Luxembourg (pays)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

49° 47′ 37″ N 6° 06′ 23″ E / 49.7936, 6.10639 ()

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Luxembourg.

Grand-Duché de Luxembourg

Groussherzogtum Lëtzebuerg (lb)

Großherzogtum Luxemburg (de)

Drapeau
Drapeau du Luxembourg
Blason
Armoiries du Luxembourg
Description de l'image  EU-Luxembourg.svg.
Devise nationale « Mir wëlle bleiwe wat mir sinn »
(luxembourgeois : « Nous voulons rester ce que nous sommes »)
Hymne national Ons Heemecht
(luxembourgeois : « Notre Patrie »)
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle parlementaire unitaire
Grand-duc Henri
Premier ministre Xavier Bettel
Langues officielles Luxembourgeois
Français
Allemand
Capitale Luxembourg

49° 36’ Nord, 06° 08 Est

Géographie
Plus grande ville Luxembourg
Superficie totale 2 586 km2
(classé 179e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Congrès de Vienne 9 juin 1815
1er Traité de Londres 19 avril 1839
2e Traité de Londres 11 mai 1867
Fin de l'union personnelle 23 novembre 1890
Démographie
Gentilé Luxembourgeois(e)
Population totale (2014) 549 680 hab.
(classé 170e)
Densité 194,6 hab./km2
Économie
IDH (2013) en augmentation 0,875 (très élevé) (26e)
Monnaie Euro[1] (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 LUX, LU​
Domaine Internet .lu
Indicatif téléphonique +352

Le Luxembourg, en forme longue le Grand-Duché de Luxembourg[2],[3],[4], en luxembourgeois Lëtzebuerg et Groussherzogtum Lëtzebuerg, en allemand Luxemburg et Großherzogtum Luxemburg, est un pays d'Europe de l'Ouest sans accès à la mer. Il est bordé par la Belgique à l'ouest et au nord, l'Allemagne à l'est, et la France au sud. Il contient deux régions principales : l'Oesling au nord en tant que partie du massif des Ardennes, et le Gutland au sud. Le Luxembourg compte 549 680 habitants en 2014, et s'étend sur une superficie de 2 586 km2, faisant de lui une des plus petites nations souveraines d'Europe.

Le Luxembourg est une démocratie représentative et une monarchie constitutionnelle avec un grand-duc pour chef d'État, faisant du pays le seul grand-duché encore existant. Son économie extrêmement dynamique en fait un des pays les plus riches et des plus prospères du monde, avec le deuxième PIB par habitant le plus élevé du monde selon le FMI en 2013. La localisation centrale du territoire luxembourgeois en Europe a historiquement fait de lui un lieu d'une grande importance stratégique pour de nombreuses puissances, depuis sa fondation en tant que forteresse romaine, son accueil d'un château franc durant le Haut Moyen Âge, et son rôle de bastion pour le chemin des Espagnols entre le XVIe et le XVIIe siècle.

Le Luxembourg est membre de l'Union européenne (dont il est l'un des six pays fondateurs), de l'OTAN, de l'OCDE, de l'ONU et du Benelux, reflétant son consensus politique en faveur de l'intégration économique, politique et militaire. La ville de Luxembourg, sa capitale et sa plus grande ville, est le siège de plusieurs établissements et institutions de l'UE. En 2012, le Luxembourg a été élu pour la première fois de son histoire à un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations unies. En raison de sa position géographique, la culture luxembourgeoise est une fusion de l'Europe germanique et romane, intégrant chacune des deux. De ce fait, le Luxembourg est un pays trilingue : le luxembourgeois, le français et l'allemand sont les trois langues officielles et, depuis 1984, le luxembourgeois a légalement le statut de « langue nationale »[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Luxembourg.
Carte du Luxembourg

Situé au cœur de l'Europe occidentale entre la Belgique, la France et l'Allemagne, le grand-duché de Luxembourg a une superficie de 2 586 km2. Il s'étend du nord au sud sur une distance maximale de 82 km et sur 57 km d'est en ouest. Ses points culminants sont le Burrigplatz (559 m) et le Kneiff (560 m).

