Saint-Nicolas-de-Port

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Saint-Nicolas-de-Port
Façade de la basilique
Façade de la basilique
Blason de Saint-Nicolas-de-Port
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Saint-Nicolas-de-Port (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
Luc Binsinger
2014-2020
Code postal 54210
Code commune 54483
Démographie
Gentilé Portois
Population
municipale
7 665 hab. (2011)
Densité 931 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 54″ N 6° 18′ 11″ E / 48.6316666667, 6.3030555555648° 37′ 54″ Nord 6° 18′ 11″ Est / 48.6316666667, 6.30305555556  
Altitude Min. 201 m – Max. 292 m
Superficie 8,23 km2
Localisation

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Saint-Nicolas-de-Port

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Saint-Nicolas-de-Port

Saint-Nicolas-de-Port est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.

Ses habitants sont les Portois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de la Meurthe face à Varangéville. Par la départementale D400, elle se trouve à 13 km de Nancy et 18 km de Lunéville, mais l'autoroute A33 accueille le flux principal de circulation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Port-sur-Meurthe[1].

Appelée « Saint-Nicolas » du fait de sa basilique, elle a pris son nom actuel le 2 avril 1961.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, elle s'appelait simplement Port, jusqu'à l'édification d'une première église en 1093, destinée à recevoir une relique de l'évêque de Myre (en Turquie) saint Nicolas. Cette origine toponymique, liée à la situation géographique et à l'activité fluviale, se retrouve tant dans les armoiries de la ville (la nef du blason) que dans sa devise Fluctuo nec mergor (Je flotte mais ne coule pas), très proche de celle de Paris.
Plus tard, en 1193, une seconde église sera construite. C'est dans celle-ci que viendra prier Jeanne d'Arc en 1429.
L'actuelle basilique sera construite pour accomplir le vœu du duc René II lors la bataille de Nancy (5 janvier 1477) par Simon Moycet en 1481 (consacrée en 1560).

Pierre Leclerc du Vivier signa une ordonnance de « Monseigneur le Duc de Calabre, Lorraine, Bar, Gueldre, etc., ſur l'établissement de deux foires franches en son bourg de Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine, commençantes, la première au vingtième de juin, et l'autre en pareil jour en décembre 1597 »[2] que Charles III de Lorraine réorganisa.
La cité fut entièrement saccagée et brûlée par les Suédois le 5 novembre 1635.
Elle fut également victime de sévères bombardements en 1940.

Saint-Nicolas fut desservi par l'ancien tramway de Nancy

On trouvera de nombreuses informations sur l'histoire de la ville dans les ouvrages d' Émile Badel, en particulier dans son dernier livre : Les Grands Jours de Saint-Nicolas-de-Port (édité en 1931)

Le canal de la Marne au Rhin, construit vers le milieu du XIXe siècle, longe la cité.

En 1908, l'on y découvrit l'un des seuls sites de dinosaures en Lorraine, notamment des restes de Plateosaurus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chef-lieu d'un canton regroupant les communes suivantes : Dombasle-sur-Meurthe, Richardménil, Rosières-aux-Salines, Flavigny-sur-Moselle, Tonnoy, Ville-en-Vermois, Azelot, Lupcourt, Manoncourt-en-Vermois, Ferrières, Coyviller, Burthecourt-aux-Chênes et Saffais.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1884 1892 Edouard Brunner    
1945 1965 Marcel Wenck    
1977 1983 Bernard Haagen    
1983 1995 Gilles Aubert RPR Conseiller général
1995 2001 Mireille Pichereau PS  
2001 en cours Luc Binsinger DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 665 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 200 2 736 2 904 2 856 2 927 3 169 2 960 3 190 3 278
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 591 3 904 3 893 4 119 5 117 5 544 5 654 5 940 5 827
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 732 5 853 5 571 5 342 5 554 5 262 5 111 5 564 5 761
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
7 279 7 490 7 482 7 706 7 505 7 587 7 608 7 665 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La société Vicat dispose d'une unité de production de béton.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ville de foires du XVIe siècle, il ne subsiste que des vestiges épars, la plupart du temps réemployés.
  • Hôtel de ville, qui a conservé ses fenêtres à croisillons XVIe siècle et, en face, une maison classée a conservé de nombreux bas-reliefs du XVe siècle ; quelques escaliers à vis ont survécu.
  • Ville reconstruite fin du XVIIe siècle et première moitié du XVIIIe siècle : presque toutes les maisons du centre sont du XVIIIe siècle
  • Maisons 1 et 3 rue Charles-Courtois (IMH), 9 place de la République (MH).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La nef de la basilique
  • La basilique de Saint-Nicolas-de-Port, aux allures de cathédrale et de style gothique flamboyant, a des dimensions impressionnantes : une nef de 30 m de haut, des colonnes élancées de 21,50 m de hauteur (les plus hautes de France)[4] et deux tours respectivement de 85 et 87 m. Ses volumes sont harmonieux et la basilique fait preuve d'une étonnante unité de style. Elle a été restaurée à partir de 1983 grâce au legs considérable de Mme Camille Croué-Friedman, une riche Américaine originaire de cette ville. Elle abrite une relique de saint Nicolas, sa phalange « dextre bénissante ».
  • Monastère de Notre-Dame-de-la-Congrégation construit en 1750, les bâtiments viennent d'être restaurés.
  • Prieuré des bénédictins, le monastère des bénédictines et le collège des jésuites, ont disparu à jamais
  • Couvent des Annonciades, passé ensuite aux rédemptoristes, et dont il reste un grand bâtiment XVIIIe siècle.
  • Chapelle du centre hospitalier.

Musées[modifier | modifier le code]

La tour de brassage du Musée français de la brasserie
  • Le musée français de la brasserie : Dans les bâtiments de l’ancienne brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, se trouve un important musée sur le brassage, l’histoire de la brasserie et de la bière. Une dynamique autour du brassage s’est créée, faisant ainsi de Saint-Nicolas-de-Port un pôle incontournable du brassage amateur ou artisanal en France.
  • Le musée du cinéma et de la photographie[5] : Installé dans les locaux de l'ancien collège Saint-Exupéry.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2013 du concours des villes et villages fleuris[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique, historique et administrative, vol. 2, Nancy, éd. Peiffer,‎ 1843, p. 673 [lire en ligne].
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Hauteur des voûtes et des colonnes de la basilique
  5. museecinemaphoto.com, site du Musée du cinéma et de la photographie.
  6. Palmarès du concours des Villes et Villages Fleuris : Meurthe-et-Moselle.

En bande dessinée[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Varangéville est une commune voisine où se trouve le puits vers une importante mine de sel et un prieuré

Liens externes[modifier | modifier le code]

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