E / 49.215833, 6.116667 ()49° 12′ 57″ Nord 6° 07′ 00″ Est / 49.215833, 6.116667 ()  
Altitude Min. 168 m – Max. 377 m
Superficie 15,24 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-marange-silvange.fr

Marange-Silvange est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Les villages de Marange et Silvange sont situés entre les ruisseaux du Billeron et de Barche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Marange: Madringas (771), Madrengias (971), Marenges (1181), Marvia (1236), Mairinges (1446), Mairingen (1572), Mayringen (1591), Marhange (1635)[1].
  • Silvange: Silviniaco (935), Sionfolinga (977), Zulvinge (1314), Sulvange (1327), Suellevenges (1339), Sylvange (XIXe siècle).
  • En francique lorrain: Märéngen-Silwéngen. En allemand: Märingen[1], Maringen-Silvingen (1940-1944).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Napoléon scelle les villages de Marange et de Silvange par un décret signé à Schönbrunn le 29 septembre 1809 pour former Marange-Silvange[2]. La commune de Silvange compte alors 72 habitants[3].
  • D'après un recensement de 1817, Marange a pour annexe le village de Silvange, la ferme de Frémécourt, les moulins de Ternel, Lacroix et Jailly. À cette époque il y avait 828 habitants répartis dans 111 maisons à Marange et 73 habitants répartis dans 13 maisons à Silvange.

Économie[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Marange est encore une commune rurale de quelques centaines d'habitants qui vit de productions potagères pour les marchés Messins (de la ville de Metz), de productions viticoles (plusieurs centaines d'hectares au XIXe siècle), de productions fruitières et de champs de fraises.

Courant du XXe siècle, la sidérurgie a happé la population paysanne et le village devient très vite la ville dortoir de l'UCPMI (usine sidérurgique créée en 1913 à Hagondange) plus tard USINOR. Elle employait plusieurs milliers de sidérurgistes. Elle devient également une ville minière qui exploitait du minerai de fer (la minette) à la Mine de Marange située à Ternel.

Fin du XXe siècle, la sidérurgie s'éteint peu à peu et les 5 500 habitants que compte Marange travaillent essentiellement sur les bassins d'emplois de Metz, Thionville et du Luxembourg. Marange alimente les quelque 80 000 frontaliers qui travaillent quotidiennement au Luxembourg. L'industrie automobiles PSA et Renault emploie également de nombreux Marangeois. Les nombreuses zones commerciales de l'axe Metz-Thionville alimentent l'économie locale (zone Auchan Semécourt, zone Hauconcourt)

Marange s'est dotée d'une zone artisanale qui emploi quelque 500 personnes : France-transfo (matériel électrique), Interlift (Élévateurs mécaniques), Di Igidio (transport),SOBECA (Travaux publics), COCCOON TM (fabrication de matériel médical), HUVER (pompes) ,DEMAS DURISOTTI, (transformation véhicules utilitaires) MARREL (Aménagement poids lourds)...

Vigne[modifier | modifier le code]

Chapelle des Vignes et croix de la Mission.

L'exploitation de la vigne disparait au milieu du XXe siècle sur les coteaux de la commune. Philippe Joly est le premier en 1995 à faire renaitre la vigne à Marange ; le Domaine de la Croix de Mission[4] met en bouteille son premier millésime en 2000 et exploite 1,60 hectare sur cinq cépages différentes qui sont l'auxerrois, le pinot gris, le pinot noir, le pinot blanc et le gamay. La production est d'environ de 5 à 6 000 bouteilles par an essentiellement en vins blancs secs mais aussi en vins rouges, en vins moelleux ainsi que des mistelles faites à base de jus et de marc de raisin. Vincent et André L'Huilier inaugurent le domaine des Hattes en 2003 : le vignoble possède cinq cépages différents bénéficiant de l'appellation d'origine vin délimité de qualité supérieure : du pinot noir et gris, du gamay, de l'auxerrois ainsi que du gewurztraminer et produit environ 2 500 bouteilles par an. Pour le millésime 2011, le terroir de la commune sera reconnu en zone d'appellation d'origine contrôlée, AOC obtenue le 16 novembre 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'ancien tribunal.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1995 Henri Schwanner Parti Socialiste Sidérurgiste
mars 1995   Erwin Brum RDG (Républicains de Gauche) Fonctionnaire Européen
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 815 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
783 853 803 879 1 012 949 760 777 700
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
679 651 702 701 770 1 290 1 332 1 451 1 335
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 758 1 941 1 585 1 422 2 658 4 699 5 033 6 510 5 538
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
5 674 5 402 5 650 5 737 5 851 5 815 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie associative[modifier | modifier le code]

44 associations sont présentes sur la commune.

Club marangeois d'histoire locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

550 écoliers dans deux groupes scolaires : La Rousse à Marange et Félix-Midy à Silvange. Un collège Les Gaudinettes avec 450 élèves[2].

Patrimoine architectural et naturel[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Lavoir, XIXe siècle
L'hôpital Saint François.
  • traces préhistoriques : huttes, habitations, au lieu-dit « Les Hattes »
  • passage d'une voie romaine, vestiges
  • château du XVIIe siècle
  • maisons anciennes
  • porte d’entrée 1590 d'une léproserie.
  • ancien tribunal (XVIIe siècle)
  • pressoir banal (XVIIe siècle)
  • trois lavoirs : grand lavoir (XIXe siècle), lavoir du vieux village à Marange, lavoir de Silvange[2]
  • moulin de la Croix
  • moulin de Marange
  • entrée des mines 1910
  • cimetière des Prussiens, où gisent les restes de 291 soldats prussiens (1870-1871)
  • peinture murale en trompe l’œil, à l’entrée du vieux village de Marange, rue de la République, réalisée en 2009 par le peintre Louis Vendramin d’Ay-sur-Moselle remplaçant de celle de 1996 : elle représente une exploitation viticole en pierre de Jaumont[2]
  • Hôpital Saint-François

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Clément
Chapelle Saint-Paul de Silvange.
  • église fortifiée Saint-Clément XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : Christ de pitié XVIIe siècle, vitraux modernes ; ancien ossuaire 1606 ; calvaire 1826 devant le château
  • bon-Dieu de pitié dans une niche (sculpture)
  • chapelle des Vignes 1875, dédiée à Notre-Dame-de-Lourdes ; calvaire (1817)
  • chapelle Saint-Paul de Silvange XXe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • vignoble classé en appellation d’origine Moselle (vin délimité de qualité supérieure).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle rédigé en 1868
  2. a, b, c et d Le Républicain lorrain, En passant par… Marange-Silvange, un millésime, dimanche 14 février 2010, p. 12.
  3. Notice communale Marange-Silvange sur le site Cassini de l’EHESS.
  4. le Domaine de la Croix de Mission
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011