Ses principaux cours d'eau sont la Moselle, la Sûre et l'Our, qui forment la frontière du pays avec l'Allemagne, ainsi que l'Alzette dans le sud et la Wiltz dans le nord. Le pays est presque totalement inclus dans le bassin versant de la Moselle, donc du Rhin.

Le Luxembourg bénéficie d'un climat tempéré de type subatlantique avec une tendance humide et froide. Les hivers sont doux, les étés relativement frais et les précipitations abondantes.

Douze communes portent historiquement le titre de villes ; les principales sont Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Differdange et Dudelange.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg peut être divisé en deux régions géologiques :

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Luxembourg.

Sur un territoire occupé successivement par les Celtes, les Romains et les Francs, le Comté de Luxembourg, relevant du Saint-Empire romain germanique, est fondé en 963. C'est du moins la date qui figure sur la charte d'échange signée par Sigefroid, comte d'Ardenne, et l'abbaye Saint-Maximin de Trèves. Le premier cède un domaine sis à Feulen, près d'Ettelbrück, en échange d'un promontoire rocheux surplombant l'Alzette où se trouvent les ruines d'un ancien castel datant de la fin de l'époque romaine et appelé Lucilinburhuc (= petite forteresse). Ce castel en ruines, bientôt remplacé par un nouveau castrum ou château fort, laissera son nom à ce dernier, à la ville qui ne tardera pas à naître autour et au futur comté : Luxembourg, en luxembourgeois Lëtzebuerg.

Au cours du Moyen Âge, les comtes sont souvent en guerre contre leurs voisins, notamment l'Évêché de Metz et la cité de Metz, qui en sont créanciers, et le puissant archevêque de Trèves, qui a des biens dans l'espace luxembourgeois, cherche à contrôler seul la vallée de la Moselle (commerce entre Nancy et le Rhin) et à limiter l'expansionnisme des comtes de Luxembourg vers l'est.

Le comte Henri est élu empereur en 1312. Son fils Jean épouse l'héritière du Royaume de Bohême. Les Luxembourg régneront sur l'Empire et la Bohême jusqu'en 1437 (sauf pendant le règne de Louis IV de Bavière). En 1354, Charles IV du Saint-Empire élève le comté et ses 'dépendances' (les comtés de Durbuy et de La Roche ainsi que le marquisat d'Arlon, notamment) au rang de duché. La Bohême et l'Empire passeront par mariage à la Maison de Habsbourg.

La dernière duchesse de Luxembourg, Élisabeth de Goerlitz, vend le duché au duc Philippe III de Bourgogne en 1441. Par après, le duché passe par mariage à la Maison de Habsbourg en 1482. L'empereur Charles Quint le donne en héritage, avec l'ensemble des Pays-Bas espagnols, la Franche-Comté et le vaste domaine colonial à son fils Philippe II d'Espagne.

Le comte de Mansfeld, gouverneur de la ville de Luxembourg, construit dans la basse-ville (faubourg de Clausen) un palais dans le style espagnol. Ce palais a pratiquement entièrement disparu, encore sous l'Ancien Régime . L'actuel palais grand-ducal dans la ville haute, pour sa part, remonte en partie au XVIe siècle : sa partie la plus ancienne avait été construite en remplacement de l'hôtel de ville qui avait brûlé.

Le duché est annexé par le roi de France Louis XIV en 1684 mais ensuite rendu aux Habsbourg, ses possesseurs légitimes, en 1697. Il est, à la suite de la Guerre de succession d'Espagne transmis en 1714/1715 à la branche autrichienne des Habsbourg et forme désormais, avec les provinces belges, les Pays-Bas autrichiens. Il y a, à Vienne, une secrétairerie en charge des Pays-Bas autrichiens. À Bruxelles, un gouverneur général (ou une gouvernante générale, le cas échéant) représente l'empereur (ou l'impératrice, à l'époque de Marie-Thérèse d'Autriche).

Les réformes imposées par l'empereur Joseph II mécontentent les populations et, en 1789, éclate une révolution qui, partant de Bruxelles gagne la plupart des provinces. D'abord battues, les armées autrichiennes reviennent puis sont chassées par les armées de la république française. Tout le territoire "autrichien", duché de Luxembourg compris, est alors annexé à la France en 1795 et bien vite transformé en neuf départements réunis à la France. La plus grande partie du ci-devant duché de Luxembourg forme le département des Forêts. Le traité de Campo-Formio, en 1797, réglera cette question en droit.

