Varennes-en-Argonne
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| Varennes-en-Argonne | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meuse | |
| Arrondissement | Verdun | |
| Canton | Varennes-en-Argonne | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Montfaucon-Varennes-en-Argonne | |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Lambert 2008 - 2014 |
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| Code postal | 55270 | |
| Code commune | 55527 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
661 hab. (2010) | |
| Densité | 56 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 192 m — Max. 218 m | |
| Superficie | 11,81 km2 | |
| Localisation | ||
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Varennes-en-Argonne est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Le village s'est rendu célèbre lors de l'épisode de l'arrestation de Louis XVI et de sa famille, le 21 juin 1791 au soir, lors d’une tentative de fuite qui échoua. Leur projet était de rejoindre des troupes restées fidèles à la monarchie à Montmédy. Le roi et sa famille furent arrêtés à cause de Jean-Baptiste Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould. La municipalité de Sainte-Menehould ayant des doutes sur des passagers signalés au relais de poste demanda à Drouet de rattraper la Berline qui s'était arrêtée dans son relais de poste une heure auparavant. Il prit, accompagné de Guillaume, la route de l'est et rencontra ses postillons qui l'informèrent de l'itinéraire de cette Berline; soit la direction de Varennes. Il arriva avant la Berline et, avec l'aide des autorités locales qu'il avait convaincu de faire contrôler scrupuleusement les passeports des occupants il organisa un barrage. La famille royale fut confondue. Une plaque, située près de l'actuel beffroi de la ville, indique l'emplacement de l'« auberge du bras d'Or », devant laquelle la route du Roi s'est arrêtée[1]. C'est à la suite de cette tentative de fuite de Paris, où le roi était de fait quasi prisonnier, au mépris du respect de la Constitution que la destitution du roi et l'idée d'une République prirent corps dans l'esprit de la Nation.
Lors du début de la Première Guerre mondiale, Varennes est alors occupé par les troupes allemandes. Le village se trouva sur ou à proximité de la ligne de front pendant la majeure partie du conflit et fut presque complètement détruit par 4 années de bombardements français. Contrairement à certains villages meusiens qui n'ont jamais retrouvé la vie, Varennes fut entièrement reconstruit.
Son musée, le musée d'Argonne, retrace le passé du village et de sa région, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'au XXe siècle, en passant bien sûr par l'arrestation de Louis XVI et les sombres années de la Première Guerre mondiale.
On peut également admirer, à côté de ce musée, le mémorial de Pennsylvanie, édifié en 1927 par les Américains, à la gloire des régiments de l'armée américaine qui libérèrent Varennes ; cet ouvrage superbe et majestueux, de style néo-classique, domine le bourg et l'on peut découvrir du haut de sa terrasse un panorama sur la campagne environnante.
Géographie [modifier]
Varennes est un chef lieu de canton vivant, d'environ 700 habitants, bordé à l'ouest par la forêt d'Argonne, à la limite des départements des Ardennes et de la Marne. Elle est traversée par l'Aire qui prend sa source dans le Sud Meusien et qui se jette dans l'Aisne à hauteur de Senuc (Ardennes).
Les communes limitrophes sont : Montblainville (au nord-ouest), Charpentry (au nord), Cheppy (à l'est), Boureuilles (au sud) et Vienne-le-Château (au sud-ouest, dans la Marne).
Comme beaucoup de communes de la région, elle est jumelée avec une commune allemande, Petershausen, (grande banlieue de Munich, en Bavière).
Activités [modifier]
Camping municipal ** ouvert de mai à septembre.
Administration [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jacob Job Elie (1746-1825), général des armées de la République et de l'Empire.
- Charles Aimond, (1874-1968), né à Varennes-en-Argonne, prêtre et historien.
- Étienne Radet (1769-1825), général français, mort à Varennes.
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
Timothy Tackett. 2004. Le Roi s'enfuit. Varennes et les origines de la terreur. La Découverte, Paris. ISBN 2-7071-4238-7[3]
Notes et références [modifier]
- L'historien André Castelot, dans le Rendez-vous de Varennes (librairie académique Perrin, 1971) a reconstitué les plans du Village de Varennes, à l'époque de l'arrestation de Louis XVI.
- Régine Petitjean, « Répertoire numérique détaillé de la série N. Administration et comptabilités départementales (1791-1947). », Archives Départementales de la Meuse, Bar-le-Duc, 1998, p. XXIX. Consulté le 8 février 2010
- Nicolas Plagne, « Un tournant dans l'histoire de la Révolution ». Mis en ligne le 12 mai 2004, consulté le 8 février 2010