Varennes-en-Argonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Varennes et Argonne.
Varennes-en-Argonne
L'Aire à Varennes-en-Argonne
L'Aire à Varennes-en-Argonne
Blason de Varennes-en-Argonne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Varennes-en-Argonne (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Montfaucon-Varennes-en-Argonne
Maire
Mandat
Jean-Marie Lambert
2014 - 2020
Code postal 55270
Code commune 55527
Démographie
Population
municipale
652 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 37″ N 5° 02′ 06″ E / 49.2269, 5.035 ()49° 13′ 37″ Nord 5° 02′ 06″ Est / 49.2269, 5.035 ()  
Altitude Min. 192 m – Max. 218 m
Superficie 11,81 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte administrative de la Meuse
City locator 14.svg
Varennes-en-Argonne

Géolocalisation sur la carte : Meuse

Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Varennes-en-Argonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Varennes-en-Argonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Varennes-en-Argonne

Varennes-en-Argonne est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Varennes est un chef lieu de canton vivant, d'environ 700 habitants, bordé à l'ouest par la forêt d'Argonne, à la limite des départements des Ardennes et de la Marne. Elle est traversée par l'Aire qui prend sa source dans le Sud Meusien et qui se jette dans l'Aisne à hauteur de Senuc (Ardennes).

Les communes limitrophes sont : Montblainville (au nord-ouest), Charpentry (au nord), Cheppy (à l'est), Boureuilles (au sud) et Vienne-le-Château (au sud-ouest, dans la Marne).

Comme beaucoup de communes de la région, elle est jumelée avec une commune allemande, Petershausen, (grande banlieue de Munich, en Bavière).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour de l'horloge avec la plaque commémorant l'arrestation de Louis XVI
Soldat américain blessé le 26 septembre 1918 à Varennes-en-Argonne.

Le village s'est rendu célèbre lors de l'épisode de l'arrestation de Louis XVI et de sa famille, le au soir, lors d’une tentative de fuite qui échoua. Leur projet était soit de rejoindre des troupes restées fidèles à la monarchie à Montmédy, soit de passer la frontière pour gagner les Pays-Bas autrichiens. Le roi et sa famille furent arrêtés grâce à Jean-Baptiste Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould. La municipalité de Sainte-Menehould ayant des doutes sur des passagers signalés au relais de poste demanda à Drouet de rattraper la berline qui s'était arrêtée dans son relais de poste une heure auparavant. Il prit, accompagné de Guillaume, la route de l'est et rencontra ses postillons qui l'informèrent de l'itinéraire de cette berline; soit la direction de Varennes. Il arriva avant la berline et, avec l'aide des autorités locales qu'il avait convaincues de faire contrôler scrupuleusement les passeports des occupants, il organisa un barrage. La famille royale fut confondue. Une plaque, située près de l'actuel beffroi de la ville, indique l'emplacement de l'« auberge du bras d'Or », devant laquelle la route du Roi s'est arrêtée[1]. C'est à la suite de cette tentative de fuite de Paris que la destitution du roi et l'idée d'une République prirent corps dans l'esprit de la Nation.

Varennes est occupé par les troupes allemandes au début de la Première Guerre mondiale. Le village se trouva sur ou à proximité de la ligne de front pendant la majeure partie du conflit et fut presque complètement détruit par 4 années de bombardements français. Contrairement à certains villages meusiens qui n'ont jamais retrouvé la vie, Varennes fut entièrement reconstruit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833   Augustin Jacquesson   Notaire
1870   Alexandre Bigaut Préfontaine    
1880   François Augustin Alfred Mangin   Négociant
1894   Charles Marie Albert Mathieu   Docteur en médecine
1934   René Dominique Boutaud   Architecte[2]
mars 2001 en cours Jean-Marie Lambert DVD Instituteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 294 1 573 1 515 1 530 1 652 1 607 1 538 1 607 1 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 435 1 515 1 503 1 453 1 439 1 396 1 385 1 366 1 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 205 1 142 1 097 650 1 028 806 721 668 711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
643 635 670 700 679 691 708 720 668
2011 - - - - - - - -
652 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le musée d'Argonne retrace le passé du village et de sa région, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'au XXe siècle, en passant bien sûr par l'arrestation de Louis XVI et les sombres années de la Première Guerre mondiale.

À côté de ce musée, se dresse le mémorial de Pennsylvanie, édifié en 1927 par l'état américain de Pennsylvanie à la gloire des troupes de cet état, part du Corps expéditionnaire américain, qui libérèrent Varennes ; cet ouvrage de style néo-classique, œuvre de l'architecte franco-américain Paul Philippe Cret, domine le bourg et l'on peut découvrir du haut de sa terrasse un panorama sur la campagne environnante.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacob Job Elie (1746-1825), général de la Révolution et de l'Empire, mort à Varennes.
  • Étienne Radet (1769-1825), général de la Révolution et de l'Empire, mort à Varennes.
  • Jean-Romain Lefèvre (1819-1882) et son épouse Pauline-Isabelle Utile (morte en 1922), tous deux nés à Varennes, s’installent à Nantes pour y reprendre une pâtisserie, cofondateurs de la biscuiterie LU.
  • Charles Aimond (1874-1968), né à Varennes, prêtre et historien.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Timothy Tackett, Le Roi s'enfuit, 2004, Varennes et les origines de la terreur. La Découverte, Paris, (ISBN 2-70714-238-7)[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'historien André Castelot, dans le Rendez-vous de Varennes (librairie académique Perrin, 1971) a reconstitué les plans du village de Varennes, à l'époque de l'arrestation de Louis XVI.
  2. Régine Petitjean, « Répertoire numérique détaillé de la série N. Administration et comptabilités départementales (1791-1947) », Archives Départementales de la Meuse, Bar-le-Duc,‎ 1998 (consulté le 8 février 2010), p. XXIX
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Nicolas Plagne, « Un tournant dans l'histoire de la Révolution »,‎ 12 mai 2004 (consulté le 8 février 2010)