Après la défaite française de 1815, le traité de Vienne intègre huit des neuf départements réunis au Royaume des Pays-Bas sous le roi Guillaume Ier (1815-1830). Le département des Forêts, pour sa part, bientôt augmenté à l'Ouest et au Nord-Ouest de terres anciennement luxembourgeoises mais amputé de tout son territoire à l'Est des rivières Moselle, Sûre et Our, sert à reconstituer un État luxembourgeois, intitulé "grand-duché" et donné en possession personnelle au désormais roi grand-duc Guillaume Ier. Simultanément, le nouvel État est intégré comme État-membre à la Confédération germanique. Ceci permet d'accorder à la Prusse, qui s'est étendue jusqu'en Rhénanie, un droit de garnison dans la forteresse (désormais fédérale) de Luxembourg.

En 1830, le gros du grand-duché de Luxembourg, mécontent du "régime hollandais", participe à la Révolution belge qui éclate à Bruxelles, se propage aux villes et campagnes et aboutit à l'indépendance de la Belgique. Guillaume Ier n'étant pas parvenu, par la suite, à reprendre ses provinces méridionales, formant désormais la Belgique, il finit par reconnaître l'indépendance de la Belgique après neuf ans de conflit, mais obtient de conserver la partie Est (germanophone au sens large) du Luxembourg avec la forteresse. La partie Ouest, elle, principalement romane (wallon et lorrain-gaumais) devient une province du jeune État belge (chef-lieu: Arlon). Le grand-duché, réduit en 1839 de plus de la moitié de son territoire de 1815, conserve son statut compliqué: union personnelle avec le royaume des Pays-Bas, membre de la Confédération germanique, présence d'une garnison prussienne dans les murs de la forteresse fédérale de Luxembourg.

En 1866, à la suite de la guerre austro-prussienne remportée par la Prusse (bataille de Sadowa), la Confédération germanique est dissoute. Le Luxembourg se trouve désormais en dehors du monde allemand que la Prusse cherche à dominer. Mais il est vrai que le Luxembourg a été intégré au Zollverein dès 1842; et la Prusse "oublie" de retirer sa garnison de Luxembourg dès 1866. La crise du Luxembourg en 1867, due à la volonté du roi grand-duc Guillaume III des Pays-Bas de vendre son grand-duché à Napoléon III, ce que l'Allemagne en voie d'unification (sous Otto von Bismarck) ne veut pas tolérer, a pour conséquence la reconnaissance internationale de l'indépendance du Grand-Duché et son statut de pays neutre, garanti par les pays signataires hormis la Belgique elle-même neutre. Bien sûr, la Prusse doit, à cette occasion, évacuer sa garnison, ce qui permet à Napoléon III de sauver au moins un peu la face.

En 1890, à la mort du roi grand-duc Guillaume III, qui n'avait pas d'héritier mâle alors que la loi luxembourgeoise ne permettait pas (encore) de femme sur le trône, le Grand-Duché passe à la maison de Nassau-Weilburg : c'est la fin de l'union personnelle, le Luxembourg et les Pays-Bas ont désormais des souverains différents. Le premier souverain Nassau-Weilbourg du Luxembourg n'est autre que le vieux duc de Nassau Adolphe, ancien allié de l'Autriche et, donc, déchu de son trône nassovien en 1866 au profit de la Prusse. À sa mort, son fils Guillaume hérite du trône grand-ducal. Cependant, Guillaume IV et son épouse Marie-Anne de Bragance n'ayant pas de descendance mâle mais six filles, la loi salique est abandonnée en 1907 au profit de la princesse Marie-Adélaïde, née en 1894, qui succède donc à Guillaume IV à la mort de ce dernier en 1912.

Pendant la Première Guerre mondiale, le Luxembourg est occupé, en violation de la neutralité, par les Allemands jusqu'en 1918. La grande-duchesse Marie-Adélaïde, contestée par une grande partie de la population du fait de certaines maladresses, voire erreurs, politiques, choisit de se retirer dans un couvent et abdique au profit de sa sœur Charlotte, épouse du prince Félix de Bourbon-Parme. Les négociations du Traité de Versailles en 1919 confirment l'indépendance du pays tandis qu'un référendum populaire (en septembre 1919) consolide l'indépendance du pays et la monarchie.

