Saint-Nicolas-de-Port
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Saint-Nicolas-de-Port | ||
Façade de basilique de Saint-Nicolas-de-Port |
||
Héraldique |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meurthe-et-Moselle | |
| Arrondissement | Nancy | |
| Canton | Saint-Nicolas-de-Port (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois | |
| Maire Mandat |
Luc Binsinger 2008 - 2014 |
|
| Code postal | 54210 | |
| Code commune | 54483 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Portois | |
| Population municipale |
7 697 hab. (2010) | |
| Densité | 935 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 201 m — Max. 292 m | |
| Superficie | 8,23 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Saint-Nicolas-de-Port est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Naguère « Saint-Nicolas », du fait de sa basilique, elle a pris son nom actuel le 2 avril 1961. Ses habitants sont les Portois.
La commune est située sur la rive gauche de la Meurthe face à Varangéville. Par la départementale D400, elle se trouve à 13 km de Nancy et 18 km de Lunéville, mais l'autoroute A33 accueille le flux principal de circulation.
Sommaire |
Histoire [modifier]
À l'époque gallo-romaine, elle s'appelait simplement Port, jusqu'à l'édification d'une première église en 1093, destinée à recevoir une relique de l'évêque de Myre (en Turquie) saint Nicolas. Cette origine toponymique, liée à la situation géographique et à l'activité fluviale, se retrouve tant dans les armoiries de la ville (la nef du blason) que dans sa devise Fluctuo nec mergor (Je flotte mais ne coule pas), très proche de celle de Paris.
Plus tard, en 1193, une seconde église sera construite. C'est dans celle-ci que viendra prier Jeanne d'Arc en 1429.
L'actuelle basilique sera construite pour accomplir le vœu du duc René II lors la bataille de Nancy (5 janvier 1477) par Simon Moycet en 1481 (consacrée en 1560).
Pierre Leclerc du Vivier signa une ordonnance de « Monseigneur le Duc de Calabre, Lorraine, Bar, Gueldre, etc., ſur l'établissement de deux foires franches en son bourg de Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine, commençantes, la première au vingtième de juin, et l'autre en pareil jour en décembre 1597 »[1] que Charles III de Lorraine réorganisa.
La cité fut entièrement saccagée et brûlée par les Suédois le 5 novembre 1635.
Elle fut également victime de sévères bombardements en 1940.
On trouvera de nombreuses informations sur l'histoire de la ville dans les ouvrages d' Émile Badel , en particulier dans son dernier livre : Les Grands Jours de Saint-Nicolas-de-Port (édité en 1931)
Le canal de la Marne au Rhin, construit vers le milieu du XIXe siècle, longe la cité.
En 1908, l'on y découvrit l'un des seuls sites de dinosaures en Lorraine, notamment des restes de Plateosaurus.
Administration [modifier]
Chef-lieu d'un canton regroupant les communes suivantes : Dombasle-sur-Meurthe, Richardménil, Rosières-aux-Salines, Flavigny-sur-Moselle, Tonnoy, Ville-en-Vermois, Azelot, Lupcourt, Manoncourt-en-Vermois, Ferrières, Coyviller, Burthecourt-aux-Chênes et Saffais.
Démographie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Ville de foires du XVIe siècle, il ne subsiste que des vestiges épars, la plupart du temps réemployés.
- Hôtel de ville, qui a conservé ses fenêtres à croisillons XVIe siècle et, en face, une maison classée a conservé de nombreux bas-reliefs du XVe siècle ; quelques escaliers à vis ont survécu.
- Ville reconstruite fin du XVIIe siècle et première moitié du XVIIIe siècle : presque toutes les maisons du centre sont du XVIIIe siècle
- Maisons 1 et 3 rue Charles-Courtois (IMH), 9 place de la République (MH).
Édifices religieux [modifier]
- La basilique de Saint-Nicolas-de-Port, aux allures de cathédrale et de style gothique flamboyant, a des dimensions impressionnantes : une nef de 30 m de haut, des colonnes élancées 21,50 m (les plus hautes de France)[7] et deux tours de 85 et 87 m respectivement. Ses volumes sont harmonieux et la basilique fait preuve d'une étonnante unité de style. Elle a été restaurée à partir de 1983 grâce au legs considérable de Mme Camille Croué-Friedman, une riche Américaine originaire de cette ville. Enfin, elle abrite une relique de saint Nicolas, sa phalange « dextre bénissante ».
- Monastère de Notre-Dame-de-la-Congrégation construit en 1750, les bâtiments viennent d'être restaurés.
- Prieuré des bénédictins, le monastère des bénédictines et le collège des jésuites, ont disparu à jamais
- Couvent des Annonciades, passé ensuite aux rédemptoristes, et dont il reste un grand bâtiment XVIIIe siècle.
- Chapelle du centre hospitalier.
Musées [modifier]
- Le musée français de la brasserie : Dans les bâtiments de l’ancienne brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, se trouve un important musée sur le brassage, l’histoire de la brasserie et de la bière. D’autre part une dynamique autour du brassage s’est créée, faisant ainsi de Saint-Nicolas-de-Port un pôle incontournable du brassage amateur ou artisanal en France.
- Le musée du cinéma et de la photographie[8] : Installé dans les locaux de l'ancien collège Saint-Exupéry.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Chrestienne Leclerc du Vivier est née à Saint-Nicolas-de-Port en 1563. Fondatrice d’un couvent des carmes déchaussés, elle est un membre de la famille Le Clerc et la femme de Charles Bailly du Séjour, chevalier, conseiller du roy en ses conseils d’état et privé, président de la chambre des comptes, député de Paris aux États généraux de 1593 et l’ancêtre de plusieurs personnalités importantes de l’Ancien Régime et de la Révolution. Sa statue est au musée du Louvre
- Marie-Antoinette Lix : Héroïne Franco-Polonaise
- Esther Lekain, née Ernestine Nickel (1870-1960) chanteuse, dont les parents tenaient une boutique de nouveautés a passé à Saint-Nicolas sa jeunesse.
Cadre de vie [modifier]
La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[9].
Notes et références [modifier]
- Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique, historique et administrative, vol. 2, Nancy, éd. Peiffer, 1843, p. 673 [lire en ligne].
- Recensement de 2006 des communes de Meurthe-et-Moselle
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Saint-Nicolas-de-Port, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Hauteur des voûtes et des colonnes de la basilique
- museecinemaphoto.com, site du Musée du cinéma et de la photographie.
- Palmarès du concours des Villes et Villages Fleuris : Meurthe-et-Moselle.
En bande dessinée [modifier]
- Jochen Gerner dessine Saint-Nicolas-de-Port dans sa bande-dessinée documentaire Le Saint Patron, L'Association, coll. Ciboulette, 2004.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Varangéville est une commune voisine où se trouve le puits vers une importante mine de sel et un prieuré