Audun-le-Tiche

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Audun-le-Tiche
Carte de localisation de Audun-le-Tiche
Pays France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Fontoy
Code Insee 57038
Code postal 57390
Maire
Mandat en cours
Lucien Piovano
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes Pays-Haut Val d'Alzette
Latitude
Longitude
49° 28′ 27″ Nord
         5° 57′ 30″ Est
/ 49.4741666667, 5.95833333333
Altitude 294 m (mini) – 452 m (maxi)
Superficie 15,43 km²
Population sans
doubles comptes
5 757 hab.
(1999)
Densité 373 hab./km²

Audun-le-Tiche (Deutsch-Oth en allemand,Däitsch-Oth en luxembourgeois) est une commune française située dans le département de la Moselle.

Sommaire

[modifier] Géographie

La ville est située sur les rives de l'Alzette, aux frontières du Luxembourg, à 2 km d'Esch-sur-Alzette.

[modifier] Histoire

L'histoire d'Audun-le-Tiche plonge au plus profond des âges : les premières traces d'occupation remontent en effet au mésolithique (8000 av. J.-C.) mais c'est à l'époque romaine que la localité prendra toute son importance.

C'est l'époque romaine qui lui a laissé son nom : Aquaeductus aqueduc (898), Awedeux, Audieux, Audeux-le-Thieux 1389. Version germanisée Adicht. Le déterminant "le Thieux" sert à faire une distinction avec le village homophone d'Audun-le-Roman. Thieux signifiant "allemand" en ancien français[1], thiois étant l'adjectif masculin et thie(s)che l'adjectif féminin.

L'aqueduc a été partiellement retrouvé ; vu son gabarit, il ne pouvait qu'alimenter des bâtiments de grande taille. La bourgade était imposante et comportait des thermes, des temples et diverses nécropoles. De splendides statues (Minerve, Jupiter à l'Anguipède, Junon ?, Apollon) y ont été retrouvées : elles ont fort probablement été élaborées sur place, en pierre d'Audun ; des carrières ont, de tout temps, fourni un calcaire local apprécié dans tous les environs.

Tombe de la nécropole d'Audun-le-Tiche.

Aquaeductus était donc un vicus en pleine expansion aux IIe et IIIe siècles, probablement un centre religieux et industriel car l'exploitation du fer lorrain y était certainement déjà pratiqué.

Mais c'est à l'époque mérovingienne qu'Audun doit sa célébrité : une grande nécropole du VIIe siècle, originale par de nombreux aspects, y a en effet été fouillée, révélant armes, bijoux, accessoires du costume ayant accompagné les défunts dans les 200 sépultures mises au jour. L'intérêt primordial de ce site - hormis des rites funéraires peu courants - réside dans l'extraordinaire agencement des tombes, soigneusement confectionnées en pierres réemployées provenant du site gallo-romain tout proche. Des milliers de moellons ont été ainsi réutilisés. C'est à ce jour le plus vaste site mérovingien de Moselle à avoir été publié. De là provient également une rare croix de pierre, attestant d'une pratique chrétienne. Au Moyen-Âge, l'importance du site sera confortée par l'érection d'un imposant château féodal, appartenant à la famille de Malberg (originaire de l'Eifel) dont les descendants resteront propriétaires de l'endroit jusqu'à la Révolution.

C'est à Audun-le-Tiche qu'est née l'entreprise Villeroy & Boch en 1748.

En 1817, Audun-le-Tiche, village de l'ancienne province du barrois avait pour annexe la ferme de Hirps . À cette époque il y avait 561 habitants répartis dans 100 maisons. Au début du XXe siècle, la sidérurgie (mines et usine) prendra le relais de l'histoire, en transformant la bourgade en une ville industrielle, qui comptera jusqu'à 8 000 habitants, ceci jusqu'à la fermeture en 1997 de la dernière mine encore en activité en France. Audun – le Tiche fut aussi comme Villerupt, Hussigny-Godbrange un important centre de l’immigration italienne qui était venue pour approvisionner le bassin minier de la minette en bras d’ouvre. Une grande partie de cette immigration italienne provenait de Gualdo Tadino, qui est aujourd’hui jumelé avec Audun – le Tiche.

  • Bataille du 30 août 1870.

[modifier] Sidérurgie

Au milieu du XIXe siècle, un haut-fourneau au bois appartenant à la Société Bauret-Lejeune et Cie est en activité à Audun-le-Tiche, sur un emplacement différent de la ligne des hauts-fourneaux à venir (information tirée des archives du peintre Ponsin). Puis, entre 1872 et 1899, quatre hauts-fourneaux sont mis à feu. En 1899, la société prend le nom de Société des Hauts-Fourneaux et Mines d'Audun-le-Tiche, laquelle devient en 1919 la Société Minière des Terres-Rouges, pour passer en 1964 sous le contrôle de l'Arbed. En 1950, sur les quatre hauts-fourneaux existants : deux sont en service (les 2 et 3 qui produisent des fontes de moulage), le haut-fourneau 4 est en construction et le haut-fourneau 1 est prêt à être démoli.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1983 1992 (décédé) Angel Filippetti PCF
1992 1995 Salvatore Bellucci PCF
1995 2005 (décédé) Lucien Schaefer PCF
2005 2007 (décédé) Christian Felici PCF
2007 Lucien Piovano PCF

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2001
6 874 7 698 6 831 6 391 5 959 5 757 5 833
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Calvaire du Chemin de Croix d'Audun-le-Tiche.
  • Ancien château au Moyen Age,Audun est le siège d'une seigneurie, d'un château important, siège de la dynastie des Malberg (Aujourd'hui détruit, il occupait la rue Bétiel et la place du Château actuelle).

[modifier] Édifices religieux

  • Eglise de 1934 qui a remplacé celle de 1846 : chaire XVIIIe siècle
  • Temple


[modifier] Célébrités

[modifier] Jumelage

[modifier] Notes et références

  1. Albert Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud Paris VIe.
  2. INSEE, « liste des produits ». Consulté le 2 juin 2008

[modifier] Bibliographie

  • Les Seigneurs d'Audun, 1984.
  • Le cimetière mérovingien d'Audun, 1988.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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