En mai 1940, les Allemands violent à nouveau la neutralité luxembourgeoise et occupent le Grand-Duché. La famille grand-ducale et le gouvernement ne prennent pas le risque de se retrouver otages des nazis et s'exilent à Londres, histoire de marquer leur désapprobation et d'ancrer le Luxembourg dans le camp de la liberté. À l'instar de l'Alsace-Moselle française, le régime nazi considère le Luxembourg comme un territoire allemand (les jeunes seront ainsi enrôlés de force dans la Wehrmacht). Le pays est libéré en septembre 1944 par les troupes américaines mais subit d'énormes pertes et destructions lors de la contre-offensive von Runstedt en décembre de la même année.

Dès 1944, l'union du Benelux est conclue avec la Belgique et les Pays-Bas. Désormais, le pays s'inscrit dans le processus de la construction européenne. En 1948, le Luxembourg est membre fondateur du Traité de Bruxelles et de l'OTAN. En 1952, Luxembourg-ville devient le siège de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). L'adhésion à la Communauté économique européenne est le point de départ d'une expansion économique et d'une augmentation toujours plus forte de l'immigration.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne forme du nom est Lucilinburhuc, qui a évolué plus tard en Lützelburg (petite forteresse), puis Lützenburg au XVIIe siècle (Topographie de Matthäus Merian).

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Luxembourg.

Le Luxembourg est une démocratie représentative, sous la forme d’une monarchie constitutionnelle. Le chef de l'État porte le titre de grand-duc. À la tête du gouvernement se trouve un premier ministre ainsi qu'une Chambre des députés qui débat et vote les lois. Cette Chambre des députés compte soixante membres répartis dans plusieurs groupes politiques : le Parti populaire chrétien social (CSV), le Parti démocratique (DP), le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP), Les Verts, le Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) et La Gauche.

En 2009, le CSV, au pouvoir depuis 1979, gagne largement les élections et voit sa représentation croître au sein de la Chambre. Il existe également un Conseil d'État.

À la suite d'un projet de loi sur l'euthanasie, le grand-duc Henri, qui a refusé de sanctionner (= approuver) et, donc, de promulguer la loi, a vu ses compétences réduites. Désormais il ne peut plus que promulguer (= ordonner de rendre public et de mettre en vigueur) les lois.

Élections[modifier | modifier le code]

Les citoyens luxembourgeois sont appelés à voter à trois types d'élections (hors référendums) :

  • les élections communales, tous les six ans ;
  • les élections législatives, tous les cinq ans ;
  • les élections européennes, tous les cinq ans.

Pour les élections européennes, les ressortissants de l'Union européenne domiciliés depuis au moins deux ans au Luxembourg peuvent choisir d'élire soit les députés européens luxembourgeois, soit les députés européens du pays dont ils sont ressortissants[6]. Pour les élections communales, le vote est ouvert aux citoyens de l'Union européenne domiciliés dans leur commune depuis au moins cinq ans[7].

Pour tous les électeurs inscrits sur une liste électorale, le vote est obligatoire et secret, quelle que soit l'élection. Il est prévu une amende comprise entre 100 et 250 € pour un absentéiste, pouvant être majorée entre 500 et 1 000 € en cas de récidive[8].

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Au Luxembourg, il y a trois justices de paix (Esch-sur-Alzette, Luxembourg et Diekirch), deux tribunaux d'arrondissement (Luxembourg et Diekirch) et une Cour supérieure de justice (Luxembourg), composée de la cour d'appel et de la cour de cassation.

Le grand-duché de Luxembourg compte également un tribunal administratif, une Cour administrative, ainsi qu'une Cour constitutionnelle siégeant toutes à Luxembourg.

Défense[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée luxembourgeoise.

Le Luxembourg, membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), a supprimé en 1967 le service militaire obligatoire et entretient une armée de 3 000 hommes. La gendarmerie a été fusionnée avec la force de police en 2000.

Le chef de l'armée est le Grand-duc du Luxembourg mais le contrôle effectif revient au ministre de la Défense. Le chef d'état-major de l'armée luxembourgeoise était, jusqu'en 2013, le général (en titre) Gaston Reinig (en)[9]. Il a été remplacé depuis par le général (en titre) Mario Daubenfeld.

L'armée est impliquée dans des nombreuses missions de paix, notamment en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan dans le cadre des missions internationales de l'ONU et de l'OTAN.

Les dix-sept avions AWACS E-3 de l'OTAN sont officiellement enregistrés comme avions de guerre du Luxembourg tant pour des raisons politiques que pratiques. Ils sont basés à Geilenkirchen, en Allemagne.

Les dépenses de défense représentaient 1,2 % du produit intérieur brut en 1997 et on estimait que cette proportion valait 0,9 % en 2005[10].

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, le Grand-Duché est subdivisé en trois districts dont les chefs-lieux sont Diekirch, Luxembourg et Grevenmacher.

Les cantons, au nombre de 12, existent toujours mais ne jouent plus guère de rôle.

Enfin, il y a encore un peu plus d'une centaine de communes, mais le processus de fusion de communes est bien engagé.

Sur le plan judiciaire, le Grand-Duché est subdivisé en deux arrondissements, celui de Luxembourg et celui de Diekirch.

Il faut noter que l'arrondissement de Luxembourg possède deux centres de justice de paix : Luxembourg et Esch-sur-Alzette.

En ce qui concerne les élections législatives (60 députés), le Grand-Duché est subdivisé en quatre circonscriptions électorales :

  • le Centre, autour de la capitale et de la ville de Mersch (deux cantons) 21 députés ;
  • le Nord, autour des localités de Diekirch, Vianden, Clervaux, Wiltz et Rédange-sur-Attert (cinq cantons) 9 députés ;
  • le Sud, autour d'Esch-sur-Alzette et de Capellen (deux cantons) 23 députés ;
  • l'Est, autour des villes d'Echternach, de Grevenmacher et de Remich (trois cantons) 7 députés.

Économie[modifier | modifier le code]

46 % du produit intérieur brut du pays dépend de son rôle de place financière. Outre la banque privée, depuis une quinzaine d'années, le Luxembourg est devenu la place la plus importante d'Europe sur le marché des fonds d'investissement.

La croissance exceptionnelle de la place financière luxembourgeoise fait que fin mai 2011 l'on comptait 144 banques présentes sur le territoire, totalisant plus de 26 000 salariés. Par ailleurs, le Luxembourg est le deuxième centre de fonds d'investissement du monde, après les États-Unis et le plus grand centre de banque privée dans la zone euro. Le Luxembourg connaît un secret bancaire qui est garanti par le code pénal, sans pourtant être absolu. Le Luxembourg a ainsi adopté l'ensemble des dispositions de l'OCDE pour combattre l'évasion fiscale. Cependant le Luxembourg est un domicile important de sociétés holding. S'il a aboli son statut de "holding 1929" au 1er janvier 2011, La Commission européenne ayant considéré ce régime comme une aide publique, le Luxembourg propose divers régimes de holding avantageux, telles les sociétés de participation financière (soparfi), les sociétés d'investissement a capital risque (sicar) ou les Sociétés Immobilières Luxembourgeoises (SIL), qui sont totalement exonérées d’impôt au Luxembourg pour leurs opérations en France.

En 2011, le PIB par habitant du Luxembourg est le second PIB le plus élevé au monde[11], après le Qatar. Ce chiffre est biaisé par le fait que les travailleurs frontaliers des trois pays voisins qui contribuent à générer une grande partie de ce PIB ne sont pas pris en compte lors du calcul du PIB/tête d'habitant. Leur nombre est en effet assez important pour fausser substantiellement les statistiques : en 2009, ils étaient près de 150 000 (environ 50 % de Français, 26 % de Belges et 24 % d'Allemands)[12].

L'économie générée par Internet connaît un vrai essor au Grand-Duché avec l'arrivée des sièges européens de sociétés établies (Amazon, AOL, Apple iTunes, eBay, Paypal, Skype, etc.).

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport au Luxembourg.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Luxembourg.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Le Luxembourg comptait 524 853 habitants le 1er janvier 2012 avec une croissance de la population de 68 % en 50 ans, croissance démographique plutôt exceptionnelle en comparaison avec les pays proches. Cette croissance démographique est principalement le fait de l’immigration. En effet, le solde migratoire, en moyenne annuelle, au Luxembourg était de 7,7 ‰ sur la période 1960-2011, alors qu’il n'était que de 1,1 ‰ dans l'UE-27 sur la même période. Dans les années 1990, le solde migratoire s'établit même à environ 10 ‰ en moyenne annuelle[13].

Ainsi, 43,8 % de la population est de nationalité étrangère en 2012. Sur les 525 000 résidents, on estime à environ 295 000 le nombre de luxembourgeois, à 85 300 le nombre de portugais devant les français, qui représentent avec 33 100 individus le deuxième plus grand groupe d'étrangers[14].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Luxembourg.

Langues[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Multilinguisme au Luxembourg et Luxembourgeois.

Au Luxembourg, le luxembourgeois (Lëtzebuergesch), qui est la langue parlée par tous au quotidien, a le statut de langue nationale depuis la loi du 24 février 1984. Le français, l'allemand et le luxembourgeois sont toutes les trois langues administratives, et sont les langues les plus utilisées dans le pays[15].

Le français est la langue législative et judiciaire. Il est utilisé par l'administration et la justice concurremment avec l'allemand ; le français reste la seule langue pour la rédaction des lois. Les panneaux de circulation sont généralement en français.

L'administration fiscale et cadastrale est plutôt germanophone pour des raisons historiques. Le Luxembourg a adopté le modèle fiscal allemand et a été cadastré pour la première fois complètement par l'armée allemande, sous l'occupation pendant la Première Guerre mondiale. Les documents administratifs sont généralement délivrés en allemand et en français (déclarations de revenus, par exemple).

L'école maternelle se fait en luxembourgeois. L'alphabétisation (1re année primaire) se fait en allemand. Le français est enseigné à l'école dès l'âge de sept ans (2e année primaire).

Le Luxembourg est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie.

Environ 15 % de la population est d'origine portugaise et parle donc le portugais.

L'anglais est rarement utilisé dans la vie quotidienne, mais vivement requis dans certains domaines de la vie socio-économique (secteur bancaire, compagnies aériennes, etc.) et étudié par tous les lycéens.

Certaines communications officielles (par exemple concernant les mesures nationales de sécurité nucléaire ou le projet de constitution européenne) sont généralement diffusées dans les quatre principales langues écrites pratiquées par la population du pays : français, allemand, portugais et anglais.

Religion[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg forme un diocèse catholique à lui seul, ceci depuis 1870/73. Depuis le milieu des années 1980, le Luxembourg est un archevêché. L'archevêque actuel est le Père jésuite Mgr Jean-Claude Hollerich. Les principales fêtes luxembourgeoises sont l'Oktav (octave) en l'honneur de Notre-Dame de Luxembourg, consolatrice des affligés, la procession dansante d'Echternach, en l'honneur de saint Willibrord, et le pèlerinage à Notre-Dame de Fatima (à Wiltz, dans le nord du pays).

Les juifs qui s'établirent au Luxembourg après la Révolution française vinrent en premier lieu du nord-est de la France (la Moselle notamment) et de la proche Allemagne. Mais un tiers d’entre eux présents au Luxembourg, à la veille de l'invasion allemande, périrent dans des conditions atroces[16].

Cinéma[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1980, le législateur luxembourgeois a mis en place un cadre légal et règlementaire visant le soutien à la production audiovisuelle. Le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle (Fonspa) fut mis en place par la loi du 11 avril 1990. Cette loi avait notamment pour but de soutenir, par un mécanisme d’avances sur recettes, la production, la coproduction et la distribution des œuvres d'origine luxembourgeoise.

Il y a environ 15 producteurs au Luxembourg et 20 films par année.

Musique[modifier | modifier le code]

À part quelques artistes dans les années 1980 comme Jimmy Martin, peu de musiciens professionnels se sont fait connaître au Luxembourg. Cependant, de nombreux groupes semi-professionnels se sont créés dans les années 1990 comme les groupes T42, Moof ou encore No Name. Aujourd'hui, plus de 50 groupes existent au Luxembourg, ils sont soutenus par la Rockhal, un lieu culturel réputé au Grand-Duché. Certains groupes parviennent même à dépasser les frontières luxembourgeoises, comme Eternal Tango ou Inborn.

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fête nationale du Luxembourg.
Le drapeau du Grand-Duché, à Luxembourg-Ville

Depuis le XIXe siècle, la fête nationale du Luxembourg est célébrée le jour anniversaire de la naissance du souverain. Sous le règne de la grande-duchesse Charlotte, cette célébration avait lieu le 23 janvier, date anniversaire de la souveraine. À partir de 1961, pour des raisons climatiques et par égard pour ses sujets, la grande-duchesse fit décaler la célébration publique de l’anniversaire du souverain au 23 juin de chaque année.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Neijoerschdag
Mars-avril Vendredi Saint Karfreideg Uniquement pour les banques
Mars-avril Lundi de Pâques Ouschterméindeg
1er mai Fête du Travail Éischte Mee
Mai-juin Jeudi de l'Ascension Christihimmelfahrt
Mai-juin Lundi de Pentecôte Päischtméindeg
23 juin Fête Nationale Nationalfeierdag
15 août Assomption Maria-Himmelfahrt, Léiffrakrautdag, Léiffrawëschdag
1er novembre Toussaint Allerhellgen
25 décembre Noël Chrëschtdag
26 décembre Saint-Étienne Stiefesdag Lendemain de Noël
Fêtes d'usage
Date Nom français Nom local Remarques
Février Lundi de Carnaval Fuesméindeg Férié dans certaines entreprises
Mai Mardi de Pentecôte Päischtdënsdeg Demi-journée fériée pour les services publics
Septembre Lundi de kermesse Fouerméindeg Férié pour les services publics de Luxembourg-ville
2 novembre Jour des morts Allerséilen
24 décembre Veille de Noël Hellegen Owend Demi-journée fériée en usage dans les banques et les services publics

Médias[modifier | modifier le code]

RTL Télé Lëtzebuerg est la principale chaîne de télévision.

Une grande partie de la population est abonnée à la télévision par câble. En outre, la télévision numérique terrestre est disponible au Luxembourg depuis 2006.

La plupart des journaux luxembourgeois sont édités soit en français, soit en allemand. Certains d'entre eux accueillent aussi des articles dans l'autre langue et en luxembourgeois, tels le Luxemburger Wort dont le lectorat atteint environ 43% de la population de plus de 15 ans[17]. Quelques journaux paraissent en portugais.

Sport[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg est connu pour ses cyclistes, notamment grâce aux frères Fränk et Andy Schleck, ainsi que Kim Kirchen, tous les trois porteurs d'un maillot distinctif sur le Tour de France en 2008, ainsi que pour la deuxième place d'Andy Schleck aux classements généraux des Tours de France 2009 et 2011 et sa victoire a posteriori au Tour de France 2010 à la suite de l'affaire de dopage impliquant Alberto Contador[18].

Quatre champions luxembourgeois ont remporté la grande boucle : François Faber en 1909 et Nicolas Frantz en 1927 et 1928, Charly Gaul en 1958 et enfin Andy Schleck en 2010.

Le 6 août 2010, en cyclisme, le jeune Bob Jungels (19 ans) a remporté le Championnat du monde juniors du contre-la-montre[19].

En athlétisme, Josy Barthel a été champion olympique sur 1 500 mètres à Helsinki en 1952, et David Fiegen a été vice-champion d'Europe sur 800 mètres à Goeteborg en 2006.

En tennis féminin, Anne Kremer et Claudine Schaul se sont illustrées dans ce sport en remportant plusieurs tournois WTA et ITF, notamment Anne Kremer qui fut la première joueuse de tennis luxembourgeoise à atteindre le top 20 (18e le 29 juillet 2002). Gilles Müller, le no 1 du tennis luxembourgeois, est un des seuls à avoir battu Rafael Nadal, au 2e tour de Wimbledon en 2005. Gilles Müller mérite par ailleurs d'être reconnu pour la qualité de son service. Il réussit des aces sans nécessairement s'appuyer sur une qualité de vitesse extraordinaire – ses premières balles sont régulièrement frappées entre 190 et 200 km/h, et très rarement au-dessus de 205 km/h. En 2008, il est le premier Luxembourgeois à atteindre les quarts de finale de l'US Open. Plus jeune, il a remporté le tournoi junior de l'US Open en 2001, année où il termine champion du monde junior.

Bien que né en Autriche, le skieur Marc Girardelli a rapporté au Luxembourg, dont il a pris la nationalité, de nombreux titres mondiaux et médailles olympiques.

Divers[modifier | modifier le code]

Personnalités luxembourgeoises[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

Le Luxembourg a pour codes :

Faune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Avant 2002, la monnaie était le franc luxembourgeois.
  2. Article 1er de la Constitution luxembourgeoise en français.
  3. Selon Le Bon Usage (14e édition, 2008, §99) qui se réfère en cela au dictionnaire de l'Académie française tout en précisant cependant « En Belgique et à l'endroit-même, on écrit souvent Grand-Duché de Luxembourg (…). On y dit même le Grand-Duché tout court et, pour ses habitants, les Grands-Ducaux. ». Le Guide luxembourgeois de rédaction administrative mentionne d'ailleurs (version 2012, p. 52-53) : « Normalement, grand-duché de Luxembourg devrait s’écrire avec une minuscule à grand-duché. Les règles d’usage au Luxembourg autorisent cependant l’utilisation de la majuscule comme suit : Grand-Duché de Luxembourg. »
  4. On voit aussi parfois écrit « Grand-duché de Luxembourg », voire « Grand-Duché du Luxembourg » (François Schanen, Parlons luxembourgeois : langue et culture linguistique d'un petit pays au cœur de l'Europe, L'Harmattan, 2004, p. 29)
  5. Loi du 24 février 1984 sur le régime des langues.
  6. « Principes des élections européennes au grand-duché de Luxembourg », sur www.elections.public.lu (consulté le 30 avril 2011)
  7. « Principes des élections communales au grand-duché de Luxembourg », sur www.elections.public.lu (consulté le 30 avril 2011)
  8. « Note de synthèse de l'étude comparée de différentes législations », sur www.senat.fr (consulté le 30 avril 2011)
  9. « Biographie du général Reinig », sur www.armee.lu (consulté le 30 avril 2011)
  10. « Fiche synthétique sur le grand-duché de Luxembourg », sur www.cia.gov,‎ 2011 (consulté le 30 avril 2011)
  11. Classement PIB : les pays les plus riches du monde, sur le site journaldunet.com du 16 février 2012
  12. Office statistique luxembourgeois Statec: Le Luxembourg en chiffres 2010 et Le Luxembourg en chiffres 2011, sur le site statistiques.public.lu
  13. [PDF] 50 ans d'évolution démographiques, sur le site statistiques.public.lu
  14. Population par sexe et nationalité 1981… 2012, sur le site statistiques.public.lu
  15. Sondage Le Jeudi/TNS-ILRES publié dans l'hebdomadaire Le Jeudi du 17 avril 2007.
  16. La présence juive au Luxembourg du Moyen Âge au 20e siècle : Actes du colloque, organisé par le B'nai B'rith Luxembourg en novembre 1998
  17. [réf. à confirmer] (lb) Cette information est issue de l'article « Luxemburger Wort » sur Wikipédia en luxembourgeois.
  18. « A.Schleck : "Pas de raison d'être content" », sur www.europort.fr,‎ 2012
  19. Cyclisme - championnats du monde juniors du contre-la-montre

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Goedert, La formation territoriale du pays de Luxembourg ; Luxembourg (Archives de l'État), 1963.
  • Jean-Marie Kreins, Histoire du Luxembourg ; Paris (PUF - Que sais-je?), 2010 (5e éd.).
  • Gilbert Trausch, Du particularisme à la Nation - Essais sur l'histoire du Luxembourg de la fin de l'Ancien Régime à la Seconde Guerre mondiale ; Luxembourg (éd. Saint-Paul), 1988.
  • Edouard M. Kayser, Quelque part entre Vienne et Londres... Le Grand-Duché de Luxembourg de 1815 à 1867 ; Luxembourg (éd. Saint-Paul), 1990.
  • Jean-Marie Yante, Sources pour l'histoire contemporaine du Grand-Duché de Luxembourg ; Bruxelles (Archives générales du Royaume - Miscellanea archivistica studia 23), 1992.

Liens externes[modifier | modifier le code]